Union Trans Transports

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Revue de presse du 20 Septembre 2016 Publié le 20/09/2016 à 14:40


SOMMAIRE
Synthèse ................................................................................................................................................................. 4
A la une .................................................................................................................................................................. 5
 LE FCE ET AHK ALGÉRIE SE METTENT EN PARTENARIAT : Comment maîtriser l'exportation (L’expression) ......................................................................... 5
 LANCÉ PAR AHK ALGÉRIE EN COLLABORATION AVEC LA SOCIÉTÉ KNAUF : Un projet-pilote pour introduire la formation dualiste en Algérie (Liberté) ..................................................................................................................................... 6
 Coopération FCE - AHK dans le domaine de la formation: L'Allemagne propose son savoir-faire (Le Temps d’Algérie) .............................................................................. 7
 Un projet pilote sur la formation dualiste (Horizons) ................................................. 8
 Les Allemands proposent leurs services (Eco News) ................................................. 9
 Un programme de formation algéro-allemand dans des secteurs économiques (APS) ................................................................................................................................... 11
 Le FCE exige de nouveau la réduction des impôts (Eco News) ............................... 11
 Vers la levée de l'interdiction de l'importation des véhicules d'occasion (APS) ...... 12
 M. Belaïb, ministre du commerce, invité de notre forum économie : une plus grande transparence dans les transactions commerciales (El Moudjahid)............................ 13
 LF 2017 : L’Algérie va lever l’interdiction de l’importation des véhicules d’occasion (Maghreb Emergent) ................................................................................................. 17
 Mustapha Zebdi, Président de l’Association de protection et d’orientation des consommateurs : «Nous approuvons la décision, mais nous ne voulons pas de monopole» (El Watan) .............................................................................................. 18
 Algérie-automobile: Avancée notable des discussions sur le projet Volkswagen (Maghreb Emergent) ................................................................................................. 18
 Liste de 2000 produits interdits d’importation : Belaïb dément enfin (TSA) ........... 20
 Importations: Aucune liste de produits prohibés (APS) ........................................... 20
 Abdelmadjid Attar. expert et ancien PDG de Sonatrach .......................................... 21
 «L’OPEP ne prend de décision qu’en réunion officielle» (El Watan) ...................... 21
 Maghreb: L'industrie agroalimentaire, un secteur stratégique pour la région (Coface) (Maghreb Emergent) ................................................................................................. 22
 Air Algérie signe un protocole d'accord avec Honeywell dans le domaine de la maintenance aéronautique (APS) .............................................................................. 23
 Air Algérie se dotera d’une école nationale d’aéronautique (APS) .......................... 24
 Boudjemaâ Talaï : « La nouvelle aérogare d’Alger entrera en exploitation en 2018 » (Horizons) ................................................................................................................. 24  LE DOSSIER EST À L’ÉTUDE : Ouverture du ciel algérien à la concurrence privée (Le Soir D’Algérie) ................................................................................................... 25
 50% des produits agricoles écoulés hors circuit formel (Algérie Eco) ..................... 27
 Blé tendre français: Les exportations vers l’Algérie en baisse de 43,4% (Algérie Eco) ........................................................................................................................... 29
Coopération ......................................................................................................................................................... 29
 Algérie-France: la coopération économique doit dépasser l'aspect commercial (Bensalah) (APS) ...................................................................................................... 29
 L'Algérie et la Chine s'engagent à explorer les possibilités de coopération dans le tourisme (APS) .......................................................................................................... 30
 Forum d’affaire algéro-portugais : Les investisseurs intéressés (El Moudjahid) ................................................................................................................ 31
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Veille ..................................................................................................................................................................... 33
 Il aura lieu le 3 octobre de l'année en cours L’Algérie participera au forum Arabo-Portugais (Eco News) ............................................................................................... 33
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Synthèse
La levée de l'interdiction de l'importation des véhicules d’occasion a été largement évoquée par la presse nationale. En effet, le gouvernement a décidé, dans le cadre du projet de loi de finances 2017, de lever l’interdiction de l’importation de ce type de véhicules, mais sous certaines conditions. Le ministre du Commerce, Bakhti Belaïb a déclaré à ce propos qu’«on va élaborer un cahier des charges bien précis qui permet de ne pas importer des véhicules représentant des dangers à la circulation. C'est-à-dire que nous allons autoriser l'importation de ces véhicules sous conditions». Lors du forum El Moudjahid il a indiqué qu’ «il est tout à fait légitime que les pays sauvegardent leur solvabilité et si la contrainte sur notre balance des paiements se poursuit, nous prendrons d’autres mesures». Il a tenu, par ailleurs, à démentir les informations faisant état de la préparation d’une liste de produits à interdire à l'importation a affirmé qu’il s’agit d’une «fausse information» et qu’il n’y avait de liste de produits qui seront «prohibés à l'importation». Par ailleurs, plusieurs quotidiens sont revenus sur le workshop organisé par le FCE et la Chambre algéro-allemande de commerce et d'industrie (AHK Algérie) portant sur la promotion des exportations et la formation. La maîtrise du processus d'exportation et des techniques de performance y afférentes constitue désormais une tâche incontournable pour le FCE et ses partenaires. Ce sujet de la formation doit être au coeur de la politique entrepreneuriale. Dans ce sens, Un projet pilote de formation d'une main d'oeuvre qualifiée sera généralisé en 2017 dans le cadre de la coopération algéro-allemande.
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A la une
LE FCE ET AHK ALGÉRIE SE METTENT EN PARTENARIAT : Comment maîtriser l'exportation (L’expression)
La maîtrise du processus d'exportation et des techniques de performance y afférentes constitue désormais une tâche incontournable pour le FCE et ses partenaires.
La promotion des exportations et la formation en la matière ont été l'objet d'un workshop organisé hier conjointement par le Forum des chefs d'entreprise et la Chambre algéro-allemande (AHK). Lors de cette rencontre, un survol des échanges entre l'Algérie et l'Allemagne a été fait. Ce faisant, on a indiqué que l'exportation algérienne tourne autour de 94,54 d'hydrocarbures et 5,34 hors hydrocarbures. Du côté allemand, les exportations vers l'Algérie relèvent essentiellement de produits pharmaceutiques, agroalimentaires et de l'automobile. L'enjeu pour les deux pays est, selon les participants au workshop, de développer ces échanges, de les diversifier et de les rééquilibrer, notamment du côté algérien, en améliorant l'offre exportable hors hydrocarbures. A cet effet,Mme Evelin Ayadi-Krenzer chargée de la promotion des exportations agroalimentaires, artisanat et tourisme, a fait savoir que» AHK Algérie est disposée à accompagner individuellement les entreprises et les institutions algériennes, à les informer et sensibiliser sur les exportations vers l'Europe et à promouvoir les produits algériens en Allemagne». Du côté du FCE, Madame Nacéra Haddad, vice-présidente du forum, a également insisté sur l'importance de la promotion des exportations hors hydrocarbures, qui constitue une voie incontournable pour l'essor de l'économie algérienne tout en précisant néanmoins que l'exportation est un métier qui s'acquiert par la formation et l'exercice. En effet, pour exporter, il faut d'abord avoir une offre exportable éligible à l'exportation, conformément aux normes en vigueur dans le marché ciblé. Ensuite, il convient de trouver un partenaire engagé et parvenir à un accord avec lui mais, à ce niveau, plusieurs paramètres entrent en jeu, notamment la qualité, le prix, le temps, etc. Et ces paramètres, une formation pointue et un exercice ardu sont nécessaires pour les maîtriser. De ce fait, il est évident que la formation et l'exportation, les deux objets du workshop FCE/AHK Algérie, constituent deux segments essentiels pour garantir la durabilité et la rentabilité d'une entreprise. Car, estime-t-on, une entreprise qui n'est pas capable d'exporter est à terme vouée à la disparition, surtout dans la conjoncture actuelle qui est marquée par une mondialisation effrénée des échanges commerciaux et des flux d'investissement. Le FCE, qui ne rate aucune occasion d'appeler à la promotion des investissements, notamment à travers l'assouplissement des procédures administratives, l'allégement des charges y afférentes et la réduction des coûts de transport maritime et aérien, passe désormais à la phase supérieure en s'intéressant aux aspects techniques inhérents à l'acte d'exporter ainsi qu'aux performances dont il faut faire preuve pour
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se tailler une place de choix dans le marché international. Il est vrai que certaines entreprises algériennes à l'image de Condor, Iris, NCA-Rouiba, etc., arrivent à placer leurs produits dans certains pays, en particulier en Afrique. Mais le volume des exportations reste très en deçà des potentialités de l'Algérie. Il y a quelques mois, le ministre de l'Industrie Abdessalem Bouchouareb, a déclaré que l'Algérie ne sait pas exporter. Cette déclaration sonne, d'un coté, comme un aveu d'impuissance devant la machine commerciale de certains ténors du commerce international, mais, d'un autre côté, elle résonne comme un appel solennel à une meilleure maîtrise du processus aussi bien par les institutions en charge du commerce extérieur que par les entreprises elles-mêmes. Le FCE, conscient de l'importance de l'enjeu, a vite pris la chose en main et désormais la formation à l'exportation fera partie de ses «dadas».
