Union Trans Transports

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Revue Presse 31 Août 2016 Publié le 31/08/2016 à 12:40


SOMMAIRE
A la une .................................................................................................................................................................. 3
 Commerce : Création de 5 nouvelles activités économiques (Algérie Eco) ............... 3
 Céréales : baisse de 28,5% de la facture d'importation sur sept mois ......................... 4
 Bedoui insiste sur la prise en charge et la modernisation du service public (APS) .... 5
 IL ÉTAIT EN VISITE SUR LES CHANTIERS D’ALGER : Talaï : les projets ayant une importance économique, réalisés dans les délais (Liberté) .................................. 6
 Jean-Jacques Gauthier, nouveau directeur général de Lafarge Algérie (El Watan) ... 7
 DÉPÔT DE DOSSIERS POUR LA RETRAITE ANTICIPÉE : Décembre sera le dernier délai (L’Expression) ....................................................................................... 8
 Liste des métiers pénibles : Une douzaine de fédérations ont répondu à l’appel de l’UGTA (Horizons) ..................................................................................................... 9
 Il s’exporte sur le marché international/L’Algérien Condor expose ses produits à Berlin (Algérie Focus) .............................................................................................. 10
Banque/bourse/Assurance .................................................................................................................................. 11
 A une semaine de L’Aid El Adha : Accalmie des prix des fruits et légumes (El Moudjahid) ................................................................................................................ 11
 MOUTON DE L’AÏD : Chelghoum table sur un prix variant entre 20 000 et 45 000 DA (Liberté) .............................................................................................................. 12
Coopération ......................................................................................................................................................... 13
 Marchés convoités par les français : l’Algérie à la 12ème place (L’Eco News) ...... 13
Veille ..................................................................................................................................................................... 14
 Sellal aujourd'hui à Saïda (Le quotidien d’Oran) ..................................................... 14
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A la une
Commerce : Création de 5 nouvelles activités économiques (Algérie Eco)
Le secteur du commerce s’enrichie avec 5 nouvelles activités économiques. Une initiative qui entre dans le cadre de la gestion de la nomenclature des activités économiques soumises à l’inscription du registre du commerce. Une mise à jour a été approuvée dernièrement par la Direction de l’organisation des Marchés, des Activités Commerciales et des Professions Réglementées du Ministère du Commerce, selon le centre national du registre du commerce (CNRC).
Les cinq (05) activités nouvelles concernant la fabrication de compléments alimentaires dont l’importation d’équipements autres que sensibles ; Installateur et réparateur ambulant d’équipements et de matériels de grande cuisines. Il y a également la Certification électronique ; le Laboratoire National d’Essais « LNE » ainsi que l’enrichissement et la modification de cinq, (05) activités existantes à savoir le commerce de gros de peintures et vernis ; le Commerce de gros de produits chimiques ; le Commerce de détail de peintures et vernis ; l’Electricien ambulant ; l’Electricien ambulant en électricité industrielle et maintenance.
Notons que La loi relative à la Nomenclature des activités économiques (NAE) soumises à inscription au registre du commerce porte sur des dispositions concernant notamment sur la création d'un nouveau secteur d'activités spécifique à l'exportation, et la possibilité à tout opérateur économique de procéder à l'exportation.
Le projet de texte, qui vient en application des dispositions de l'article 23 de la loi de 2004 relative aux conditions d'exercice des activités commerciales, a pour objet de fixer le contenu, l'articulation ainsi que les conditions de gestion et d'actualisation de cette nomenclature.
La NAE, qui comporte toutes les activités qui doivent faire l'objet d'une inscription au registre de commerce, s'inscrit dans l'objectif d'une meilleure régulation et organisation des activités économiques et constitue un instrument centré sur la diffusion de l'information économique, expliquent les auteurs de ce texte législatif.
La NAE soumise à inscription au registre du commerce est composé des secteurs d'activités, respectivement, de production de biens, de production artisanale, de distribution en gros, d'importation pour la revente en l'état,
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de distribution en détail (sédentaires et non sédentaires), de services, d'exportation.
Céréales : baisse de 28,5% de la facture d'importation sur sept mois
La facture d'importation des céréales (blé, maïs et orge) a baissé de 28,5% durant les sept premiers mois de 2016 par rapport à la même période de 2015, avec une baisse de près de 6% des quantités importées, a appris l'APS auprès des Douanes.
Ainsi, la facture d'importation des céréales a reculé à 1,5 milliard de dollars (md usd) entre début janvier et fin juillet 2016 contre 2,1 mds usd à la même période de 2015 (-28,51%), précise le Centre national de l'informatique et des statistiques des douanes (Cnis).
Les quantités importées ont également reculé mais à un rythme plus ralenti en s'établissant à 7,33 millions de tonne (mt) contre 7,8 mt (-5,91%).
Par catégorie de céréales, la facture d'importation des blés (blés tendre et dur) a reculé à 1 md usd contre 1,5 md usd (-33,18%), pour des quantités de 4,57 mt contre 4,9 mt (-6,78%).
Pour le blé tendre, la facture d'importation s'est réduite à 699 millions usd contre 962,5 millions usd (-27,38%), alors que les quantités importées ont reculé à 3,63 mt contre 3,77 mt (-3,66%).
Concernant le blé dur, la facture a également baissé à 304,3 millions usd contre 439 millions usd (-43,54%) avec une baisse des quantités importées qui se sont établies à 944.134,5 t contre 1,13 mt (-17,11%).
Quant au maïs, les importations se sont chiffrées à 408,2 millions usd contre 503 millions usd (- 18,8%) avec un volume importé de 2,22 mt contre 2,46 mt (-9,5%).
L'orge a enregistré à son tour une baisse de la facture qui est passée à 94,07 millions usd contre 101,62 millions usd (-7,43%) mais avec une quantité importée en hausse de 25% passant à 528.721 t contre 422.962,6 t.
La baisse de la facture globale des céréales à un rythme plus soutenu que la baisse des quantités importées s'explique par le recul des cours sur les marchés mondiaux des céréales, constaté depuis 2015 à la faveur de stocks abondants et de bonnes récoltes mondiales.
Il est d'ailleurs constaté que sur les 5 premiers mois de 2016, les prix à l'importation par l'Algérie des céréales ont connu de fortes baisses:
332 dollars/tonne (usd/t) pour le blé dur (-32,5% par rapport à la même période de 2015), 196 usd/t pour le blé tendre (-25%) et 179 usd/t pour le maïs (-13,1%).
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Dans son dernier rapport mensuel, l'organisation des Nations unis pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) a indiqué que l'indice des prix des céréales avait chuté dont celui du blé en raison de l'abondance des stocks mondiaux et des perspectives favorables concernant les disponibilités à l'exportation dans la région de la mer Noire.
Selon la FAO, une forte baisse des prix est enregistrée pour le maïs, en raison des conditions climatiques plutôt favorables dans les principales régions productrices aux Etats-Unis, le plus grand producteur et exportateur de maïs au monde.
Pour rappel, la facture d'importation des céréales par l'Algérie en 2015 avait été de 3,43 milliards de dollars (contre 3,54 mds usd en 2014), avec des quantités importées de 13,67 millions de tonnes (contre 12,3 millions de tonnes en 2014.
Bedoui insiste sur la prise en charge et la modernisation du service public (APS)
Le ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales, Noureddine Bedoui a insisté lundi à Blida sur la prise en charge et la modernisation du service public en vue d'assurer de meilleures prestations au citoyen.
Lors de sa rencontre avec des représentants de la société civile de la wilaya, M. Bedoui a souligné l'intérêt qu'accorde les pouvoirs publics au rapprochement de l'administration du citoyen dans le souci d'améliorer le service public à travers la modernisation et la mobilisation des moyens nécessaires notamment pour ce qui est de la délivrance de documents, ajoutant que ce service est appelé à s'améliorer davantage à l'avenir en faveur du citoyen.
Evoquant la rentrée scolaire (2016-2017), M. Bedoui a rassuré que l'Etat a réuni toutes les conditions à cet effet, notamment la consécration d'une enveloppe de 15 milliards de DA comme aides aux communes, destinés à la maintenance et l'entretien des établissements scolaires, 6 milliards de DA pour le transport scolaire, outre les aides destinées à la scolarisation des enfants des familles démunies dans le cadre de la solidarité.
Le ministre a appelé les autorités locales à encourager l'investissement et les promoteurs notamment dans les domaines de l'agriculture, de l'industrie et du tourisme pour la création de la richesse et de l'emploi en faveur du développement local et de l'amélioration du niveau de vie du citoyen.
Il a rappelé par ailleurs les efforts consentis par les pouvoir publics pour le retour de la sécurité, la préservation du tissu social et la lutte contre toute
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forme de violence qui sont étranges à notre société comme les enlèvements.
IL ÉTAIT EN VISITE SUR LES CHANTIERS D’ALGER : Talaï : les projets ayant une importance économique, réalisés dans les délais (Liberté)
Le ministre des Travaux publics et des Transports, Boudjema Talaï, s'est dit, hier, satisfait du respect des délais de réalisation des projets routiers, ajoutant que les projets “ayant une importance économique seront réalisés à temps”. “Globalement, tous les projets programmés sont réalisés dans les délais”, a déclaré le ministre lors d'une visite de travail et d'inspection dans la wilaya d'Alger, soulignant, néanmoins, que les problèmes d'ordre organisationnel entravant les projets doivent être résolus à temps. “Ces problèmes doivent être discutés durant la phase de l'étude, avant le lancement même des travaux”, a-t-il précisé, ajoutant que les projets ayant une importance économique seront réalisés à temps, et la priorité sera accordée aux projets contribuant à la sécurité routière. Évoquant les contraintes qui entravent l'avancement de certains projets routiers dans la capitale dont celle de l'expropriation, il a affirmé que cette question est prise en charge dans le cadre de la loi. Sans donner le montant de l'opération des indemnisations liée à l'expropriation, M. Talaï a indiqué que les indemnisations seront estimées selon les évaluations du Domaine, et en cas de contestation, il y a le recours à la justice. “En termes de réalisation des infrastructures de base, l'Algérie est parmi les meilleurs pays en Afrique. On a fait ce qu'il faut en matière de gestion d'autoroutes, de voie routières, ferroviaires et les infrastructures portuaires. On a une bonne gestion en Algérie”, s'est réjoui le ministre. Au cours de sa visite d'inspection, le ministre s'est enquis de l'avancement de certains projets relevant de son secteur. Il s'agit de la réalisation de la liaison reliant Zéralda rocade Sud à Tessala El-Merdja (RN1) par Hamici. Ce projet (19 km) connaît un avancement à 44%. Il reliera trois wilayas : Alger, Tipasa et Blida. Les travaux ont connu un retard à la suite des contraintes liées à l'expropriation, mais il sera livré fin 2017, selon les responsables. Le ministre a visité également la pénétrante Oued Ouchayah-Benghazi où les travaux enregistrent un taux d'avancement estimé à 52%. Ce projet s'inscrit dans le cadre du développement du réseau routier de la capitale afin d'alléger le trafic au niveau des axes autoroutiers comme la rocade Sud, les pénétrantes des Annassers, ainsi que celles de Bir-Mourad-Raïs et de l'aéroport. Ce projet est doté d'une enveloppe financière estimée à 9,8 milliards de dinars, a-t-on indiqué. Selon des responsables, la complexité des travaux a aussi entravé l'avancement du projet qui s'intègre avec ceux entrepris dans le cadre de l'aménagement de l’oued El-Harrach, selon des explications de la Direction des travaux publics (DTP) qui précise que la livraison finale est attendue avant fin 2017. Quant aux projets de réalisation des accès à la Grande-Mosquée d'Alger, les travaux sont réalisés à 25% pour 4,12 milliards de dinars.
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Plusieurs ouvrages d'art et nouveaux axes routiers sont projetés à proximité de cette mosquée afin de satisfaire les besoins en matière de mobilité. Le ministre a inspecté aussi le projet d'aménagement de la baie d'Alger au site des Sablettes où les travaux ont enregistré un taux d'avancement de 50%.
Jean-Jacques Gauthier, nouveau directeur général de Lafarge Algérie (El Watan)
«Jean-Jacques Gauthier est nommé Directeur Général de Lafarge Algérie, leader des matériaux de construction, à compter du 1er septembre 2016, en remplacement d’Éric Meuriot qui a fait valoir ses droits à la retraite», a annoncée, aujourd’hui mardi, la direction des affaires publiques de Lafarge Algérie par le biais d’un communiqué adressé à notre rédaction.
Diplômé en sciences économiques et en droit des affaires, le nouveau patron du groupe Lafarge en Algérie, Jean Jacques Gauthier a passé, selon la même source, 15 années dans le Groupe Matra, devenu aujourd’hui Airbus. «Il y a exercé diverses fonctions de responsabilité en France et aux États-Unis, notamment celle de directeur financier et membre du comité exécutif de la branche spatiale / Astrium. Il a rejoint le Groupe Lafarge en 2001 et y a occupé des fonctions stratégiques, notamment celle de directeur financier Groupe et membre du Comité Exécutif de 2001 à 2015, puis après la finalisation de la fusion entre Lafarge et Holcim en juillet 2015, celle de directeur de l’Intégration, de l’Organisation et des Ressources Humaines, membre du Comité Exécutif du Groupe LafargeHolcim.»
Le rédacteur du communiqué a tenu à mentionner que «la solide expérience et les compétences de Jean-Jacques Gauthier seront des atouts forts pour Lafarge Algérie.». Dans sa déclaration rapportée par la direction des affaires publiques de Lafarge Algérie, M. Jean-Jacques Gauthier a dit : «Notre mission est d’être un acteur fortement engagé au service du développement économique et social du pays, avec comme objectifs de continuer à accroître notre production, de hisser nos équipes à leurs meilleurs niveaux et d’apporter toujours plus de valeur à nos clients et au marché de la construction.»
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DÉPÔT DE DOSSIERS POUR LA RETRAITE ANTICIPÉE : Décembre sera le dernier délai (L’Expression)
Le ministre du Travail, de l'Emploi et de la Sécurité sociale, Mohamed El Ghazi, a déclaré, à partir de Tipasa, que les travailleurs concernés par les retraites anticipée et proportionnelle ont jusqu'à la fin de l'année pour déposer leurs dossiers.
Le ministre a souligné que ses services «travaillent en collaboration avec les partenaires sociaux en vue de la mise au point d'une liste des métiers et des professions pénibles, puis la promulgation d'un décret exécutif fixant cette liste, avant sa présentation devant le Parlement pour examen et approbation». Interrogé sur la retraite anticipée, le ministre du travail a indiqué que l'actuelle loi est toujours en vigueur, jusqu'à l'entrée en application de l'avant-projet fixant l'âge minimum de départ à la retraite à 60 ans pour les hommes, et à 55 ans pour les femmes, en janvier 2017, suite à son approbation par le Conseil des ministres, en juillet dernier, sous la présidence du président de la République Abdelaziz Bouteflika. Une commission a été mise sur pied pour élaborer ce projet de loi, par souci d'équité entre les métiers et les professions, et de préservation des capacités de la Caisse nationale des retraites (CNR). L'avant-projet de loi en question stipule que «le bénéfice de la pension de retraite ne peut être accordé avant l'âge de 60 ans pour les hommes et 55 ans pour les femmes, avec une durée de travail effective de pas moins de 15 ans». Un autre alinéa prévoit la possibilité, pour certains, de travailler cinq ans supplémentaires, avec l'accord de l'employeur, avec ouverture du droit à une retraite avant 60 ans, pour les emplois dits pénibles (qui seront fixés par la loi). Parallèlement, une possibilité est offerte pour les employés occupant des emplois nécessitant de hautes qualifications, de travailler au-delà de 60 ans. Près d'un tiers des retraités partent avant l'âge légal de la retraite (60 ans). Le système actuel le leur permet. Sauf qu'à la cadence actuelle, il représente une menace réelle. Le nombre de salariés à quitter le monde du travail est en constante augmentation au même titre que ceux qui décident de mettre fin à leur carrière professionnelle. Ils sont près de trois millions. «2880.180 dossiers de pensions et d'allocations de retraites, sont gérés par la CNR, dont 2016.817 retraites normales (âge de 60 ans), 594.247 retraites proportionnelles, 261.717 retraites sans conditions d'âge, 507 retraites anticipées et 6892 retraites servies à l'étranger», indiquent les statistiques de la Caisse nationale des retraites qui souligne que le montant mensuel qui leur est versé s'élève à plus de 85 milliards de dinars. Une
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hausse de près de 18% par rapport à la moyenne mensuelle de l'an dernier. «La dépense mensuelle de la CNR est passée de 73 milliards de dinars en janvier 2015 à près de 85,7 milliards de dinars en mai 2016, en matière de pensions et allocations de retraites», a précisé le document de la CNR repris par une dépêche de l'APS datée d'hier. Ils sont 410.000 à avoir grossi les rangs des retraités entre le début de l'année 2014 et le mois de juin 2016. «La caisse a enregistré 130.000 nouveaux dossiers en 2014, 180.000 autres en 2015, alors que pour le premier semestre (janvier-juin) 2016 seulement, elle a enregistré 100.000 nouveaux dossiers», font observer les rédacteurs du rapport de la caisse, selon les responsables de cet organisme qui prévoit 200.000 nouveaux dossiers d'ici la fin du mois de décembre 2016.
Liste des métiers pénibles : Une douzaine de fédérations ont répondu à l’appel de l’UGTA (Horizons)
Le dossier des métiers pénibles auquel est associée l’UGTA à l’effet d’en déterminer la liste, dans le cadre de la révision de la loi relative à la retraite, avance au niveau de la Centrale syndicale.
Une douzaine de fédérations sur les 28 ont répondu à l’appel de l’UGTA qui leur a demandé d’établir la liste des métiers pénibles dans chaque secteur. « Une douzaine de fédérations ont répondu au courrier de l’UGTA en adressant un listing des métiers qu’ils souhaitent voir classer comme pénibles », a indiqué Amar Takjout, membre de la direction de l’UGTA. Selon lui, certaines fédérations ont été destinataires d’un autre courrier dans lequel la Centrale syndicale leur demande d’« apporter d’autres précisions et éclaircissements sur les motifs de leur choix ». Pas encore cernées avec précision, les filières éligibles au classement « métiers pénibles » relèvent du secteur industriel, des mines, des ports, du transport ferroviaire, de la marine marchande et de l’enseignement. Le traitement de ce dossier « avance », et il va s’accélérer avec la rentrée sociale qui verra le retour de tous les acteurs concernés et surtout la mobilisation de toutes les parties. Selon notre interlocuteur, ce travail de collecte des informations et des avis des syndicalistes sur la pénibilité des professions doit être « accompagné par une étude et une analyse sur les spécificités de chaque métier ». Il s’agit également de différencier entre la notion de « pénibilité » et de « nuisance » que peut représenter chaque secteur d’activité. « A mon avis, il faut absolument impliquer les experts de l’institut de l’hygiène et de sécurité ainsi que ceux de la médecine du travail relevant de la sécurité sociale. Ces derniers détiennent d’autres éléments d’informations et des
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études faites sur chaque métier présentant un caractère de pénibilité ou de nuisance. Et ce, pour ne léser personne », a-t-il indiqué. Il relève, à ce propos, que si certains métiers comme les travaux publics et les mines relèvent d’une « pénibilité physique », certains autres comme l’enseignement et la médecine évoquent « une nuisance morale » alors que les travailleurs en mer, souffrent des deux catégories de nuisance. Notons que le projet de la loi sur la retraite a été entériné par le dernier Conseil des ministres. Le principe de l’amendement de la loi en vigueur a été arrêté lors de la réunion de la tripartie au début du mois de juin dernier. Le projet énonce que l’âge de départ à la retraite est fixé à 60 ans. Avec l’accord de l’employeur, le salarié peut prolonger sa carrière jusqu’à 65 ans. La nouvelle loi, une fois adoptée par le Parlement, entrera en vigueur le 1er janvier 2017. Ce qui suppose que le droit de jouir de la retraite proportionnelle et/ou avant l’âge sera reconduit au seul profit des travailleurs dont le métier aura été défini comme pénible.
Il s’exporte sur le marché international/L’Algérien Condor expose ses produits à Berlin (Algérie Focus)
Le fabricant algérien des produits électroniques Condor annonce sa participation au salon IFA 2016 qui se tiendra à Berlin au Messe Berlin du 02 au 07 Septembre 2016. Une volonté forte de faire participer le géant algérien à un salon international d’envergure où se côtoient plus de 1 600 exposants venus de plus de 100 pays, un salon qui draine plus de 240.000 visiteurs.
Sur le stand Condor de près de 100 m2 situé au Hall 26 stand 123, les visiteurs de la plus grande manifestation mondiale dans le secteur de l’électronique grand public et des applications domestiques pourront découvrir, les dernières innovations et produits du constructeur algérien à la pointe de la technologie et certifiés aux normes internationales de qualité et de sécurité les plus strictes.
« Pour Condor, cette première participation à l’IFA 2016 est une opportunité de présenter au public international notre large gamme de produits ; smart phones, tablettes, ordinateurs, téléviseurs, climatiseurs et réfrigérateurs. Une stratégie qui permettra d’apporter notre pierre à la construction et la promotion d’une économie algérienne forte, capable de rivaliser avec les plus grands et de s’exporter sur le marché international » a déclaré M. Abderrahmane BENHAMADI, Président du Conseil d’Administration de Condor.
Inscrite à l’agenda de sa stratégie l’internationalisation, l’IFA 2016 est la troisième étape après la participation au MWC de Barcelone et MWC de Shanghai, des expériences enrichissantes en connaissance de nouveaux marchés et un feedback positif suite à la rencontre de ce nouveau public. L’IFA 2016 est un carrefour important où les médias, professionnels et consommateurs vont toucher du doigt ce qui se fait de mieux dans le domaine de l’électronique, de l’électroménager et de la téléphonie. A cette occasion, Condor présente les toutes dernières avancées technologiques embarquées sur ses gammes de produits.
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A cette manifestation, Condor met l’accent son téléviseur le plus récente, OLED, Organic Light-Emitting Diode ou diode électroluminescente organique (en français), un téléviseur incurvé de dernière génération en ultra haute définition (4K). Condor est pionnier dans la technologie OLED en Afrique et le premier constructeur à produire et commercialiser des téléviseurs OLED en Algérie.
Condor profite également de sa participation à l’IFA 2016 pour dévoiler le tout dernier climatiseur alimenté par le gaz R32. Ce gaz qui a la réputation d’être le plus saint, offre des performances énergétiques inégalées puisqu’en plus de la réduction de 78% du CO2 présents dans le gaz réfrigérant, ce climatiseur réduit également de 25% de coût des réfrigérants tout en améliorant ses performances de 8%. Faisant partie d’un club très fermé de 5 constructeurs mondiaux à produire cette technologie et s’inscrivant dans une politique de développement durable et de protection de l’environnement, Condor est le seul constructeur à proposer cette technologie, plus propre, en Afrique.
Les plus grands acteurs des domaines des nouvelles technologies, de l’électronique et des produits domestiques seront présents à cette édition de l’IFA 2016, Condor profitera de cette opportunité pour promouvoir son savoir faire du géant algérien et de créer de nouveaux liens en vue de profiter de nouvelles opportunités. A ce sujet, M. Réda HAMAI, Directeur Générale Adjoint Développement à l’International nous dira « Aujourd’hui Condor entame une nouvelle ère, celle de l’internationalisation, après des premières expériences satisfaisantes, nous sommes en plein déploiement au niveau international, nos produits sont à la pointe de la technologie et sont certifiés aux normes européennes CE, une place de choix s’offre à Condor grâce à la qualité, la diversité et la compétitivité de nos produits sur le marché international»
Banque/bourse/Assurance
Commerce
A une semaine de L’Aid El Adha : Accalmie des prix des fruits et légumes (El Moudjahid)
D.R
On s’attendait, comme de coutume, que l'approche de la fête religieuse de l’Aid el Adha, allait contribuer à la hausse des prix sur le marché des fruits et légumes. Or, le constat qui se dégage, à travers les différents marchés de la capitale contredit cette prévision. La mercuriale a connu une baisse importante par rapport au début du mois d’août. Malgré cette légère réduction des prix, leurs niveaux restent, quand même élevés par rapport au pouvoir d’achat des familles, particulièrement, les ménages à faible revenu. Lors d’une virée effectuée, hier, au niveau de certains marchés de la capitale, notamment celui situé à Meissonnier, nous avons constaté, à
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titre d’exemple, que le prix de la tomate affiche 60 DA, alors que durant les semaines écoulées, il était à 80 DA. Le prix de la pomme de terre est toujours stable et varie entre 40 et 50 DA. Celui de l’oignon a connu également une légère baisse pour atteindre les 45 DA. Les semaines passées, il était à environ 60 DA, le kilogramme, tandis que les prix des carottes tournent autour des 70 DA. Quant au prix de l’haricot vert, ce dernier, est toujours en hausse, à 160 DA. S’agissant des prix du piment et du poivron, ceux-ci tournent autour des 80 DA. Celui de la courgette est resté plus ou moins stable, ne dépassant pas les 80 DA, alors que la laitue affiche les 100 DA. La même tendance à la baisse est constatée également pour le prix des fruits, qui affiche un seuil plus au moins abordable. A titre d’exemple, les raisins sont cédés entre 130 et 150 DA, selon la qualité. La pomme locale est également cédée entre 120 et 130 DA le kilogramme. Les viandes rouge et blanches ont connu une baisse remarquable. La viande rouge fraîche a atteint 1.200 DA. La viande blanche à atteint, quant à elle, 320 DA alors que la semaine dernière il était à 380 DA. En ce qui concerne la sardine, nous avons remarqué une baisse importante, elle a atteint les 200 DA. Sur les lieux nous avons sollicité certains commerçants afin de connaître leur point de vue quant aux prix des produits de large consommation affichés. Globalement la plupart se disent satisfaits des prix affichés. Selon leurs explications, la baisse des prix de ces produits frais est tributaire de la règle de l’offre et de la demande.
MOUTON DE L’AÏD : Chelghoum table sur un prix variant entre 20 000 et 45 000 DA (Liberté)
“456 points de vente sont mis à la disposition des éleveurs”, a dit le ministre, précisant que cette opération “évite aux éleveurs de bétail de recourir à des intermédiaires pour vendre leurs moutons comme ce fut le cas lors des précédentes années”.
Les Algériens peuvent espérer à une fête de l’Aïd pas comme les toutes dernières. Ils peuvent s’offrir un mouton à son prix réel et surtout sans trop se soucier de la disponibilité des bêtes de sacrifice. Hier, Abdeslam Chelghoum, ministre de l'Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, a rassuré quant à la disponibilité des bêtes. Il a aussi fait savoir, lors d’une rencontre d'évaluation du dispositif spécial Aïd El-Adha tenue au siège de son département, que plusieurs points de vente sont mis à la disposition des éleveurs. “456 points de vente sont mis à la disposition des éleveurs”, a dit le ministre, précisant que cette opération “évite aux éleveurs de bétail de recourir à des intermédiaires pour vendre leurs moutons comme ce fut le cas lors des précédentes années”. Les points de vente ouvriront à partir de jeudi au niveau des sièges des établissements relevant du ministère de l'Agriculture dans les wilayas de Blida, de Boumerdès, de Tipasa, de Médéa, de Bouira, d’Oran, de Tiaret, d’Annaba, de Constantine, de Bordj Bou-Arréridj, de Guelma, de Sétif, de Djelfa, de Laghouat, de Khenchela, de Biskra et d’El-Bayadh. S'agissant de la capitale, 14 points de vente sont prévus dans les communes de Rouiba, de Dar El-Beïda, des Eucalyptus, de Birtouta, de Zéralda, d’Aïn Benian, de Bab-
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Ezzouar, de Staouéli, de Gué-de-Constantine et d’Oued Alleug. Il a souligné qu’elle est le fruit d’une coordination entre les services de son département, ceux des services vétérinaires que chapeaute Karim Boughanem, qui a pris part à la rencontre d’hier, et aussi ceux de la Fédération nationale des éleveurs. M. Chelghoum a précisé que pour les services vétérinaires, “ils seront mobilisés dans les abattoirs le jour de l’Aïd” et qu’ils seront “mis à la disposition des citoyens”. M. Boughanem a affirmé que tout le bétail transporté des régions steppiques vers les wilayas du nord du pays est contrôlé, ajoutant que sa direction a mis en place des équipes mobiles de contrôle dans les points de vente aussi bien légaux que parallèles, ainsi que les vétérinaires mobilisés dans les abattoirs communaux. Le ministre a rassuré aussi sur l’état sanitaire des bêtes proposées dans les points de vente et sur le prix, qui sera, selon lui, attractif et à la portée de tous. “Les prix varieront entre 20 000 DA et 45 000 DA”, a-t-il dit. Interrogé sur la vente informelle des moutons, le ministre a souligné que les autorités ne peuvent pas interdire la vente, mais “les prix pratiqués sont très élevés”. Il a invité, ainsi, les citoyens à se rapprocher des points de vente “afin de bénéficier des prix et surtout des opérations vétérinaires effectuées sur les bêtes avant leur mise en vente”. Sur un autre volet, il a révélé que le pays compte un cheptel de 27 millions de têtes dont 23 millions d'ovins.