LANCÉ PAR AHK ALGÉRIE EN COLLABORATION AVEC LA SOCIÉTÉ KNAUF : Un projet-pilote pour introduire la formation dualiste en Algérie (Liberté)
La Chambre algéro-allemande de commerce et d’industrie (AHK Algérie), en collaboration avec la société Knauf Algérie, a prévu un projet-pilote afin d’introduire la formation dualiste en Algérie tout en s’inspirant du modèle allemand. C’est ce qu’a indiqué Mme Amina Gouri, responsable du service formation à AHK Algérie, hier, lors d’un workshop sur “le rôle de la formation et des exportations pour les entreprises” organisé au siège du Forum des chefs d’entreprise à Alger. L’objectif de ce projet-pilote est de donner une vision de la formation dualiste en formant 12 apprentis plâtriers plaquistes en entreprise pour une période de 6 mois. Le objectifs du projet-pilote est de préparer l’apprenti à côtoyer l’esprit de l’entreprise et de découvrir le fonctionnement du milieu professionnel. La formation dualiste vise à fournir un enseignement global des différentes techniques et modalités d’apprentissage dans le but d'acquérir des compétences professionnelles. En Allemagne, la formation dualiste est un système de formation complémentaire au système d’éducation et est dédiée aux étudiants ayant un niveau moyen ou secondaire. La formation dualiste transmet des connaissances fondamentales et solides à deux tiers des jeunes en Allemagne. Elle constitue le point de départ d’une formation tout au long de la vie et offre de nombreuses perspectives professionnelles. L’entreprise se charge de la formation pratique et le centre de formation s’occupe de la partie théorique. La formation type dualiste dure entre 2 années et demie à 3 années, selon le domaine d’apprentissage. Le responsable du service formation à AHK Algérie a présenté aux membres du FCE “le Senior Experten Service”, une société d’utilité publique qui fait appel à des spécialistes retraités bénévoles (les experts SES) pour contribuer à
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développer, surtout à l’étranger, l’enseignement professionnel et la formation continue d’ouvriers spécialisés et de cadres
Coopération FCE - AHK dans le domaine de la formation: L'Allemagne propose son savoir-faire (Le Temps d’Algérie)
Avant que ça ne soit une affaire des pouvoirs publics, la formation concerne, avant tout, les entreprises, les seules à connaître d'ailleurs leurs besoins en la matière.
Ce sujet de la formation qui doit être au coeur de la politique entrepreneuriale, a été abordé lors d'un workshop organisé par la Chambre algéro-allemande de commerce et d'industrie (AHK Algérie), en collaboration avec le Forum des chefs d'entreprise (FCE), portant sur : «Le rôle de la formation et des exportations pour les entreprises». Cet évènement s'adresse aux acteurs économiques activant dans les secteurs de la pharmacie, de l'agroalimentaire, de la construction et de l'automobile. Lors de son allocution, la responsable «Formation» à AHK, Amina Gouri, a expliqué comment fonctionne le modèle allemand en matière de formation ainsi que les expériences de ce dernier dans certains pays du monde, notamment en Afrique. Selon cette responsable, la force de frappe du système allemand est l'adaptabilité de la formation au monde du travail, étant donné que ce ne sont pas les pouvoirs publics qui choisissent les programmes et qui dispensent les formations, mais ce sont plutôt les Chambres de commerce et d'industrie en collaboration avec les organisations patronales. Le principal modèle est le système Dual qui consiste à se concentrer sur le volet pratique plus que sur le volet théorique. D'autres modèles de formation ont également été exposés. Il s'agit du Senior Experten Service (SES). Les SES mettent les connaissances de ses experts, qui sont des personnes à la retraite, au service d'un pays demandeur, dans un domaine donné. Une sorte de coopération qui varie entre trois semaines et six mois renouvelables. Quant à l'application de ces méthodes en Algérie, les responsables allemands et l'assistance algérienne ont reconnu la difficulté à la mettre en application, d'autant plus que le contexte algérien est un peu particulier. La difficulté la plus évoquée est celle de la dévalorisation de certains métiers.
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Un projet pilote sur la formation dualiste (Horizons)
En réflexion depuis 2012 en Algérie, la formation dualiste ne sera concrétisée qu’à partir de 2017 avec le lancement d’un projet pilote qui sera chapeauté par la Chambre algéro-allemande du commerce et d’industrie (AHK Algérie) conjointement avec le ministère de la Formation et de l’Enseignement professionnels. L’Algérie s’appuie sur ce genre de formation, considéré en Allemagne comme étant un système de formation complémentaire à celui de l’éducation, à la différence que le premier accorde une part importante à l’aspect pratique. « La formation dualiste est dédiée aux étudiants ayant un niveau moyen ou secondaire et constitue le point de départ d’une formation tout au long de la vie. Et offre de nombreuses perspectives professionnelles », a expliqué, hier, la chargée du projet au sein d’AHK-Algérie, Mme Amina Gouri. Intervenant lors d’un workshop organisé par le Forum des chefs d’entreprise (FCE) au niveau de son siège sur l’importance de la formation sur le développement de l’entreprise et l’exportation, Mme Gouri a précisé que le projet pilote portera sur la formation dualiste dans la filière plâtrier plaquiste avant d’être généralisée à d’autres domaines d’activité. Au départ, 12 apprentis bénéficieront de la formation qui sera assurée par des experts. « La réalisation de ce projet pilote nous permettra d’acquérir une main-d’oeuvre qualifiée et de donner aux jeunes une nouvelle approche de l’apprentissage. Mais aussi de globaliser ce système afin d’élargir la formation dualiste à tous les secteurs économiques et industriels et mieux répondre à la demande du marché algérien », a-t-elle souligné. Elle ajoutera qu’il ne s’agit pas de faire du copier-coller mais d’adapter cette formation aux paramètres socioéconomiques de l’Algérie pour mieux répondre aux besoins des entreprises et du marché du travail de manière générale. Pour Mme Nacéra Haddad, vice-présidente du FCE, il est impératif, aujourd’hui, de mettre en place des programmes de formation qui répondent à l’urgence de renforcement des compétences. L’Etat algérien consacre en matière d’investissement, 8% du PIB à l’éducation et à la formation mais il n’en demeure pas moins que la problématique de la qualification de la main-d’oeuvre se pose toujours. Il est temps, a-t-elle préconisé, d’aller vers des formations spécialisées qui sont en adéquation avec le monde du travail. Encore faut-il que les entreprises sachent exprimer leurs besoins en matière de qualification, a-t-elle ajouté. D’après elle, si l’on augmente d’un point l’adéquation entre les deux formations et le monde du travail, la croissance augmentera au moins de 4 points. Elle soutiendra que sans renforcement de la compétence, la bataille de l’exportation sera perdue. Tout en mettant l’accent sur l’importance de la formation des formateurs, elle a souligné que le FCE discutera de l’opportunité de mettre en place une assise
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juridique pour la formation dualiste. Pour la formation des formateurs, AHK s’engage à mobiliser les Senior experten service (SES), une importante organisation allemande de cadres retraités bénévoles, qui met les connaissances de ses experts au service d’un développement économique et social durable.
Les Allemands proposent leurs services (Eco News)
0commentaire.
Le manque de qualification est à l’origine des problèmes d’inefficacité et de l’incompétence des entreprises algériennes, a relevé Nacéra Haddad, vice-présidente du Forum des chefs d’entreprise (FCE), estimant que la négligence de la formation professionnelle induit des problèmes de productivité et des difficultés de croissance du secteur économique du pays.
C’était le sujet d’actualité abordé, ce matin, lors d’un Workshop portant sur « Le rôle de la formation et des exportations pour les entreprises », organisé, conjointement, avec la Chambre Algéro-Allemande de Commerce et d’Industrie (AHK Algérie) et le FCE, au niveau de son siège. L’objectif de cette journée d’information et d’attirer l’attention des acteurs économiques activant surtout dans les secteurs de la pharmacie, de l’agroalimentaire, de la construction et de l’automobile sur l’importance de la formation professionnelle pour se développer, notamment en ces temps de crise.
Lors de son intervention, Amina Gouri chef de service formation à l’AHK a expliqué longuement et dans le détail le système de formation dualiste utilisé par les entreprises allemandes qui accordent plus de 80% d’importance à l’aspect pratique et près de 20% à la théorie. Ce système de formation duale est aujourd’hui appliqué dans plusieurs pays comme les Pays-Bas, la Chine et l’Autriche. Aujourd’hui, l’AHK souhaite des expériences similaires en Algérie. Il reste à trouver l’outil adéquat pour l’adapter au système algérien. « La copie conforme de ce système ne peut être appliquée en Algérie, mais il peut être adapté sur le modèle de formation algérien » souligne Amina, qui estime toutefois que « c’est bien que l’Eta en Algérie forme, mais c’est à l’entreprise de s’engager ».
L’objectif, par ailleurs, de cette rencontre initiée par l’AHK et le FCE est de chercher des partenaires potentiels et identifier leurs besoins en matière de formation afin de les diriger vers le service SES (senior experten service) représenté par l’AHK, en Algérie depuis des années. Dans cette
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perspective Knauf plâtre Algérie avait lancé, en 2012, un projet pilote de formation, en collaboration avec l’AHK et le ministère de la tutelle pour former 12 apprentis sur une période de six mois. Après quatre ans, aucun résultat n’a été révélé de cette expérience. Aujourd’hui, l’AHK propose à l’entreprise algérienne d’utiliser le service SES pour former ses cadres.
Ce service consiste à envoyer des spécialistes retraités bénévoles allemands pour collaborer avec les entreprises souhaitant développer et former son personnel. Ils interviennent surtout dans les secteurs techniques et économiques. De plus l’AHK souhaite développer l’utilisation du système dualiste en Algérie en 2017 et élargir le champ de ses interventions à travers ce nouveau service SES. Cependant, il reste à convaincre l’entrepreneur algérien de ce système et son utilité, sachant qu’il a toujours compté sur l’Etat pour former les cadres. En plus, il y a le problème des mentalités qu’il faut corriger car les algériennes ont tendance à dévaloriser la formation professionnelle qui selon eux s’adresse uniquement à ceux qui échoué dans leurs études.
Formation à l’export : un mal de l’entreprise nationale
Par conséquent, le manque de la formation à l’export au sein des entreprises algériennes se répercute sur son avenir et créer des inégalités représentant ainsi un problème grave de manque de connaissance en adéquation avec l’activité de l’entreprise et de visibilité du système de travail propre à l’entreprise. En Algérie ce n’est pas les centres de formation ou les experts qui manquent, mais la volonté et l’intérêt accordé à cette branche. L’entreprise algérienne marginalise ses compétences et recourt souvent à l’expertise étrangère afin d’encadrer son personnel. Aujourd’hui, l’entreprise nationale est bel et bien consciente qu’au regard de la conjoncture actuelle que la formation professionnelle est un vecteur de développement des compétences et de sa productivité, surtout pout les exportateurs, mais, malheureusement, elle peine toujours à introduire ce créneau dans ses projets alors que la loi est claire la dessus.