Coopération
Marchés convoités par les français : l’Algérie à la 12ème place (L’Eco News)
Les travaux de la 24ème édition du « Speed Dating » débuteront, aujourd’hui, à Paris, en France en présence de près de 500 représentants de PME et ETI et des ambassadeurs en poste à l’étrangers mobilisés pour assister à la rencontre et discuter des opportunités que leur offre le marché international, notamment, maghrébin. L’Algérie est classée 12ème zone d’intérêt demandée par les entrepreneurs français.
Le continent africain représente plus de 20% des demandes, ce qui le classe en tête des zones d’intérêt pour les PME et ETI, devant l’Europe à environ 20 %. Selon le dernier classement établi par Le Moci sur « la diplomatie économique », les Etats-Unis figurent en première place suivis par la Chine. L’Algérie fait partie du top 20 des zones d’intérêt demandées par les PME et ETI étrangères. Elle est classée à la 12ème place devant le Maroc (8ème) et derrière l’Afrique du sud (14ème) et le Sénégal
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(19ème). Contrairement à ces derniers, la Côte d’ivoire quant à elle arrive au troisième rang, figurant ainsi au top 5 des zones d’intérêts demandées.
L’intérêt que porte aujourd’hui l’entrepreneur français au marché algérien ne semble pas faiblir, et ce, en dépit des dernières mesures de restrictions édictées par le gouvernement algérien pour soutenir son économie et promouvoir sa production locale. Parmi ces mesures, l’instauration des licences d’importation afin de réduire sa facteur d’importation ainsi que la règle 51%/49% boudée par les investisseurs étrangers depuis son instaurations en 2009, prétextant que c’est un frein pour leurs investissements. Il est bien de reconnaitre que le marché algérien a toujours séduit l’investisseur français qui a profité pendant des années des facilitations que l’Etat lui accordait. Aujourd’hui, il n’est plus seul sur le marché et fait face un concurrent coriace. La Chine.
Cependant, tous ces facteurs et même la chute des cours du pétrole et l’instabilité du marché ne semble pas si effrayer et dissuader les investisseurs français de leurs objectifs. Sachant, toutefois, que les autorités algériennes les ont longtemps favorisés, et ce, depuis l’ouverture de son économie au marché extérieur. L’Algérie compte, actuellement, plusieurs entreprises françaises actives sur son marché et qui disposant de certains avantages et appuis comparé à d’autres investisseurs, comme est le cas du concessionnaire Renault et tant d’autres exemples. Difficile de renoncer à un marché qui peut contribuer à résoudre la crise économique de la France.
En effet, à travers cette initiative, la France vise à renforcer son commerce extérieur faible comparé à l’Allemagne ou l’Italie, notamment, en nombre de PME et d’ETI exportatrices. DPar ailleurs depuis le lancement du « Speed Dating », encourageant la diplomatie économique, le pays a vu le nombre de ses entreprises exportatrices augmentées grâce à leur détermination et l’aide des autorités concernées. Pour cette année, Les discussions se porteront entre les dirigeants d’entreprise et des ambassadeurs sur un projet concret à l’international. D’ailleurs, « tous les ambassadeurs sont présents sauf celui de la Syrie », rapporte le site Le Moci, moniteur du commerce international 1883. Pour participer à cet événement, les entreprises candidates doivent s’inscrire au concours de Business France et des chambres de commerce ainsi que sur l’intérêt de leur projet proposé.
Veille
Sellal aujourd'hui à Saïda (Le quotidien d’Oran)
Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, effectue aujourd'hui mercredi une visite de travail dans la wilaya de Saïda, dans le cadre de la mise en oeuvre et du suivi du programme du président de la République, Abdelaziz Bouteflika. Au cours de cette visite, le Premier ministre inaugurera et inspectera de nombreux projets socioéconomiques de même qu'il lancera les travaux de nouveaux chantiers visant à donner une nouvelle impulsion au processus de développement local et à améliorer les conditions de vie
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de la population locale. La commune de Sidi Ahmed sera la première étape de cette visite. M. Sellal visitera l'exploitation agricole Erraa s'étendant sur 2.000 ha. Il inaugurera également une huilerie industrielle d'une capacité de 80 millions de litres/an et présidera une cérémonie de remise d'actes de concession de terres agricoles au profit d'agriculteurs. Dans la commune d'Aïn Lahdjar, le Premier ministre posera la première pierre du projet de réalisation d'une conduite d'amenée d'eau douce au profit de la ville de Saïda. Au chef-lieu de wilaya, il posera la première pierre d'un projet de 4.900 logements, comme il lancera le projet de réalisation d'une trémie et d'un parking à étages. Sur place, il suivra une présentation du programme de mise à niveau de réhabilitation des pôles urbains de la ville. Le programme du Premier ministre comprend l'inauguration et la mise en service de l'extension de la minoterie ERIAD, celle d'une unité de production de boissons gazeuses. Il devra également présider une cérémonie de remise d'actes de concession de terrains au profit des investisseurs. M. Sellal visitera, par ailleurs, la nouvelle gare ferroviaire des voyageurs et s'informera sur le projet de réalisation de la ligne ferroviaire Saïda-Moulay Slissen, à Sidi Bel-Abbès. Enfin, dans la commune de Sidi Boubekeur, le Premier ministre mettra en service la nouvelle station d'épuration d'eaux usées et inaugurera un lycée de 800 places. M. Sellal sera accompagné d'une délégation ministérielle.

Revue Presse 30 aout 2016 Publié le 30/08/2016 à 12:39


SOMMAIRE
A la une .................................................................................................................................................................. 3
 Routes : les projets ayant une importance économique seront réalisés dans les délais (APS) ........................................................................................................................... 3
 Baisse notable de la production céréalière en raison d'une faible pluviométrie (APS) ..................................................................................................................................... 4
 Laïd Benamor. Président du Conseil interprofessionnel des céréales : «Les agriculteurs ont besoin de visibilité pour investir» (El Watan) .................................. 5
 Céréales : Les prix baissent en Europe (APS) ............................................................ 6
 Dévaluation du dinar : Vers une augmentation des prix des médicaments ? (Le quotidien d’Oran) ........................................................................................................ 7
 Traitement des conteneurs : Mis en service de deux nouveaux scanners en septembre (Algérie Eco) ............................................................................................................... 8
 Protection des barrages et traitement des eaux : Une facture salée (Le quotidien d’Oran) ........................................................................................................................ 9
 LOI DE FINANCES, RETRAITE ANTICIPÉE, LOI SUR LES PARTIS... ATTENDUES AU PARLEMENT : Les batailles de septembre (L’Expression) ..... 10
 Pétrole : le scepticisme sur un éventuel gel de la production et un dollar fort pèsent sur les cours (Maghreb Emergent) ............................................................................ 12
Banque/bourse/Assurance .................................................................................................................................. 13
 LA RENTRÉE SCOLAIRE ARRIVE : Les assurances proposent peu de prestations aux enfants (L’Expression) ....................................................................................... 13
 MOUTON DE L’AÏD : Chelghoum table sur un prix variant entre 20 000 et 45 000 DA (Liberté) .............................................................................................................. 14
 Aïd El-Adha : 456 points de vente de bétail à travers 33 wilayas à compter du 1er septembre (APS) ....................................................................................................... 15
 Véhicules neufs commandés : Vingt requêtes en deux mois (El Moudjahid) .......... 17
 LES ARTICLES SCOLAIRES BOOSTENT L'INFORMEL : A la rescousse des petites bourses (L’Expression) .................................................................................. 18
Coopération ......................................................................................................................................................... 19
 1er Sommet d'Affaires à Istanbul : A la conquête des marchés africains (El Moudjahid) ................................................................................................................ 19
Veille ..................................................................................................................................................................... 21
 Des poursuites judiciaires prévues contre les assurés fraudeurs (ministre) .............. 21
 Grève à «Aigle Azur» : Perturbations sur les vols entre Paris et Alger (Le quotidien d’Oran) ...................................................................................................................... 23
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A la une
Routes : les projets ayant une importance économique seront réalisés dans les délais (APS)
Le ministre des Travaux publics et des transports Boudjemma Talai s'est dit lundi satisfait du respect des délais de réalisation des projets routiers, ajoutant que les projets "ayant une importance économique seront réalisés à temps".
"Globalement, tous les projets programmés sont réalisés dans leurs délais", a déclaré le ministre lors d'une visite de travail et d'inspection dans la wilaya d'Alger, soulignant néanmoins que les problèmes d'ordre organisationnel entravant les projets doivent être résolus à temps.
"Ces problèmes doivent être discutés durant la phase de l'étude, avant le lancement même des travaux", a-t-il précisé ajoutant que les projets ayant une importance économique seront réalisés à temps, et la priorité sera accordée aux projets contribuant à la sécurité routière.
Evoquant les contraintes qui entravent l'avancement de certains projets routiers dans la capitale celui de l'expropriation, il a affirmé que cette question est prise en charge dans le cadre de la loi.
Sans donner le montant de l'opération des indemnisations liée à l'expropriation, M. Talai a indiqué que les indemnisations seront estimées selon les évaluations du Domaine et en cas de contestation, il y a le recours à la justice.
"En termes de réalisation des infrastructures de base, l'Algérie est parmi les meilleurs pays en Afrique. On a fait ce qu'il faut en matière de gestion d'autoroutes, des voies routières, ferroviaires et les infrastructures portuaires. On a une bonne gestion en Algérie", s'est réjouit le ministre.
Au cours de sa visite d'inspection, le ministre s'est enquit de l'avancement de certains projets relevant de son secteur.
Il s'agit de la réalisation de la liaison reliant Zéralda rocade Sud à Tassala El Mardja (RN01) par Hamici. Ce projet (19 Km) connait un avancement à 44%. Il reliera trois wilayas: Alger, Tipaza et Blida.
Les travaux ont connu un retard suite aux contraintes liées à l'expropriation,, mais il sera livré fin 2017 , selon les responsables.
Le ministre a visité également la pénétrante Oued Ouchaih-Benghazi où les travaux ont enregistré un taux d'avancement estimé à 52%. Ce projet s'inscrit dans le cadre du développement du réseau routier de la capitale afin d'alléger le trafic au niveau des axes autoroutiers comme la rocade sud, les pénétrantes des Annassers ainsi que sur Bir Mourad Rais et de
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l'Aéroport. Ce projet est doté d'une enveloppe financière estimée à 9,8 milliards de dinars, a-t-on indiqué.
Selon des responsables, la complexité des travaux ont aussi entravé l'avancement du projet qui s'intègre avec ceux entrepris dans le cadre de l'aménagement de Oued El Harrach, selon des explications de la Direction des Travaux publics (DTP) qui précise que la livraison finale est attendue avant fin 2017.
Quant aux projets de réalisation des accès à la grande Mosquée d'Alger, les travaux sont réalisés à 25% pour 4,12 milliards de dinars.
Plusieurs ouvrages d'art et nouveaux axes routiers sont projetés à proximité de cette mosquée afin de satisfaire les besoins en matière de mobilité.
Le ministre a inspecté aussi le projet d'aménagement de la baie d'Alger au site Sablettes où les travaux ont enregistré un taux d'avancement de 50%.
Baisse notable de la production céréalière en raison d'une faible pluviométrie (APS)
La production nationale des céréales a connu une baisse notable en raison d'une faible pluviométrie, estimée à 33 millions de qx pour la saison 2015-2016 contre 40 millions de qx l'an dernier, selon un premier bilan annoncé lundi par le ministère de l'Agriculture, du développement rural et de la pêche.
Le ministre de l'Agriculture Abdeslam Chelghoum a indiqué que la baisse de la production céréalière (blé tendre et dur et orge) estimée à 11 % est due à "une série de facteurs dont la sécheresse qui a frappé certaines régions céréalières notamment Tiaret, Sidi Belabbes, Ain Temouchent à l'ouest et Tebessa à l'est.
M. Chelghoum qui intervenait lors d'une réunion d'évaluation du programme de l'Aid El Adha a indiqué que la wilaya de Tiaret une des plus importantes wilayas céréalières a été très touchée par le givre.
Selon le ministre, ces facteurs climatiques ont entraîné une baisse de 40 % de la production céréalière à l'ouest du pays.
C'est pour la troisième fois consécutive que la production céréalière est affectée par la sécheresse en raison d'une faible pluviométrie.
La production céréalière a régressé depuis le niveau record atteint lors de la saison agricole 2008-2009 avec 61,2 millions de quintaux pour atteindre 45 millions de quintaux en 2010, 45,42 en 2011 avant d'enregistrer une hausse de 51,2 millions de quintaux en 2012 et une baisse de 49,1 millions de quintaux en 2013. Elle connaîtra une nouvelle baisse en 2014 avec 35 millions de quintaux.
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Après la sécheresse enregistrée au début de l'hiver dernier, les quantités de pluies tombées en février dernier ont permis de sauver la saison céréalière notamment après la deuxième campagne de semailles en janvier.
Le retour des précipitations durant les mois de février et mars a permis d'enregistrer une récolte céréalière de qualité contrairement à la campagne précédente marquée par une faible pluviométrie qui a affecté également la qualité des céréales et par conséquent le rendement de la moisson.
Le directeur général de l'Institut technique des grandes cultures, Omar Zaghouane avait affirmé que près d'un (1) million d'hectares semés en céréales pour la campagne 2016 ont été perdus suite au déficit hydrique enregistré durant l'hiver dernier.
"Ce stress hydrique a fait que plus d'un tiers de la superficie ensemencée se trouve sinistré et perdu. Donc la production qui sera récoltée représente les deux tiers de la superficie semée laquelle est estimée à 3,3 millions hectares", avait avancé le même responsable.
En outre, des gelées (en dessous de 0°) observées début mai à Tiaret, Tissemsilt et Chlef ont accru les superficies sinistrées puisque "les plantes ont été complètement éclatées".
Par ailleurs, la campagne 2016 s'est caractérisée par une hausse à 2,4 millions de quintaux (contre 2,1 millions de quintaux en 2015) des quantités de semences certifiées qui ont été distribuées aux agriculteurs, ayant permis de contrebalancer relativement l'impact du stress hydrique.
Pays aride et semi-aride, l'Algérie devient de plus en plus sensible au stress hydrique : En moyenne, seulement trois saisons céréalières sur dix sont bonnes, selon les spécialisés en agronomie.
La facture d'importation des céréales en 2015 a atteint 3,43 milliards de dollars contre 3,54 milliards de dollars en 2014 avec des quantités importées d'une valeur de 13,67 millions de tonnes contre 12,3 millions de tonnes en 2014.
Laïd Benamor. Président du Conseil interprofessionnel des céréales : «Les agriculteurs ont besoin de visibilité pour investir» (El Watan)
- Quel commentaire faites-vous sur la production céréalière jugée mauvaise cette année ?
Ce sont les facteurs climatiques qui sont à l’origine de ce mauvais résultat et ce n’est pas propre à l’Algérie. La France, par exemple, connaît également une très mauvaise année, la pire depuis trente ans, et des pays en Amérique du Nord ont aussi enregistré un niveau de pluviosité pas très favorable à la production. Nous espérons faire mieux l’année prochaine.
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- Est-il normal d’imputer les mauvais résultats aux seuls problèmes climatiques ?
Globalement, la production agricole est liée essentiellement aux conditions météorologiques. On ne peut pas dissocier l’agriculture du climat. Reste que les bons et les mauvais rendements sont liés aussi à la maîtrise des nouvelles techniques ou à la qualité des semences. Il y a quelques cultures comme la tomate qui ont enregistré de bons résultats, même si les besoins en pluviosité ne sont pas les mêmes que pour les céréales. Au Conseil interprofessionnel des céréales, nous oeuvrons à maîtriser au mieux ces difficultés climatiques.
- Justement, on parle chaque année de l’irrigation d’appoint comme la solution à ces difficultés climatiques. Où en est-on aujourd’hui ?
Le problème qui se pose pour l’irrigation d’appoint, c’est que les céréaliculteurs ne peuvent pas investir pour cette technique tant que la question du foncier n’est pas réglée. L’Etat a mis en place un système d’encouragement et de soutien à l’irrigation d’appoint qui n’existe nulle part ailleurs dans le monde, sauf qu’il reste toujours coûteux pour quelqu’un qui va investir sur une terre dont il n’est pas propriétaire. Pour amortir un investissement, il faut au minimum dix années. L’Etat a mis des mécanismes extraordinaires, mais le foncier agricole doit être libéré. L’agriculteur, qui n’est autre qu’un opérateur économique, a besoin de visibilité en matière d’investissement.
- Les pouvoirs publics se sont fixé l’objectif d’atteindre l’autosuffisance en blé dur à l’horizon 2019. Pensez-vous qu’avec des résultats pareils, cet objectif sera réalisé ?
Il faut savoir que l’agriculture en Algérie est à 90% au privé. Les pouvoirs publics ont mis en place des mécanismes d’encouragement qui n’existent nulle part ailleurs. En France, les prix des engrais sont soumis à la Bourse et l’agriculteur vend sa récolte au prix du marché. L’agriculteur algérien, par contre, a toutes les garanties, sauf celles du climat. Il peut même bénéficier de crédits à 0% d’intérêt. Le seul problème qui empêche que nos agriculteurs rentabilisent ce soutien et réalisent de bonnes récoltes réside dans le foncier.
Si ce problème est réglé, on aura une meilleure visibilité qui incitera les agriculteurs à investir. Il y a des céréaliculteurs qui produisent 17 quintaux à l’hectare, et d’autres 70. La différence est que ceux qui réalisent de bons rendements travaillent de manière scientifique et respectent l’itinéraire technique. Ceux qui sèment et attendent la pluie n’ont pas les moyens nécessaires ou ne veulent pas investir.
Céréales : Les prix baissent en Europe (APS)
Les cours européens des céréales étaient en nette baisse hier en milieu de journée, sur fond de remontée de l'euro et d'inquiétudes liées à l'Egypte, premier importateur mondial de blé, qui vient de nouveau de durcir ses critères d'importation.
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Un euro renforcé face au dollar rend les céréales européennes moins compétitives sur le marché mondial, donc moins demandées, d'où le recul des prix. L'Egypte, marché crucial pour les pays exportateurs de blé, a décidé pendant le week-end de durcir de nouveau ses critères sanitaires d'achat de blé, en imposant un taux d'ergot — une maladie du blé — de 0% pour les chargements qui lui parviennent. Début 2016, une décision similaire avait déjà semé le trouble sur le marché, plusieurs cargos étrangers, dont un français, ayant été refusés pour dépassement du taux autorisé. "Dans ce contexte, les chargeurs devraient se montrer très prudents", estime le cabinet d'analyses Agritel. La perspective de moindres débouchés vers l'Egypte peut expliquer la baisse des cours, car les opérateurs anticipent une offre de blé plus importante. Sur Euronext en fin de matinée, la tonne de blé perdait trois euros sur l'échéance de septembre à 155,50 euros et 1,75 euro sur celle de décembre à 162,25 euros. 9.000 lots environ avaient été échangés. Le maïs perdait 1,50 euro sur l'échéance de novembre à 162,75 euros et la même somme sur celle de janvier à 164 euros. Quelque 230 lots avaient changé de main.
Dévaluation du dinar : Vers une augmentation des prix des médicaments ? (Le quotidien d’Oran)
Si le marché du médicament connaît, ces derniers mois, une stabilité sur le plan de la disponibilité des produits, à des exceptions près, il fait face, actuellement, au problème de l'autosuffisance et d'une probable augmentation des prix. Selon les chiffres officiels de 2015, la production nationale représente 45%, en valeur sur le marché local et 55% en volume. Des taux, selon le président du Syndicat national des pharmaciens d'officines (SNAPO), M. Belambri, qui demandent encore des efforts, en comparaison avec les pays voisins et du Moyen-Orient comme le Maroc, la Tunisie et la Jordanie qui assurent entre 70 et 80% d'autosuffisance en matière de médicament. L'Algérie n'en n'est pas encore à ce stade mais a mis sur rail beaucoup de projets d'investissement dans le secteur pour, nous confie le représentant du SNAPO, encourager la production du médicament. 120 projets, dans ce sens, devraient voir le jour dans quelques années pour renforcer la production locale, assurée jusque-là par les 78 unités de production seulement. Mais pour concrétiser tous ces projets et conforter cette politique d'investissement dans la production du médicament, il est, tout à fait, normal que les producteurs demandent une aide pour rester dans les coûts de production, estime notre interlocuteur étant donné que «tous les produits de consommation ont augmenté, sans oublier la dévaluation du
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dinar et la production du médicament qui reste liée au salaire, au transport, au marché international et à la matière première ». Des paramètres qui rentrent en jeu dans le marché du médicament et qui ne laissent pas le choix entre le maintien des prix, l'augmentation ou même la baisse si de l'autre côté, on parle d'encourager la production nationale. Pour rappel, le président de l'UNOP, M. Abdelouahab Kerrar, avait tiré la sonnette d'alarme, sur l'urgence de la révision des prix des médicaments, en déclarant, «avec l'inflation qui a touché les coûts salariaux et les coûts des intrants, et avec les retombées négatives des fluctuations du taux de change du dinar, ce gel de nos prix équivaut à une mise à mort programmée de la production nationale». Pour le président du SNAPO, «il est important de préserver cette industrie pharmaceutique et il est, tout à fait, normal que les producteurs veulent que les prix soient revus à la hausse. Sur la disponibilité des médicaments, M. Belambri rassure que la situation s'est beaucoup améliorée depuis que le dossier est géré par la commission composée des représentants du ministère de la Santé, des importateurs et des producteurs. «Lorsqu'il y a des perturbations dans le marché du médicament, elles ne durent que quelques semaines maintenant pour des raisons liées à des ruptures à cause de problèmes sur le marché international», a expliqué M. Belambri.
Traitement des conteneurs : Mis en service de deux nouveaux scanners en septembre (Algérie Eco)
L’entreprise portuaire d’Alger (EPAL) annonce l’acquisition de deux scanners de dernière génération et sont actuellement visibles au port d’Alger. Selon la Direction Générale du port, la mise en service de ces équipements est attendue pour le mois de septembre 2016. «Pour le moment, le personnel de la douane dégagé pour la gestion de cet équipement est au stade de formation et de perfectionnement », lit-on sur le site de l’EPAL. La même source affirme que « dès l’entrée en service de ces outils de contrôle dont le traitement accéléré des conteneurs est l’objectif visé , le temps de gestion des marchandises déchargées sur les quais sera extrêmement réduit. Cet investissement en équipement moderne répond en fait au souci de l’EPAL de s’élever et de demeurer au standard mondial de gestion technologique des ports ».
Aussi, dans le cadre du renforcement des équipements logistiques du port d’Alger, il y a eu acquisition le 18 aout 2016 d’une grue télescopique de 220T. Notons également que le mois d’aout a été riche en événement pour l’EPAL où une délégation de la firme japonaise TOYOTA a visité le port d’Alger le 2 août 2016 en vue de prospecter les opportunités d’investissement.
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« Cette visite s’inscrit dans le cadre de la réalisation de projets de l’industrie automobile (montage de véhicules) que Toyota vise à concrétiser pour renforcer sa place dans le marché algérien conformément à la règlementation en vigueur », lit-on sur le site de l’EPAL qui ajoute que « les membres de la délégation ont été reçus par le PDG de l’EPAL, Monsieur Abdelaziz GUERRAH, qui a fait une présentation des principales évolutions du port d’Alger à travers l’histoire. A partir de la maquette et d’un film documentaire, des explications précises ont été apportées notamment celles relatives à l’activité et aux moyens dont dispose le port d’Alger, classé 1er port commercial d’Algérie ».
Protection des barrages et traitement des eaux : Une facture salée (Le quotidien d’Oran)
La mise en place d'un système de protection du barrage Béni Haroun (Mila), le plus important du pays, et le traitement de l'eau, en son amont, a coûté à l'Etat la bagatelle de 11 milliards de dinars. Pour faire face aux déséquilibres hydriques et aux cycles de sécheresse qui frappent l'Algérie, l'Etat n'a d'autres choix que de mobiliser les eaux superficielles à travers la réalisation notamment de barrages hydrauliques. L'Algérie recèle, à ce jour, 94 barrages répartis sur les 48 wilayas, en attendant la réalisation d'une dizaine d'autres, d'ici 2019. Les objectifs tracés par l'Etat, en matière de la mobilisation de ressources hydriques, sont atteints. L'ensemble des barrages réalisés et mis en service ont une capacité de stockage de 7 milliards m³ d'eau. Avec une telle quantité d'eau, l'Algérie se trouve à l'abri du stress hydrique pendant 2 ans sans pluie, estiment les responsables du ministère des Ressources en eau et de l'Environnement (MREE). Néanmoins, l'eau emmagasinée dans des barrages nécessite un processus de traitement avant qu'elle soit versée dans les réseaux d'alimentation en eau potable (AEP) ou bien au système d'irrigation agricole. Une telle opération nécessite d'importants financements. A titre illustratif, la protection du lac du barrage de Béni Haroun consiste en la dépollution des effluents issus des 8 communes de Mila, située, en amont, du barrage de Béni Haroun, qui a coûté à l'Etat la bagatelle de 11 milliards de dinars. Le même système de protection est conçu pour l'ensemble des barrages au niveau national, afin de les protéger contre certains phénomènes naturels. Il s'agit, selon un document du département de Abdelkader Ouali, de lutter contre l'envasement du barrage issu, en partie, des eaux usées brutes, contre l'augmentation du taux d'oxygène qui évitera ainsi la fermentation des eaux du lac, lit-on, dans le document du MREE. Ce système de protection des barrages permet également, de lutter contre l'apport de matière azotée qui peut compromettre la vie piscicole du lac, la lutte contre l'apport de substances phosphorées, à l'origine de l'eutrophisation du lac entraînant une profusion d'algues et l'éradication des nuisances et des risques épidémiologiques actuels, ajoute la même source. Pour le barrage de Béni Haroun, le schéma
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directeur d'assainissement a abouti à la mise en oeuvre d'un programme qui consiste en la réalisation de 5 stations d'épuration et de 45 km de collecteurs qui acheminent les effluents vers les 5 stations. La capacité totale qui sera installée, une fois le système réalisé dans sa globalité, soit à la fin de l'année 2017, avoisinera les 300 000 équivalents habitants contre un débit total journalier des eaux à épurer équivalent à 40 200 m³/j. La mise en place du même système pour la protection des barrages et le traitement de leurs eaux en amont de l'infrastructure, coûtera cher à l'Etat, a expliqué une source du ministère des Ressources en eau. Et de telles dépenses sont obligatoires, car la durée de vie d'un barrage est tributaire de la mise en place d'un système pour sa protection, a ajouté la même source, expliquant qu'on ne peut pas «lésiner» sur les moyens pour ne pas fragiliser une infrastructure qui a coûté des centaines de milliards de dinars à l'Etat. Transfert des eaux de Chott El Gharbi vers Tlemcen, Naâma et Sidi Bel-Abbès Par ailleurs, la même source a fait savoir que le transfert des eaux de Chott El Gharbi, vers les wilayas de Tlemcen, Naâma et Sidi Bel-Abbès, pour une enveloppe financière de 40 milliards de DA, est conçu pour subvenir, prioritairement, aux besoins en eau potable de la population jusqu'à l'horizon 2030. L'objectif consiste à mobiliser et à transférer un volume de 40 millions de m³/an, pour l'alimentation en eau potable (13,75 millions de m³/an) et le développement socio-économique de la région (26,25 millions de m³). La réalisation d'un tel programme permettra l'approvisionnement en eau potable d'une population de l'ordre de 165.000 habitants, à travers 18 communes, lit-on encore, dans le document du MREE. A la mise en service de la totalité du système, la situation en matière d'alimentation en eau potable, de ces localités, qui est aujourd'hui de 1j/2 à 1j/3 durant 3 à 6 heures, connaîtra une amélioration très significative, a indiqué la même source.
LOI DE FINANCES, RETRAITE ANTICIPÉE, LOI SUR LES PARTIS... ATTENDUES AU PARLEMENT : Les batailles de septembre (L’Expression)
Plusieurs projets importants seront soumis prochainement à l'examen, entre autres la loi de finances 2017, le projet d'amendement de la loi relative à la retraite anticipée.
Les députés reprendront bientôt le chemin de l'hémicycle. Après plus d'un mois de congé, les élus du peuple seront convoqués le même jour que les écoliers à la cérémonie d'ouverture de la session parlementaire. Cette session qui s'étalera sur 10 mois marque l'application des dispositions
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de la nouvelle Constitution. Vu qu'elle intervient à sept mois des élections législatives d'avril 2017, cette session promet d'être houleuse. Plusieurs projets importants seront soumis prochainement à l'examen, entre autres la loi de finances 2017, le projet d'amendement de la loi relative à la retraite anticipée. Ces deux projets qui font l'objet de polémique, risquent de chauffer les esprits au sein de l'hémicycle. Les partis mettent déjà en garde le gouvernement contre d'éventuelles mesures qui risquent d'embraser le front social dès la rentrée. D'ailleurs, le Parti des travailleurs s'est manifesté d'avance en appelant le gouvernement à épargner le citoyen de nouvelles augmentations qui vont mettre les ménages à rude épreuve. Les dernières augmentations apportées par la loi de finances 2016ss ont sérieusement fragilisé le pouvoir d'achat. Pour éviter une abstention forte lors des prochaines élections, les députés vont défendre bec et ongles le citoyen en rejetant toute augmentation dans la loi de finances 2017. Le projet amendant la retraite anticipée promet également un véritable casse-tête chinois. Les élus du peuple seront interpellés par les syndicats et les organisations de la société civile pour s'opposer à la décision du gouvernement. Depuis l'annonce de la suppression de la retraite anticipée, le front social est en ébullition constante. 16 syndicats autonomes menacent de paralyser tous les secteurs d'activités début septembre si le gouvernement ne renonce pas à sa décision. Ce qui démontre que les députés seront mis dans l'embarras. Face à une majorité qui cautionne à tout prix la démarche du gouvernement, les députés n'auront pas le pouvoir de dissuasion. A l'instar des deux projets, d'autres textes qui seront la source de confrontation, seront également au menu de cette session. L'adaptation de l'arsenal juridique à la nouvelle Constitution fera l'objet de tout un chantier qui sera amorcé en septembre. Les députés auront donc pour mission d'examiner des projets de lois qui concernent les partis politiques, en premier lieu et les associations. Ces projets vont constituer sans doute un terrain de confrontation entre les partis de la coalition et ceux de l'opposition. Après l'adoption en urgence des projets de lois portant sur le Code électoral, la commission de surveillance des élections et le règlement régissant les relations entre le Parlement et le gouvernement sans le moindre amendement durant la session précédente, l'opposition promet de faire une démonstration de force pour défendre ses revendications. Irritée par l'attitude du pouvoir qui n'a pas tenu ses engagements, en lui assurant plus d'ouverture démocratique, l'opposition va certainement faire son possible pour arracher plus de droits dans le projet de loi régissant les partis. Ce sera donc de bonne guerre entre les partis siégeant au sein de l'APN. Malgré l'adoption du Code électoral et la loi sur la commission indépendante de surveillance des élections, l'opposition ne décolère pas. Celle-ci considère que l'adoption de ces projets de lois dans leur mouture initiale est un coup dur pour elle. Plusieurs partis politiques appellent à la suppression du nouveau Code électoral. Ils ont même adressé des correspondances au ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales pour l'interpeller sur cette question. La nouvelle loi électorale risque, faut-il le souligner, de condamner la majorité des partis politiques, puisqu'elle exigera désormais d'eux qu'ils puissent justifier d'un
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score minimal de 4% de voix, lors des élections législatives et locales pour pouvoir se présenter à de nouvelles élections. Ce qui est qualifié par l'opposition de dispositions «suicidaires». Avec le maintien des articles 73 et 94 du Code électoral, l'opposition estime que seuls les partis du pouvoir, tels que le Rassemblement national démocratique (RND) et le FLN, pourront rester sur la scène politique. Les autres risquent de disparaître avec l'impossibilité d'atteindre le quorum de 4%. Par ailleurs et en prévision des législatives, les députés seront également sur un autre front, à savoir mener leur propre campagne sur le terrain pour assurer un autre mandat.
Pétrole : le scepticisme sur un éventuel gel de la production et un dollar fort pèsent sur les cours (Maghreb Emergent)
Les prix du pétrole enregistraient un recul ce lundi, dans un contexte marqué par les doutes sur un accord entre les pays producteurs sur un éventuel gel de la production et par un cours fort du dollar qui continue de profiter des déclarations en fin de semaine écoulée de responsables de la Réserve fédérale américaine (Fed).
L’Arabie Saoudite a déclaré ne pas considérer nécessaire une nouvelle intervention sur le marché dans le but de retrouver un équilibre entre l’offre et la demande, alors que les pays membres de l’Opep devraient tenir en septembre prochain une réunion informelle en Algérie pour tenter de conclure un accord visant à freiner la chute des prix de l’or noir.
En outre, l’Irak a augmenté sa production et l’Iran a fait savoir qu’il avait bien l’intention de récupérer ses parts de marché après la levée des sanctions.
Autre facteur contribuant à plomber le marché pétrolier : le décompte du groupe Baker Hugues, publié vendredi, n’a révélé aucun changement concernant le nombre de plateformes de forage en activité aux Etats-Unis.
Le dollar pèse plus que tout le reste sur les cours selon les analystes
Par ailleurs, le dollar continue de progresser après les déclarations faites vendredi par des responsables de la Fed et qui ont relancé les spéculations sur une hausse des taux d'intérêts. Or, un dollar fort a généralement un impact négatif sur la demande en pétrole.
Vers 13H30 GMT, le cours du baril "light sweet crude", référence américaine du brut, pour livraison en octobre baissait de 87 cents à 46,77 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).
«Plus que tout le reste, c'est le dollar» qui pèse sur les cours, a estimé Phil Flynn de Price Futures.
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«Un dollar beaucoup plus fort pousse les investisseurs à vendre», ont expliqué les analystes de Commerzbank dans une note.
«Nous avons un dollar fort dans la crainte d'une hausse de taux d'intérêts», a ajouté Phil Flynn, indiquant que «la Fed continuait de produire ses effets».
La présidente de la Fed, Janet Yellen, a déclaré à Jackson Hole dans le Wyoming que "les arguments pour une hausse des taux d'intérêt" s'étaient "renforcés au cours des derniers mois", sans toutefois préciser de calendrier.
D’autres facteurs contribuent à la baisse des prix du pétrole, notamment les inquiétudes concernant la consommation d'essence, alors que la saison de forte demande touche à sa fin. Ces inquiétudes viennent s’ajouter au scepticisme grandissant quant à un éventuel accord entre les producteurs pour geler le niveau de production, explique l'analyste de Price Futures.
Les marchés seront, néanmoins, attentifs au développement des tempêtes tropicales dans le Golfe du Mexique, pour l'instant peu inquiétantes, mais qui pourraient mettre en péril une partie de la production de cette région.
Banque/bourse/Assurance
LA RENTRÉE SCOLAIRE ARRIVE : Les assurances proposent peu de prestations aux enfants (L’Expression)
Seules quelques compagnies d'assurances comme AXA Vie et la filiale de la SAA, Amana, présentent des assurances économiques adaptées aux enfants qui sont scolarisés.
Même si les établissements disposent d'une assurance responsabilité civile vis-à-vis des tiers, il n'en demeure pas moins que les élèves sont soumis à de nombreux risques lors du trajet de la maison à l'école, à l'intérieur de celle-ci et lors d'autres activités. Les assurances offrent à leurs parents l'occasion de les protéger. Il y a même des prestations de santé qui sont proposées et même des indemnités capital-décès et autres. Les accidents, dont les enfants peuvent en être victimes ou responsables à l'école ou sur le trajet, sont couverts par l'assurance scolaire qui n'est pas obligatoire. Elle ne peut pas être exigée pour les activités obligatoires qui font partie des programmes scolaires.Les assureurs algériens promettent de s'inspirer d'autres modèles pour développer ce secteur. Ainsi, ils s'inspirent de la documentation offerte notamment par la Fédération française des compagnies d'assurance. En France, l'assurance peut être exigée pour la participation aux activités facultatives proposées par l'établissement scolaire, c'est-à-dire pour la cantine, l'étude surveillée, les sorties, les classes de découverte. L'assurance scolaire peut également être exigée par
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les organisateurs d'activités périscolaires. Les compagnies qui proposent ces services en Algérie les facturent à moins 2000 DA par an.L'assurance scolaire garantit les dommages que l'enfant ou l'adolescent pourrait causer à des tiers: garantie responsabilité civile. Il y a aussi les propres dommages corporels de l'enfant: garantie accidents corporels. De nombreux contrats proposent également des garanties complémentaires: service d'assistance, permettant notamment à l'enfant blessé ou malade de poursuivre sa scolarité à domicile. L'assurance scolaire intervient dans le cadre de l'activité scolaire, périscolaire et sur le trajet entre le domicile et l'école, aller et retour. L'étendue des garanties peut varier selon les contrats d'assurance. Certains contrats couvrent l'activité scolaire uniquement, d'autres offrent des garanties plus larges, pendant toute l'année, en tous lieux et 24h sur 24. Ainsi, même en dehors du cadre scolaire, durant les activités de loisirs, les périodes de vacances et de stages, les dommages causés par l'élève et ses propres dommages sont généralement couverts. Toutefois, ces garanties sont parfois optionnelles. Lorsque l'élève est à l'origine d'un accident, la garantie responsabilité civile de l'assurance scolaire peut prendre en charge les dommages corporels et matériels causés aux autres, à l'exclusion des dommages dus à l'utilisation d'un véhicule à moteur (par exemple lorsque le collégien ou le lycéen se rend en cours en deux-roues à moteur). Dans ce dernier cas, une assurance de responsabilité civile spécifique est obligatoire. Qu'il y ait un responsable ou pas, la garantie accidents corporels de l'assurance scolaire permet d'obtenir une indemnisation pour les dommages corporels subis par l'élève. Le plus souvent, ce type de garantie prévoit le remboursement de frais de soins en complément des régimes sociaux (frais médicaux, pharmaceutiques, chirurgicaux et d'hospitalisation, de prothèse), le versement d'un capital en cas d'invalidité permanente, totale ou partielle. Si l'invalidité atteint 100%, le capital prévu dans le contrat d'assurance est versé en totalité. En cas d'invalidité partielle, le capital versé est proportionnel au taux d'invalidité fixé par les médecins, le versement d'un capital en cas de décès. Les parents peuvent s'adresser à l'assureur de leur choix en Algérie.
Commerce
MOUTON DE L’AÏD : Chelghoum table sur un prix variant entre 20 000 et 45 000 DA (Liberté)
“456 points de vente sont mis à la disposition des éleveurs”, a dit le ministre, précisant que cette opération “évite aux éleveurs de bétail de recourir à des intermédiaires pour vendre leurs moutons comme ce fut le cas lors des précédentes années”.
Les Algériens peuvent espérer à une fête de l’Aïd pas comme les toutes dernières. Ils peuvent s’offrir un mouton à son prix réel et surtout sans trop se soucier de la disponibilité des bêtes de sacrifice. Hier, Abdeslam Chelghoum, ministre de l'Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, a rassuré quant à la disponibilité des bêtes. Il a aussi fait savoir,
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lors d’une rencontre d'évaluation du dispositif spécial Aïd El-Adha tenue au siège de son département, que plusieurs points de vente sont mis à la disposition des éleveurs. “456 points de vente sont mis à la disposition des éleveurs”, a dit le ministre, précisant que cette opération “évite aux éleveurs de bétail de recourir à des intermédiaires pour vendre leurs moutons comme ce fut le cas lors des précédentes années”. Les points de vente ouvriront à partir de jeudi au niveau des sièges des établissements relevant du ministère de l'Agriculture dans les wilayas de Blida, de Boumerdès, de Tipasa, de Médéa, de Bouira, d’Oran, de Tiaret, d’Annaba, de Constantine, de Bordj Bou-Arréridj, de Guelma, de Sétif, de Djelfa, de Laghouat, de Khenchela, de Biskra et d’El-Bayadh. S'agissant de la capitale, 14 points de vente sont prévus dans les communes de Rouiba, de Dar El-Beïda, des Eucalyptus, de Birtouta, de Zéralda, d’Aïn Benian, de Bab-Ezzouar, de Staouéli, de Gué-de-Constantine et d’Oued Alleug. Il a souligné qu’elle est le fruit d’une coordination entre les services de son département, ceux des services vétérinaires que chapeaute Karim Boughanem, qui a pris part à la rencontre d’hier, et aussi ceux de la Fédération nationale des éleveurs. M. Chelghoum a précisé que pour les services vétérinaires, “ils seront mobilisés dans les abattoirs le jour de l’Aïd” et qu’ils seront “mis à la disposition des citoyens”. M. Boughanem a affirmé que tout le bétail transporté des régions steppiques vers les wilayas du nord du pays est contrôlé, ajoutant que sa direction a mis en place des équipes mobiles de contrôle dans les points de vente aussi bien légaux que parallèles, ainsi que les vétérinaires mobilisés dans les abattoirs communaux. Le ministre a rassuré aussi sur l’état sanitaire des bêtes proposées dans les points de vente et sur le prix, qui sera, selon lui, attractif et à la portée de tous. “Les prix varieront entre 20 000 DA et 45 000 DA”, a-t-il dit. Interrogé sur la vente informelle des moutons, le ministre a souligné que les autorités ne peuvent pas interdire la vente, mais “les prix pratiqués sont très élevés”. Il a invité, ainsi, les citoyens à se rapprocher des points de vente “afin de bénéficier des prix et surtout des opérations vétérinaires effectuées sur les bêtes avant leur mise en vente”. Sur un autre volet, il a révélé que le pays compte un cheptel de 27 millions de têtes dont 23 millions d'ovins.
Aïd El-Adha : 456 points de vente de bétail à travers 33 wilayas à compter du 1er septembre (APS)
Le ministre de l'Agriculture, du développement rural et de la pêche, Chelgham Abdesslam, a indiqué lundi à Alger que son département avait aménagé 456 points de vente de bétail à travers 33 wilayas en prévision de l'Aïd El-Adha.
Cette démarche vise à éviter aux éleveurs de bétail de recourir à des intermédiaires pour vendre leurs moutons comme ce fut le cas lors des précédentes années, a précisé M. Chelgham lors d'une réunion d'évaluation du dispositif spécial Aïd El-Adha.
Les points de vente ouvriront à partir de jeudi au niveau des sièges des établissements relevant du ministère de l'Agriculture dans les wilayas de Blida, Boumerdes, Tipasa, Médéa, Bouira, Oran, Tiaret, Annaba,
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Constantine, Bordj Bou Arréridj, Guelma, Sétif, Djelfa, Laghouat, Khenchla, Biskra et El-Bayadh.
S'agissant de la capitale, quatorze (14) points de vente sont prévus dans les communes de Rouiba, Dar El-Beida, les Eucalyptus, Birtouta, Zéralda, Ain Benian, Bab Ezzouar, Staoueli, Gué de Constantine et Oued Alleug.
Le ministre a fait savoir que les deux derniers mois avaient été consacrés à la préparation de cette opération en coordination avec la Fédération nationale des éleveurs de bétail, l'Union nationale des paysans algériens et le ministère du Commerce, par la mobilisation de tous les moyens nécessaires, notamment les espaces de vente et la couverture vétérinaire du bétail proposé à la vente, a-t-il précisé.
Cette opération entre dans le cadre des facilitations accordées aux éleveurs de bétail pour leur permettre de vendre leurs produits directement sans recourir aux intermédiaires et lutter ainsi contre la spéculation, a-t-il ajouté.
Le ministre a rappelé que quelque 4 millions d'ovins et environ 4500 bovins sont sacrifiées chaque année à l'occasion de l'aid Al-Adha.
L'Algérie compte un cheptel de 27 millions de têtes dont 23 millions d'ovins.
De son côté, le directeur des services vétérinaires au ministère, Karim Boughalem, a affirmé que tout le bétail transporté des régions steppiques vers les wilayas du nord du pays est "contrôlé", ajoutant que sa direction a mis en place des équipes mobiles de contrôle au niveau des points de vente aussi bien légaux que parallèles, outre les vétérinaires mobilisés au niveau des abattoirs communaux.
Par ailleurs, la fédération nationale des éleveurs de bétail a rassuré que le marché sera approvisionné.
Le ministre a imputé la hausse des prix des viandes blanches à la forte demande notamment durant le mois du ramadhan et la saison estivale ainsi qu'à la baisse de production durant cette période.
Il a rassuré le consommateur que les prix allaient se stabiliser à partir du mois d'octobre.
Concernant les maladies qui ont touché le secteur avicole dans certaines wilayas, M. Chelgham a précisé que le taux de production affectée par ces maladies est seulement de 1%, ajoutant que ces foyers avaient été enregistrés dans les wilayas de Bouira, Batna et Biskra.
Pour ce qui est de l'importation des viandes rouges, le ministre a indiqué que ce marché reste ouvert et que cette opération reste liée notamment par le mois du ramadhan pour assurer la stabilité des prix des viandes fraîches durant les périodes de pic.
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Véhicules neufs commandés : Vingt requêtes en deux mois (El Moudjahid)
D.R
Le ministère du Commerce a reçu en deux mois près d'une vingtaine de requêtes de clients mécontents des prestations des concessionnaires automobiles, a indiqué le directeur général du Contrôle économique et de la répression des fraudes auprès du ministère Abderrahmane Benhazil. "Nous avons reçu, durant les mois de juin et juillet derniers, 18 requêtes à l'égard des concessionnaires qui n'auraient pas respecté leurs engagements vis-à-vis de leurs clients", a déclaré à l'APS M. Benhazil rappelant qu'une opération de vérification de ces pratiques est toujours en cours. Selon ce responsable, citant un bilan provisoire de cette opération, les services du ministère ont effectivement relevé des pratiques interdites par la réglementation en vigueur. "Certains concessionnaires n'ont pas respecté les termes de la commande", a-t-il dit. L'annulation des commandes des véhicules constitue la principale cause de litige (9 requêtes), suivie du non-respect des délais de livraison (5 requêtes). Les clients ont également protesté contre le non-respect des prix de cession figurant sur les bons de commande (3 requêtes) et contre la vente d'un véhicule ne répondant pas aux attentes (1 requête). Neuf du total des 18 requêtes reçues par l'administration centrale, a fait savoir M. Benhazil, ont donné lieu à une décision favorable aux clients (où les concessionnaires se sont engagés à respecter leurs engagements), alors que les neuf autres plaintes sont toujours en cours de traitement. Le même responsable a rappelé, dans ce contexte, qu'en cas de non-respect des termes de la commande, la loi en vigueur prévoit que les deux parties (concessionnaire et client) peuvent convenir d'une solution à l'amiable. En cas de refus du client de la solution proposée, poursuit-il, le concessionnaire doit, sous huitaine, reverser au client l'acompte ou le montant intégral versé avec une pénalité représentant 10% du prix du véhicule. "Si le concessionnaire refuse de se soumettre aux disposition de la loi, cela est considéré comme une pratique contractuelle abusive à l'encontre du consommateur", a précisé M. Benhazil. Ainsi, "les contrevenants seront sévèrement sanctionnés suivant la réglementation en vigueur qui prévoit le paiement d'une amende variant entre 50.000 et 500.000 DA et une poursuite judiciaire". Le ministère du Commerce avait adressé en juin dernier une note à l'Association des concessionnaires automobiles et leurs agents agréés d'Algérie (AC2A) après avoir reçu plusieurs requêtes de clients par lesquelles ils dénoncent une augmentation injustifiée des prix de vente des véhicules neufs commandés par rapport aux prix figurant dans le contrat de commande. Cette note du ministère avait relevé que "ces concessionnaires justifient l'augmentation des prix de vente des véhicules neufs par la dépréciation du dinar en précisant que cette hausse leur permettra d'éviter les ventes à perte" ce qui est "contraire" aux dispositions de l'ordonnance relative à la concurrence de 2003. En conséquence, le ministère avait considéré que les arguments présentés par ces concessionnaires sont "injustifiés". En effet, explique-t-il,
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l'article 29 du décret exécutif relatif aux conditions d'exercice de l'activité des concessionnaires de véhicule neufs stipule clairement que "le prix de vente figurant sur le bon de commande du véhicule neuf doit être ferme, non révisable et non actualisable à la hausse (...)". Aps
LES ARTICLES SCOLAIRES BOOSTENT L'INFORMEL : A la rescousse des petites bourses (L’Expression)
Même si le nombre d'étals proposant ces articles a reculé, ces produits restent dominants dans l'activité des vendeurs à la sauvette.
Rien ne leur échappe. Les revendeurs à la sauvette s'adaptent à toutes les occasions. à l'approche de la rentrée scolaire, les articles scolaires refont leur réaapparition aussi bien dans les marchés populaires que dans les grandes surfaces où ils participent à l'achalandage commun au niveau de la capitale, mais à des prix que les Algérois estiment, comme chaque année, hors de portée. A quelques jours du grand retour des écoliers à leurs bancs d'études, fixé au 4 septembre, les ruelles de la place des Martyrs, au coeur de la capitale, ont fait le plein de fournitures scolaires. Même si le nombre d'étals proposant ces articles a reculé par rapport à l'année dernière, ces produits restent dominants dans l'activité des vendeurs à la sauvette qui organisent notamment leur commerce en fonction des grands évènements. Leurs cris s'élèvent de même, qu'à Bab El Oued, rue Meissonier, ou rue Belouizdad pour attirer le maximum de clients parmi les parents à la recherche des bonnes affaires, c'est-à-dire des fournitures scolaires à des coûts moindres que ceux affichés au niveau des librairies et des grandes surfaces commerciales. Un parent d'élève approché à la place des Martyrs confie qu'un cartable doté de toutes les fournitures nécessaires pour son fils scolarisé au primaire lui était revenu entre 2500 et 3000 DA. Le prix du même lot dépasse ce prix de près de 1500 DA dans les magasins spécialisés, a-t-il dit. Les cartables, les sacs à dos, les crayons de couleur sont en effet particulièrement touchés par la hausse des prix. Pour un cartable rempli de fournitures scolaires nécessaires à un élève de première année primaire par exemple, les prix varient entre 2500 DA et 3000 DA. Pour la qualité moyenne, c'est entre 3500 DA à 4000 DA. Le prix du même cartable avec des fournitures de bonne qualité s'élève à pas moins de 5000 DA. Une ménagère n'a pas manqué d'afficher son étonnement après avoir constaté que la flambée des prix avait atteint les étals de Bab el Oued connus pour offrir des articles scolaires à des prix imbattables comparés aux marchés de la capitale. Les trousses sont proposées à 100, 150, 200 et parfois même à 500 DA et les gommes varient entre 20 et 70 DA, sans omettre les crayons
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de couleur, dont les prix oscillent entre 50 et 400 DA la boîte. «Ma fille voulait une trousse à l'effigie de Masha, figurine de dessins animés, mais je ne l'ai pas achetée car elle coûte 450 DA, tant pis pour ma fille», regrette cette mère de famille. Les prix des tabliers et des cartables scolaires varient selon la qualité des produits, ont expliqué des propriétaires de librairies de l'avenue Hassiba Benbouali. Les tabliers peuvent atteindre, voire dépasser les 1500 DA. Le chef de service contrôle des marchés de la direction du commerce de la wilaya d'Alger, Abdelwahab Harqas, a indiqué que le contrôle des marchés de vente de fournitures scolaires a débuté depuis une semaine déjà et se poursuivra jusqu'à la fin de la semaine prochaine, soit la veille de la rentrée scolaire. Il a affirmé que les inspections aux frontières procédaient au contrôle des produits importés, notamment ceux destinés à l'usage scolaire et ceux, fabriqués en plastique, dont l'autorisation d'importation n'est délivrée que sur présentation d'un dossier technique. Concernant la hausse des prix des articles scolaires sur les marchés et magasins de la capitale, le même responsable a soutenu qu'il n'était pas possible de contrôler le phénomène. Les annonces de cours de soutien pour les élèves des trois cycles d'enseignement sont affichées partout à Alger. Les pages des réseaux sociaux sont investies par des campagnes de solidarité organisées pour la collecte de fournitures et de cartables scolaires au profit des enfants orphelins et démunis, à travers des publications invitant les internautes à concourir à l'aboutissement de cette initiative qui semble trouver un bon écho. Dans ce sens, l'Association «Kafel El Yatim» veille à travers sa page Facebook à associer un maximum d'internautes à sa campagne de solidarité avec les orphelins, à l'approche de la rentrée scolaire. «Kafel el Yatim» aspire à collecter 2400 cartables scolaires au profit des orphelins qu'elle a recensés, a indiqué le président de l'association, Hebaina Mohamed, soulignant que le recours aux réseaux sociaux a permis de vulgariser la campagne et de promouvoir l'action de terrain. L'Association a atteint jusqu'à présent 60 à 70% de son objectif en termes de nombre de cartables à distribuer, a déclaré le même responsable à l'APS. Plusieurs autres associations caritatives activant à Alger, telles «Nass el Khir» et «1,2,3 viva l'Algérie» ont choisi les réseaux sociaux pour la collecte de dons, de fournitures et cartables scolaires. Par ailleurs, les annonceurs de cours de soutien particuliers, enseignants, écoles et autres associations rivalisent d'imagination pour attirer le maximum de candidats à ces prestations.
Coopération
1er Sommet d'Affaires à Istanbul : A la conquête des marchés africains (El Moudjahid)
L'Algérie est le premier partenaire économique de la Turquie sur le continent.
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D.R
Organisé par l’association turco-africaine des affaires « TABA », le 1er sommet d’affaires turco-africain se déroulera, du 30 septembre au 2 octobre 2016, à Istanbul. Un rendez-vous consacré à la promotion des échanges commerciaux, entre la Turquie et le continent africain mais aussi, à l’exploration de nouvelles opportunités de partenariat. Au regard de son importance, l’évènement sera ouvert par le président turc, Recep Tayyip Erdogan, en présence des présidents du Nigeria, de Zambie et du Cameroun ainsi que la présidente du parlement ougandais. La Turquie, qui est déjà fortement présente en Afrique, affiche ainsi l’ambition de consolider son influence économique dans cette partie du monde qui enregistre une concurrence farouche entre Chinois, Russes et tout récemment, Japonais. Ce déploiement des Turcs a positivement impacté les échanges, sachant qu’entre 2003 et 2014, le volume du commerce entre la Turquie et le continent est passé de 5,3 milliards à 23,4 milliards de dollars, selon des analys

Revue de Presse 29 août 2016 Publié le 29/08/2016 à 11:14


SOMMAIRE
A la une .................................................................................................................................................................. 3
 Inflation : Le poids de l’informel (El Moudjahid) ...................................................... 3
 DÉSÉQUILIBRE CROISSANT DE LA BALANCE COMMERCIALE ET CHUTE DES EXPORTATIONS : L'Etat compte ses sous (L’Expression) ............................. 4
 Médicaments : Hausse de 10% de la facture d'importation en sept mois (APS) ........ 6
 Stratégie de relance de la PME : Installation hier des commissions permanentes (Horizons) ................................................................................................................... 7
 Développement économique : La femme aux premiers rangs (El Moudjahid) .......... 8
 La problématique du déficit en AEP réside dans la gestion des ressources en eau (APS) ........................................................................................................................... 9
 Mr Kaci Ait Yala, Président du FCE international à Algérie-éco : « L’Algérie a besoin d’une diaspora qui l’accompagne dans cette phase de transition » (Algérie Eco) ........................................................................................................................... 11
 GEL DE LA PRODUCTION DE PÉTROLE EN SEPTEMBRE À ALGER : Moscou joue son va-tout (L’Expression) .................................................................. 21
Banque/bourse/Assurance .................................................................................................................................. 23
 BAD : le secteur privé africain bénéficiera de 3 milliards USD (L’Eco News) ....... 23
 LA HAUSSE DES PRIX DU POULET ET DES OEUFS PERDURE (Le Jeune Indépendant) ............................................................................................................. 24
 Commerce : 129 marchés informels à Alger (Algérie Eco)...................................... 25
Coopération ......................................................................................................................................................... 26
 Le Japon s’engage à investir 30 milliards de dollars en Afrique sur les 3 prochaines années (Algérie1) ...................................................................................................... 26
Veille ..................................................................................................................................................................... 26
 Commissionnaires en douanes suspendus : Ouverture de l’opération des recours (Algérie Eco) ............................................................................................................. 26
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A la une
Inflation : Le poids de l’informel (El Moudjahid)
D.R
Perturbations dans les niveaux des prix des produits de consommation, faits de monopole, spéculation, absence de diversification de l’économie nationale sont les principaux facteurs qui concourent au phénomène de l’inflation. Aussi, l’autre fait qui n’est pas des moindres réside dans l’étendue du marché informel et de son influence sur les prix des produits de première nécessité. Tant il est vrai que l’élément exogène n’est pas à écarter, les variations endogènes demeurent les arguments porteurs de ce phénomène qui a repris après une décélération enregistrée en 2013.