Chaque entreprise doit attribuer 1% de son chiffre d’affaires à la formation de ses cadres. Une clause qui n’est pas respectée. D’après Nacéra Haddad, « si l’entreprise algérienne investit plus dans la formation professionnelle, l’Algérie pourrait gagner 4 à 5 points sur sa croissance, alors qu’aujourd’hui elle n’a gagné qu’un point selon les statistique du bureau international du travail (BIT). Sachant que le taux d’apprentissage en Algérie est de plus de 65% ». Un constat amer mais qui n’est pas fatal.
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Un programme de formation algéro-allemand dans des secteurs économiques (APS)
Un projet pilote de formation d'une main d'oeuvre qualifiée sera généralisé en 2017 dans le cadre de la coopération algéro-allemande, selon une responsable à la Chambre algéro-allemande de Commerce et d'Industrie (AHK).
Ce projet en cours de réalisation, intitulé "formation dualiste", vise à former une main d'oeuvre qualifiée répondant aux besoins du marché national du travail, à inculquer l'esprit d'entreprise à travers de nouvelles approches méthodologiques, a indiqué lundi Amira Gouri, responsable chargé de la formation et de l'évènementiel auprès d'AHK, lors d'une conférence animée au siège du Forum des Chefs d'Entreprises (FCE), sur la thématique du rôle de la formation et des exportations pour les entreprises.
Lancé en 2012 par cette chambre en collaboration avec le ministère de la Formation professionnelle, ce projet propose des formations adéquates pour la fidélisation et le développement des compétences au sein des entreprises. Inspiré du modèle allemand, ce programme repose à 80% sur la pratique et à 20% sur la théorie. Pour sa première phase, ce programme de formation a ciblé, depuis 2012, des plâtriers plaquistes activant au sein d'une société algéro-allemande de plâtre pour une période de six (6) mois.
"Notre but est d'acquérir des compétences professionnelles, de répondre aux besoins du marché en termes de la main d'oeuvre qualifiée et d'attirer les jeunes vers certains métiers qui restent cachés", a ajouté Mme Gouri.
Pour sa part, Mme Nacéra Haddad, vice-présidente du FCE, a relevé l'importance de l'apport de la formation qui doit être perçue comme un investissement et non comme une dépense.
"Si l'on arrive à faire l'adéquation entre la formation et les besoins du marché, on atteindra 5 à 7 points en termes de croissance", selon elle.
Le FCE exige de nouveau la réduction des impôts (Eco News)
Le FCE censé comprendre plus d’un millier d’entreprises, dont plusieurs refusent de s’acquitter de leurs cotisations, parce qu’ils n trouvent pas leurs comptes au sein de cette organisation patronale, a exigé du
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gouvernement encore une fois la réduction des impôts (IBS, TVA, IRG, etc.)
La revendication a été présentée par Ali Haddad lors de la réunion « de concertation » qui a regroupé le Premier ministre aux organisations patronale et syndicale que sont le FCE et l’UGTA. Une rencontre à laquelle a pris part le ministre du commerce qui en a fait l’annonce.
Encore une fois, et sans présenter le moindre bilan que ce soit de la part du gouvernement ou de celle du patronat, toutes organisations patronales confondues, ces dernières continuent de revendiquer moins d’impôts et de taxes, alors que la baisse de l’IRG des salariés est refusée de manière catégorique. Ce qui est incontestablement en violation de la constitution qui dispose de l’égalité de tous les citoyens devant l’impôt.
Mieux. Les entreprises privées n’ont eu de cesse de bénéficier de facilitations, d’exonérations sans présenter pour autant présenter la contrepartie. Et il faut signaler que les pouvoirs publics continuent à se soumettre au patronat sans rien demander. Cela en sachant que beaucoup entreprises font dans l’arnaque, comme dénoncé par plusieurs ministres
Vers la levée de l'interdiction de l'importation des véhicules d'occasion (APS)
Le gouvernement a décidé, dans le cadre du projet de loi de finances 2017, de lever l'interdiction de l'importation des véhicules d'occasion mais sous certaines conditions, a indiqué lundi à Alger le ministre du Commerce, Bakhti Belaïb.
"On va lever cette interdiction et élaborer un cahier des charges bien précis qui permet de ne pas importer des véhicules représentant des dangers à la circulation. C'est-à-dire que nous allons autoriser l'importation de ces véhicules sous conditions", a-t-il souligné lors du forum El Moudjahid.
"L'essentiel pour nous est que ce soit un marché transparent où l'acheteur a des garanties suffisantes", a ajouté le ministre.
Selon lui, le gouvernement "a décidé de lever cette interdiction et de la remplacer par la mise en place d'un cahier des charges portant des conditions bien précises".
"De mon point de vue, un cahier de charges est mieux que l'interdiction", a-t-il estimé.
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Par ailleurs, il a fait savoir que les pouvoirs publics examinent actuellement les formules à travers lesquelles le marché d'occasion sera organisé, en avançant que ce marché sera soit laissé au distributeur et au concessionnaire uniquement, soit il sera ouvert également à d'autres intervenants.
Pour le ministre, le marché d'occasion pourrait permettre d'importer des véhicules plus performants et beaucoup moins chers que certains véhicules neufs importés.
En effet, a-t-il expliqué, il existe des cas où certains constructeurs fabriquent des véhicules spécialement pour l'Algérie et qui sont loin des normes internationales".
Le marché national des véhicules, a-t-il poursuivi, "doit être organisé pour que nous ne soyons plus arnaqués et victimes de manque de transparence".
M. Belaïb, ministre du commerce, invité de notre forum économie : une plus grande transparence dans les transactions commerciales (El Moudjahid)
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«Il est tout à fait légitime que les pays sauvegardent leur solvabilité et si la contrainte sur notre balance des paiements se poursuit, nous prendrons d’autres mesures ». Le ministre du Commerce, M. Bakhti Belaïb, qui a tenu à démentir, depuis le Forum Economie d’El Moudjahid ; les informations faisant état de la préparation d’une liste de produits à interdire à l'importation a affirmé qu’il s’agit d’une « fausse information » et qu’il n’y avait de liste de produits qui seront « prohibés à l'importation ». Le ministre, a néanmoins indiqué que tous les produits non intégrés dans les accords avec l'UE, la Grande zone arabe de libre-échange, et l’accord préférentiel avec la Tunisie, ne bénéficieront plus de franchise de douane. « Les produits dont nous ne sommes pas sûrs de l'origine ne bénéficient désormais plus de la franchise et nous avons des preuves que ces produits ne sont pas d'origine des pays avec lesquels nous avons conclu des accords », a affirmé le ministre qui précisera que « cette liste de produits, qui risquent de ne plus bénéficier de franchises, sera connue prochainement. C’est la déclaration faite par le ministre du Commerce, hier, lors de son passage au forum économique d’El Moudjahid. M. Bakhti Belaïb, qui répliquait par rapport à une question sur l’éventualité de l’élargissement de la liste des produits interdits à l’importation à 2.000 autres (produits) considérés comme superflus, a souligné, à ce propos,
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qu’il a été constaté que beaucoup de produits importés bénéficiaient de franchises de douanes mais étaient originaires de pays non intégrés dans les zones avec lesquels on avait signé des accords. « Désormais, les visas d’entrée sur le territoire seront accordés uniquement aux produits dont on est sûrs de l’origine, le reste ne bénéficiera plus des franchises de douanes », a spécifié le ministre. Et d’ajouter : « Aujourd’hui, nous avons un système des licences d’importation et les produits concernés n’accèderont plus au marché ». A ce propos, le ministre a rappelé que le système en question concerne trois produits, à savoir, les véhicules, le ciment gris et le rond à béton. Des produits qui « pesaient assez lourd sur le budget de l’Etat. Aujourd’hui, et grâce à ce système qui fixe les quotas des importations, « nous avons gagné plus de 6 milliards de dollars par rapport à 2014 », a indiqué M. Bakhti Belaïb. Aussi, les licences d’importations seront élargies à d’autres produits, notamment industriels (électroménagers et électroniques) et à certains produits agricoles (maïs, soja) dont le coût des importations avoisine les 3,5 milliards de dollars, a précisé le ministre. Ces mesures ont permis de réduire sensiblement les importations qui ont atteint 17 Mds de dollars au premier semestre 2016, soit 20% de moins par rapport à la même période de 2015, a-t-il indiqué. Et de rassurer que « la rationalisation n’atteindra pas les facteurs de croissance ». Licences d’importation : Le difficile consensus Dans le même contexte, le ministre a fait savoir que l’Algérie, devenue une aire de stockage, était « contrainte d’en réduire les quotas des importations » à travers l’imposition de licences. « Notre objectif, au départ, était d’introduire une transparence dans le segment », a-t-il souligné. M. Bakhti Belaïb a déclaré, dans ce sens, qu’il « est difficile de faire le consensus » et que, les concessionnaires avaient le droit de contester les quotas fixés. A ce titre, il a rassuré que les « contestations fondées étaient acceptées ». Selon le ministre, « nous devons apprendre à respecter la raison d’Etat ». Le ministre a parlé, à ce propos de la nécessité d’axer les efforts sur l’encouragement des exportateurs dont le nombre est passé, de 1.100 à 1.700 en l’espace de six mois, notamment dans le segment de l’agriculture. « Ce sont des initiatives étrangères encouragées par la qualité des produits et les coûts abordables », a-t-il indiqué. « Aujourd’hui, l’acte d’importer est plus facile et plus rémunérateur et il faudra inverser cette tendance », a déclaré le ministre du Commerce qui a parlé de contraintes à l’exportation liées entre autres aux règlements de la Banque d’Algérie (bureaux de liaison, domiciliations, délais de rapatriement des produits de l’exportation), au registre du commerce, et à la faiblesse de la logistique à l’export, le transport notamment. L’Accord d’association : une référence pour les négociations avec l’OMC Des négociations ont été engagées avec l’UE à l’effet d’adapter l’Accord