Le concours de la Banque d’Algérie à la résorption de l’excès de liquidités sur le marché monétaire, par la mise en oeuvre des instruments indirects de la politique monétaire, portant également sur les facilités de dépôts et réserves obligatoires, a en fait réussi à un amortissement relatif du seuil de l’inflation, mais cette action n’a pu contribuer à son contrôle, du fait de l’absence de réactivité d’autres structures, notamment au plan de l’organisation des marchés. Au premier semestre de l’année 2011, l’inflation avait atteint 5,7% et 4,5% durant le deuxième semestre. Un taux qui progressera à 7,29% en mars 2012 pour monter à 9,2% en juin de la même année. En 2013, ce taux avait reculé à 3,3% avant de poursuivre sa courbe pour s’établir à 2,9%, en 2014. Ce processus de désinflation, entamé en février 2013, se maintiendra ainsi en 2014, après le pic de 2012, avant de se rompre, le rythme d'inflation annuel ayant grimpé à 4,8% en 2015, pour s’établir à 5,5% en juillet 2016, une prévision de 4% étant retenue dans le cadre de la LF 2016. Une étude du CREAD, réalisée ces dernières années, a révélé «que les dépenses publiques, le taux d’inflation, le taux de chômage et le SNMG sont les principales variables explicatives de la taille de ce phénomène». Cette étude intéressante confirme également que «le niveau élevé d’informalité de l’économie algérienne est lié principalement à des causes institutionnelles qui expliquent en même temps la faible performance de cette économie» et, par conséquent, les fortes perturbations de la cadence de l’inflation dans notre pays. Pour rester dans le même contexte, une analyse de l’expert Abderrahmane Mebtoul établit le lien entre le processus inflationniste et «la faiblesse de la production et de la productivité interne, la dévaluation rampante du dinar, la dominance de la rente des hydrocarbures, et la dominance de la sphère informelle produisent des dysfonctionnements des appareils de l’État». Selon les conclusions de cette analyse, «cette sphère informelle en Algérie
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contrôle 65 à 70% des segments de produits de première nécessité auxquels plus de 70% des ménages consacrent presque l’intégralité de leurs revenus, sans compter les factures de plus en plus élevées de l’eau et de l’électricité qui absorbent une fraction importante du revenu des ménages pauvres et moyens». Et de conclure que «sans une nouvelle gouvernance, la maîtrise de la dépense publique, un retour à la croissance supposant une vision stratégique reposant sur les véritables producteurs de richesses qui sont les entreprises publiques ou privées sans distinction, et son fondement l’économie de la connaissance, avec la pression démographique, la baisse des recettes de Sonatrach qui engendre une dévaluation du dinar, le retour à l’inflation semble inévitable avec des incidences à la fois socio-économiques et politiques». Dans le même ordre d’idées, un conseiller de la Banque d’Algérie avait souligné que «la diversification de l’économie doit être l’objectif central, primordial des politiques économiques», car «on repose trop sur les hydrocarbures» et qu’«il n’est pas sain qu’une économie dépende d’une seule ressource, de surcroît non renouvelable». Ce même conseiller avait admis que sans la régulation du marché des produits agricoles frais et la lutte contre le marché informel, la hausse du taux d'inflation risquait de se maintenir. À ce titre, M. Djamel Benbelkacem avait insisté sur le fait que la lutte contre l’informel incombe à tous les secteurs et pas seulement à l’autorité bancaire.
DÉSÉQUILIBRE CROISSANT DE LA BALANCE COMMERCIALE ET CHUTE DES EXPORTATIONS : L'Etat compte ses sous (L’Expression)
Selon une source du service des douanes, les exportations algériennes hors hydrocarburess ont chuté de 22% en 2016 par rapport à la même période de l'année 2015.
En effet, selon cette source, de janvier à juin 2016, l'Algérie n'a exporté que pour 818 millions de dollars hors hydrocarbures alors que, depuis l'année dernière, le discours sur la promotion des exportations ne fait que redoubler d'intensité. Pis encore, l'affaissement des exportations hors hydrocarbures se conjugue, avec une chute nette des recette pétrolières. Une baisse considérable des exportations d'hydrocarbures est enregistrée et celles-ci sont passées de 22,1 milliards de dollars durant les sept premiers mois de 2015 à 15,14 milliards de dollars pour la même période de 2016, ce qui correspond à un recul de 31,48%, soit près de 7 milliards de dollars. Il est vrai que les importations ont également diminué en 2016 pour s'établir à 27,07 milliards de dollars contre 31,53 milliards de dollars en 2015. Cette diminution qui est de l'ordre de 14,14%, soit une baisse de 4,46 milliards de dollars, touche tous les domaines, particulièrement l'automobile. Néanmoins, la vérité que cachent mal ces chiffres, c'est que les exportations des sept premiers mois de l'année en cours couvrent moins de 60% des importations effectuées au cours de la même période et le recours aux réserves de changes est tel que celles-ci ont chuté de 143 milliards de dollars en décembre 2015 à moins de 120 en juillet 2016.
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Cette situation de crise, qui est le résultat direct de la chute des prix du pétrole sur le marché international, constitue un vrai motif d'instabilité. car, vraisemblablement, tout déséquilibre budgétaire va se répercuter sur le quotidien des citoyens, ce qui est de nature à entraîner des remous dans la société. Les augmentations des prix de certains produits, les nouvelles taxes prévues dans la loi de finances 2017, sont édifiantes à ce propos. Pour éviter une panique générale face à l'ampleur de la crise et pour couper l'herbe sous le pied à ceux qui évoquent «l'échec recommencé» du gouvernement, un discours d'apaisement a été entretenu des mois durant et des réformes profondes ont été promises. Depuis, une loi de finances, celle de 2016, a été élaborée et des mesures plus ou moins libérales y ont été injectées. Un nouveau Code d'investissement a également été mis en place, conformément, a-t-on dit, aux dispositions de la nouvelle Constitution. Parallèlement, une renégociation du pacte économique et social en vue de mettre en place un «nouveau modèle économique» a été entamée. Ce «nouveau modèle économique» a été présenté comme étant une panacée par Sellal et ses soutiens, notamment le patronat et l'Ugta. Néanmoins, son contenu reste toujours méconnu, y compris par les acteurs du secteur économique et ce qui se fait sur le terrain est loin de répondre aux défis qui s'imposent. En effet, la diversification de l'économie nationale, l'élargissement du tissu industriel et de l'offre exportable à travers la création de milliers de nouvelles entités industrielles dans tous les secteurs d'activités, la mise à mort de la bureaucratie étouffante, le développement des transports maritime et aérien, ainsi que la réduction des tarifs y afférents, la libération totale de l'acte d'investir, la professionnalisation des banques et leur préparation à jouer le rôle d'acteurs et de partenaires des opérateurs économiques, la réduction des charges fiscales, l'actualisation du Code du travail, etc., tous ces chantiers dont la mise en oeuvre est aussi urgente qu'indispensable sont synonymes d'une réforme structurelle radicale de l'économie nationale, une réforme qui nécessite un courage politique infaillible et un personnel compétent et représentatif des véritables forces politiques qui agitent les sociétés. Pour l'heure, rien ne dénote une quelconque volonté d'aller dans ce sens, même si le discours du gouvernement insiste sur cet aspect de la question. Il est, dans ce cas, possible que l'équipe de Sellal ait opté pour la méthode Soft au lieu de mettre en oeuvre la thérapie de choc qu'appelle la gravité de la situation. Mais le risque encouru est grand, car, comme dans tout processus de réforme progressif, il est difficile de neutraliser les forces centrifuges et d'en limiter les dégâts. Le gouvernement fait donc face à deux problèmes : la crise d'un côté, et l'élan conservateur de la société et de «l'Etat profond», de l'autre. Et la recherche de la formule adéquate pour s'y prendre peut durer longtemps, «trop» longtemps.
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Médicaments : Hausse de 10% de la facture d'importation en sept mois (APS)
La facture d'importation des produits pharmaceutiques a augmenté de 10% au cours des sept premiers mois de 2016 par rapport à la même période de l'année 2015, en dépit d'une légère baisse des quantités importées, a appris l'APS auprès des Douanes.
Ainsi, la valeur des importations de ces produits s'est élevée à 1,14 milliard de dollars (mds usd) entre début janvier et fin juillet 2016, contre 1,03 md usd à la même période de 2015, soit une hausse de 10,17%, précise le Centre national de l'informatique et des statistiques des douanes (Cnis).
Quant aux quantités importées, elles ont reculé de 1,68% en s'établissant à 14.643,2 tonnes (t) contre 14.892,7 t entre les deux périodes de comparaison.
Par catégorie de produits, la facture des médicaments à usage humain s'est chiffrée à 1,07 milliard usd contre près de 984 millions usd (+9,6%), tandis que les quantités sont passées à 13.157,4 t contre 13.546 t (-2,87%).
Lire aussi : Médicaments: forte hausse des importations sur les 5 premiers mois
Pour les médicaments à usage vétérinaire, les importations ont atteint près de 18,5 millions usd (410,6 t) contre 18,54 millions usd (442,4 t), soit des baisses de 0,27% en valeur et de 7,2% en volume.
Pour les importations des produits parapharmaceutiques, elles ont coûté 45,65 millions usd (1.075,2 t) contre 34,57 millions usd (904,3 t), soit une hausse de 32,04% en valeur et de près de 19% en volume.
Dans le cadre de la rationalisation des importations des médicaments, un arrêté ministériel publié en décembre 2015 avait fixé la liste des produits pharmaceutiques à usage humain et des matériels médicaux fabriqués en Algérie qui sont interdits à l'importation, rappelle-t-on.
Il s'agit de 357 médicaments composés de comprimés, crèmes et pommades dermiques, solutions injectables, suppositoires, pommades ophtalmiques et de sirop.
S'y ajoute également une liste de onze (11) matériels médicaux fabriqués localement et qui sont aussi interdits à l'importation telles les seringues, compresses et bandes de gaze et la bicarbonate de soude pour dialyse.
En 2015, les importations des produits pharmaceutiques avaient atteint 1,96 milliard de dollars (-22% par rapport à 2014) pour un volume global de près de 27.000 tonnes (-15,32%).
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Stratégie de relance de la PME : Installation hier des commissions permanentes (Horizons)
En vue de faire face à la crise économique et surtout par souci de trouver des solutions de substitution à la dépendance aux hydrocarbures, le Conseil national consultatif pour la promotion de la PME (CNC-PME) prépare une stratégie de relance.
La stratégie repose essentiellement sur la création des PME innovantes dans des domaines où les avantages comparatifs sont avérés, à l’image de l’agroalimentaire, de la manufacture et des TIC. Et également sur le développement de la sous-traitance, un créneau actuellement à la traîne. « Avec le développement de l’industrie automobile, il est impératif de donner de l’élan à la sous-traitance et d’encourager les PME à s’orienter vers ce créneau pour l’impliquer directement », a souligné Idris Yalaoui, membre du bureau exécutif du CNC-PME. Contacté hier, ce dernier a fait savoir que cette stratégie devra être prête avant le mois de décembre prochain en vue de la présenter au ministère de l’Industrie et des Mines. Date à laquelle sera convoquée l’assemblée générale ordinaire du CNC-PME. La préparation de cette stratégie a fait donc l’objet de la réunion tenue, hier, au siège du CNC-PME, dont les membres ont procédé à l’installation des quatre commissions permanentes. Une réunion ordinaire qui s’inscrit, selon Yalaoui, dans le cadre du plan d’action de 2016. Il a expliqué qu’à l’entame d’un nouveau mandat, le CNC-PME procède au renouvellement de ses structures et à l’installation des commissions permanentes avec la définition de leurs tâches respectives, dont une est chargée de l’économie et des finances. « Celle-ci a pris rendez-vous avec la commission chargée des finances de l’APN pour lui faire part des difficultés, notamment d’ordre fiscal, auxquelles font face les PME », a-t-il indiqué ajoutant que d’autres propositions seront formulées dans le cadre de la préparation de la prochaine loi de finances. Sur la lancée, il a précisé que le CNC-PME s’est inspiré des 50 propositions de sortie de crise du Forum des chefs d’entreprise. La deuxième commission a trait à tout ce qui est en relation avec l’exportation et le partenariat, alors que la troisième interviendra sur le plan stratégique et le développement des PME ainsi qu’à leur survie. Celle-ci a donc pour mission de veiller à réduire le taux de mortalité des PME qui, actuellement, se situe entre 8 et 9%, a-t-il fait observer. Les PME doivent, a-t-il dit, « avoir plus de facilitations notamment en termes de fiscalité ainsi qu’un appui pour le maintien de la vie pour pouvoir s’impliquer pleinement et efficacement dans la dynamisation de l’économie nationale ». L’amélioration du climat des
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affaires et l’allégement fiscal ne peuvent, selon lui, que tomber à point. La quatrième commission est chargée de la communication et du système informatique. Lors de cette même réunion, les priorités ont été définies. Considéré comme étant une force de proposition et forte par son statut qui lui attribue la mission du maintien du dialogue et de la concertation entre les pouvoirs publics et les partenaires socioéconomiques, le Conseil met en relief, d’un côté, l’impératif de création de technopoles et de start-up et, de l’autre, le renforcement des associations professionnelles pour le développement des PME.
Développement économique : La femme aux premiers rangs (El Moudjahid)
D.R
La participation de la femme au développement et à la croissance économique et sociale est un fait reconnu. En Algérie, surtout durant ces dix dernières années, elle a prouvé l’efficacité de son rôle dans le processus économique. Il faut le reconnaître, cette implication de la frange féminine dans la scène économique n'est pas le fruit du hasard, mais témoigne plutôt de la réussite de la politique mise en place par les pouvoirs publics pour la promotion de la femme. Il s’agit, d’une part, de la généralisation de l'enseignement et, d’autre part, de l'amélioration du niveau d'instruction des filles scolarisables. En termes de droit, on constate également que le Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, a procédé à la promulgation de différentes lois pour l’intégration de la femme dans la sphère économique et le renforcement de son statut de chef d'entreprise. En outre, soulignons les nombreux dispositifs d'aide à l'emploi et à l'investissement (Ansej, Angem, Cnac et Andi), qui ont constitué un moyen efficace et un soutien pour les femmes entrepreneurs et artisanes pour réaliser leurs propres projets. Aussi, l’autre élément important qui a vraiment aidé la femme à émerger dans le monde économique réside dans l’amélioration du climat des affaires. Grâce à tous ces éléments, elle a pu s’imposer aujourd’hui dans le monde des affaires et du management économique. «Son rôle dans le développement économique est très important. De plus en plus, on constate une participation nombreuse de cette frange dans la sphère économique», témoigne Mme Ihaddadene, artisane spécialisée dans le tissage des robes kabyles, rencontrée dans le cadre d’une foire. Et d’ajouter : «On ne peut pas saisir l’Algérie si l'on ne perçoit pas bien la place qu’occupe la femme et le rôle qu'elle joue, dans tous les domaines.»
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Ihaddadene raconte le parcours de sa vie professionnelle avec fierté : «J’avais commencé ma vie professionnelle à l’âge de 10 ans. Au début, je confectionnais des tapis, avant de me spécialiser dans le tissage des robes kabyles.» Notre interlocutrice, habillée d’une robe jaune assortie à son voile, ne s’imaginait pas qu’un jour elle deviendra propriétaire d’un atelier. «Grâce à tous les moyens mis en place par les pouvoirs publics, j’arrive aujourd’hui à réaliser mon projet et à créer une vingtaine de postes d’emploi», dit-elle fièrement, avant de souligner qu’il y a également plusieurs femmes au niveau de sa commune, Aïn El-Hammam, qui ont réalisé leur propre atelier de tissage. De son côté, Aïcha El-Ayeb, artisane spécialisée dans la production des objets de vannerie, trouve aussi que la femme, aujourd’hui en Algérie, s’est imposée grâce à sa volonté et à son dynamisme. «Dieu merci, aujourd’hui, la femme artisan a une possibilité de s’introduire dans la sphère économique. Si ce n’était pas la grande volonté accordée par son excellence, le Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, à la femme, je ne pense pas pouvoir aujourd’hui réaliser mes projets et participer activement dans l’émergence de l’économie de notre pays», a-t-elle affirmé. Notre interlocutrice emploie actuellement, dans son atelier situé à la wilaya de Tissemsilt environ 10 femmes. De manière générale, on a tendance à croire que la condition des femmes en Algérie est supérieure à celle d’autres pays africains, et en particulier du monde arabe. Bien que la situation des femmes algériennes ait connu une amélioration importante à plusieurs égards, il n'en demeure pas moins qu'il existe toujours des lacunes. On peut citer, à ce titre, les problèmes liés, notamment, aux contraintes socioculturelles et à l'intensité de la charge des travaux domestiques. Il faut dire qu’en dépit de ces carences, le nombre de femmes actives est en progression significative. Pour preuve, les statistiques du Centre national du registre du commerce indiquent que l'Algérie comptait près de 200.000 femmes entrepreneurs au 31/12/2015, ce chiffre qui ne représentait en 2014 que 7,4% a progressé pour atteindre aujourd'hui les 17%. La situation économique actuelle, surtout depuis la chute des prix de pétrole, et l’encouragement de la frange féminine pour participer à l’activité économique deviennent plus que nécessaire, car aujourd’hui, cette dernière a prouvé une compétence dans les différents domaines d’activité économique tels l’agriculture et l’artisanat. Qu’on le veuille ou pas, la femme algérienne constitue l’un des piliers sur lequel repose l’économie nationale.
La problématique du déficit en AEP réside dans la gestion des ressources en eau (APS)
La problématique du déficit en alimentation en eau potable ne réside pas dans les ressources en eau mais dans la gestion de ces ressources a estimé samedi à Tébessa, le ministre des Ressources en eau et de l'environnement Abdelkader Ouali .
Le pays dispose d'une disponibilité d'eau grâce aux multiples projets concrétisés dans le domaine des ressource en eau et ces acquis nécessitent
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un accompagnement et une rationalisation de l'exploitation de l'eau, a précisé le ministre .
Au cours de l'installation de la commission de wilaya chargée du contrôle des infrastructures d'eau, au siège de l'Algérienne des eaux (ADE), le ministre a mis en exergue l'importance de lutter contre le gaspillage de l'eau et les agressions faites sur les réseaux d'alimentation en eau potable (AEP) .
M. Ouali s'est rendu à la station de pompage d'Ain Zeroug, où des informations ont été données sur le chantier de l'installation des conduites d'eau à partir du barrage Ain Dalia, dans la wilaya limitrophe de Souk Ahras vers Tébessa, lequel projet qui va doter Tébessa d'un volume d'eau de 7 000 m3 supplémentaire qui sera ajouté aux 23 000 m3 dont bénéficie la wilaya, selon l'exposé présenté.
Mobilisant une enveloppe financière estimée à 650 millions de dinars, le projet de l'installation des conduites d'eau s'étend sur un linéaire de 37km, a-t-on noté in situ.
Au cours de la présentation d'un exposé sur le secteur des ressources en eaux dans la wilaya de Tébessa, le ministre a rappelé les mesures d'urgences prises dont l'alimentation de la wilaya à partir du barrage Ain Dalia et la mise en exploitation d'un réservoir d'eau d'une capacité de 5 000 m3, qui ont contribué à "atténuer" le déficit chronique que connait Tébessa en cette denrée vitale .
Selon les explications fournies, la wilaya de Tébessa dispose de 153 puits d'un débit de 104 000 m4 par jour, de six (6) retenues collinaires et d'un barrage d’une capacité de 4,7 millions m3 réservé pour l’irrigation de 700 hectares de terres agricoles, à côté de l’entrée en exploitation de deux périmètres irrigués dans la commune de Bir Dhab (140 ha) et la commune d’Ain Zerga (240 ha) .
L’exposé des services des ressources en eau de la wilaya de Tébessa souligne également que le déficit en matière d’AEP dans cette wilaya est de l’ordre de 24 000 m3/jour.
M. Ouali s’est également rendu au chantier de réalisation de la station d’épuration du chef lieu de la wilaya, dont les travaux ont été lancés en mars 2015, pour lequel un montant de 2,6 millairds de dinars été réservé et dont la mise en exploitation devra généré 200 postes d’emplois direct, a-t-on noté.
Le ministre qui s’est également rendu à la wilaya limitrophe Souk Ahras, s’est enquis des travaux de réalisation du barrage Oued Mellage, d’une capacité de 122 millions de m3 et dont les travaux ont atteint 85% de taux d’avancement.
In situ, M. Ouali a souligné que la priorité dans l’exploitation des eaux du barrage oued Mellague sera réservée aux communes de la wilaya de Tébessa et la région sud de la wilaya de Souk Ahras, à côté du futur complexe du phosphate de Oued Kebrit .
Le ministre des Ressources en eau qui a valorisé l’effort déployé par l’entreprise Cosider, chargée de réaliser l’ouvrage hydraulique imposant de oued Mellague, a souligné la qualité de travail de cette entreprise, et a
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également précisé qu’une étude sera effectuée prochainement pour désigner les régions jouxtant ce barrage d’eau et qui devront bénéficier d’un quota de cette source précieuse .
Il a détaillé que le barrage Oued Mellague sera achevé en décembre 2016 et mis en exploitation en mars 2017, indiquant que 9000 ha de terres agricoles seront irrigués depuis cette infrastructure d’eau.
Mr Kaci Ait Yala, Président du FCE international à Algérie-éco : « L’Algérie a besoin d’une diaspora qui l’accompagne dans cette phase de transition » (Algérie Eco)
Ingénieur en électronique, Mr Kaci Ait Yala débute sa carrière en qualité de Responsable R&D dans un grand groupe européen avant de créer le Groupe K&S, première entreprise à avoir affiché une image de télévision sur un écran plat, qui comprend plusieurs sociétés en Europe et en Algérie. Il a également été le premier algérien à introduire sa société en bourse sur le marché réglementé d’Euronext Paris. Son souci de fédérer la diaspora algérienne en France vient de loin : déjà en 1992, il fut l’un des initiateurs du Club 92 qui s’était efforcé de rompre l’embargo économique de fait subi par l’Algérie pendant la décennie noire et répondant à l’appel des autorités algériennes, il investit alors lui-même dans un site de production à Oran (Bya Electronic). Depuis, il n’a cessé de fédérer et de mettre en relation les entrepreneurs français d’origine algérienne en dehors, souligne-t-il, de toute considération politique ou confessionnelle. Chevalier de la Légion d’honneur, Mr Kaci Ait Yala est membre de plusieurs organisations patronales et fut lauréat, en 2007, du prix du chef d’entreprise issu de la diversité. Dans cette interview qu’il nous a accordé, il se confie en exclusivité à «Algérie-Eco».
Algérie-éco : Vous avez été à la tête d’une délégation qui s’est rendue du 26 au 29 juin 2016 à Alger, quel a été l’objet de cette visite ?
Mr Kaci Ait Yala : Le déplacement officiel de travail à Alger organisé par le FCE International et la CACI France a effectivement eu lieu du 26 au 29 juin 2016. Il s’inscrit dans la dynamique du renforcement des relations économiques algéro-françaises impulsée par l’accord d’exception signé en décembre 2012. Le 26, nous avons tenu une réunion à l’Hôtel Aurassi du bureau de la CACI France pour l’approbation des comptes 2015. Dans la soirée, nous avons participé à l’Afterwork de Jil'FCE et nous avons débattu aux côtés de Kamel Chekkat, chercheur en théologie sur le thème : « Entreprenariat et Religion ». Le lendemain, nous avons tenu une réunion
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FCE / FCE International – ODJ. Il a été décidé l’élaboration d’un règlement intérieur qui doit obéir à la stratégie nationale, la mobilisation de subventions, de cotisations et dons pour le budget de fonctionnement du FCE International. Nous avons également discuté de notre site web qui doit être opérationnel dans les meilleurs délais. La gestion du site se fera au siège du FCE et sera alimenté par les membres honoraires. Il a été question également de la relation CACI France – FCE International, celle-ci doit être définie et précisée afin de travailler en synergie. Il faut souligner que M. Tibaoui, vice-président du FCE et président du WTC Int a mis à la disposition du FCE International, le réseau du World Trade Center International. Pour ce qui est des projets (IDE), ils ont été présentés par les membres du FCE International dans différents secteurs d’activités : Tourisme, Banque, E-commerce, Logistique, Smart Big Data, Filières Agricoles, Centrale Export, e-santé, Rating Africa, FCE Silicon Campus etc. Le 28 juin, notre délégation a rencontré Mr Abdeslam Chelghoum, Ministre de l’Agriculture, du Développement Rural et de la Pêche. Cette rencontre s’est déroulée en présence de l’ensemble des cadres du ministère et a donné lieu à un échange approfondi et détaillé. Nous avons présenté et expliqué les actions et les méthodes de travail du FCE International et de la CACI France. Nous avons longuement débattu des projets déjà envisagés par le FCE International et la CACI France, à savoir : la relance d’une race de mouton en voie de disparition, avec création d’une ferme pilote ; la coopération dans la filière bovine, veau et lait, qui connait de graves difficultés en France ; la production agricole « bio » qui connait un essor remarquable. Se déclarant « preneur » de ces projets structurants, Mr le Ministre a mis en avant plusieurs autres besoins dont l’export et a confirmé que la première cible commerciale à l’export est notre diaspora installée à l’étranger à l’instar de la diaspora chinoise et turque. Il y a besoin de la :
Mise en place de centrales logistiques dans les grands pôles de production et organisation du circuit d’exportation (normalisation des opérations, des procédures, des relations entre opérateurs, marketing, …),
Création de centres de conditionnement et d’expédition de produits agricoles frais ainsi que de produits de la pêche et de l’aquaculture,
Mise en place de consortiums d’opérateurs pour l’amélioration de leur compétitivité sur les marchés internationaux,
Valorisation des produits et sous-produits d’origine animale et végétale,
Appui à l’exportation de produits à base de viandes rouge et blanche et d’origine animale,
Appui au développement de la filière oléicole,
Mécanisation spécialisée (pas les tracteurs ou les moissonneuses, mais les machines comme les arracheuses de pommes de terre),
Le secteur de la transformation des productions agricoles.
Le jour même, nous avons participé à la soirée de mobilisation pour l’emprunt national obligataire qui a réuni 800 chefs d'entreprises et permis de lever 1.5 milliards de dollars.
Que représente la diaspora nationale en termes de chiffre d’affaires ?
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Forte de plus de 5 millions de personnes en France et de 8 millions dans le monde, la diaspora algérienne établie à l’étranger représente une manne économique et scientifique de 400 000 chefs d’entreprises et hauts cadres installés en France est une richesse inespérée pour le pays. Elle a un potentiel de chiffre d’affaires de plus de 200 milliards de dollars. D’après la Banque Mondiale, en 2015, la diaspora tunisienne a transféré 2,3 milliards de dollars vers son pays, le Maroc 6,4 milliards de dollars et la diaspora algérienne seulement 2 milliards de dollars alors qu’elle est 5 fois plus grande. C’est la première recette hors hydrocarbures des inputs en devises de notre pays. Nous nous sommes fixés comme objectif de multiplier ce chiffre par 10.
Votre mission est de développer les échanges économiques et commerciaux, entre la France et l’Algérie, est-ce que ces relations se développent à un rythme important où bien sont-elles en stand by ?
Vous l’aurez compris, notre mission et celle d’autres organisations aussi est de construire un pont Paris/Alger à l’image de ce qu’a été l’axe Paris/Berlin après la seconde guerre mondiale : un axe structurant, de long terme et placé sous le signe de l’Excellence. Nous apportons le savoir-faire de proximité et un accompagnement de la petite et moyenne entreprise. Nous mettons l’accent sur la notion d’intelligence économique et sur l’utilisation à cet égard des techniques numériques. Ce partenariat stratégique entre l’Algérie et la France s’inscrit dans les orientations décidées par les présidents Abdelaziz Bouteflika et François Hollande en décembre 2012. A ce jour, 500 entreprises françaises se sont implantées en Algérie et génèrent plus de 140.000 emplois directs et indirects. Les flux d’investissements français vers l’Algérie sont systématiquement supérieurs à 200 millions d’euros par an depuis 2008. Ces flux font aujourd’hui de la France le premier investisseur hors hydrocarbures en Algérie. Les investissements français couvrent ainsi la quasi-totalité des secteurs d’activité algériens et concourent directement à la diversification de l’économie du pays. Ils concernent en particulier le secteur financier, l’industrie automobile, les transports, les industries alimentaires, l’industrie pharmaceutique, la construction, le secteur de l’extraction minière et de la formation. Les relations entre la France et l’Algérie ne peuvent êtres quelconques, la présence de notre diaspora, notre histoire commune, les positions géostratégiques des deux pays, les problèmes sécuritaires et les investissements engagés font que ces relations ne peuvent qu’aller de l’avant.
La diaspora nationale manifeste en permanence son intérêt pour le pays, y’a-t-il des blocages ou des contraintes qui freinent cet intérêt ?