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d’association, qui constitue « une référence pour les négociations avec l’OMC », à la situation économique et aux intérêts du pays. Les échanges avec l’UE sont passés de 9 à 30 milliards de dollars depuis la signature de l’Accord en septembre 2005, mais les « investissements européens, dans notre pays, sont demeurés faibles », a-t-il rappelé. Sachant que les deux tiers de nos échanges se font avec l’UE, il est « fondamental d’aller vers un accord pour rééquilibrer ces derniers », fera-t-il remarquer. Pour le cas de la GZALE, le ministre a fait savoir que, « l’Algérie est le seul pays qui maintient la liste négative ». L’Algérie qui dispose d’une base industrielle veille au maintien de la valeur ajoutée à un seuil de 60%, un niveau contesté par les pays arabes qui se contentent de 40% n’étant pas dotés d’industries à protéger. Aussi, le ministre a déclaré que pas moins de 40 produits qui font l’objet d’échanges dans le cadre de cette zone sont toujours maintenus dans la liste négative. Marché informel : près de 50% des produits agricoles dans le circuit L’Etat a mobilisé plus de 18 milliards de dinars pour éradiquer le marché informel. Si certains espaces classés comme tels ont disparu, d’autres ont réapparu. Aussi, le département du commerce a saisi le ministère de l’Intérieur pour faire en sorte que les ‘‘commerçants’’ rejoignent les infrastructures qui leur sont affectées. Le ministre qui a admis que certains marchés étaient mal localisés a déclaré que près de 50% des produits agricoles s’écoulent en dehors des marchés de gros d’où la non-maîtrise des prix. Actuellement, 47 marchés de gros sont recensés et devront être consolidés par 8 infrastructures nouvelles dont deux devront être réceptionnées à la fin de l’année Aïn-Defla et Sétif). Importations : le Credoc n’a pas atteint son objectif Institué par la LFC de 2009, le crédit documentaire (Credoc) a été imposé comme étant le moyen unique de financement des importations. Ainsi, les opérateurs économiques se sont vus interdire le recours aux autres modes de paiement à l’international. Le Credoc, largement contesté, est défini comme étant l'engagement pris par la banque de l'importateur de garantir à l'exportateur le règlement des marchandises contre la remise de documents attestant de l'expédition et de la qualité des marchandises prévues au contrat. Il devait constituer un gage de sécurité pour toutes les parties au contrat. Le dispositif qui a été allégé conséquemment aux revendications des opérateurs économiques, a été également dénoncé par l’actuel ministre du Commerce qui fait état d’« arnaques » sous ce chapitre. Pour ceux qui revendiquent un réaménagement de cette disposition, M. Bakhti Belaïb a précisé qu’il « faudra attendre une modification de la loi qui l’a imposé pour que le Credoc ne soit plus le mode de paiement exclusif de paiement des importations. En attendant, le Credoc est allégé», a-t-il rappelé. Réintroduction de taxes à l’importation : légitime
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A une question sur la réintroduction de taxes sur certains produits à l’importation dans le cadre de le projet de loi de finances 2017, le ministre a qualifié ces dernières de « légitimes ». Une décision motivée par le constat de « délinquance dans la sphère commerciale ». M. Bakhti Belaïb qui a relevé cet état de fait a évoqué le cas de conteneurs bloqués au niveau de ports secs depuis 2012 du fait que leurs propriétaires ne se sont pas présentés pour lever leurs marchandises, et pour cause... certains de conteneurs contenaient des produits destinés à l’incinération. « Des simulacres pour des opérations de transfert de devises, souvent avec la complicité d’étrangers », dira le ministre. Un phénomène, a-t-il souligné, qui a atteint « un niveau inquiétant car il porte atteinte à l’économie du pays ». OMC : Le coût de sa non-adhésion est plus important L'Algérie qui a mené 12 rounds de négociations multilatérales et traité 1.900 questions liées essentiellement à son système économique est appelée à reprendre le processus des négociations avec l’OMC, car le coût de sa non-adhésion est plus important que son adhésion à cette organisation qui copte 164 Etats membres et représente plus de 99% du commerce mondial. Et pour cause, 98% des partenaires commerciaux de l’Algérie y son membres. « Est-il raisonnable de rester en marge de ce système alors que des pays qui n’ont aucune actualité mondiale sont déjà au sein de cette organisation », s’est interrogé le ministre. L’autre argument qui milite dans ce sens réside dans le fait que « le ticket d’accès à l’OMC devient de plus en plus coûteux », a souligné M. Bakhti Belaïb. Le ministre a fait part, à ce propos que la règle des 49/51% et l’importation de certains médicaments figuraient parmi les questionnements de l’OMC. Et de rassurer que les clauses de l’OMC prévoient des mesures de sauvegarde. Néanmoins, a déploré le ministre, nous n’avons pas une administration économique en mesure de contrôler nos engagements avec nos partenaires et déceler les mesures anti-dumping. « Notre administration économique n’a pas les capacités et n’est pas qualifiée pour porter nos revendications au sein de l’organe de règlement des différents de l’OMC », a-t-il affirmé. Dans le même contexte, le ministre a évoqué des discussions avec les ministères concernés pour améliorer et enrichir les réponses aux questions de l’OMC.
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LF 2017 : L’Algérie va lever l’interdiction de l’importation des véhicules d’occasion (Maghreb Emergent)

Le gouvernement a décidé de lever l’interdiction de l'importation des véhicules d'occasion mais sous certaines conditions. C’est ce qu’a indiqué ce lundi le ministre du Commerce, Bekhti Belaib.
S’exprimant au cours du Forum du journal El Moudjahid, le ministre a précisé que le département dont il a la charge va élaborer un cahier des charges « bien précis qui permet de ne pas importer des véhicules représentant des dangers à la circulation ». Car, a-t-il dit, le marché d'occasion pourrait permettre d'importer des véhicules plus performants et beaucoup moins chers que certains véhicules neufs importés.
« L'essentiel pour nous est que ce soit un marché transparent où l'acheteur a des garanties suffisantes », a-t-il ajouté, en référence à la protestation qui peut venir des concessionnaires qui, rappelons le, ont vu leurs importations contingentées. Et de souligner : « un cahier de charges est mieux que l'interdiction ».
Sur les détails de ce retour aux importations de voitures d’occasion, le ministre n’a pas été prolixe. Il a souligné que les pouvoirs publics ne sont pas fixés sur le choix de la formule. Selon le ministre, le marché d’importation des voitures d’occasion sera soit laissé au distributeur et au concessionnaire uniquement, soit il sera ouvert également à d'autres intervenants.
Pour rappel, la loi portant interdiction de l´importation des véhicules de moins de trois ans a été instituée dans la loi de finances complémentaire 2005. Cette interdiction conjuguée à l’installation des banques privées qui proposaient des crédits pour l’acquisition de véhicules neufs a fait émerger un marché qui a connu un grand essor.
Les importations de véhicules neufs ont dépassé les 500. 000 unités importées en 2013. Depuis la chute des revenus pétroliers en juin 2014, le gouvernement oeuvrait à réduire le poids de ses importations qui ont dépassé les 6.5 milliards de dollars en 2013 par le blocage « administratif », à travers leur contingentement et un nouveau cahier des charges.
La levée de cette interdiction est régulièrement évoquée à chaque élaboration de loi de finances. C’est la première fois que le gouvernement l’annonce officiellement, en la justifiant par la situation tendue des finances du pays, alors qu’elle est l’une des exigences de l’OMC pour l’adhésion de l’Algérie à cette organisation.
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Mustapha Zebdi, Président de l’Association de protection et d’orientation des consommateurs : «Nous approuvons la décision, mais nous ne voulons pas de monopole» (El Watan)
- Le gouvernement s’apprête à lever l’interdiction d’importation des véhicules de moins de trois ans. Que pensez-vous de cette décision ?
C’est une demande ancrée et répétée par l’Association de protection et d’orientation des consommateurs (Apoce). Actuellement cela devient une nécessité d’autant que le véhicule autorisé par l’Etat à l’importation ne couvre que 20% des demandes du marché. Cette conjoncture économique ainsi que la restriction des importations de véhicules par la mise en place du système de licences et de quotas a fait en sorte que les prix des véhicules neufs et même d’occasion connaissent une hausse.
Nous approuvons cette décision et nous souhaitons que cette levée ne soit pas uniquement pour les véhicules de moins de trois ans, mais aussi pour ceux de moins de cinq ans. Vu que les véhicules européens et asiatiques qui sont en circulation dans leurs pays sont renforcés et de qualité par rapport aux véhicules destinés aux pays émergents.
Il faut aussi savoir que l’état des routes des pays développés laisse un véhicule d’occasion dans un état très acceptable, même après plusieurs années de mise en circulation. Cela dit, nous espérons que cette importation sera accessible aux particuliers et non juste aux concessionnaires automobiles qui contrôleront pas la suite les prix. On ne veut pas d’un nouveau monopole dans cette activité commerciale.
- Comment devrait se faire cette importation, selon vous ?
Je pense que cette activité se fera de manière libérale comme elle se faisait il y a quelques années. Nous espérons surtout que son lancement coïncidera avec l’ouverture des guichets de change. Il devrait y avoir par ailleurs un cahier des charges technique pour ce qui est des normes de sécurité. Il faut que les véhicules soient accompagnés de la fiche technique d’un organisme indépendant, comme c’est le cas chez nous de la fiche de contrôle.
- Le gouvernement prépare un plan de régulation du marché des véhicules d’occasion. Certains marchés ont été fermés. Quel est votre avis à ce sujet ?
Qu’appelle-t-on régulation du marché d’occasion ? Nous savons que des entreprises veulent accaparer de ce marché juteux. Chaque individu a le droit de vendre son bien sans passer par un sous-traitant. Fermer tous les marchés ne va que favoriser l’émergence d’opérateurs qui vont avoir un monopole.
Algérie-automobile: Avancée notable des discussions sur le projet Volkswagen (Maghreb Emergent)
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Les discussions sur le projet de fabrication de voitures de la marque allemande Volkswagen connaissent des avancées importantes, a affirmé lundi à Alger le directeur général de la Chambre algéro-allemande de commerce et d'industrie (AHN), Marko Ackermann.