L’Algérie est sortie de la zone de turbulences et vit une période de transition vers une économie de marché, une restructuration économique capable de préparer notre pays à l’après pétrole. Nous nous inscrivons dans une
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perspective d’accompagnement de toute démarche structurante et avons mis en place des commissions d’experts à cet effet. L’économie nationale est confrontée depuis deux ans à une crise pétrolière sévère qui par sa durabilité a fortement aggravé les équilibres macro-économiques du pays.
Lors de la dernière tripartite, la stratégie de sortie de crise élaborée par les pouvoirs publics et les actions visant à dynamiser la croissance et l'investissement hors hydrocarbures ont fait l’objet d’un large consensus.
Il reste à définir et à faire adopter, dans les meilleurs délais, une politique ambitieuse de diversification économique, basée sur une transformation structurelle de notre industrie et la rénovation du modèle de financement de l’économie. Dans ce cadre, le gouvernement aurait à gérer une transition durant laquelle la priorité devrait concerner la mise en adéquation entre les politiques publiques et les besoins sectoriels de l'économie, la révision du modèle de la gouvernance économique et l'émergence d'acteurs de marché capables de mettre en place une économie où la forte dépendance aux hydrocarbures et la dépense publique seront sensiblement réduites.
Cette vision est en totale adéquation avec le plaidoyer du Forum Des Chefs d’Entreprise (FCE), de juin 2015 « Pour l’émergence de l’économie algérienne ».
Depuis ces dernières décisions gouvernementales, il n’y a plus de grosses contraintes à l’implication de notre diaspora dans le développement de son pays.
Les réformes économiques et juridique (nouvelle constitution, nouveau code des investissements etc.), affirme comme irréversible la transition de l’économie algérienne vers une économie de marché.
Pensez-vous que le nouveau modèle économique est apte à évoluer selon les règles de l’économie de marché ?
L’économie de marché obéit à des règles et à des obligations. La confiance et la transparence sont de fait. L’économie de marché est un processus complet, c’est une chaine de valeur qui démarre de la naissance de l’individu jusqu’à sa disparition. Notre positionnement doit être défini. Il faut éviter de faire du copier/coller France–Algérie ou USA–Algérie. Il faut arrêter de croire à des théories complexes d’experts qui ont toujours vécu dans un autre système et sont alimentés de données et contenus internet et qui veulent nous imposer leurs théories. Nous avons la chance aujourd’hui de reconstruire notre modèle économique sur une nouvelle base. L’économie de marché c’est comme une équation mathématique, si vous n’avez pas étudié les intégrales, vous ne pouvez résoudre une équation d’intégrales.
La diaspora d’origine algérienne évolue dans le système d’économie de marché, en maîtrise les codes et les règles. Nous pouvons aujourd’hui tous affirmer que nous parlons le même langage.
Vous êtes le président du Forum des Chefs d’Entreprise International et aussi président de la Chambre Algérienne de Commerce et de l’Industrie en France (CACI France), en quoi consiste votre mission et quels sont vos projets ?
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Effectivement, nous avons préféré pour notre représentation économique à l’étranger et pour plus d’efficacité que les deux entités soient présidées par la même personne. Nous sommes partie de zéro et le travail à réaliser nécessitait une rapidité d’exécution. Nous gérons les deux organisations comme nous gérons nos propres entreprises (vision, action et suivi). Je suis responsable devant le président du FCE Mr Ali Haddad et de la direction de la CACI de la réussite de ce projet. Les deux organismes sont complémentaires et que vous compreniez au mieux, je vais vous expliciter les deux structures :
I. Le Forum des Chefs d’Entreprise (FCE) :
Le FCE a pour vocation de contribuer à l’instauration de l’esprit d’entreprise au sein de l’économie nationale et de promouvoir l’initiative privée et de défendre les intérêts de l’entreprise algérienne. Les acteurs économiques les plus importants se sont regroupés à l’intérieur du FCE pour faire valoir leur point de vue et faire entendre leur voix sur la scène économique nationale, à travers l’instauration d’un dialogue permanent avec les pouvoirs publics d'une part, mais également avec tous les autres acteurs économiques et sociaux (médias, syndicats, chercheurs, etc.).
Présidé par Mr Ali Haddad, le Forum regroupe à février 2016 environ 1800 entreprises. Les sociétés membres du FCE cumulent un chiffre d’affaires global de plus de 30 milliards de dollars et emploient plus de 260 000 salariés.
1/ Sur le plan interne :
- Organiser et développer la concertation entre les membres du FCE ;
- Mettre à la disposition des entreprises l’information économique utile et d’actualité ;
- Initier toutes les études économiques qui intéressent les activités des membres du FCE
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- Encourager la conclusion d’affaires ou de projets d’association entre les membres ;
- Rechercher et faciliter les opérations de partenariat ou de prise de participation entre l’entreprise algérienne et l’entreprise étrangère ;
- Conseiller l’entreprise adhérente et, au besoin, l’assister dans ses démarches ;
- Encourager les actions de formation et la recherche sur le management des entreprises.
2/ Sur le plan des relations et de la concertation avec les pouvoirs publics :
- Etudier et analyser tout document, projet ou disposition à caractère législatif ou réglementaire émanant des pouvoirs publics et ayant un impact sur l’entreprise ;
- Formuler des suggestions et recommandations relatives aux questions économiques ;
- Porter à la connaissance des pouvoirs publics et des chefs d’entreprise la position du FCE sur toute question économique ;
- S’organiser pour répondre à toute consultation ou avis émanant des pouvoirs publics ou d’autres organismes et institutions similaires ;
- Organiser la participation du FCE aux réunions, symposiums, colloques et autres manifestations économiques susceptibles d’intéresser les entreprises adhérentes.
3/ Sur le plan des relations et de la concertation avec les autres organisations nationales et internationales :
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- Développer avec les organisations similaires, les organisations patronales, les associations économiques étrangères des relations de coopération ;
- Participer à travers les entreprises membres aux manifestations économiques à l’étranger qui suscitent l’intérêt pour l’Algérie ;
- Organiser des journées d’études en Algérie et à l’étranger en collaboration avec des organismes étrangers ;
- Adhérer à toute organisation internationale poursuivant les mêmes buts.
II. La Chambre Algérienne de Commerce et de l’Industrie (CACI) :
La chambre algérienne de commerce et d'industrie (CACI), est un établissement public à caractère industriel et commercial qui a la particularité d’être ouverte à la représentation des entreprises à travers des organes où siègent des dirigeants d’entreprises élus par leurs pairs.
La CACI est l’émanation d’un réseau de 48 chambres de commerce et d’industrie locales qui couvrent l’ensemble du territoire national. Elle concoure au développement des entreprises et de l’économie nationale. Sa mission est définie par décret.
Les missions de la chambre de commerce et d'industrie :
La CACI exerce une mission d'intérêt général. Elle est l’organe représentant les intérêts généraux des entreprises industrielles, commerciales et de services tant auprès des pouvoirs publics que des autorités étrangères afin de promouvoir le développement économique. Elle constitue le lieu privilégié de dialogue et de concertation
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entre les opérateurs économiques et entre ceux-ci et les pouvoirs publics. Elle joue également un rôle de soutien auprès des entreprises notamment en accompagnant les créateurs et repreneurs de sociétés ou encore en oeuvrant pour la formation professionnelle. En partenariat avec les autorités nationales, la CACI peut conseiller et soutenir les entreprises dans leur développement international notamment dans le domaine des exportations. En outre, la CACI est dépositaire de prérogatives de puissance publique. Au-delà de sa mission historique de représentation et de promotion des intérêts de plus d’un million d’entreprises affiliées au réseau des CCI, la CACI assure de multiples services à destination des entreprises tels que :
- l’appui à la création et l’accompagnement des entreprises ;
- la collecte, le traitement et la diffusion de l’information économique et commerciale ;
- l’assistance au développement des entreprises ;
- l’assistance et le soutien aux exportateurs hors hydrocarbures ;
- l’organisation de mises en relations d’affaires entre les hommes d’affaires algériens et étrangers notamment à l’occasion des visites de délégations algériennes à l’étranger et de délégations étrangères en Algérie ;
- la conclusion d’accords de coopération, la création de conseils d’hommes d’affaires bilatéraux ou la création de chambres de commerce mixtes avec des organismes similaires ou homologues étrangers, réalisés souvent à la demande des pouvoirs publics et visant notamment l’accompagnement à l’international des entreprises algériennes ;
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- l’adhésion aux groupements régionaux et internationaux des Chambres de Commerce et d’Industrie ;
- le visa et la certification de documents commerciaux (RC, certificats d’origines, …) présentés ou demandés par les opérateurs notamment dans le cadre de leurs relations avec l’étranger ;
- l’organisation de séminaires, de journées d’information, d’expositions et de salons ;
- la formation, le perfectionnement, le recyclage et le développement des compétences ;
- la mise à disposition d’un centre de conciliation et d’arbitrage pour le règlement des litiges commerciaux des opérateurs économiques.
La CACI est présidé par Mr Mohamed Laid Benamor (élu), Mr Mohamed Chami est le Directeur Général (fonctionnaire).
Peut-on connaitre votre programme à venir ?
Nous allons tenir en septembre à Paris l’Assemblée Générale de CACI France. Nous serons présents dans le même mois à la Conférence sur l’agriculture en collaboration avec la Chambre de commerce d’Almeria qui sera organisée par le FCE. Nous confirmons également notre participation à la 2ème édition sur l’investissement dans l’agro-industrie, organisée par le Ministère de l’Agriculture. Le 24, 25, 26 et 27 septembre nous serons présents au Salon IFTM/TOP RES à Alger et à l’inauguration du complexe hôtelier « La Gazelle d’Or » du groupe Mehri à El Oued. Le 28, 29 et30 septembre, le FCE organise la 2ème édition de son université d’été à Constantine à laquelle nous participerons bien entendu. Le 5, 6, 7 et 8 octobre, nous serons présents au 1er Salon International de la Récupération et de la Valorisation des Déchets (Revad) Industriels, qui sera organisé à Alger par la CACI Algérie. Toujours en octobre, la quatrième session du Comité mixte économique franco-algérien sera organisée à Paris. Au même mois, il est prévu la tenue du salon Planète PME au Palais Brongniart à Paris. Algeria Invited Nation qui sera organisé par le FCE, qui va également tenir une Conférence à New York avec les Chambres de commerce. Au mois de novembre, les 2, 3 et 4 à Marseille, le FCE International et CACI France, organisera la Semaine Economique en Méditerranée sous le thème « le numérique en méditerranée ». En marge de cet événement, il est prévu la
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tenue d’une rencontre à Marseille intitulée « Simplifiez-vous l’Algérie ». Les 23, 24, 25 et 26 novembre 2016, Alger (Safex – Pins maritimes) Salon International du Transport et de la Logistique « Logistical ». Et enfin, il y aura le rendez-vous tant attendu à savoir le Forum économique algéro-africain d’Alger dans lequel le FCE est partenaire. Et enfin à la mi-décembre, il est prévu la tenue du Forum Economique Algérie à Bruxelles.
Les membres de la diaspora se plaignent d’un déficit de représentation dans les assemblées élues notamment les deux chambres du parlement, à quoi cela est dû à votre avis et comment oeuvrer pour qu’ils soient beaucoup plus présents dans ces institutions ?
L’Algérie a besoin d’une diaspora qui l’accompagne dans cette phase de transition vers une économie de marché. Ceux de nos compatriotes qui sont intéressés par le militantisme politique, je ne vois pas où est le problème ? Pour les binationaux, ils peuvent se présenter aux élections en France et je peux vous affirmer que nous avons beaucoup d’élus à tous les niveaux et des grandes compétences qui nous aident dans notre projet. Pour ceux qui ne sont pas binationaux, donc seulement algériens, ils ont le droit de se présenter au même titre que l’ensemble des algériens à toutes les élections en Algérie.
Je profite de cette fenêtre pour faire appel à notre diaspora pour nous rejoindre et militer au sein des commissions sectorielles de nos organisations. Sincèrement, l’Algérie ne peut plus financer autant d’élus de partis politiques, de fonctionnaires, d’aides etc. Il y aura des priorités. Il va falloir faire des choix. Notre indépendance économique en dépend. Nos recettes d’hydrocarbures ont été divisées par quatre. Il faut se réveiller et se mettre au travail.
L’Algérie est un modèle d’attractivité : elle dispose d’un potentiel énergétique inégalable, d’un coût de la main d’oeuvre extrêmement compétitif, d’une population socialement soutenue par une politique gouvernementale (santé, culture, logement, transport, instruction et formation professionnelle etc.) et d’un territoire qui fait cinq fois la France. Le FCE International et la CACI France, par leur positionnement, par la qualité de leurs membres et par leurs implantations de proximité, oeuvreront sans relâche pour canaliser la manne financière et le savoir de notre diaspora en direction du pays.
Le gouvernement doit poursuivre sa stratégie de diversification de l’économie et continuer à soutenir le développement de la production en Algérie de produits et services. La production algérienne doit être qualitative. Je tiens ici à féliciter le Président du Forum des Chefs d’Entreprises (FCE), Mr. Ali Haddad, d’avoir lancé le label baptisé « Basma Djazairia» : il faut promouvoir la production nationale de produits fabriqués en Algérie par les algériens mais aussi en dehors du territoire national. Il convient d’accompagner les entreprises algériennes dans leur stratégie d’exportation. Nous avons d’ailleurs mis en place une commission Made in Algeria (MIA) pour accompagner la promotion des produits et services algériens.
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L'export doit être au centre de notre stratégie. C'est un acte politique et une stratégie du pays à l'instar de tous les autres pays. La décision de l'Algérie d'accompagner l'entreprise algérienne et plus précisément les chefs d'entreprises dans le développement du commerce extérieur est également un engagement ferme et irréversible. La promotion du Label Algérie et son positionnement à un standard haut de gamme devra être notre objectif.
Il faut utiliser des leviers accélérateurs de processus pour se positionner rapidement sur le marché de l'export. Notre produit d'exportation doit être induit par notre pouvoir de consommation (volume d'import) et doit impérativement cibler les pays où notre diaspora est présente (ce sont nos meilleurs représentants à l'étranger, à l’instar des modèles chinois et turc).
L’Algérie a traversé une décennie noire, une décennie d’embargo international. Nous avons dû nous débrouiller seuls et nous nous en sommes sortis et grâce à vous tous, nous avons même réussi à se pardonner et faire la paix entre nous. Dans son discours vers notre diaspora, Mr Ali Haddad, a insisté sur le fait qu’il nous faut rétablir la confiance entre nous. Avec la confiance tout est possible.
Je souhaiterai conclure cette interview par un message. En tant qu’émigré et fils d’émigré, j'ai toujours été soucieux d'entretenir le lien avec mon pays d'origine, en lui manifestant mon soutien durant les années difficiles où j'ai décidé d'investir malgré le contexte. Aujourd'hui, il est incontestable que le potentiel d’inputs vers notre pays est tel qu'il dépasse très largement toutes les difficultés rencontrées. La diaspora algérienne en France et dans le monde manifeste en permanence son intérêt pour le pays. J'encourage nos étudiants, nos cadres, nos experts, nos journalistes et nos chefs d'entreprises à adapter leurs études et leurs expériences à la spécificité de notre marché, de notre position géostratégique, de notre diaspora dans le monde et de notre jeunesse à fort potentiel de création. Nos devises doivent être : organisation dans l'action, création de valeur ajoutée et enfin un optimisme à toute épreuve.
Pour conclure, je réaffirme ma fierté d’appartenir à cette grande nation algérienne. Amitiés et paix à tous.
GEL DE LA PRODUCTION DE PÉTROLE EN SEPTEMBRE À ALGER : Moscou joue son va-tout (L’Expression)
Une toute récente rencontre entre le secrétaire général de l'Opep Mohammed Bardinko et l'ancien ministre russe Vladimir Milov confirme que le sommet de l'Opep prévu à Alger le mois prochain d

Revue de Presse 28 Août 2016 Publié le 28/08/2016 à 11:18


SOMMAIRE
Synthèse .......................................................................................................................... Erreur ! Signet non défini.
A la une .................................................................................................................................................................. 3
 ONS : Le rythme d'inflation annuel à 5,5% en juillet (APS) ...................................... 3
 FERHAT AIT ALI, EXPERT FINANCIER, À L'EXPRESSION : "La dévaluation du dinar se poursuivra" (L’Expression) ...................................................................... 4
 Projet de loi de Finances 2017 : Des taxes, beaucoup de taxes (Le quotidien d’Oran) ..................................................................................................................................... 6
 AVANT-PROJET DE LA LOI DE FINANCES 2017 : Le gouvernement envisage de nouvelles taxes (Liberté) ........................................................................................ 8
 TEBBOUNE L'A ANNONCÉ HIER : "Les prix de l'Aadl augmenteront de 19% et 23%" (L’Expression) .................................................................................................. 9
 Développement de l'Afrique : Comment passer de la dépendance à l’autonomie ? (El Moudjahid) ................................................................................................................ 10
 Dépôt des comptes sociaux de l’exercice 2015 : Plus que trois jours (El Moudjahid) ................................................................................................................................... 13
 Champ de fréquences exigé par le déploiement de la 4G : La Sonelgaz pas encore prête pour libérer sa bande passante (Le Quotidien d’Oran) .................................... 14
 Grande mosquée d’Alger : Les gros oeuvres presque achevés (Algérie Eco) ........... 15
 Franchise des droits de douanes : 250 opérateurs bénéficient du certificat (APS) ... 16
Banque/bourse/Assurance .................................................................................................................................. 17
 Véhicules : Chute de 68% des importations durant les sept premiers mois 2016 .... 17
 EFFERVESCENCE DANS LES MARCHÉS À DEUX SEMAINES DE L'AÏD EL ADHA : Le mouton pointe ses cornes (L’Expression) ............................................. 19
Coopération ......................................................................................................................................................... 22
 Une rencontre prévue à Alger : La coopération économique entre l’Algérie et l’Inde se renforce (Algérie Eco) .......................................................................................... 22
 Les investisseurs nippons séduits par le marché africain (L’Eco News) .................. 23
Veille ..................................................................................................................................................................... 24
 65 hectares du Parc des Grands Vents attribués illégalement (Algérie Eco) ............ 24
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A la une
ONS : Le rythme d'inflation annuel à 5,5% en juillet (APS)
Le rythme d'inflation annuel s'est établi à 5,5% en juillet 2016, a appris l'APS auprès de l'Office national des statistiques (ONS).
Le rythme d'inflation en glissement annuel de juillet 2016 représente l'évolution de l'indice des prix à la consommation sur la période allant de août 2015 à juillet 2016 par rapport à celle allant entre août 2014 et juillet 2015.
Quant à la variation annuelle des prix à la consommation, c'est-à-dire la croissance des prix en juillet 2016 par rapport à juillet 2015, elle a enregistré une hausse de 8,1%.
S'agissant de l'évolution mensuelle, qui est l'indice brut des prix à la consommation en juillet 2016 par rapport à juin 2016, elle a été de -0,5%, soit une variation négative proche de celle observée en juillet 2015 par rapport à juin 2015 (-0,7%).
Cette baisse mensuelle, qui intervient après les hausses enregistrées durant les quatre derniers mois, a résulté essentiellement d'un recul de 1,4% des prix des produits alimentaires, induit par une baisse de 2,9% pour les produits agricoles frais contre une légère hausse de +0,2% pour les produits agroalimentaires.
Pour la catégorie des produits frais, la plupart a connu une baisse des prix en juillet dernier par rapport à juin, à l'exception des viandes de poulet (+23,51%), des oeufs (+12,13%) et des légumes frais (+1,45%).
Par contre, le recul a caractérisé les prix des fruits frais (-32,36%), des poissons frais (-7,27%), des viandes ovines (-0,62%) et bovines (-0,49%).
Les prix de la pomme de terre sont cependant restés stables en juillet par rapport à juin.
Par ailleurs, les prix des biens manufacturés ont affiché une légère hausse de 0,46% sur la même période de comparaison (juin et juillet 2016), tandis que ceux des services sont restés inchangés.
Concernant la variation annuelle, il est constaté une hausse générale des prix entre les sept premiers mois de 2016 et les sept premiers mois de 2015, sauf pour la pomme de terre (-36,34%), et la volaille et oeufs (-8,04%).
La plus forte hausse enregistrée en variation annuelle a été particulièrement constatée pour les fruits (+36,55%), les poissons frais (+14,46%), les
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boissons non alcoolisées (+8,99%), les pains et céréales (+6,70%) ainsi que les légumes (5,84%).
Pour rappel, le taux d'inflation s'était établi à 4,8% 2015. Pour 2016, la loi de finances prévoit une inflation de 4%.
FERHAT AIT ALI, EXPERT FINANCIER, À L'EXPRESSION : "La dévaluation du dinar se poursuivra" (L’Expression)
Dans cette interview, Ferhat Ait Ali analyse les dessous de l'inflation et les effets directs de la dévaluation du dinar sur le citoyen.
L'Expression : Que pensez-vous du chiffre donné par l'ONS selon lequel l'inflation s'est établie à 5,5%? Ferhat Aït Ali: Je ne crois pas trop aux taux de l'ONS, pas plus qu'aux méthodes de calcul de ses experts. L'indice des prix à la consommation est vicié au départ par l'inclusion de produits subventionnés et d'autres biens dont le coût stagne depuis 1999 pour des motifs évidents de hausse irrationnelle au départ. Donc l'inflation est en vérité plus importante que ce que l'on prétend selon vous? J'en suis quasiment certain. On ne peut pas évaluer à 15% en une année, dans un pays où le gros des produits est importé, et voir le taux d'inflation stagner à 5%. Les indices des prix à la consommation doivent prendre en considération les montants et volumes dépensés pour pondérer les ratios. On ne peut pas tirer une moyenne avec un produit dont le marché est de 70 millions de dollars et un autre dont la consommation est de 2 milliards de dollars, et on ne peut intégrer les subventions sur des produits de l'ordre de 6 milliards de dollars, en divisant leur prix par 2 ou trois, et parler d'inflation. Ces prix étant soutenus, ils doivent être pris à leur vraie valeur, du moment que le montant qui leur est alloué en aides a été soustrait du financement des salaires ou d'investissements créateurs d'emplois. La baisse des prix des produits sur le marché international n'a pas d'impact sur la stabilisation de l'inflation ?
Evidemment, mais en dehors des produits alimentaires, qui sont boursiers, le reste n'obéit à aucune logique ni fiabilité de déclarations. De ce fait, il n'y a pas lieu de répercuter ce phénomène de baisse sur tous les produits, sauf
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par effet de tarissement des ressources des ménages, ce qui obligera les fournisseurs à revoir leurs marges. L'inflation, vous la situez où donc? Elle tourne autour de 5.5% par rapport à 2015, mais c'est celle de 2015 qui a été faussée. Celle-ci devait se situer au moins à 12%, ce qui a permis de stabiliser ses effets temporairement à 5,5 ou 6%. Mais cela ne saurait tarder à «redécoller» avec une nouvelle dévaluation du dinar. Selon vous, il y aura donc dévaluation dans les semaines et mois qui viennent ? C'est une évidence. Comment pense-t-on qu'une masse monétaire en pleine expansion va équilibrer des détentions en devises en plein recul? Simple opération mathématique : le dinar algérien fonctionne comme un chèque vierge sur un compte en mouvement. Moins il y a d'argent dans le compte, plus petit sera le montant libellable sur le chèque. Notre monnaie ne veut rien dire en tant que telle. Elle donne juste accès à une autre monnaie qui, elle, donne accès aux produits nécessaires. Par conséquent, moins il y a de cette vraie monnaie, et moins la nôtre a des capacité d'accès, et cela se concrétise par son taux de change. La solution est donc d'aller vers un dinar convertible ? Au rythme actuel, le dinar ne sera rien du tout dans trois ans. Pour avoir une monnaie convertible, il faudra que le gros de la consommation locale soit le fruit d'une production locale, sinon, même convertible, elle ne se convertira à rien, n'ayant aucune source fiable pour avoir accès aux produits d'autrui. Les monnaies valent ce que valent les économies des gens, et surtout ce que valent ces gens. Et dans les faits, un peuple qui ne produit pas grand-chose, ne vaut pas grand-chose, et ceci est de l'économie politique. Que ce soit au niveau villageois ou au niveau international, chacun vaut ce que les gens peuvent lui trouver d'utile et rien de plus. Et en ce qui nous concerne, on n'a valu que par la détention d'une ressource fossile: les hydrocarbures. Quel sera l'impact de cette situation sur la marche du gouvernement et le quotidien des Algériens ? La situation sera dure pour les deux, même si le gouvernement ne semble pas avoir mesuré toute l'entendue du désastre. Les premiers échos qui parviennent sur son projet de LF 2017 semblent confirmer que ce gouvernement a confié la tâche à des bureaucrates qui l'ont mené là ou il se trouve et certaines «solutions» sont tout simplement catastrophiques, comme le relèvement de la TVA et la réduction drastique des importations. On se dirige droit vers le mur. Le dernier mur.
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Projet de loi de Finances 2017 : Des taxes, beaucoup de taxes (Le quotidien d’Oran)
La loi de Finances 2017 sera comme celle de 2016, sinon pire : des taxes nouvelles, des hausses fiscales et un budget d'austérité pour parer à la baisse des recettes pétrolières. Un budget de guerre ! C'est ce que prévoit le ministère des Finances pour combler, au mieux la baisse importante, plus de 50%, des recettes pétrolières, à la fin 2016. Déjà, au cours des 7 premiers mois de l'année, les exportations d'hydrocarbures n'ont pas dépassé les 15,5 milliards de dollars, ce qui a fait à dire, à nombre d'experts, que l'endettement extérieur est, fatalement, une des solutions immédiates à la crise. Le 12 juillet dernier devant le Sénat, le ministre des Finances Hadj Baba Ammi, qui avait indiqué qu'il n'y aura pas, pour 2016, une loi de finances complémentaire, avait annoncé la couleur pour le projet de loi de Finances 2017 : il sera austère avec une meilleure collecte de l'impôt et de nouvelles taxes. Pour 2017, tout sera revu, en particulier une meilleure assise pour le recouvrement fiscal, qui sera un complément pour les recettes pétrolières, en net déclin pour au moins deux ou trois années, a-t-il laissé entendre. Selon le ministre des Finances, la prochaine loi de Finances 2017 «introduira de nouvelles dispositions pour améliorer le niveau de recouvrement fiscal après les facilités accordées en vertu de la loi de finances 2012, ce qui permettra d'arrêter un nouveau calendrier pour le recouvrement fiscal et l'effacement des pénalités de retard». En clair, le premier argentier du pays explique que le projet de la loi de finances 2017 comportera de nouvelles dispositions permettant d'arrêter un nouveau calendrier pour le recouvrement de la fiscalité ordinaire et l'effacement des pénalités de retard. Ces nouvelles dispositions interviennent après les facilités accordées par la loi de finances 2012 (article 51) et la loi de finances 2013 (article 18) aux contribuables pour le paiement de leurs dettes fiscales en contrepartie de l'effacement total ou partiel des pénalités de retard. Selon Hadj Baba Ammi, «la loi de finance 2017 apportera une vision sur le moyen terme et marquera le début d'adaptation du niveau des dépenses aux ressources financières du pays». Cette loi va, également, développer, ajoute-t-il, «une vision sur le moyen terme et nous y adapterons le niveau des dépenses, en fonction des ressources dont nous disposerons.» Le ministre sait, en fait, que le niveau global des ressources pétrolières pour 2016, sauf imprévu, ne devrait pas excéder les 35 milliards de dollars, et, en plus, moins d'un milliard de dollars pour les exportations hors hydrocarbures. Pour 2017, tout sera revu, en particulier une meilleure assise pour le recouvrement fiscal, qui sera un complément pour les recettes pétrolières, en net déclin pour au moins deux ou trois années, selon le ministère des Finances.