"Les négociations sont en cours. Elles enregistrent un taux d'avancement entre 60 et 80%. Il reste toujours quelques points à finaliser", a indiqué M. Ackermann en marge d'une rencontre organisée par le Forum des chefs d'entreprises (FCE) en collaboration avec l'AHN sur le thème "le rôle de la formation et des exportations pour l'entreprise".
Pour rappel, en mars dernier, des discussions entres le groupe Sovac et le constructeur allemand Volkswagen avaient été entamées sur un projet de fabrication de voitures de cette marque en Algérie.
Volkswagen compte entrer dans un partenariat pour la fabrication de plusieurs types de véhicules comme Seat et d'autres marques, avait alors indiqué le ministre de l'Industrie et des mines, Abdessalem Bouchouareb, à l'issue d'une rencontre qui avait regroupé les deux parties au siège de son ministère quelques mois.
"Nous sommes ouverts à ce partenariat car nous ne pouvons imaginer une industrie mécanique sans un partenaire allemand qui est déjà présent en Algérie dans la fabrication des véhicules de poids lourds", avait avancé le ministre.
De son côté, le représentant du constructeur allemand avait relevé que le marché algérien était "très attractif" et "très important" pour Volkswagen.
Par ailleurs, M. Ackermann est revenu sur la volonté de l'Algérie d'installer des projets de l'industrie mécanique à l'instar de celui de la fabrication locale de pièces de rechange.
Créer des partenariats
Dans ce sens, il a fait savoir que plusieurs projets étaient en cours de discussions: "Je ne peux pas vous donner plus de détails. L'Allemagne a un intérêt de créer des partenariats. Maintenant ça se discute entre les entreprises et les investisseurs", a-t-il souligné à la presse en marge de cette rencontre organisée conjointement avec le FCE.
"Nous sommes là pour les soutenir. Pour certains projets, comme la production des pièces des véhicules, ce marché nous intéresse et nos entreprises sont intéressées de s'y engager. Nous sommes là pour faire le lien, pour trouver des partenaires potentiels pour le moment", a-t-il ajouté.
Concernant l'avancement d'autres projets dans le cadre de la coopération algéro-allemande, M. Ackermann a indiqué que plusieurs secteurs d'activité étaient ciblés à l'instar des énergies renouvelables.
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Liste de 2000 produits interdits d’importation : Belaïb dément enfin (TSA)
L’Algérie n’a pas l’intention d’interdire l’importation de 2000 produits. Bekhti Belaïb l’a démenti officiellement, ce lundi 19 septembre. « C’est une fausse information selon lui. Il n’y a aucune liste prohibée », a-t-il affirmé lors de son passage au Forum d’El Moudjahid, confirmant ainsi nos informations du 11 septembre.
Le ministre du Commerce a critiqué le système de paiement par crédit documentaire. Il a annoncé son allègement. « Ce mode de paiement a été imposé par la loi . Il faut donc une autre loi pour son annulation », a-t-il précisé, sans fournir plus de précisions. L’amendement pourrait intervenir dans la Loi de finances 2017 actuellement en élaboration.
Importations: Aucune liste de produits prohibés (APS)
Le ministre du Commerce Bakhti Belaïb a démenti lundi les informations rapportées par certains médias selon lesquels le gouvernement élaborerait une liste de produits interdits à l'importation.
"C'est une fausse information. Il n'y pas de liste de produits qui seront prohibés à l'importation", a déclaré le ministre lors du Forum du quotidien El Moudjahid.
Toutefois, il a indiqué que les produits qui ne sont pas originaires des pays avec lesquels l'Algérie a conclu des accords bilatéraux (accord d'association avec l'UE, accord avec la Grande zone arabe de libre échange, accord préférentiel avec la Tunisie) ne bénéficieront plus de franchise douanière.
"Les produits dont nous ne sommes pas sûrs de l'origine ne bénéficient désormais plus de la franchise et nous avons des preuves que ces produits ne sont pas d'origine des pays avec lesquels nous avons conclu des accords", a souligné le ministre.
Il a indiqué dans ce sens que "cette liste de produits, qui risquent de ne plus bénéficier de franchises, sera connue prochainement".
M. Belaïb a déploré le fait que beaucoup de produits bénéficiant du système de franchise soient importés dans le cadre de ces accords alors qu'ils ne sont pas originaires de ces pays: "C'est parmi les dysfonctionnements qui affectent la sphère commerciale".
Selon le ministre, les visas délivrés par les directions de commerce des wilayas pour accorder la franchise aux produits seront attribués uniquement par le ministère du Commerce.
"Ces visas seront accordés aux produits dont nous sommes sûrs de l'origine et sur la base d'une large opération de surveillance et de contrôle", a-t-il prévenu.
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Abdelmadjid Attar. expert et ancien PDG de Sonatrach
«L’OPEP ne prend de décision qu’en réunion officielle» (El Watan)
A quelques jours de la très attendue réunion de l’OPEP à Alger, la perspective d’une décision concrète pour stabiliser le marché pétrolier semble s’éloigner. Qu’en pensez-vous ?
Les premières déclarations des membres de l’OPEP et les actions de M. Boutarfa ont constitué des signes positifs ayant permis une légère remontée vers 50 dollars, mais cela ne pouvait pas suffire car le marché pétrolier n’est plus du ressort de l’OPEP. Il y a encore trop de pétrole sur le marché et seul un gel de la production des pays OPEP et certains non-OPEP (Russie et Mexique surtout) sur une durée d’un an minimum, peut stabiliser le prix autour de 50 dollars.
Tant que la réunion informelle OPEP-non OPEP n’a pas eu lieu, rien n’est gagné. Ajoutez à cela la déclaration du secrétaire général de l’OPEP qui vient de dire qu’aucune décision ne sera prise à Alger et qu’il faudra attendre une réunion extraordinaire. Fallait-il vraiment qu’il le dise ? Bien que ce soit évident : l’OPEP ne peut prendre de décision qu’en réunion officielle. C’est une maladresse qui ne rend pas service à des pays comme l’Algérie.
Hormis un éventuel accord de gel de production entre l’Arabie Saoudite et la Russie, quels peuvent être les scénarios plausibles pour une possible remontée des prix à court terme ?
La réunion d’Alger permettra, je l’espère, à tous les producteurs de pétrole et de gaz de se rendre compte que la scène énergétique mondiale évolue vers une nouvelle ère, à travers une transition profonde qui va bouleverser non seulement la parité des ressources énergétiques, mais aussi les modèles de consommation et, par conséquent, les prix de ces ressources.
Il n’y aura certainement pas de décision de réduction des niveaux de production ni cette fois-ci à Alger ni lors d’une éventuelle réunion extraordinaire de l’OPEP, mais tout indique que les concertations aboutiront à la nécessité d’une réunion extraordinaire pour au moins geler le niveau de production. Autrement, je ne vois pas comment les pays de l’OPEP ou non-OPEP vont s’en sortir puisque les paramètres influant le marché leur échappe à tous.
- Les derniers rapports de l’AIE et de l’OPEP écartent plutôt les perspectives d’un rééquilibrage du marché pour début 2017. Faut-il s’attendre à une nouvelle rechute des prix en-deçà des 40 dollars ?
Je pense qu’en ce moment, les plus gros producteurs à savoir la Russie, l’Arabie Saoudite, et les USA ne sont pas très loin du maximum de leurs
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capacités de production. Produire plus nécessitera de gros investissements non disponibles actuellement, et cela ne servira à rien au point de vue recettes. Seule quelques pays de l’OPEP comme l’Irak ou l’Iran, ou encore non-OPEP, notamment en Asie centrale (gisement de Kashagan au Kazakhstan) sont capables d’augmenter leurs productions de façon significative au prix actuel du baril.
Mais le feront-ils au risque de voir les prix dégringoler encore plus ? A mon avis, nous sommes dans une fourchette de prix d’équilibre entre 40 et 50 dollars pour encore une année, le temps que la demande — qui croît quand même d’environ un million de baril/jour — rejoigne l&rs

Revue de Presse 19 septembre 2016 Publié le 19/09/2016 à 14:18


SOMMAIRE
Synthèse .......................................................................................................................... Erreur ! Signet non défini.
A la une .................................................................................................................................................................. 3
 Le SG de l’OPEP « optimiste quant aux résultats de la réunion informelle d’Alger » (Horizons) ................................................................................................................... 3
 À UNE SEMAINE DU XVE FORUM INTERNATIONAL DE L'ÉNERGIE : Alger met les bouchées doubles pour convaincre (l’Expression) ......................................... 3
 Sellal reçoit le secrétaire général de l'Opep ................................................................ 5
 Mustapha Guitouni, PDG de la Sonelgaz Pas d’augmentation des tarifs d’électricité et de gaz (Horizons) .................................................................................................... 5  ABDELKADER OUALI TIRE LA SONNETTE D’ALARME 40% de l’eau potable part en perte (Le Soir d’Algérie) ..................... Erreur ! Signet non défini.
 L’Algérienne des Eaux au bord de la rupture (Maghreb Emergent) ................. 7
 Algérie Poste: mise en service de trois centres pour la supervision et l'assistance technique aux utilisateurs (APS) ................................................................................. 8
 Tramway : Cital reçoit une commande de 280 millions DA (Eco News) ................. 9
 La fusion effective de l’ADA pour très bientôt : La gestion des autoroutes attendra (Eco News) ................................................................................................................ 10
 Le gouvernement Sellal peut-il gagner le pari de la réduction des importations? (Maghreb Emergent) ................................................................... 10
 Déficit de main-d'oeuvre qualifiée, métiers boudés: Un casse-tête pour la formation professionnelle (Le Quotidien d’Oran) ..................................................................... 13
Banque/bourse/Assurance .................................................................................................................................. 14
 La Cnep Banque lance le crédit à la consommation: Un taux d’intérêt de 7% pour les épargnants (Algérie Eco) .......................................................................................... 14
 Nouveau tarif douanier à 10 chiffres : Encadrer le commerce extérieur (El Moudjahid) ................................................................................................................ 15
 Parc automobile: Immenses besoins en pièces détachées en perspective (Algérie Eco) ........................................................................................................................... 17
Coopération ......................................................................................................................................................... 18
 Africa2016 à Paris : les entreprises au centre du jeu (Algérie Eco) ......................... 18
Les rencontres B2B au coeur du Forum ............................................................................................................ 19
 Accords avec des entreprises locales et étrangères pour la réalisation d'équipements publics (APS) ............................................................................................................ 20
 JUNCKER PROMET 44 MILLIARDS D'EUROS D'INVESTISSEMENT EN AFRIQUE : L'Algérie pourra-t-elle allécher l'UE? (L’expression) .......................... 21
 UN TRAM AÉRIEN À ALGER : Les Canadiens et les Brésiliens présentent leurs expériences (L’expression) ....................................................................................... 22
Veille ..................................................................................................................................................................... 23
 DES HOMMES D’AFFAIRES ALGÉRIENS À LA HAVANE PROSPECTION du marché cubain (El Moudjahid) ................................................................................. 23
 Des hommes d’affaires algériens à la Havane : Prospection du marché cubain (El Moudjahid) ....................................................................... Erreur ! Signet non défini.
 Contribution : TAXE SUR LA VALEUR AJOUTÉE (TVA) Corriger ses imperfections avant d’accroître ses taux (Le Soir d’Algérie ) .................................. 24
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A la une
Le SG de l’Opep « optimiste quant aux résultats de la réunion informelle d’Alger » (Horizons)
Le secrétaire général de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), Mohammed Sanusi Barkindo, a exprimé, hier, à Alger, son « optimisme » quant aux résultats attendus de la réunion informelle de cette organisation prévue le 27 septembre prochain à Alger.
En visite à Alger depuis samedi dernier, Barkindo s’exprimait devant la presse à l’issue d’une rencontre avec le ministre de l’Energie, Noureddine Boutarfa. Interrogé par l’APS quant à savoir si l’Opep pourrait aboutir à une décision lors de cette réunion, prévue en marge du 15e Forum international de l’énergie, en cas de convergence d’avis entre les pays membres, Barkindo s’est dit « optimiste » sur les résultats de la réunion tout en saluant les efforts déployés par l’Algérie pour rapprocher les points de vue des pays Opep et non-Opep en espérant que ces efforts donnent lieu à des résultats positifs. Dans ce sens, il a expliqué que les ministres de l’Energie des pays membres de l’Opep pourraient convoquer une réunion extraordinaire s’ils arrivaient à un consensus lors de la réunion informelle d’Alger. Explicitant le processus de prise de décision au sein de l’Opep, il a indiqué qu’une réunion informelle n’était pas une réunion de prise de décision, et qu’une réunion informelle le reste jusqu’à ce que les ministres des pays membres décident eux-mêmes de la nécessité de prendre certaines décisions. C’est à ce moment-là, a-t-il poursuivi, qu’une réunion informelle pourrait décider de convoquer une réunion extraordinaire dans le but de prendre des décisions. « Donc, on propose que cette réunion informelle (d’Alger) aboutisse à une réunion extraordinaire dans le but de prendre des décisions » de nature à stabiliser les prix du pétrole, a relevé le SG de l’Opep.
À UNE SEMAINE DU XVE FORUM INTERNATIONAL DE L'ÉNERGIE : Alger met les bouchées doubles pour convaincre (l’Expression)
«Il y a un consensus entre nos partenaires autour de la nécessité de stabiliser le marché. C'est déjà un point positif». Le XVe Forum
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international de l'énergie se tiendra du 26 au 28 septembre prochain à Alger et réunira plus de 600 participants étrangers. Ce sera une occasion pour les membres de l'Organisation des pays exportateurs du pétrole, Opep, de discuter les possibilités d'une stabilisation du marché pétrolier dont le prix du baril a enregistré une chute vertigineuse depuis le mois de janvier 2014.
En visite de travail en Algérie depuis samedi dernier, le secrétaire général de l'Opep, Muhammed Sanusi Barkindo a été reçu, hier, par le ministre de l'Energie Noureddine Bouterfa qui a indiqué que ce Forum international de l'énergie représente «une opportunité très importante pour les pays producteurs et consommateurs. Il va leur permettre de se concerter sur des questions liées à l'économie mondiale et à l'industrie mondiale du pétrole et du gaz», a-t-il souligné. «On va débattre de questions fondamentales qui impliquent à la fois les producteurs et les consommateurs», a-t-il ajouté. Cette rencontre se tiendra donc avec l'espoir de revoir les prix du pétrole prendre une courbe ascendante, et ce, avec la possibilité de trouver un accord entre les membres de l'organisation des pays exportateurs du pétrole lors de la réunion informelle de ses membres en marge de l'IFE. Cette réunion informelle sera une «rencontre de concertation et non pas de prise de décisions», a affirmé le secrétaire général de l'organisation. L'Algérie compte soumettre au débat la question de la stabilisation du marché pétrolier, c'est ce qu'à laissé entendre le ministre de l'Energie Noureddine Bouterfa lors de sa précédente visite effectuée à Moscou.
«La réunion informelle de l'Opep allait offrir l'opportunité pour parvenir à un accord qui favorisera la stabilisation du marché du pétrole». «L'Algérie a une proposition qu'elle soumettra aux participants de la réunion d'Alger. Nos consultations menées auprès de nos partenaires montrent qu'il y a un consensus autour de la nécessité de stabiliser le marché. C'est déjà un point positif», a-t-il souligné. Pour rappel, le Forum international de l'énergie est un événement biennal et constitue un espace informel d'échanges et de concertation entre producteurs et consommateurs de l'énergie dont l'Algérie assure la présidence de 2014 jusqu'à 2016. Il regroupe plus de 73 pays membres qui représentent près de 90% de la consommation et de la production mondiale de l'énergie. Pour ce qui est de l'ordre du jour de cette rencontre de trois jours, le président du comité d'organisation du forum Mohamed Hamel, a avancé que les travaux de celui-ci aborderont essentiellement les perspectives pétrolières et gazières, le rôle des énergies renouvelables, l'importance de l'accès aux services énergétiques dans le développement humain et le rôle de la technologie.
Enfin, cette rencontre est une occasion pour les participants de faire un «bilan du dialogue énergétique global», mais aussi de discuter «les moyens et les mécanismes à mettre en place pour son renforcement». Pour l'instant, l'enjeu majeur de cette rencontre est comment faire face à la chute des prix du pétrole sur le marché international qui a eu des retombées conséquentes sur l'économie des pays producteurs. Pour cela, les ministres des différents pays vont discuter les possibilités d'un
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renforcement de la coopération dans le domaine de l'énergie et d'engager un dialogue profond entre les pays membres de l'Opep pour trouver une issue à cette situation. Enfin, le facteur qui empêche l'augmentation du prix du baril sur le marché international est dû essentiellement à l'augmentation de la production par certains pays de l'Opep, pour effacer le déficit et relancer leur projet d'investissement.
Sellal reçoit le secrétaire général de l'Opep
Le Premier ministre, M. Abdelmalek Sellal, a reçu, hier à Alger, le secrétaire général de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), M.Mohammed Barkindo, indique un communiqué des services du Premier ministre. L'audience «a permis d'aborder les questions liées à la situation prévalant sur les marchés pétroliers à la veille de la tenue de la réunion informelle de l'Opep à Alger», précise la même source, ajoutant qu'«il a été fait état des dispositions prises pour faire de cette importante réunion une réussite afin d'arriver à stabiliser le marché et le prix du pétrole». L'entretien s'est déroulé en présence du ministre de l'Energie, M. Noureddine Bouterfa.
Mustapha Guitouni, PDG de la Sonelgaz Pas d’augmentation des tarifs d’électricité et de gaz (Horizons)
Le président-directeur général du groupe de distribution d’électricité et de gaz Sonelgaz, Mustapha Guitouni, a rassuré les clients qu’aucune augmentation des tarifs de consommation de l’électricité et du gaz n’est programmée pour l’année en cours. « Il n’y aura pas d’augmentation des tarifs d’électricité et du gaz », a déclaré Guitouni à l’APS en marge d’une rencontre avec les cadres de la Sonelgaz à Alger, précisant que l’entreprise a adopté des mesures rigoureuses pour le recouvrement de ses redevances auprès des administrations et des entreprises, atteignant plus de 60 milliards de dinars à l’échelle nationale et plus de 10 milliards de dinars au niveau de la wilaya d’Alger. Le non-paiement par les clients de leurs dettes envers Sonelgaz entrave la réalisation des projets et des investissements du groupe, a-t-il soutenu, affirmant avoir donné des instructions aux directeurs centraux et aux gérants d’agences commerciales à l’effet de s’employer pour le recouvrement des créances selon un calendrier bien déterminé.
ABDELKADER OUALI TIRE LA SONNETTE D’ALARME 40% de l’eau potable part en perte (Le Soir d’Algérie)
La déperdition de l’eau à travers ses différentes formes, soit le piquage illicite, les fuites visibles et invisibles, les canalisations non entretenues… constitue près de 40% de la ressource hydrique en Algérie. C’est le ministre des Ressources en eau et de l’Environnement qui l’a annoncé
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hier, en s’engageant de «mener une bataille sans relâche» contre ce phénomène. En marge du regroupement des cadres du secteur des ressources en eau et de l’environnement durant deux jours au siège de son département, Abdelkader Ouali a plaidé pour «la réhabilitation et le renforcement du service de l'eau», qui constitue, selon lui, «une question fondamentale». Pour le ministre des Ressources en eau, on ne peu parler d’une «bonne gestion» ou encore «d’une meilleure prise en charge du secteur de l’eau» si «le phénomène de la déperdition n’est pas réglé définitivement, voire éradiqué».
Pour faire face à cette situation, le premier responsable du secteur de l’eau a lancé «un appel pour plus de surveillance, d’entretien et d’assainissement du secteur de l’eau à travers la mise en place d’une réelle feuille de route pour les prochaines années ». C’est d’ailleurs l’objectif de ce regroupement qui sera sanctionné aujourd’hui par des recommandations des résultats des travaux de cinq ateliers.