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Dans le ‘pipe', il y a en préparation plusieurs nouvelles taxes, et des réajustements. On évoque, d'ores et déjà, du côté de Ben Aknoun, que le ministère va mettre en place de nouvelles taxes sur la consommation du tabac, de l'électricité, du gaz et les carburants. Avec une nouvelle taxation, les prix du tabac vont augmenter, en 2017, avec également de nouvelles hausses des taxes sur les produits énergétiques, et en première ligne le gaz et l'électricité, ainsi que l'essence. Il s'agit d'une taxe dite de «l'efficacité et de l'efficience», dont le taux variera de 30 à 60% pour rationaliser la consommation énergétique. Dans ce registre, il y aura probablement une taxe sur les climatiseurs à forte consommation d'énergie, qu'ils soient importés ou fabriqués localement. Par ailleurs, l'avant-projet de loi de Finances, toujours en cours de «construction» prévoit une hausse du taux de la TVA. Le ministère des Finances prévoit, aussi, une taxe sur les opérations de vente et d'achat de meubles d'occasion, mais également pour les véhicules d'occasion, dans le cadre de l'élargissement de l'assiette fiscale et réglementer ces deux activités, qui seront assujetties à la taxe sur l'activité professionnelle (TAP). Le gouvernement, qui est à la recherche du moindre «centime» pour équilibrer ses dépenses, va prolonger d'une année le programme de mise en conformité fiscale. Institué par les dispositions de l'article 43 de la loi de finances complémentaire, pour 2015, le programme de conformité fiscale volontaire s'inscrit dans le cadre de la volonté des pouvoirs publics tendant à mobiliser les ressources financières afin de financer les investissements productifs et à encourager, davantage, les opérateurs économiques, ainsi que les citoyens à intégrer, graduellement, la sphère formelle. Cette opération, qui a débuté le 2 août 2015, devait prendre fin le 31 décembre 2016. Mais le gouvernement veut la prolonger jusqu'à décembre 2017, les résultats n'étant pas au niveau des espérances. En parallèle à ces nouvelles dispositions fiscales, le gouvernement devrait «pondre» une loi pour s'autoriser à puiser dans le «bas de laine» du pays : le fonds de régulation des recettes, qui serait à moins de 700 milliards de dinars. Le FRR a drastiquement baissé depuis l'été 2014, dans le sillage de la chute du prix de pétrole, car il est constitué du différentiel entre le prix de 37 dollars/baril pris en charge pour la confection de la loi de Finances et le cours de pétrole. Dès lors, il s'agira de savoir comment et dans quelle proportion sera utilisé le FRR dans la loi de Finances 2017. Et puis, il y a la question de l'endettement extérieur et, surtout, si l'Algérie, pour financer ses programmes d'investissements publics, aura recours à cette solution, ou puisera sur ses propres ressources, auquel cas, il faudra s'attendre à un projet de loi de Finances 2017 impopulaire.
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AVANT-PROJET DE LA LOI DE FINANCES 2017 : Le gouvernement envisage de nouvelles taxes (Liberté)
Le gouvernement compte introduire une taxe sur “l’efficacité énergétique” pour orienter les consommateurs vers des produits moins énergivores.
De nouvelles taxes sont prévues dans l’avant-projet de la loi de finances 2017, examiné lors de la dernière réunion du gouvernement, selon une source proche de l’Exécutif. L’avant-projet, indique notre source, institue, entre autres, un régime fiscal assis sur la marge pour les opérations de vente et de livraison de biens meubles d’occasion et assimilés. L’objectif recherché par la mise en place de la taxation de la marge est de contribuer à l’organisation du marché de l’occasion, notamment celui qui concerne les véhicules automobiles, et permettre également aux entreprises concernées de développer ce segment d’activité afin de réduire progressivement le marché particulier des ventes de biens d’occasion et d’assurer à l’État des recettes supplémentaires tout en protégeant le consommateur. L’avant-projet de la loi de finances 2017 propose également d’étendre le régime de la taxation sur la marge des opérations de vente et de livraison de biens meubles d’occasion et assimilés à la taxe sur l’activité professionnelle (TAP). “Cette mesure permettra l’harmonisation des règles de la TAP et de la TVA”, explique-t-on. Le gouvernement compte introduire également une taxe sur “l’efficacité énergétique” pour orienter les consommateurs vers des produits moins énergivores. Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, avait annoncé la couleur lors de sa visite des stands d’entreprises de produits électroménagers qui ont participé à la 49e édition de la Foire internationale d’Alger qui s’est tenue du 28 mai au 2 juin derniers. Il avait averti qu’une augmentation des taxes pour les climatiseurs énergivores sera introduite dans la loi de finances 2017. Cette augmentation des taxes sera appliquée sur les climatiseurs à forte consommation d’énergie, qu’ils soient importés ou fabriqués localement. L’effondrement des cours du pétrole a mis au jour des vulnérabilités présentes de longue date dans une économie excessivement tributaire des hydrocarbures. Jusqu’à présent, le choc des cours du pétrole n’a eu qu’un effet limité sur la croissance économique, mais les soldes budgétaire et extérieur se sont considérablement détériorés. Dans la mesure où le confort budgétaire en Algérie tient beaucoup à la vigueur des recettes et en particulier celles tirées de la fiscalité des hydrocarbures, on comprend l’étendue de la menace qui pèse dorénavant sur les comptes budgétaires nationaux. Face à la diminution rapide de l’épargne budgétaire, le gouvernement est obligé de chercher des ressources, autres que pétrolières, pour financer la croissance. On évoque l’augmentation du taux de la TVA, de la taxe intérieure de consommation sur les produits tabagiques. Toutes ces taxes, qui certainement vont gonfler les recettes ordinaires et combler la baisse de la fiscalité pétrolière, seront insuffisantes pour résorber le déficit budgétaire projeté pour l’année prochaine. Du coup, le gouvernement est obligé de modifier la loi pour puiser dans le Fonds de régulation des recettes qui est déjà à son minimum légal, soit 700 milliards
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de dinars. Il compte également prolonger d’une année le programme de mise en conformité fiscale. Institué par les dispositions de l’article 43 de la loi de finances complémentaire pour 2015, le programme de conformité fiscale volontaire s’inscrit dans le cadre de la volonté des pouvoirs publics tendant à mobiliser les ressources financières afin de financer les investissements productifs et à encourager davantage les opérateurs économiques, ainsi que les citoyens à intégrer, graduellement, la sphère formelle. Cette opération, qui a débuté le 2 août 2015, devait prendre fin le 31 décembre 2016. Mais le gouvernement veut la prolonger jusqu’à décembre 2017. C’est la preuve que les acteurs de l’informel ont boudé le programme.
TEBBOUNE L'A ANNONCÉ HIER : "Les prix de l'Aadl augmenteront de 19% et 23%" (L’Expression)
Il a par ailleurs rassuré que le programme Aadl 2001-2002 sera livré entre fin 2016 et février 2017 dans la plupart des wilayas.
Le ministre de l'Habitat, de l'Urbanisme et de la Ville Abdelmadjid Tebboune a réaffirmé hier, à Alger que le programme Aadl 2001-2002 sera livré entre fin 2016 et février 2017 dans la plupart des wilayas. «Le dossier concernant les projets Aadl1 sera bientôt bouclé. D'ici fin décembre, pour certaines wilayas et d'ici février 2017 pour ce qui est d'Alger. Car le taux d'avancement pour la capitale, atteindra d'ici la fin de l'année les 60% à 65%», a-t-il déclaré en marge d'une visite d'inspection du chantier de la Grande mosquée d'Alger. Pour ce qui est du programme de location-vente Aadl 2 (2013), le ministre a indiqué qu'il pourrait y avoir une augmentation du prix des mensualités qui variera entre 19% et 23%, affirmant néanmoins que le prochain versement qui est de 25% du prix du logement sera comme prévu par la loi. «Dans certaines wilayas, les souscripteurs de 2013 pourront bénéficier de leur logement dès le mois de septembre, à l'instar de la wilaya de Khenchela et Batna», a encore indiqué Tebboune. Interrogé à propos des souscripteurs qui préfèrent payer leurs logements cash, le ministre a assuré qu'il y aura des mesures d'encouragement. «Pour les souscripteurs Aadl 1 qui veulent payer sur une période de 5 ans au lieu de 10 ans, ils sont les bienvenus. Et pour cette catégorie, la période où le logement ne peut être vendu ni loué pourrait être diminuée», a détaillé le ministre, précisant que cette mesure a été proposée au Premier ministre pour validation. L'examen du calendrier de distribution des logements pour les souscripteurs 2001-2002 et l'évaluation de l'avancement des travaux des projets Aadl1et 2 a été, par ailleurs, au menu d'une rencontre tenue la semaine dernière entre M.Tebboune et des représentants de l'agence Aadl. Le ministre a déploré, à cette occasion, le retard enregistré dans le démarrage des projets Aadl2 à Tizi Ouzou, Blida et Bouira en raison de problèmes du foncier. A Tizi Ouzou, l'opposition de citoyens à l'implantation de ces projets sur plusieurs sites, a particulièrement bloqué le lancement du programme affecté à cette wilaya. Concernant la wilaya de Blida, où 20.000 souscripteurs Aadl2 sont enregistrés, «les autorités locales n'ont pas encore tranché le choix du
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foncier, ce qui a retardé le lancement des chantiers» ; selon cette source 1200 logements Aadl n'ont toujours pas démarré à Bouira, bien que l'entreprise de construction ait été choisie et toutes les études effectuées en 2013.
Développement de l'Afrique : Comment passer de la dépendance à l’autonomie ? (El Moudjahid)
M. Messahel représente le Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, à Nairobi
D.R
Le ministre des Affaires maghrébines, de l'Union africaine et de la ligue des Etats arabes, Abdelkader Messahel, a plaidé hier à Nairobi en faveur d'un "transfert réel de technologies" devant permettre à l'Afrique de développer son potentiel industriel de transformation de ses ressources naturelles. Intervenant devant la 6e conférence internationale de Tokyo sur le développement de l'Afrique (TICAD), M. Messahel, qui représente le Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, à ce sommet, a précisé que le développement du potentiel de transformation des ressources naturelles du continent africain vise à "garantir une forte valeur ajoutée, créer de l'emploi et générer des richesses". "L’Afrique souhaite qu’il soit tenu compte de son ambition d’être un espace économique dynamique pouvant participer activement à l’essor de l’économie mondiale et de ne plus être perçu comme un continent réduit au rôle de simple réservoir de matières premières et de marché commercial et de consommation", a-t-il affirmé. M. Messahel a souligné que la participation du Japon dans l’effort de développement de l’Afrique "pourrait intervenir, notamment, à travers le financement et la réalisation de projets d’infrastructures nationaux et régionaux structurants tels que définis comme priorités par les chefs d’Etat et de gouvernement africains dans la stratégie en matière d’infrastructures". Il a rappelé que des projets d’envergure continentale sont soit en cours de finalisation, à l’instar de la route transsaharienne Alger-Lagos, soit dans une phase de maturation avancée comme le gazoduc Nigeria-Algérie et la fibre optique Alger-Abuja, pour lesquels le Japon pourrait apporter sa "précieuse contribution". Le développement de l'Afrique passe par un "transfert réel de technologies" Relevant que l'Afrique, à travers le NEPAD et l’AGENDA 2063, s’est dotée
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d’un mécanisme et d’une feuille de route pour assurer son développement économique et social et prendre part, en tant qu’acteur, aux grandes mutations que connaît le monde, M. Messahel a estimé qu'à ce tire, "le Japon, qui est partenaire privilégié de l’Afrique, peut l’accompagner dans une relation mutuellement bénéfique. "La TICAD représente, à cet égard, l’instrument idoine ayant déjà fait la preuve de son efficacité", a-t-il ajouté. Le ministre a souligné que l'Algérie souhaite, à cet effet, "la prise en compte d’un certain nombre de principes directeurs pouvant renforcer le processus de la TICAD, en vue de lui faire franchir une "étape qualitative" et lui conférer, dans le même temps, "toute sa dimension stratégique". Il a cité, dans ce cadre, "l’implication effective de l’ensemble des coorganisateurs et partenaires de manière égale et inclusive", "la prise en compte de l’Agenda africain de développement 2063 avec une répartition équilibrée des projets et programmes de développement sur l’ensemble des sous-régions du continent" et "le renforcement des mécanismes de coordination, de suivi et d’évaluation" mis en place pour adapter cette coopération à la stratégie définie en matière de développement par l’Union africaine. M. Messahel qui s'est réjoui, par la même occasion, de la qualité et du niveau des relations de coopération entre l'Algérie et le Japon, un "partenaire de premier plan", a estimé que la présence d’un grand nombre d’entreprises japonaises dans les domaines aussi variés que les hydrocarbures, l’industrie, les infrastructures et la téléphonie "témoignent de la densité de ces relations". A travers ces entreprises, le Japon "participe à l’effort de développement de mon pays dans une relation que nous avons voulu mutuellement avantageuse", a-t-il souligné, tout en exprimant son souhait de voir cette coopération "se consolider et s’élargir à de nouveaux domaines". M. Messahel a saisi cette opportunité pour transmettre aux participants à ce sommet les "chaleureuses salutations" du Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, qui, a-t-il dit, "m’a chargé de le représenter à cette importante conférence pour laquelle il souhaite plein succès". "Permettez-moi également d’exprimer, au nom de la délégation algérienne, notre sincère gratitude au gouvernement de la République du Kenya pour l’accueil fraternel, ainsi que les marques d’attention qui nous ont été témoignés depuis notre arrivée à Nairobi", a relevé M. Messahel, tout en exprimant ses "sincères remerciements" au gouvernement du Japon pour avoir "initié ce processus (TICAD) en 1993, dans un contexte mondial marqué par la stagnation économique, exacerbée ensuite par une récession économique éprouvant fortement le continent africaine. Pour M. Messahel, la tenue de la TICAD pour la première fois en terre africaine "témoigne de l’intérêt grandissant de notre continent à s’approprier ce processus de coopération auquel l'Afrique compte prendre toute sa part. Le Japon promet 30 milliards de dollars sur trois ans… La sixième Conférence internationale de Tokyo pour le développement de l'Afrique (Ticad), s'est ouverte hier à Nairobi, avec l'engagement du Japon à investir 30 milliards de dollars (27 milliards d'euros) en Afrique sur les trois prochaines années. "Je m'attends à ce que la somme s'élève à 30
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milliards de dollars", a déclaré M. Shinzo Abe à l'ouverture de la Ticad, précisant qu'il s'agit d'investissements publics et privés. Une trentaine de chefs d'Etat doivent participer à la Ticad, dont les principaux axes de travail sont l'industrialisation de l'Afrique, l'amélioration des soins de santé ainsi que la stabilité d'un continent miné par de nombreuses crises. Y seront également signés plus de 70 protocoles divers et accords commerciaux entre le Japon et l'Afrique. "Il s'agit d'un investissement qui a confiance dans le futur de l'Afrique", a affirmé M. Abe, selon lequel un tiers de cette somme sera consacrée à l'amélioration des infrastructures africaines. Les 30 milliards de dollars promis par le Japon incluent de nouveaux engagements à hauteur de 21 milliards de dollars ainsi que 9 milliards de dollars provenant de la précédente promesse d'investissements, prononcée trois ans plus tôt lors de la cinquième édition de la Ticad, a expliqué un porte-parole du gouvernement japonais, Yasuhisa Kawamura. Organisée conjointement par l'ONU, l'Union africaine, la Banque mondiale et le Japon, la Ticad est une opportunité pour l'Afrique d'attirer des capitaux japonais pour accélérer son développement. Elle est pour Tokyo le moyen de consolider sa position sur le marché africain, notamment en démarquant son offre de celle de son encombrant voisin chinois. ... ainsi que la Banque mondiale et le Fonds contre le sida 24 milliards de dollars sur cinq ans La Banque mondiale et le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme ont annoncé des investissements de 24 milliards de dollars (21 milliards d'euros) en Afrique sur les trois à cinq prochaines années afin d'aider à la réforme des systèmes de soins de santé du continent. "Afin d'aider les pays à mettre en oeuvre leurs réformes de santé, la Banque mondiale et le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme s'engagent à investir 24 milliards de dollars en Afrique sur les trois à cinq prochaines années", ont indiqué les deux organisations dans un communiqué commun vendredi dernier. L'annonce a été réalisée en marge de la Conférence internationale de Tokyo pour le développement de l'Afrique (Ticad), dont un des principaux axes de travail est l'amélioration des soins de santé en Afrique, en plus de l'industrialisation et la stabilisation de ce continent. "Les pays africains peuvent devenir plus compétitifs sur le marché mondial en réalisant des investissements stratégiques, et notamment en investissant dans leur ressource la plus précieuse : sa population", a soutenu le président de la Banque mondiale, Jim Yong Kim. La Banque mondiale a promis des investissements, à hauteur de 15 milliards de dollars sur les cinq prochaines années, visant à aider la mise en place d'une couverture santé universelle. De son côté, le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme consacrera 9 milliards de dollars de 2017 à 2019 à des programmes de lutte contre ces maladies qui touchent des millions d'Africains, ainsi qu'à l'amélioration du fonctionnement des soins de santé, notamment les chaînes d'approvisionnements des médicaments et la gestion des données. Citée dans le communiqué, la directrice de l'Organisation mondiale de la santé
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(OMS), Margaret Chan, a indiqué qu'en 2014, les pays africains avaient dépensé 126 milliards de dollars d'argent public pour la santé. Elle estime que les pays pourraient "mobiliser" entre 65 et 115 milliards de dollars supplémentaires par an sur les dix prochaines années.
Dépôt des comptes sociaux de l’exercice 2015 : Plus que trois jours (El Moudjahid)
D.R
Instituée par la loi 04-08 du 14 août 2004 relative aux conditions d’exercice des activités commerciales et la loi de finances complémentaire 2009, le dépôt des comptes sociaux est une disposition légale et obligatoire, destinée à faciliter l’évaluation et un suivi régulier de l’activité économique.
Dans ce contexte, le Centre national du Registre du commerce (CNRC) informe l’ensemble des opérateurs économiques et les gérants des sociétés commerciales que le délai du dépôt des comptes sociaux au titre de l’exercice 2015 est prorogé au mercredi 31août 2016. Les concernés disposent, ainsi, de trois jours pour s’acquitter de cette obligation. Les sociétés par action (SPA), les entreprises unipersonnelles à responsabilité limité (EURL), les sociétés à responsabilité limité (SARL), les sociétés en nom collectif (SNC), les sociétés en commandite simple (SCS) ou par action, les banques ou les établissements financiers, ainsi que les succursales de banques étrangères inscrites au registre du commerce sont inclus dans ce dispositif. Toutefois, précise le communiqué du CNRC, les sociétés créées dans le cadre des dispositifs de soutien à l’emploi des jeunes ne sont pas soumises au paiement des droits inhérents aux formalités de dépôt légal des comptes sociaux, durant les trois années qui suivent leur inscription au registre du commerce. Une exemption qui entre dans le cadre de la politique d’encouragement de création d’entreprises par les jeunes promoteurs. Conformément à la législation en vigueur, ne sont pas concernés par le dépôt des comptes sociaux, les établissements publics à caractère industriel et commercial (EPIC), les succursales des sociétés étrangères implantées en Algérie, les groupements des sociétés, ainsi que, les entreprises publiques communales et de wilaya, les sociétés nouvellement inscrites au registre du commerce, et ce, pour la première année de leur inscription au registre du commerce. Aussi, toute transgression de la loi, traduite par le non dépôt des comptes sociaux au CNRC, entraîne systématiquement des sanctions à l’encontre du contrevenant, tel que prévu par la législation en vigueur, notamment, l’article 35 de la loi n° 04-08 du 14 août 2004 et l’article 29 de la loi de Finances complémentaire pour 2009. Le cas échéant, l’auteur de la fraude est passible d’inscription au fichier national des fraudeurs.
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Il est précisé que, «toute société commerciale soumise à la procédure de dépôt des comptes sociaux et n’ayant pas accompli cette formalité dans les délais requis, peut s’y acquitter sur présentation du reçu de versement de l’amende transactionnelle ou de l’amende prononcée par le juge, conformément à l’article 35 ter de la loi 13-06». Il est utile de souligner qu’au titre de la publicité légale, volet central du dispositif du CNRC, le dépôt des comptes sociaux revêt un caractère obligatoire. Une disposition de première importance de par son rôle dans la maîtrise de l’information économique.
Champ de fréquences exigé par le déploiement de la 4G : La Sonelgaz pas encore prête pour libérer sa bande passante (Le Quotidien d’Oran)
L'attribution, même provisoire, de la licence quatrième génération (4G) aux trois opérateurs de téléphonie mobile, impose des changements importants dans le domaine de la Télécommunication, et l'évolution lente sur la question des fréquences, pour ne pas dire la stagnation dans ce champ, menace quelque part la réussite du lancement de cette technologie. Certes, son déploiement prendra du temps, jusqu'à huit ans pour la rendre disponible dans les 48 wilayas du pays pour chacun des trois opérateurs, selon l'avis des spécialistes, mais les modifications exigées par ce long processus devraient être pensées, dès aujourd'hui. A commencer par la libération de champs de fréquences occupés par des organismes publics et des institutions nationales, notamment la Sonelgaz. Cette dernière a été officiellement saisie sur cette question par l'ARPT, pour libérer le champ de fréquence 2,6 GHz, afin de le donner aux opérateurs de téléphonie mobile, mais les choses ne semblent pas avancer rapidement. Actuellement, c'est la bande de fréquence des 1800 MHz qui est mise à disposition des opérateurs pour le lancement de la 4G, une fréquence mitoyenne avec le GSM, mais le mieux serait d'avoir des fréquences supplémentaires. On en parle de ces fréquences supplémentaires dans l'appel à concurrence de la 4G, mais leur disponibilité pose un sérieux problème, pas dans l'immédiat mais après le déploiement de la 4G et avec l'évolution importante de la consommation data au fils des ans, où il sera nécessaire de disposer de suffisamment de spectres. En tout cas, la Sonelgaz ne refuse pas d'une manière catégorique de libérer le bande hertzienne qu'elle occupe au profit des trois opérateurs de téléphonie mobile, car pour elle, toute la complexité est liée à la pratique. Selon des explications des cadres de la société en question, l'Opérateur Système Electrique, ou le gestionnaire du système électrique algérien, est placé au coeur du fonctionnement du système électrique, et il doit disposer «en permanence» des informations indispensables à l'accomplissement de sa mission de gestion des flux et de responsabilité d'équilibre et de sûreté du système électrique, s'appuyant pour cela, justement, sur un réseau de
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communication utilisant la bande 2,6 GHz, lui permettant de disposer instantanément des informations nécessaires à la conduite du système et d'acheminer instantanément des instructions capitales pour son fonctionnement, aux cinq centres de conduite régionaux, notamment pour ce qui a trait à la gestion des pannes électriques. On comprendra qu'il n'est pas possible d'abandonner, même pour un seul instant, cet Opérateur Système Electrique. Il est, donc, primordial de commencer à mettre parallèlement en place un nouveau système de communication, tout en continuant à exploiter le système existant, et cette action n'a pas encore été entamée, assurent nos sources. Et cela ne sera pas, de toute évidence, chose aisée, rappelle-t-on. Car, cela nécessiterait des investissements supplémentaires pour la Sonelgaz, qui se plaint déjà, sans cela, du manque de moyens financiers pour mener à bien son propre plan d'investissement. Le réseau électrique reste prioritaire, donc, toutes les parties sont d'accord à ce sujet, et en attendant de changer la bande de fréquences de la Sonelgaz, il faut accorder une compensation à cette société pour l'investissement qu'elle consentira, chose qui a, également, l'accord de toutes les parties. Reste à passer à l'action. Ce n'est pas de tout repos, comme on peut le constater, de déployer la 4G et encore plus pour la 4G+, qui requiert la multiplication des fréquences en 4G afin de permettre aux trois opérateurs de téléphonie mobile de proposer plus facilement de la 4G+, dont la technologie associe plusieurs bandes de fréquences afin d'additionner les débits et le rendre très performant, pouvant atteindre jusqu'à 300 Mb/s (pour comparer, le débit de notre 3G+ est de 21 Mb/s).
Grande mosquée d’Alger : Les gros oeuvres presque achevés (Algérie Eco)
Le taux d’avancement de la grande mosquée d’Alger dont le coût est évalué à plus d’un milliard d’Euros est satisfaisant, estime Abdelmadjid Tebboune ce samedi. En effet le ministre de l'Habitat, de l'urbanisme et de la ville a indiqué, à Alger, que les gros oeuvres du projet de la Grande mosquée d'Alger seront achevés avant la fin de l'année. Lors d'un point de presse tenu en marge d'une visite au chantier, M.Tebboun s'est dit satisfait du taux d'avancement des travaux, tout en précisant que les gros oeuvres avancent actuellement à "près de 85%". Lors de cette visite, le ministre s'est particulièrement enquis des travaux de réalisation de la structure du premier dôme, alors que le second (plus grand) sera posé d'ici la fin
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novembre, parallèlement aux travaux de revêtement de la salle de prière. En termes de gros oeuvres, il reste la réalisation d'une passerelle reliant la mosquée à l'autoroute et la bâche à eau dont le socle sera coulé d'ici un mois, parallèlement au lancement des travaux de décoration. A ce propos, le ministre de l'Habitat a insisté sur l'utilisation des matériaux produits localement, tout en précisant que le recours à l'importation ne se fera que pour les produits non fabriqués en Algérie ou fabriqués en quantités insuffisantes. "En plus du choix de matériaux qui contribue à l'embelissement de l'édifice et son côté esthétique, il est important d'opter pour des matériaux assurant une plus grande longévité" à ce futur lieu de culte, a insisté le ministre. "Une mosquée pareille est faite pour durer 4 à 5 siècles, pour cela nous devons choisir des matériaux qui dure dans le temps", conclut-il. S'étendant sur plus de 20 hectares, la Grande mosquée d'Alger compte une salle de prière d'une superficie de 20.000 m², une esplanade et un grand minaret parmi les plus hauts au monde, outre une bibliothèque, un centre culturel, une maison du coran, des jardins, un parking, des bâtiments administratifs, de la protection civile et de sécurité ainsi que des espaces réservés à la restauration. Ce projet se veut un pôle attractif à caractère religieux, culturel et scientifique conjuguant authenticité et modernité, à travers son style architectural exceptionnel.
Franchise des droits de douanes : 250 opérateurs bénéficient du certificat (APS)
Plus de 250 opérateurs économiques ont bénéficié du certificat de franchise des droits de douane dans la wilaya d'Alger en juillet 2016, indique un bilan de la direction du Commerce de la wilaya. 277 opérateurs économiques dont 245 importateurs de la zone UE (Union européenne) et 32 autres de la zone arabe ont bénéficié du certificat de franchise des droits de douane, précise la direction du Commerce de la wilaya d'Alger dans son site. Dans le cadre de ces opérations, 1.128 dossiers concernant la zone UE et 45 autres concernant la zone arabe, ont été déposés par les opérateurs, selon la même source. Par ailleurs, 1328 dossiers de demande de franchise de droits de douane ont été traités et acceptés alors que 146 demandes ont été refusées, dont 10 demandes concernent la zone arabe. La même source a indiqué également que 23 importateurs de produits de Tunisie avaient déposé 19 demandes. À cet effet, 64 opérations d'importation ont été validées et 2 refusées. Le certificat de franchise des droits de douane est un document permettant d'effectuer toute opération d'importation dans le cadre du libre-échange. Il porte notamment sur les informations et les règles générales régissant cette opération. Les prix des céréales se stabilisent Les prix européens des céréales étaient sans direction claire, jeudi, dans un marché qui surveille à la fois les considérations météo et les perspectives commerciales des pays producteurs. «Les fortes chaleurs actuelles, qui
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sévissent sur l'ensemble du continent européen, suscitent des inquiétudes tant pour les cultures de maïs que pour les conditions de semis des colzas", note le cabinet Agritel. Dans le Caucase russe en revanche, la récolte de maïs s'annonce "excellente", rapporte la société Inter-Courtage. Les perspectives de production aux Etats-Unis, dans l'Illinois et l'Iowa, semblent également prometteuses. Le blé européen bénéfice d'un petit regain de compétitivité après la baisse des prix du début de semaine, soulignent plusieurs analystes, alors que la concurrence avec les pays de la mer Noire à l'exportation est particulièrement rude cette année. Sur Euronext, la tonne de blé gagnait 1,25 euro sur l'échéance de septembre à 159,75 euros, mais perdait 1 euro sur celle de décembre à 165,50 euros. Près de 12.000 lots avaient été échangés. Le maïs gagnait 25 centimes sur les échéances de novembre et janvier, à 166,25 euros et 167,75 euros respectivement. Environ 250 lots avaient changé de main.
Banque/bourse/Assurance
Commerce
Véhicules : Chute de 68% des importations durant les sept premiers mois 2016
D.R
ALGER- La facture d'importation des véhicules a reculé à 768 millions de dollars (usd) durant les sept premiers mois de 2016 contre 2,4 milliards (mds) usd durant la même période de 2015, soit une baisse de 1,63 mds usd (-68%), a appris l'APS auprès des Douanes.
Quant aux quantités importées, elles ont chuté de 73,74% avec 53.356 véhicules importés entre début janvier et fin juillet 2016, contre 203.174 unités durant la même période en 2015, soit 149.818 véhicules de moins, précise le Centre national des statistiques des Douanes (CNIS).
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Concernant les parties et accessoires des véhicules automobiles, la facture d'importation a été de 229,92 millions usd contre 239,48 millions usd (-4%), précise la même source.
Pour rappel, les licences d'importation des véhicules ont été attribuées, en mai dernier, à 40 concessionnaires sur 80 postulants.