Par ailleurs, des commissions de wilaya, composées de différents intervenants dans la mobilisation, la distribution et l'assainissement de l'eau, seront créées pour assurer la surveillance de la disponibilité et du service de l'eau et de l'assainissement. Selon le ministre des Ressources en eau, des équipes de contrôle et de surveillance seront mobilisées sur le terrain pour observer et enregistrer tout dysfonctionnement tels les fuites et les piquages illicites, afin de mieux lutter contre le gaspillage de l'eau et de la préserver. En outre, le secteur prévoit de favoriser l'entretien et les équipements de modernisation des réseaux de distribution de l'eau et d'assainissement dans les prochains budgets. Par ailleurs, M. Abdelkader Ouali a indiqué que «le gouvernement a décidé de renouveler le contrat de gestion déléguée des services de l'eau et d'assainissement des wilayas d'Alger et de Tipasa avec la société française Suez Environnement».
Interrogé par la presse si le contrat, arrivé à expiration en août dernier, allait être renouvelé, le ministre a répondu par l'affirmative en précisant que la durée de ce partenariat sera de 2 années. Signé en 2005 sous forme de gré à gré, le contrat de gestion déléguée du réseau d'alimentation en eau potable (AEP) et celui d'assainissement de la capitale et de la wilaya de Tipasa avait été renouvelé en 2011 avec une date d'expiration prévue pour août 2016. Ce contrat avait permis la création de la Société des eaux et d'assainissement d'Alger (Seaal) de droit algérien dont les actions sont réparties entre l'Algérienne des eaux (ADE), l'Office national de l'assainissement (ONA) et Suez Environnement.
Ces trois partenaires se sont associés pour fournir à Alger des services d'eau, d'assainissement et de gestion de la clientèle équivalents aux référentiels internationaux, avec un objectif consistant à offrir aux usagers un accès à l'eau potable 24h/24 sur 7j/7 et à améliorer significativement le service d'assainissement de la ville, ainsi que le transfert de savoir-faire de Suez Environnement aux équipes de Seaal.
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L’Algérienne des Eaux au bord de la rupture (Maghreb Emergent)
Malgré les assurances du ministre des ressources en eau, Abdelkader Ouali, l’Algérienne des Eaux est dans la tourmente : son chiffre d’affaires couvre à peine les salaires.
L’Algérienne des Eaux est au bord de la rupture financière, selon les chiffres publiés sur le site internet de l’entreprise, au lendemain d’une visite qu’y a effectuée le ministre des ressources en eau, M. Abdelkader Ouali,
Le directeur général de l’ADE, M. Hocine Zaïr, a indiqué que 95% des quatre millions d’abonnés de l’ADE sont des ménages, qui paient l’eau au tarif social, à peine six dinars le mètre cube. Mais pour l’ADE, selon des chiffres publiés auparavant, le mètre cube d’eau revient autour de 50 dinars. Pour chaque mètre cube produit, les pertes sont supérieures à 40 dinars. C’est une situation classique pour les entreprises déficitaires : quand la production s’améliore, les déficits explosent.
Le premier poste de charge de l’ADE est représenté par les salaires, qui s’élèvent à 26 milliards de dinars, presque autant que le chiffre d’affaires, qui devrait atteindre 28 milliards de dinars en 2016. Héritage des années de terrorisme, sur les 31.000 employés que compte l’entreprise, près de 8.000 sont des agents de sécurité.
78 milliards de DA de déficit entre 2011 et 2015
Selon M. Mohamed Azzoug, directeur central des finances et de la comptabilité, les charges ont enregistré une augmentation de 24% durant l’exercice 2014, alors que le chiffre d’affaires augmentait de seulement 14%. En contrepartie de ces déficits, l’ADE reçoit une sujétion de service public. Entre 2011 et 2015, cette sujétion ainsi que différentes mesures d’appui financier se sont élevées à 55 milliards de dinars. Le déficit accumulé durant la même période s’élevait à 78 Milliards de dinars, soit un trou béant de 23 milliards de dinars dans les finances de l’entreprise. Ce montant n’est pas loin du chiffre d’affaires de l’entreprise, qui est, de plus, est menacée de voir sa subvention réduite cette année, en raison des restrictions budgétaires.
Le ministre des ressources en eau, M. Abdelkader Ouali, a toutefois voulu se montrer rassurant. « L’ADE n’est plus seule », a-t-il dit, appelant à « une meilleure coordination avec les autres acteurs du secteur, et à une plus grande cohésion dans la gestion interne de l’entreprise », selon des propos publiés sur le site internet de l’ADE.
M. Ouali a promis de « prendre des mesures pour soulager un tant soit peu les déficits » de l’ADE, et demandé en contrepartie aux cadres de l’établissement de « se redéployer sur le terrain » et d’aller « dans les structures locales ».
Manque de coordination
M. Ouali a insisté sur certaines défaillances ainsi que sur les gaspillages, comme les retards dans la passation et l’exécution de marchés. Il a déploré que des marchés
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aient trainé depuis plusieurs années alors que certaines villes concernées connaissent de sérieuses difficultés en matière d’alimentation en eau potable. Il a demandé qu’un état détaillé de ces marchés en souffrance soit rapidement établi. Il s’agirait notamment de la ville de Tébessa, où de l’argent consacré à un projet d’envergure n’a pas été utilisé parce que la procédure de lancement des appels d’offres a trainé pendant plusieurs années. Selon M. Ouali, « toute action dans le secteur doit prendre en charge trois préoccupations : la bonne gouvernance, l’économie de l’eau et la réutilisation des eaux usées ».
Le directeur général de l’ADE a de son côté défini « vingt cibles » que l’entreprise se doit d’atteindre. Parmi eux, augmenter de trois points la distribution en H24, qui atteint aujourd’hui 29%. Pour y arriver, il estime qu’« à défaut d’une refonte du système tarifaire, la compensation » due au faible tarif de l’eau « devrait être couverte à hauteur des besoins exprimés ».
Villes en difficulté
M. Mohamed Loudjani, chef de division développement, a énuméré les nombreux projets nécessaires pour parvenir à une amélioration du service public de l’eau potable : réhabiliter 3.000 kmsde conduites de différents diamètres, 190 réservoirs, 68 stations de pompage, 92 forages et 302.000 branchements. Il faudra également réaliser 38 réservoirs. Ces travaux auront un impact sur 2,8 millions d’habitants, a-t-il dit.
L’alimentation en eau potable connait des disparités importantes. M. Hassan Himrane, chef de la division service public, a cité quatre villes où la situation est particulièrement précaire : M’Sila, Bordj Bou-Arriredj, Mascara et Adrar. Il a préconisé des mesures d’urgence pour faire face à la situation dans ces villes dans des délais rapides.
Il a aussi indiqué que 34 chefs lieu de daïra seront pris en charge par l’ADE. Mais il a déploré que le faible niveau d’équipement de ces villes et la qualification limitée de leur personnel « tire les paramètres de gestion vers le bas ».
Algérie Poste: mise en service de trois centres pour la supervision et l'assistance technique aux utilisateurs (APS)
La ministre de la Poste et des Technologies de l'Information et de la Télécommunication, Houda Imene Feraoun, a procédé dimanche, au siège d'Algérie Poste à Alger, à la mise en service de trois centres de supervision et d'assistance technique aux utilisateurs afin d'améliorer les prestations de service d'AP. Ces systèmes, réalisés par des jeunes diplômés algériens, vont permettre aux fonctionnaires d'AP de suivre en temps réel, grâce à une base de données, toutes les transactions à travers les 3700 centres postaux au niveau national et veiller au bon fonctionnement du réseau et à la disponibilité de liquidités. Pour le Centre de supervision et d'assistance, il vise à garantir le fonctionnement, la disponibilité et la sécurité de l'infrastructure du réseau et des ressources
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informatiques, matérielles et applicatives qui y sont déployées pour parer à toutes les formes de dysfonctionnement et de risques susceptibles de se produire. S'agissant du Centre d'assistance aux utilisateurs appelé " help desk", il constitue l'interface de contact unique pour tous les bureaux de postes pour régler tout type de problèmes signalés par les clients d'AP sur un système de gestion automatisé permettant un suivi en temps réel de la prise en charge. Ce système de suivi, à travers tous les bureaux de postes, donne lieu à l'élaboration de rapports quotidiens sur le niveau de résolution des problèmes. Ces rapports se veulent des outils de contrôle et des indicateurs de performance en la matière.
Dans une déclaration à la presse, Mme Feraoun a, à l'occasion "salué" les efforts consentis par les employés d'AP qui ont su, grâce à ce système, "apporter des solutions palliatives" aux problèmes que rencontrent les 18 millions clients d'AP notamment le manque de liquidités et les pannes récurrentes du réseau.
Tramway : Cital reçoit une commande de 280 millions DA (Eco News)
Après une première commande de près de 100 millions de dinars signée en mars dernier pour la fourniture d’équipements câblés pour les tramways CITADIS des villes de SIDI-BEL-ABBES et OUARGLA, un second contrat vient d’être signé entre CITAL et HIOLLE-INDUSTRIE-ALGERIE (une joint-venture entre HIOLLE, Arilec et SOMAFE) pour la fourniture d’armoires électriques et coffres équipés pour les tramways de MOSTAGANEM.Selon un communiqué issu de Cital, « le montant de cette deuxième commande est de 280 millions de dinars ». A cet effet, l’entreprise HIOLLE-INDUSTRIE-ALGERIE installée dans l’usine de CITAL à Annaba « compte recruter et former près de 30 nouveaux câbleurs et techniciens de contrôle » précise la même source. S’agissant de délais de réalisation, « la première livraison est prévue pour décembre 2016 ». Pour répondre aux besoins de cette nouvelle commande et dans le cadre de son développement, HIOLLE-INDUSTRIE-ALGERIE a investi dans un banc test ultra moderne pouvant tester en continuité et en diélectrique plus de 2000 points de connexion ». Pour le président de CITAL, Henri BUSSERY, « CITAL est fière de cette conclusion heureuse qui peut être considérée comme un pas vers un avenir industriel très satisfaisant ». Le premier responsable, considère aussi que ce « contrat est l’aboutissement d’un travail accompli dans la création d’un tissu solide de sous-traitances locales». Pour rappel, Cital se charge de la maintenance de trois systèmes de tramway qui sont Alger depuis décembre 2010, et Oran depuis avril 2013 et Constantine depuis juin 2013. Prochainement la maintenance des tramways de Sidi-Bel-Abbès, Ouargla, Mostaganem et Sétif sera également assurée par CITAL.