Fixé initialement à 152.000 unités pour l'année 2016, le contingent quantitatif d'importation des véhicules a été finalement réduit à 83.000 unités.
Le contingent des véhicules concerne ceux destinés au transport de dix personnes ou plus (chauffeur inclus), les véhicules de tourisme et autres véhicules automobiles principalement conçus pour le transport des personnes (y compris les voitures de type "break" et les voitures de course) et les véhicules dédiés au transport de marchandises.
Les engins tels que les camions et tracteurs que certains professionnels importent pour le fonctionnement de leur entreprise ne sont pas concernés par le dispositif des licences.
Selon les prévisions du ministère du Commerce, la facture d'importation des véhicules ne dépassera pas un (1) milliard usd en 2016, contre 3,14 milliards usd (265.523 véhicules) en 2015 et 5,7 milliards de dollars en 2014 (417.913 unités).
Parallèlement à l'octroi des licences, le gouvernement a exigé des concessionnaires d'engager des investissements dans le secteur des véhicules et les filières industrielles annexes.
Lors d'une visite en juin dernier à Tiaret, le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, avait rappelé l'obligation de tous les concessionnaires automobiles d'investir localement, sans quoi la licence d'importation leur sera retirée en 2017.
Dans le sillage de la chute des prix de pétrole, le gouvernement a décidé de plafonner certaines importations à travers la mise en oeuvre du régime des licences d'importation.
Jusqu'à présent, les produits concernés sont les véhicules, le ciment portland gris, le rond à béton et certains produits agricoles.
Voici l'état des importations par les principaux concessionnaires durant les sept premiers mois de 2016. Les chiffres entre parenthèses sont ceux des sept premiers mois de 2015. Source: Centre national de l'informatique et des statistiques des douanes (Cnis).
Concessionnaires Nombre Valeur
(unités) (millions de dollars) Renault Algérie 19.058 (41.933) 176 (375) Peugeot Algérie 9.458 (24.134) 94 (284) Sovac Algérie 5.718 (18.017) 80 (260) Kia Motors Alg 3.329 (11.963) 29 (126) Nissan Motors Alg 2.286 (5.969) 43 (70) GM Trade 2.053 (23.419) 57 (230) Elsecom 2.032 (6.955) 26 (85)
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Toyota Algérie 1.163 (10.263) 24 (195) Hyundai Motors 1.098 (25.728) 13 (218) Saida 977 (3.368) 13 (41) Ival 535 (743) 21 (22) Cima 447 (1.282) 5 (17) Emin Auto 329 (5.721) 6 (74) GBR Auto 220 (783) 1 (5) GMS 152 (3.274) 7 (65) FAW Motors 140 (482) 1 (2) Famoval 175 (473) 1 (3) VEDIS 158 (291) 1 (2) Falcon Motors 94 (1.561) 2 (30) Midi Negoce 25 (308) 0 (7) Burgan 63 (6.357) 1 (34) Jamal 22 (1.085) 0,36 (11) Prox4 20 (402) 0,13 (0,41) Diamal 19 (1.373) 0,43 (17) KIV 20 (1.120) 1 (14) S/Total 49.593 (199.637) 602 (2.224) Total général 53.356 (230.174) 768 (2.396)
EFFERVESCENCE DANS LES MARCHÉS À DEUX SEMAINES DE L'AÏD EL ADHA : Le mouton pointe ses cornes (L’Expression)
Les prix sont en train d'atteindre des records
Les préparatifs de l'Aïd El Kebir ont été enclenchés, on n'hésite pas à sacrifier une journée à la mer pour se rendre dans les chaudes villes des Hauts-Plateaux afin d'acheter son mouton avant la grande flambée...
Le parasol commence à être rangé pour laisser place aux...moutons! En effet, les grandes vacances d'été ne sont pas encore finies, que les Algériens ont l'esprit déjà occupé par autre chose, à savoir l'Aïd El Adha. Il faut dire que, même si on ne s'en rend pas trop compte, cette fête religieuse est dans à peine 15 jours. Les préparatifs de l'Aïd El Kebir ont donc été enclenchés et la star du moment est le fameux mouton. «On essaye d'anticiper les choses en achetant à l'avance notre mouton pour l'avoir à un prix raisonnable», confie Djaâfar, un père de famille, qui avec des amis, ont «sacrifié» une journée de vacances à la mer pour se rendre à l'intérieur du pays. Ils ont pris plus exactement la direction de la «Mecque» des moutons, la ville de Djelfa, dans les Haut-Plateaux. Il faut dire qu'au Nord, particulièrement à Alger, chez les rares vendeurs qui ont exposé leur marchandise, le prix du mouton de l'Aïd grimpe à la même
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vitesse que le mercure de ce caniculaire mois d'août. Les prix sont en train d'atteindre des records inégalés, saignant un peu plus le portefeuille des foyers déjà affaibli par la rentrée scolaire et les dépenses y afférentes. C'est la rareté du produit qui est en train de pousser ses prix vers le haut. Les vendeurs de moutons, qui ne sont dans la majorité des cas que des intermédiaires et non les éleveurs eux-mêmes, jouent aux spéculateurs. Ils cachent leur marchandise jusqu'à l'approche de l'Aïd pour profiter de la précipitation et créer une certaine tension. Tout est prêt pour qu'ils dictent les prix qu'ils veulent sans avoir peur de ne pas vendre leur marchandise. C'est dans ce sens que les marchés anarchiques de bétail auquel on nous a habitués à chaque coin de rue de nos villes ne sont pas encore visibles. Djelfa, «LA» destination du moment! Néanmoins, il y a les petits malins comme Djaâfar qui préfèrent faire quelques centaines de km pour gagner quelques milliers de dinars. Car, jusqu'à maintenant, la bête du sacrifice a des prix «bas» au niveau des marchés hebdomadaires de bétail à Djelfa. Cette dernière est le théâtre d'une activité commerciale précoce, mais faite d'une quête effrénée pour l'acquisition de bêtes pour la fête du Sacrifice, aiguisée, il est vrai, par une importante offre de moutons, proposés à des prix «quasi bas» A titre indicatif, le mouton d'une année, appelé localement «allouche»est cédé dans une fourchette allant de 15 à 25.000 DA, tandis que le «theni» (ne dépassant pas 2 ans) est proposé entre 25 et 35.000 DA, contre des prix allant de 35 à 45.000 DA l'année dernière. Quant au prix d'un bélier cornu, il varie, cette année, entre 45 et 55.000 DA, alors qu'il n'était jamais cédé à moins de 50.000 DA, durant les Aïds précédents, atteignant des pics de 65 à 70.000 DA, certaines saisons. Ces prix en baisse ont dessiné une joie «incontestable» sur tous les visages des citoyens ayant convergé, ces jours, vers les marchés à bestiaux de Djelfa. Tous sont unanimes à décréter, que les prix proposés pour les bêtes sont «satisfaisants» et qu'il s'agit d' «une opportunité à ne pas rater, sous aucun prétexte». Nombreux d'entre eux ont été même jusqu'à affirmer que les «prix sont quasi à la portée de tous», et que «chaque famille est en mesure de s'offrir, cette année, une bête pour le sacrifice, sans pour autant mettre à mal son budget». Cette joie des citoyens est aux antipodes du désespoir qui s'est emparé des maquignons, «contraints malgré eux» à vendre leur bétail à bas prix, au vu de l'offre abondante, se plaignent-ils. Toutefois, cela ne semble être que le calme qui précède la tempête. Car, les vendeurs saisonniers et autres intermédiaires sont à l'affût. Ils veulent faire main basse sur le marché pour ensuite contrôler la bourse des prix, et faire monter la marge de leurs gains, à la veille de la fête du Sacrifice. Selon les spécialistes du domaine, les prix enregistrés, actuellement, au niveau des marchés de Hassi Bahbah, Djelfa, Birine, Had Sahari, Messaâd, Dar Echioukh, Aïn Roumia, ne seront plus les mêmes d'ici une semaine. Pour eux, la flambée est bel et bien inévitable, au vu de la force et de la malice de ces intermédiaires que les maquignons craignent le
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plus, du fait qu'ils ont le pouvoir de vie ou de mort sur la marchandise de ces éleveurs. Ils ont le contrôle des marchés et si un éleveur «ose» se révolter, il pourra être sûr qu'il ne réussira pas à vendre sa marchandise dans les créneaux habituels. Cette situation a poussé certains à trouver l'ingénieuse idée de vendre ces moutons sur d'autres plateformes. Quoi de mieux que ce qui est devenu le marché préféré des Algériens, à savoir l'Internet. Les voitures d'occasion et les produits électroménagers sont zappés et le bélier squatte l'écran, avant qu'il ne passe au couteau! A l'approche de l'Aïd El Kébir, les moutons sont la vedette des sites de vente par Internet. Eh oui, désormais notre mouton de l'Aïd est au bout du clic! C'est une nouvelle tendance qui s'est installée depuis deux ans en Algérie. Les «kbechs» de l'Aïd sont ainsi mis en vente sur les sites d'annonces commerciales, telles que «Ouedkniss. com». Ces annonces pullulent ces derniers temps au point où ces sites sont en passe de devenir les marchés aux moutons des temps modernes. «URGENT =>Moutons à un Prix imbattable. Etat: Bon état...Je mets en vente des moutons de la catégorie (kherfane) pour la fête de l'Aïd El Adha à un prix imb

Revue de Presse 25 août 2016 Publié le 25/08/2016 à 12:01


SOMMAIRE
A la une .................................................................................................................................................................. 3
 Santé : Les producteurs de médicaments pénalisés par la dévaluation du dinar (Le quotidien d’Oran) ........................................................................................................ 3
 Spéculations autour du marché pétrolier : La réunion d'Alger continue de booster les prix (Le quotidien d’Oran) .......................................................................................... 4
 Matériaux de construction : Démarrage de la nouvelle usine CMA (APS) ................ 5
 Mobilis : Croissance à deux chiffres (El Moudjahid) ................................................. 6
 ILS ONT TRANSFÉRÉ 3 MILLIARDS D'EUROS : Où va l'argent des émigrés ? (L’Expression) ............................................................................................................ 7
 Un Hollandais à la tête d’Ooredoo Algérie (Algérie 1) ............................................ 10
 Téléphonie mobile : Mobilis premier opérateur en Algérie avec 16,5 millions d'abonnés (El Watan) ................................................................................................ 11
Banque/bourse/Assurance .................................................................................................................................. 11
 Aïd El-Adha : des mesures pour lutter contre la spéculation sur le marché de bétail (APS) ......................................................................................................................... 12
 TIZI OUZOU : Les supermarchés à la mode (L’Expression) .................................. 13
 Les consommateurs s’en plaignent : Le lait en sachet en question (Horizons) ........ 15
Coopération ......................................................................................................................................................... 16
 L’article de Politico "ne reflète en rien" la position de l’UE à l’égard de l’Algérie (Porte-parole) (APS) ................................................................................................. 16
 INDUSTRIE PÉTROLIÈRE : Examen de la coopération algéro-irakienne (L’Expression) .......................................................................................................... 17
Veille ..................................................................................................................................................................... 18
 Banque mondiale : Jim Yong Kim candidat à sa propre succession (PAS) ............. 18
 LE GOUVERNEMENT PREND DE NOUVELLES MESURES : Plan national contre les rapts d'enfants (L’Expression) .................................................................. 18
 CONFÉRENCE INTERNATIONALE DE TOKYO SUR LE DÉVELOPPEMENT DE L'AFRIQUE : Messahel représentera le président Bouteflika (L’Expression) .. 19
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A la une
Santé : Les producteurs de médicaments pénalisés par la dévaluation du dinar (Le quotidien d’Oran)
La dépréciation continue du dinar par rapport aux principales devises pénalise les fabricants de médicaments, et surtout, rend plus chers leurs produits. Un «warning» a été ainsi lancé mercredi, par les professionnels du secteur, au gouvernement, notamment aux ministères du Commerce et de la Santé. Les produits entrant dans la fabrication des médicaments, en fait les génériques, étant importés, il est, dès lors, facile de comprendre les inquiétudes des industriels du médicament, trois fois pénalisés par la baisse de la valeur du dinar, la hausse des coûts de production, et le maintien des prix sur une durée de cinq ans, des médicaments. Dès lors, il s'agit pour les professionnels du secteur, de trouver un compromis avec le gouvernement pour concilier entre les exigences du marché et la rentabilité de fabriquer, sur place les médicaments les plus usités, à défaut de les importer en l'état et maintenir à flots la jeune industrie nationale du médicament. Du fait de «la dévalorisation de la monnaie nationale, il devient plus onéreux pour les industriels de la branche de produire des produits de soins », estime Nadir Abderrahim, directeur général des Laboratoires IMC. Mais, «en dépit de cette dévaluation de plus de 40% (du dinar), les fabricants de produits pharmaceutiques ne sont pas autorisés à réajuster leurs prix en conséquence », explique-t-il dans une déclaration à la radio Chaîne 3. Lorsqu'un médicament est mis sur le marché, « sont coût demeure inchangé durant cinq années », a-t-il précisé, pour expliquer le coût de cette dévaluation du dinar pour les fabricants de médicaments, qui ne peuvent augmenter leurs prix, et donc des pertes de trésorerie importantes. «Les industriels du médicament ne veulent pas produire à perte », a signalé le DG d'IMC, qui a affirmé que le ministère du Commerce « a promis d'examiner la question d'autant que les prix des médicaments n'ont connu aucun changement depuis 1998. » Le Dr Hafidh Hammouche, directeur au ministère de la Santé, confirme cette situation, avant de relever que « les préoccupations des industriels du médicament vont être attentivement, étudiées par un Comité économique interministériel », car, selon lui, « qui dit prix, dit remboursements ». De son côté, le président de l'Association de pharmaco-économie Nagui Hadjadj, propose d'introduire le même mode de calcul de prix, tant pour ce qui concerne le produit fabriqué localement, que pour celui importé. Estimant que la détermination du prix (du médicament) se fait en euros pour les produits pharmaceutiques importés, ce qui les protège de la fluctuation des changes, il s'interroge «s'il ne faudrait pas fixer les prix de la production locale, au même niveau que ceux des produits importés en devises.» La question reste posée, d'autant que les industriels du médicament doivent faire appel aux marchés internationaux pour l'importation des produits entrant dans la fabrication
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du médicament. Il est clair que le secteur de la fabrication de médicaments, le secteur privé surtout, traverse une période difficile, que résume, dans de récentes déclarations à la presse, le président de l'UNOP, M. Abdelouahab Kerrar, qui signale le danger de « l'absence de révision des prix du médicament fabriqué localement, qui sont figés administrativement pour une période de cinq années. » « Avec l'inflation qui a touché les coûts salariaux et les coûts des intrants, et avec les retombées négatives des fluctuations du taux de change du dinar, ce gel de nos prix équivaut à une mise à mort programmée de la production nationale », estime le dirigeant des Laboratoires Biopharm, l'une des plus importantes sociétés du secteur. Et, il y a, à ce rythme, un gros danger sur l'avenir des 151 unités de fabrication, en cours de réalisation. « Il s'agit du devenir des immenses investissements qui sont, actuellement, en phase de réalisation », a-t-il dit, soulignant qu'il y a au moins 151 usines qui sont, actuellement, en phase de construction et qui devraient entrer en production au cours des prochaines années. « En l'absence d'une vision beaucoup plus affûtée du développement à long terme de notre filière, une grande part de ces investissements serait vouée à la casse », a prévenu le président de l'UNOP. Selon le cabinet d'études britannique «Oxford Business Group» (OBG), l'Algérie, « deuxième marché pharmaceutique sur le continent africain après l'Afrique du Sud, avec des ventes annuelles totalisant 3 milliards de dollars, l'Algérie, est particulièrement attrayante pour les groupes pharmaceutiques internationaux. » Le marché algérien du médicament pèse 4 milliards de dollars, et beaucoup de groupes internationaux, comme Pfizer, Novonordisk, Aventis, ont déjà « les deux pieds » sur le marché algérien, avec une partie de la production réalisée en Algérie qui est exportée.
Spéculations autour du marché pétrolier : La réunion d'Alger continue de booster les prix (Le quotidien d’Oran)
Il a fallu que le président de l'OPEP, Mohammed Bin Saleh Al-Sada, annonce, dans la première semaine de août, une réunion informelle du cartel, à Alger, en marge du 15ème Forum international de l'Energie, prévu du 26 au 28 septembre prochains, dans la capitale algérienne, pour que le marché du pétrole retrouve un peu de sa stabilité, assistant même à une hausse des prix, parfois conséquente, au gré des déclarations des uns et des autres et des spéculations faites autour des décisions qui seront prises à Alger. Ce mardi, le cours du Brent a frôlé les 50 dollars après la confirmation de la présence de l'Iran, troisième plus grand producteur de l'OPEP, à Alger. Parmi les décisions importantes attendues, la discussion autour du gel de la production pétrolière qui fait son chemin, mais les experts de la puissante banque américaine ‘Goldman Sachs' mettent en garde contre cette démarche qui risque de se retourner contre l'Organisation. Ils estiment que si l'accord débouche sur la hausse ultérieure des prix du baril et qu'il entraîne une intensification des exportations, depuis les pays non membres de l'OPEP, il risque d'être contre-productif pour
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l'Organisation. En deux mots, s'il y a gel, les prix vont monter et les pays producteurs non membres du cartel vont augmenter leur production pour profiter de cette embellie. Et comme toujours, c'est le couple irano-saoudien qui est au centre de toutes les attentions puisque comme l'indique encore ‘Goldman Sachs' dans son rapport, il est peu probable que Riyad et Téhéran acceptent, tous les deux, le gel de la production. Les analystes estiment plutôt qu'avec le nouveau ministre saoudien de l'Energie, une amélioration des relations entre les deux pays serait plus avantageuse pour rétablir l'équilibre pétrolier que le gel du niveau de la production au sein de l'OPEP, suite auquel la production sera maintenue à un niveau record. Evoquant cette question du gel de la production, le ministre nigérian du Pétrole avait enterré les derniers espoirs possibles d'un accord symbolique. «Une réduction de la production de l'OPEP est peu probable», priant que le rendez-vous d'Alger puisse au moins «aider à consolider les prix du brut». Pourtant les Russes avaient clairement affiché leur disposition à prendre part à des discussions sur un gel de la production de pétrole si l'Organisation discute de la question, avait indiqué le ministre russe de l'Energie. La réalité des prix, entre 40 et 50 dollars le baril qualifié de «niveau plus ou moins normal» n'encourage pas, pour le moment, une telle option ni pour les pays du Cartel encore moins pour Moscou, Washington ou encore Mexico. Il est clair que tant que les gros producteurs ne décident pas de réduire leurs volumes, il serait illusoire de parler d'une hausse conséquente du prix, le minimum syndical étant de les maintenir à un niveau appréciable qui arrange certains pays mais affecte, durablement d'autres, comme le Venezuela, le Nigeria et l'Algérie. L'autre inconnue dans l'équation est l'Irak, deuxième plus grand producteur au sein de l'Organisation, qui n'a pas encore confirmé sa présence à Alger. Son ministre du Pétrole, nouvellement installé, Jabbar Al-Luaibi a appelé les entreprises à augmenter la production de pétrole et de gaz pour consolider les recettes nationales.
Matériaux de construction : Démarrage de la nouvelle usine CMA (APS)
D.R
Les opérations de fabrication et de commercialisation des mortiers spéciaux destinés à la construction ont commencé avec succès le 20 août 2016 à Meftah. Le premier produit commercialisé est un ciment colle de qualité supérieure «C1» pour la pose de revêtements céramique et de carrelage pour les sols et les murs, en sac de 25kg. L’usine de Meftah a vocation pour approvisionner le marché de la construction avec une gamme de mortiers répondant aux besoins de la
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construction de plus en plus technique. La gamme produite comprendra des ciments colle pour carrelages, des mortiers monocouches colorés pour tous types de traitement des façades et un mortier multi-usage (projetable) pour les travaux de finition et le briquetage. Fort du support technique de Lafarge et de son laboratoire de la Construction situé à Bouira, CMA garanti une qualité supérieure de ses produits. Cette usine d’une capacité de 100 KT/an a été réalisée en 12 mois, avec une performance santé & sécurité de 0 accident et cet investissement de plus de 600 millions de dinars permet la création de 25 emplois qualifiés. Cette nouvelle unité de production CMA vient compléter efficacement le dispositif industriel de fabrication des matériaux de construction, conformément à la politique du gouvernement visant à encourager l’augmentation des capacités de fabrication nationales pour réduire les importations. CMA est le résultat du partenariat entre le Groupe Souakri et Lafarge Algérie. Un projet d’extension est à l’étude pour doubler la capacité de production et élargir la gamme de produits.
Mobilis : Croissance à deux chiffres (El Moudjahid)
16,5 millions d’abonnés et un chiffre d’affaires de 57,2 milliards de DA (519 millions de dollars)
D.R
Premier acteur du marché, grâce aux performances réalisées, en termes de chiffre d’affaires et de nombre d’abonnés, Mobilis a pu s’imposer en tant que leader dans son domaine. Les indicateurs économiques et financiers qui nous ont été communiqués, mardi, par le doyen de la téléphonie mobile en Algérie, indiquent en effet que le 1er semestre de l’année en cours font état d’une augmentation de +20% du chiffre d’affaires par rapport au 1er semestre 2015, soit 57,2 milliards de DA (519 millions de dollars) avec un nombre d’abonnés global de 16,5 millions, dépassant pour la première fois, depuis sa création en 2004, les autres opérateurs mobiles. « Le résultat brut d’exploitation avant amortissements et impôts (EBITDA) à connu une croissance de +30% s’établissant à 21,3 milliards de DA ». Le bilan précis que le chiffre d’affaires de Mobilis au titre du 2e trimestre 2016 a atteint 30,4 milliards de DA soit 275,6 millions de dollars. Des performances qui l’ont projeté à la tête des trois opérateurs mobiles étant en pôle position du marché avec 9% de plus que le 2e classé. Ces taux de croissance à deux chiffres, qui ont distingué Mobilis par rapport à ses concurrents, « sont la résultante de plusieurs paramètres à savoir, la généralisation, dès janvier
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2016, des offres 3G sur les 48 wilayas du pays, faisant en sorte que 58% des abonnés Mobilis sont désormais utilisent la 3G, le maintien de la tarification à la seconde contrairement aux deux autres opérateurs mobiles, le lancement de l’offre WIN post payée qui a multiplié par 5 le nombre d’abonnés post payés par rapport à 2015, et la mise en place de la stratégie de commercialisation de terminaux « Made in Bladi » associées à des offres Mobilis en adéquation avec la politique des pouvoirs publics pour encourager la production nationale ». Des packs de téléphones de fabrication locale ont atteint des ventes allant jusqu’à 5000 unités/jour ». Aussi, Mobilis, de par sa position d’opérateur historique, soucieux de préserver cette position sur le marché national, se fixe comme objectif principal l’amélioration de son large réseau de télécommunications à travers le territoire national, l’amélioration de l’accueil de ses clients, à travers ses agences et la réorganisation de ses structures pour une meilleure efficacité et la motivation de ses employés ». Il y a lieu de souligner que Mobilis a réceptionné les 42 sites 2G/3G les plus éloignés du pays, avec un mois d’avance dans le cadre du service universel. Pleinement engagé dans la modernisation technologique de son réseau, Mobilis a mis en place les préalables au lancement de la 4G, après notification par les services de l’autorité de régulation de la poste et des télécommunications (ARPT).
ILS ONT TRANSFÉRÉ 3 MILLIARDS D'EUROS : Où va l'argent des émigrés ? (L’Expression)
L'organisation fait défaut à notre émigration
La question mérite d'être posée en ces temps de crise où le gouvernement cherche la moindre niche financière.
Les émigrés ont transféré dans leur pays quelque 3 milliards et 15 millions d'euros. Le compte a été donné par une étude de la Banque européenne d'investissement qui vient de révéler que les Algériens devancent en la matière les Marocains avec 2 milliards et 13 millions d'euros et les Tunisiens avec 84 millions d'euros. L'étude intitulée «Facilité euroméditerranéenne d'investissement» qui recherche les intérêts des pays européens, ne dit, cependant, pas où va cet argent une fois au bled. Ce trou noir ne semble hélas pas être pénétré du côté Sud, car le gouvernement algérien ne manifeste pas encore un grand intérêt pour cette manne. Aucune étude n'est lancée pour connaître la destination de cet argent, hormis quelques ébauches, somme toute, sommaires. Aussi, pour suivre le cheminement de cet argent, nous avons choisi de voir où il apparaît dans les villages de Kabylie. Le comportement et les témoignages recueillis auprès des émigrés qui viennent passer des vacances et leurs dépenses renseignent suffisamment sur la destination des «euros». Il est également à signaler
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que cette manne ne sert en aucun cas le développement économique, car il n'existe aucun investissement conséquent de cet argent à cause de l'absence d'organisme spécialisé dans l'accompagnement de cette frange pour l'investissement. Un autre constat sommaire, mais jusqu'à présent impossible à démentir : la responsabilité est partagée par le gouvernement et par l'émigration algérienne. Le premier se suffit de formules magiques qui louent le patriotisme et la participation fictive des émigrés dans le développement, sans mettre une politique concrète visant l'accompagnement des émigrés dans leur volonté d'investir dans leur pays et de le faire profiter de l'argent amassé à la sueur de leurs fronts en Europe. L'émigré d'aujourd'hui
L'émigré d'aujourd'hui n'est plus celui des années d'avant l'indépendance ou des années soixante. Les jeunes générations n'envoient pas ou rarement l'argent à la famille restée au bled. L'individualisme a primé sur la famille pour diverses raisons. D'abord, les causes de l'émigration ont changé. Alors que le Kabyle allait travailler en France pour subvenir à sa famille, ce n'est pas le cas aujourd'hui avec des jeunes qui partent généralement célibataires et sans responsabilité familiale. «Moi, je suis parti pour me marier là-bas. Mes parents ici au bled ont de quoi vivre. Je n'ai pas de souci à me faire de ce côté», assure Saïd un jeune émigré qui trouve du mal à louer une voiture pour ses déplacements. «Toutes les agences affichent complet. Certains émigrés habitués à venir ont réservé une voiture des semaines avant leur voyage», explique-t-il. En fait, l'émigré aujourd'hui n'est plus le pauvre montagnard qui s'en va pour sortir sa famille de la misère. Le jeune émigré d'aujourd'hui, pour partir se permet d'acheter un visa à 800.000 dinars. Une somme déjà à même de lancer un petit investissement ou acheter une voiture dans son pays. «Non, je n'ai pas à envoyer de l'argent à mes parents. Ils en ont. Ce sont eux qui m'ont payé le visa pour partir» explique-t-il. «Tout ce que je peux faire dans mon bled, c'est construire une belle maison pour mes vacances», conclut-il. «Non, non, je ne pense même pas à ça. Si je voulais investir, je l'aurais fait avant de partir. J'en avais les moyens et l'argent. Je ne l'ai pas fait parce que mon rêve était de partir non pas en France, mais au Canada», explique un autre jeune venu du Québec. «Moi, je préfère dépenser mes dollars une fois changés avec ma famille restée ici. Passer des vacances sur la plage. Déjà beaucoup de gens vivent de ces dépenses comme les commerçants, les jeunes parkingueurs'' comme on les nomme ici. Vous savez, je dépense beaucoup d'argent en venant ici. C'est à l'Etat de savoir organiser tout ça», dit-il avec un désintérêt total pour l'option d'investissement en Algérie. Le rôle invisible de la diaspora
A travers les discussions abordées avec des émigrés, un fait s'est révélé d'une importance incontestable. L'organisation fait défaut à notre émigration. Certains émigrés partis récemment ont le coeur gros contre
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ceux qui les ont précédés. Ecoutons-les. «Vous parlez d'investissement. C'est de la folie. Les émigrés ne peuvent rien faire hormis dépenser leur argent dans la bouffe et les fêtes aux bleds, j'ai eu à les connaître quand j'étais en France», dit un jeune qui a tenté l'aventure, mais qui est revenu faute de papiers de résidence. «Là-bas, ils changent de trottoir pour ne pas avoir à te payer un café. Ils peuvent mourir pour un euro, ces gens-là. De là à penser qu'ils peuvent mettre des millions pour investir. Ça me fait rire», ironise un autre. En effet, il se révèle facilement que l'émigration kabyle surtout, manque d'organisation en Europe. La diaspora, si elle existe dans les médias, n'a pas encore d'effet sur le terrain. «Regardez les autres peuples comme ils s'entraident. Ils constituent rapidement des communautés d'intérêts communs et deviennent plus forts. Nous, en Europe, on aime surtout exhiber nos robes kabyles et les signes berbères, mais jamais on pense à s'entraider. Ce à qui, ce que je vous dis ne plaira pas, qu'il donne la preuve du contraire. Je vois bien comment on vit en France. C'est sans pitié entre nous», révèle un autre émigré qui semble être en accord avec notre interlocuteur. «Avec ou sans diaspora, vous êtes redevables envers nous qui sommes restés au bled. Morts, on vous ramène et on vous enterre. Et, vous que faites-vous pour nous. Vous n'êtes pas tenus d'être présents pour nous enterrer ni pour participer à la vie de nos villages. Et en France, on voit bien comment vous changez de trottoir en nous voyant» ironise Karim, universitaire et responsable d'un comité de village qui ajoute que si les Kabyles étaient organisés dans l'émigration, ils auraient pu imposer une politique au gouvernement algérien. Le cauchemar de la bureaucratie
Rien qu'à voir les vieux retraités moisir dans des chaînes interminables devant la banque afin de retirer leur argent de la retraite, on a l'envie de ne jamais y mettre son argent. Comme pour narguer l'Etat et ceux à qui cela ne plaît pas, le change parallèle se fait à quelques mètres de la banque chargée du transfert des retraites. L'on voit même des retraités aller chez ces jeunes cambistes faire le change autour d'une table de café comme pour se venger de la maltraitance subie devant les guichets de la banque. «Oui, je retire mon argent de cette banque et je le change ici chez ces cambistes. Ils sont plus gentils et plus accueillants. Je vous dirais même qu'ils sont plus honnêtes que ces banquiers qui n'arrêtent pas de mentir», fulmine un vieux retraité. «Oui, mon fils, ces banquiers, on a l'impression qu'ils nous donnent cet argent. Ils nous prennent pour des mendiants alors que nous les faisons vivre» ajoute un autre vieux qui a fait la chaîne durant toute la matinée pour savoir que sa mensualité n'a pas encore été saisie. En effet, malgré les efforts consentis par l'Etat pour combattre cette hydre, son nom fait encore sursauter. «Non, non, non, je ne peux même pas penser à mettre un sou dans une banque. Déjà à l'aéroport, j'ai un avant-goût de ce qui m'attend. Non merci, je préfère faire le change de l'argent, réservé à mes vacances chez les cambistes et c'est tout»? répond un jeune émigré venu passer des vacances.
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La bureaucratie n'est pas l'unique obstacle. «Non, je ne peux pas investir dans un pays où les gens touchent plus que l'effort fourni. Un maçon qui travaille deux à trois heures par jour te réclame 3000 DA. Un manoeuvre qui dort jusqu'à 9h et part à midi t'oblige à lui payer toute une journée. Non, non, laissez tomber. Vous savez que dans ces pays où on vit, il faut travailler dur, très dur pour gagner son salaire. Laissez tomber. Je n'ai pas envie de me rappeler les causes de mon départ du bled. Ici, les gens veulent tous devenir riches sans travailler», fulmine, Ali, émigré parti en harraga et qui se retrouve au Canada après avoir transité et séjourné quelque temps en Europe. Du coup, ces sommes conséquentes amenées par les émigrés via les circuits formel et informel ne profitent pas à l'émergence d'une activité macro-économique du pays. Son rôle se limite à faire marcher des commerces en tout genre et c'est déjà beaucoup au vu des entraves qui existent ici et les freins qui empêchent notre émigration de s'organiser pour se constituer en force. Sur le terrain, nous avons constaté que cet argent transféré sert plus les industries des pays européens. La majeure partie des gens qui peuvent acheter des véhicules, en plus des emprunts bancaires nationaux, sont les personnes qui possèdent, d'une manière ou d'une autre, de l'euro. Cette catégorie fait marcher le marché automobile dominé, en Algérie, essentiellement par les firmes françaises. Par conséquent, la dynamique de ce marché profite aussi à son corrolaire qui est le marché de la pièce détachée même concurrencée par les Chinois. Cette dynamique s'étend à d'autres créneaux dont le produit importé, ne trouve acheteur en Kabylie particulièrement que parmi la catégorie en question.
Un Hollandais à la tête d’Ooredoo Algérie (Algérie 1)
L’opérateur de la téléphonie mobile Ooredoo Algérie (ex-Nedjma) a un nouveau patron en remplacement du Libanais Joseph Ged appelé à d’autres fonctions au sein du groupe.
Il s’agit du Hollandais Hendrik Kasteel. Âgé de 46 ans, le nouveau patron d’Ooredoo, avec un capital de plus de 20 ans d’exercice dans le domaine des télécommunications, tentera une première expérience en Afrique du Nord et le monde arabe.
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Il occupait des postes de responsabilités au sein de plusieurs groupes européens de la télécommunication dont le dernier en date de juillet 2012 à ce jour à T-Mobile Austria GmbH.
Téléphonie mobile : Mobilis premier opérateur en Algérie avec 16,5 millions d'abonnés (El Watan)
Mobilis est devenu le premier opérateur de téléphonie mobile en Algérie avec un nombre d'abonnés global de 16,5 millions dépassant pour la première fois depuis sa création en 2004, les autres opérateurs.
Selon un bilan établi par le groupe, le 1er semestre 2016 a connu une augmentation de +20% du chiffre d'affaires de cet opérateur public par rapport à la même période de 2015, s'établissant à 57,2 milliards de DA (environ 519 millions de dollars) avec un nombre d'abonnés global de 16,5 millions, dépassant pour la première fois les autres opérateurs de téléphonie mobile. Relevant qu'il était "premier du marché en termes de chiffre d'affaires", Mobilis souligne avoir abordé l'année 2016 avec une "très forte croissance" à deux chiffres de ces indicateurs économiques et financiers.
Pour l'opérateur public, le résultat brut d'exploitation avant amortissements et impôts (EBITDA) a connu une croissance de +30% s'établissant à 21,3 milliards de DA, alors qu'au 2ème trimestre 2016, le chiffre d'affaires s'est établi autour de 30,4 milliards de DA (275,6 millions de dollars).
Ce résultat place incontestablement Mobilis à la tête des trois opérateurs mobiles du marché avec 9% de plus que le 2ème classé. Mobilis estime que "ces forts taux de croissance à deux chiffres sont la résultante de plusieurs paramètres".
Il s'agit, explique la même source, de "la généralisation, dès janvier 2016, des offres 3G sur les 48 wilayas du pays, faisant en sorte que 58% des abonnés Mobilis sont désormais en 3G, du maintien de la tarification à la seconde, du lancement de l'offre WIN post-payée qui a multiplié par 5 le nombre d'abonnés par rapport à 2015". Mobilis cite aussi la mise en place de la stratégie de commercialisation de terminaux "made in bladi'' associées à des offres Mobilis "en adéquation avec la politique des pouvoirs publics pour encourager la production nationale", relevant que ces packs de téléphones de fabrication locale "ont atteint des ventes de 5000 unités/jour".
L'opérateur public ambitionne d'améliorer son large réseau de télécommunications à travers le territoire national, de même que l'accueil de ses clients à travers ses agences et la réorganisation de ses structures pour une "meilleure efficacité et motivation" de ses employés. Il se dit également "fin prêt" pour le lancement de la 4G, une fois que celui-ci sera notifié par les services de l'Autorité de régulation de la poste et des télécommunications (ARPT).
Banque/bourse/Assurance
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Commerce
Aïd El-Adha : des mesures pour lutter contre la spéculation sur le marché de bétail (APS)
Le ministère de l'Agriculture, du développement rural et de la pêche aménagera des points de vente de bétail en prévision de l'Aïd El-Adha afin de permettre aux éleveurs de vendre directement aux consommateurs et mettre ainsi fin aux intermédiaires et à la spéculation, a-t-on appris mercredi auprès du ministère.
Le ministère, en coordination avec la Fédération nationale des éleveurs de bétail et l'Union nationale des paysans algériens, mobilisera tous les moyens nécessaires, notamment les espaces de vente et la couverture vétérinaire du bétail proposé à la vente, a précisé à l'APS le directeur des services vétérinaires au ministère, Karim Boughalem.
Cette opération entre dans le cadre des facilitations accordées aux éleveurs de bétail afin de leur permettre de vendre leurs produits directement sans recourir à des intermédiaires et contribuer ainsi à la lutte contre la spéculation, a-t-il dit.
Quelque 4 millions d'ovins et quelque 4500 veaux sont sacrifiés tous les ans à l'occasion de l'Aïd El-Adha.
La liste des communes où des points de vente seront aménagés est en cours de finalisation, a précisé le responsable, soulignant que le ministère avait prévu un nombre important de points de vente dans les grandes villes à l'instar de la capitale, d'Oran, de Constantine et d'Annaba.
Des points de vente seront aménagés prochainement dans la wilaya d'Alger au niveau des communes de Birtouta, Reghaïa, Ain Benian, les Eucalyptus et Zeralda.
Une mesure qui vise, selon le même responsable, à s'assurer de la bonne santé du bétail, soumis à un contrôle vétérinaire au niveau des espaces aussi bien légaux que parallèles.
A cet effet, un vétérinaire de permanence sera mobilisé au niveau de chaque commune et plus de deux vétérinaires au niveau de chaque abattoir.
Concernant les cas de variole enregistrés dans certaines régions du pays, le même responsable a indiqué que "les têtes affectées ont été vaccinées au niveau des inspections vétérinaires des wilayas".
Par ailleurs, 1 milliards de DA a été consacré aux vaccins contre les différentes maladies animales (fièvre aphteuse, variole, rage), a rappelé le même responsable.
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TIZI OUZOU : Les supermarchés à la mode (L’Expression)
Les prix pratiqués sont exactement les mêmes que dans les épiceries et les magasins d'alimentation générale ordinaires
Les citoyens de 2016 choisissent d'aller de préférence en compagnie de toute la famille vers ces grandes surfaces où tout se vend, mais pas forcément à des prix moins chers.
A chaque époque, sa propre mode. Dans toute la wilaya de Tizi Ouzou, l'heure est aux grandes surfaces et aux espaces appelés communément supérettes. Nous sommes loin, vraiment loin, de l'époque de la minuscule épicerie du village où ne se vendait que le strict minimum. Aujourd'hui, ces épiceries sont en voie de disparition, si ce n'est qu'elles le sont déjà dans pas mal de villages de la wilaya de Tizi Ouzou. Et celles qui résistent au temps et au changement inéluctable sont peu nombreuses et vont mettre la clé sous le paillasson sous peu et ce, de l'avis même de leurs propres propriétaires. Les citoyens de 2016 choisissent d'aller, de préférence, en compagnie de toute la famille, vers ces grandes surfaces où tout se vend mais pas forcément à des prix moins chers. «Au début, quand j'ai vu que les gens se ruaient de la sorte sur les supérettes, je pensais qu'il y avait quelque privilège pécuniaire à tirer. J'ai alors fait la même chose. Avec 5000 dinars en poche, je me suis dirigé vers un supermarché très fréquenté du centre-ville de Tizi Ouzou. Mais en faisant un petit tour entre les étals, quelle ne fut grande ma surprise en découvrant que les prix pratiqués sont exactement les mêmes que dans les épiceries et les magasins d'alimentation générale ordinaires. Il y a même des produits qui se vendent plus chers», nous confie Abdennour, un père de famille résidant à la Nouvelle-Ville de Tizi Ouzou. Qu'est-ce qui séduit alors ces centaines de familles quotidiennement dans ces grandes surfaces? c'est l'effet de la mode, tout simplement. Pourtant, pour faire ses achats dans l'une de ces grandes supérettes, il faut parfois prendre des «risques» car le stationnement à proximité du supermarché Errahma, par exemple, l'un des plus fréquentés dans la wilaya de Tizi Ouzou (situé en face du Trésor public), est difficile. Les clients sont contraints de garer leurs véhicules en deuxième position, au grand dam des autres automobilistes qui passent par là pour aller à la Nouvelle-Ville, créant des embouteillages monstres sur la route reliant l'ancienne ville à la Nouvelle-Ville. De même que, malgré que le stationnement y est formellement interdit, des dizaines d'automobilistes n'hésitent pas à prendre le risque en bravant l'interdit. Les policiers ont beau veiller au grain, il se trouve toujours des automobilistes qui arrivent à
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échapper à leur vigilance. Après l'ouverture du supermarché Errahma du centre-ville ayant été couronnée d'un succès inattendu, l'expérience a été rééditée à la Nouvelle-Ville où le même patron a ouvert un autre espace géant appelé également Errahma, une sorte d'Errahma bis, avec l'ouverture de pas moins de 400 poste de travail. Ce dernier, situé au lieudit la Tour, en plein coeur d'une Nouvelle-Ville grouillant de monde à tout moment, contrairement à celui du centre-ville, doté d'un immense parking, ce qui facilite la tâche aux clients. Ces derniers préfèrent se ruer sur l'espace de la Nouvelle-Ville pour les commodités évidentes qu'il offre et qui font défaut au supermarché Errahma du centre-ville. Mais ce dernier, en dépit des contraintes de stationnement, demeure très prisé. Il faut souvent faire une longue queue pour régler sa facture. Une ambiance qui rappelle les anciens monoprix des années 1980, avec le problème de la pénurie en moins. Car dans les supermarchés d'aujourd'hui, tout se vend et le mot introuvable n'existe pas dans le lexique des employés. On est également loin de l'époque de la vente concomitante où acheter un paquet de café noir doit s'accompagner obligatoirement d'un serre-joints. Dans les grandes surfaces de Tizi Ouzou, on trouve désormais des dizaines de marques de café et on a vraiment l'embarras du choix. L'un des plus grands supermarchés de la wilaya de Tizi Ouzou, pour ne pas dire le plus grand, c'est Dylia. Situé également à la Nouvelle-Ville, il s'agit d'un immeuble de plusieurs étages et d'une immense superficie, doté d'un parking spacieux. Le supermarché Dylia, lancé par un concessionnaire automobile, est une aubaine non seulement pour faire des achats de toutes sortes mais aussi pour prendre une pizza en famille ou encore pour emmener ses enfants se détendre grâce au mini-manège qui y est aménagé. Les grandes surfaces, ce n'est pas seulement en ville et à la Nouvelle-Ville de Tizi Ouzou qu'on les trouve. Ces espaces de vente de produits alimentaires au détail poussent comme des cham-pignons aussi bien dans les autres villes de la wilaya que dans les villages. Qui passe par Azazga et n'aperçoit pas de loin la grande surface au nom évocateur: le Miniprix? En plus des produits alimentaires dont la profusion est remarquable au Miniprix, le client a aussi la latitude de pouvoir acheter tout autre produit comme l'électroménager, tout genre de vaisselle et même des livres et des romans ainsi que de petits livres pour enfants. Donc il suffit de frapper à une seule porte pour acheter tout ce qu'on veut dans un seul espace. Ici, au Miniprix d'Azazga, à l'instar d'Errahma de la Nouvelle-Ville, les automobilistes ont le luxe de pouvoir garer leurs voitures dans l'enceinte du parking du supermarché. Il y a lieu de souligner que dans le même sillage, les anciens fameux Souks el Fellah, qui ont été cédés aux travailleurs, se sont aussi convertis en supermarchés. C'est le cas des anciens Souks el Fellah de Tigzirt, Boudjima, Ouaguenoun, etc. Ces derniers, à l'instar des autres supérettes, sont très fréquentés. Et celui qui y entre sort les bras chargés de toutes sortes de produits. Quand au badaud, qui de loin observe cette procession d'acheteurs, il ne peut s'empêcher de se poser la question de savoir si on est vraiment dans un pays où la plupart des gens se plaignent de la cherté de la vie
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Les consommateurs s’en plaignent : Le lait en sachet en question (Horizons)
La conservation du lait en sachet durant la période chaude de l’année est un véritable casse-tête pour les commerçants.
La composition du lait a depuis longtemps préoccupé l’opinion publique, selon un commerçant installé à la place du 1er-Mai. La vraie question est celle de la distribution et du non- respect de la chaîne de froid, car le lait parvient chez les commerçants déjà avarié. Durant l’été, a-t-on appris auprès de nombreux commerçants, le non-respect de la chaîne de froid influe inévitablement sur la disponibilité mais également la conservation du lait en magasin. Pour le président de l’Association de protection et d’orientation du consommateur et son environnement (Apoce), Mustapha Zebdi, ne pas respecter ces normes peut s’avérer très dangereux pour le consommateur. Pour Omar, un épicier de la place du 1er-Mai, le manque de transporteurs avec camions frigorifiques adéquats pour la distribution de lait dans de bonnes conditions ajoute au problème de la conservation. Surtout qu’en cette période de l’année, les températures avoisinent parfois les 40°C. « Il faut se pencher sérieusement ce problème », estime le commerçant, ajoutant que des distributeurs de lait en sachet laissent souvent la marchandise sur les trottoirs le matin avant l’ouverture des épiceries. « Ce lait exposé au soleil est un poison qu’on vend aux citoyens. Les laitiers devraient s’en soucier mais aussi ces distributeurs qui ne sont préoccupés que par la livraison de leurs produits dans les plus brefs délais. » D’un autre côté, le consommateur algérien continue à boire du lait non conforme aux normes requises, selon Mustapha Zebdi. Le produit mis sur le marché, dira-t-il, ne répond plus aux standards internationaux en matière de qualité et de dosage. « Si le contenant n’a pas subi de modification particulière, le contenu, en revanche, a perdu de sa saveur et de sa valeur nutritive habituelle », dira-t-il, ajoutant que plusieurs requêtes ont été déposées par des consommateurs pour revoir la recette de fabrication du lait en sachet. C’est le cas d’une trentaine de laiteries recensées qui ne respectent pas les normes internationales de santé en matière de production de lait. Ces producteurs, dira notre interlocuteur, sont dans le viseur des services de contrôle et autres inspections publiques d’hygiène qui surveillent leurs activités. Jusque-là, aucune anomalie n’a été enregistrée. « La dose de poudre nécessaire est estimée à 110 g/litre de lait, alors que les quantités employées sont souvent inférieures à ce seuil. Ces opérateurs
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font usage également d’une poudre dont la quantité de protéines, indispensable dans la fabrication de lait, a été réduite de moitié, soit de 34 g à 17 g », dira le président de l’Apoce. Une analyse a été effectuée l’année dernière par un laboratoire public sur du lait de production nationale suite à une requête formulée par des consommateurs et à laquelle le Complexe laitier d’Alger (Colaital) a répondu dans les délais pour constater que la production de lait est conforme aux normes. « Recourir aux laboratoires privés devra nous permettre d’avoir plus de moyens pour débusquer ces laiteries », a indiqué Zebdi. Le défenseur des consommateurs appelle, par ailleurs, les autorités à rouvrir les points de vente publics, estimant que ceci éliminera définitivement les problèmes liés au lait en sachet. Selon notre interlocuteur, l’ouverture des points de vente publics permettra de créer une certaine concurrence et assurera la disponibilité du produit.
Coopération
L’article de Politico "ne reflète en rien" la position de l’UE à l’égard de l’Algérie (Porte-parole) (APS)
Les relations entre l’Union européenne (UE) et l’Algérie sont "fortes et durables", ont affirmé mercredi les services diplomatiques de l’Union, soutenant que l’article du média politique américain Politico publié jeudi dernier "ne reflète en rien" la position de l’UE à l’égard de l’Algérie.
"L’article de Politico ne reflète en rien la position de l’UE, ni sa politique à l’égard de l’Algérie", a déclaré à l’APS, Nabila Massrali, une des porte-parole du service européen pour l’action extérieure (SEAE).
"Les relations entre l’UE et l’Algérie sont fortes et durables, notamment dans le domaine de l’énergie", a-t-elle ajouté, réfutant les informations rapportées par Politico qui cite une source européenne anonyme selon laquelle l’"UE attend un changement de régime en Algérie" et s’inquiète de "blocages politiques".
Interrogé sur l’article publié par ce journal américain sur les relations algéro-européennes, le ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale, Ramtane Lamamra a refusé de "commenter tous les propos qui peuvent émaner de personnes éprouvant de la haine vis-à-vis de l’Algérie", affirmant que "ces propos sont en contradiction avec la réalité algérienne".
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Dans une mise au point adressée à ce journal et publiée mardi, l’ambassadeur d’Algérie à Bruxelles, Amar Belani a affirmé que la relation qu’entretient l’Algérie avec l’UE dans le domaine de l’énergie "se place assurément au dessus des supputations subjectives et incongrues puisées auprès d'une source européenne, réputée proche du dossier et qui a, bien entendu, préféré le confort bien commode de I'anonymat".
Qualifiant les informations rapportées par Politico d’"incongruités spécieuses", le représentant de l’Algérie auprès de l’UE a dénoncé, par ailleurs, "l’énormité risible et fantasmatique d'une Algérie qui pourrait se retrouver sous la coupe de Daech ou d'Al Qaida".
"Je peux vous assurer que le gouvernent algérien négocie aux mieux des intérêts bien compris du peuple algérien dans le cadre d'une relation forte avec I'UE, basée sur l'équilibre des intérêts, et contribuant substantiellement à la sécurité des approvisionnement en énergie de l'UE en contrepartie de la garantie pour l’Algérie de ses parts de marché et la rentabilité de lourds investissements qu'elle consent à cet effet", a-t-il ajouté.
Il a assuré, en outre, que le partenariat "fiable" entre l'Algérie et I'UE dans le domaine de l'énergie a connu de nouveaux développements "qualitatifs" depuis la signature du mémorandum en juillet 2013.
Ce partenariat, a-t-il poursuivi, "se caractérise par I'intensité et la régularité des échanges de haut niveau à l'entière satisfaction des deux parties", citant pour preuve les propos tenus par les hauts responsables européens sur la réussite du Forum d’Affaires Algérie - UE dans le domaine de l'énergie que la capitale algérienne a abrité en mai dernier et qui a regroupé plus de 500 entreprises européennes et algériennes.
"La profondeur et la régularité de cette coopération s'est illustrée encore récemment par le déplacement à Bruxelles, du 11 au 13 juillet 2016, de 18 experts algériens du secteur de l'énergie pour examiner avec les experts européens les voies et moyens de consolider cette relation stratégique à long terme", a-t-il conclu.
INDUSTRIE PÉTROLIÈRE : Examen de la coopération algéro-irakienne (L’Expression)
Le renforcement de la coopération en matière de formation et d'investissement dans l'industrie pétrolière a été hier au centre d'entretiens entre le ministre de l'Energie, M.Noureddine Boutarfa, et l'ambassadeur d'Irak en Algérie, M.Abdurrahmane Al-Husseini, indique un communiqué du ministère. Les deux parties ont salué à cette occasion «les relations traditionnelles et historiques entretenues entre les deux pays», selon le communiqué. La tenue de la 15ème réunion ministérielle du Forum international de l'Energie (IEF15), prévue à Alger du 26 au 28 septembre prochain, ainsi que la réunion informelle de l'Opep (Organisation des pays exportateurs de pétrole) ont également fait l'objet d'un échange entre les deux parties. La situation du marché pétrolier et son impact sur les économies des deux pays ont été, en outre, abordés lors des entretiens, ajoute la même source.
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Veille
Banque mondiale : Jim Yong Kim candidat à sa propre succession (PAS)
Le président de la Banque mondiale, l'Américain Jim Yong Kim, dont le mandat arrive à terme le 30 juin 2017, est candidat à sa propre succession, a annoncé l'institution de développement, mardi. Après un premier mandat de cinq ans, M. Kim (56 ans) a indiqué "qu'il était intéressé par un second mandat", selon un communiqué de la Banque mondiale. Ce médecin de formation, né à Séoul, est à la tête de l'institution depuis juillet 2012. Le processus de désignation qui permet à trois candidats d'être inscrits sur une "short list" doit commencer jeudi jusqu'au 14 septembre, indique la Banque mondiale. L'examen de ces candidats prendra "deux à trois semaines". Un accord tacite veut qu'Américains et Européens se partagent la direction des institutions de Bretton Woods, les premiers prenant la tête de la Banque Mondiale, tandis que les seconds dirigent le FMI. Mais cette tradition risque d'être à nouveau contestée par les pays émergents qui veulent être davantage représentés. En 2012, M. Kim avait été en concurrence avec un candidat du Nigeria, la ministre des Finances Ngozi Okonjo-Iweala.
LE GOUVERNEMENT PREND DE NOUVELLES MESURES : Plan national contre les rapts d'enfants (L’Expression)
Les institutions concernées par ce plan doivent intervenir chacune dans la sphère de ses compétences.
Le phénomène du kidnapping d'enfants qui a pris ces dernières années de l'ampleur en Algérie hante et met en alerte maximale les hautes autorités de l'Etat. L'instruction qu'a envoyée hier le Premier ministre Abdelmalek Sellal à plusieurs ministères, corps de sécurité et organismes publics les appelant à la nécessité de déclencher le plan national d'alerte, à chaque fois qu'un cas de kidnapping venait à être signalé sur le territoire national, en est la meilleure preuve. Ce plan national d'alerte appelé «Alerte rapt/disparition d'enfants»,précise le Premier ministre dans son instruction, a été élaboré et mis en place par un groupe de travail multisectoriel créé sous l'égide du ministère de la Justice, édicté en date du 18 janvier 2016; il est le seul capable de mettre un terme à ce phénomène étranger aux
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traditions de la société algérienne. Ainsi, toutes les parties concernées par ce plan, indique en outre l'instruction, seront appelées à suivre chacune dans son domaine le schéma joint à l'instruction. L'instruction du Premier ministre précise par ailleurs que ledit plan sera «sous la direction du procureur de la République de céans, tous les organismes publics concernés (médias publics dans leur ensemble, supports publicitaires, opérateurs de téléphonie mobile, ports, aéroports, gares...) seront, ainsi, sollicités pour relayer l'alerte dans une synergie préétablie, à l'effet de concourir à retrouver l'enfant en danger de mort, dans les meilleurs délais possibles», souligne l'instruction. Le Premier ministre a chargé, à cet effet, chacun dans la sphère de ses compétences, de «veiller personnellement à mettre en place ledit plan d'alerte, avec la célérité et la rigueur exigées par l'importance de cette question, de concert avec les instances judiciaires concernées». A ce propos, il est à rappeler que ce plan a déjà été appliqué lors du dernier kidnapping qui a endeuillé toute l'Algérie, à savoir le kidnapping de la petite Nihal Si Mohand agée de 4 ans, kidnappée à Ouacifs dans la wilaya de Tizi Ouzou. Grâce à ce plan, rappelons-le- la mobilisation de nombreuses institutions, à l'image des services de sécurité, notamment la gendarmerie et les médias publics, la télévision, la radio, et la presse écrite, n'a pas baissé d'un iota durant toute la période de la recherche du corps de la fillette. Ce plan déclenché pour la première fois, a permis par ailleurs à tous les citoyens algériens de suivre en temps réel tous les détails et les rebondissements en rapport avec le kidnapping. Par ailleurs, il y a lieu d'interpréter le fait que l'instruction du Premier ministre se veut comme une réponse aux personnes qui ont appelé à l'application de la peine de mort contre les auteurs des kidnappings. Les hautes autorités de l'Etat savent pertinemment que l'application de la peine de mort ne pourra pas être la solution idéale contre ce phénomène.
CONFÉRENCE INTERNATIONALE DE TOKYO SUR LE DÉVELOPPEMENT DE L'AFRIQUE : Messahel représentera le président Bouteflika (L’Expression)
Le ministre des Affaires maghrébines, de l'Union africaine et de la Ligue arabe, Abdelkader Messahel, représentera le président Bouteflika, au VIe Sommet de la Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l'Afrique (Ticadvi), prévu les 27 et 28 août à Nairobi, Kenya, a indiqué hier un communiqué du ministère des Affaires étrangères. Ce sommet a pour thème «faire progresser l'Agenda de développement durable de l'Afrique : Ticad, partenariat pour la prospérité». Outre l'évaluation des progrès réalisés dans la mise en oeuvre du plan d'action de Yokohama, adopté lors de la Ticad VI en 2013, les discussions porteront, sur les thèmes de l'industrialisation, de la santé ainsi que de la stabilité sociale, souligne la même source. Le Sommet de Nairobi se tient à un moment ou l'Afrique, «sous la double impulsion du Nepad et de l'Agenda 2063 de l'Union africaine, s'emploie à réunir les conditions nécessaires pour son développement grâce à une meilleure coopération avec ses différents partenaires», note le communiqué. La tenue du Sommet de la Ticad, pour
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la première fois en Afrique, témoigne de la volonté et de l'intérêt croissant du continent africain à s'approprier ce processus de coopération engagé, plus de 23 ans, avec le Japon, ajoute la même source. Par ailleurs, M.Messahel, représentera également le président de la République au 25ème Sommet du Mécanisme africain d'évaluation par les Pairs (Maep), prévu le 26 août dans la capitale kenyane. Cette session sera consacrée à l'examen des rapports d'évaluation de Djibouti, du Tchad et du Sénégal, ainsi que le deuxième rapport d'étape du Mozambique et du rapport relatif à la revitalisation du Maep, rappelle le communiqué du ministère des Affaires étrangères.

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