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La fusion effective de l’ADA pour très bientôt : La gestion des autoroutes attendra (Eco News)
Annoncée depuis le début du mois d'avril dernier, par l'ex-ministre des Travaux publics Abdelkader Ouali, la fusion effective de l'Agence nationale des autoroutes (ANA) et l'Algérienne de gestion des autoroutes (AGA) qui devrait intervenir durant ce mois de septembre, tarde encore à avoir le jour. Selon des sources au sein de l’ex- AGA et ANA, l’installation du DG semble être à l’origine de ce retard dans la rentrée effective de l’ADA. «Le Conseil d’administration de l’ADA a été installé il y a près d’une semaine », nous précise notre source et d’ajouter « le Président du Conseil d’Administration (PCA) a été également nommé ». La nomination du PCA, dont le nom n’a pas été avancé, a crée une polémique. « Les ex-responsables de l’AGA et de l’ANA ont eu du mal à accepter le nouveau PCA, issu de l’administration centrale (cadre au ministère des Travaux publics NDLR). », explique notre interlocuteur. Notre source prévoit l’installation du DG dans les prochaines semaines. « La phase finale de la fusion des l’AGA et de l’ANA en ADA interviendra dans les prochains jours », a-t-elle conclu. L’ex- ministre des Travaux publics, Abdelkader Ouali, rappelons-le, avait souligné la nécessité de se préparer à la fusion effective des deux entreprises, et ce, en passant de la gestion administrative à une autre plus économique. «Il faut que vous ayez une vision économique et non pas administrative. Ainsi, la gestion devra être décentralisée et sera très libre», avait-t-il ordonné. Il est à souligner que plusieurs opérations d’entretien sont lancées au niveau des différents tronçons autoroutiers notamment celui de Lakhdharia dans la wilaya de Bouira. Le dossier du tronçon Djbel Elouahch reliant Constantine à El Taref demeure encore ouvert. Sur ces sujets, l’ex-ministre avait précisé que l'Algérienne des autoroutes doit assumer ses responsabilités quant à la sécurité des routes, assurer l'information et avoir un service d'entretien qui descendra sur le terrain pour collecter l'information et la diffuser. «Les patrouilleurs doivent être très sérieux dans leur travail de collecte d’informations», avait-il exigé.
Le gouvernement Sellal peut-il gagner le pari de la réduction des importations? (Maghreb Emergent)
Au cours d’un été 2016 où les bonnes nouvelles ont été plutôt rares, on a enregistré au moins un résultat réconfortant : les importations de l’Algérie sont en baisse sensible dans tous les compartiments. Le gouvernement
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pourra-t-il diviser les importations par deux et les ramener à 30 milliards de dollars d’ici 2019, ainsi que certains ministres l’annoncent déjà? C’est beaucoup plus qu’un simple enjeu technique. Il s’agit de savoir si l’Algérie peut adapter son train de vie à des moyens financiers réduits sensiblement par la crise pétrolière.
Depuis un peu plus d’une année la politique d’endiguement des importations est devenue le nouveau crédo du gouvernement Sellal . Le « train fou » des importations a freiné brutalement sa course débridée qui avait porté le montant de nos achats de marchandises à l’étranger à un sommet historique et vertigineux proche de 60 milliards de dollars en 2014.
Pendant plus d’une décennie cette course folle vers le tout import n’a pas semblé inquiéter particulièrement les pouvoirs publics. Et pour cause, le baril avait atteint lui aussi des sommets sans précédent qui permettaient d’assurer un large excédent de la balance commerciale malgré la flambée apparemment irrésistible des importations.
18 milliards de dollars de déficit commercial l’année dernière
Le retournement du marché pétrolier depuis l’été 2014 a mis à nu la fragilité chronique de nos échanges extérieurs. Fin 2014, la balance commerciale dégageait, de justesse, un excédent squelettique. C’est seulement en 2015 que l’impact de la chute des prix pétroliers a été enregistré de plein fouet. Après 18 années consécutives d’excédent commercial, les chiffres définitifs de nos échanges extérieurs, révélés seulement fin juillet dernier par la Banque d’Algérie, soulignent que le déficit commercial de notre pays a atteint l’année dernière le montant colossal de plus de 18 milliards de dollars.
En cause, bien sûr, la chute considérable de nos exportations pétrolières qui n’ont pas dépassé l’année dernière 33 milliards de dollars, avec un prix moyen du baril en chute libre à 53 dollars en 2015, alors qu’il était encore de pile 100 dollars en 2014.
...Mais une très forte réduction des importations depuis 2015
On doit reconnaître que le gouvernement est très loin d’être resté inactif sur le front des importations au cours des derniers 18 mois. C’est même le domaine de la politique économique dans lequel il s’est montré le plus réactif.
En 2015 déjà, la facture des importations a été réduite sensiblement. C’est ainsi que les importations ont été ramenées l’année dernière à un peu plus de 52 milliards de dollars ce qui représente une baisse de 12 % et une économie substantielle de plus de 7 milliards de dollars par rapport à l’année 2014 qui avait été celle de tous les records.
La bonne nouvelle (peut être la seule) du premier semestre 2016, c’est que cette tendance s’est poursuivie, et même renforcée, au cours des 6 premiers mois de l’année en cours. La facture d’importation a encore diminué de près de 13 % depuis le début de l’année. Tous les produits sont concernés. A commencer par la facture alimentaire. En 6 mois, les importations de céréales ont reculé de près de 20 % mais le record est
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battu par les importations de lait qui ont diminué encore de 34 % depuis le début de l’année après une baisse record de plus de 42% en 2015.
Même tendance avec les matériaux de construction. La facture est de juste 1 milliards de dollars au premier semestre, en baisse de plus de 25 % en un an. La palme revient bien sûr aux importations de véhicules qui devraient cette année être divisées par quatre par rapport à 2015 et ne pas dépasser le montant de 1milliard de dollars. Pour l’instant, la seule fausse note a été enregistrée par le secteur du médicament dont les importations sont en hausse au premier semestre de près de 30% par rapport à l’année dernière.
Vers des importations réduites à 45 milliards de dollars en 2016
Au total, on s’attend à ce que, sur cette pente, les importations de l’Algérie ne dépassent pas 45 ou 46 milliards de dollars sur l’ensemble de l’année 2016. Ce qui signifie que notre pays aura réussi à économiser entre 14 et 15 milliards de dollars sur ses importations en 2 ans. On peut noter en outre que le principal risque associé à une telle réduction de nos approvisionnements extérieurs semble pour l’instant avoir été évité. On pouvait en effet craindre qu’une diminution aussi sensible, et aussi rapide, des importations ait des conséquences néfastes sur le niveau de l’activité économique dans notre pays. Ca ne semble pas être le cas pour l’heure et la croissance économique s’est au contraire accélérée en 2015 en atteignant 3,8 % selon le FMI. Elle devrait encore se situer autours de 3,5 % cette année selon les prévisions récentes du FMI et de la Banque Mondiale.
Les causes de la baisse des importations
Comment expliquer un résultat aussi rapide? Il faut d’abord souligner que le gouvernement a été aidé depuis 2 ans par la baisse sensible des prix des produits agricoles de base sur les marchés internationaux. Cette explication est valable en particulier dans le cas des céréales pour lesquelles la baisse de la facture globale, au moment où les quantités importées ont encore augmenté, s'explique par le recul des cours constaté depuis 2015 à la faveur de stocks abondants et de bonnes récoltes mondiales. Cette explication est également valable, en partie, pour le lait où elle s’est conjuguée à une baisse importante des quantités importées.
Hors produits alimentaires, la baisse de la facture est surtout imputable aux mesures très volontaristes de contingentement des importations mises en place par le gouvernement avec l’introduction de « licences d’importations » pour les véhicules mais aussi pour le ciment et l’acier. La Banque d’Algérie évoque également, dans son rapport de conjoncture de fin juillet dernier, une série de mesures adoptées depuis l’année dernière telles que le resserrement des exigences en matière de normes et le renforcement des contrôles en matière de détermination de la surface financière de l’importateur pour les besoins de domiciliation bancaire. La Banque centrale a également réduit à 2 reprises le ratio prudentiel du fonds propres des banques par rapport à leurs engagements au titre du commerce extérieur en diminuant ainsi de façon très sensible les
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financements disponibles au sein des banques commerciales pour les opérations d’importations.
La réduction des importations va-t-elle se poursuivre?
Un tel résultat semble donner des ailes à nos responsables économiques dont certains, à l’image du ministre de l’industrie M. Bouchouareb ou du Premier ministre lui-même, n’hésitent plus à évoquer un objectif de réduction des importations à un niveau proche de la barre des 30 milliards de dollars d’ici 2019. L’objectif est tellement ambitieux qu’il continue de susciter le scepticisme de beaucoup d’experts nationaux qui n’ont pas manqué de le faire savoir. Pour réussir un tel pari, même partiellement , il faudra désormais que l’augmentation, très attendue, de la production nationale soit au rendez vous dans les prochaines années dans les domaines très sensibles du ciment, de l’acier, des médicaments ou des produits agricoles de base comme les céréales et le lait dans lesquels des investissements très importants ont déjà été réalisés ou sont en cours.
Déficit de main-d'oeuvre qualifiée, métiers boudés: Un casse-tête pour la formation professionnelle (Le Quotidien d’Oran)
La formation professionnelle ne serait plus un secteur à la traîne du système éducatif national, mais bien un système de formation d'une main-d'oeuvre qualifiée et d'insertion sociale et professionnelle des jeunes demandeurs d'emploi. C'est ce qu'a affirmé hier dimanche à la radio nationale le ministre de la Formation et de l'Enseignement professionnels, Mohamed Merbarki. « La formation professionnelle est le meilleur système d'intégration sociale et professionnelle, en adéquation avec les besoins de l'économie et du développement », a-t-il souligné avant de relever que «la nomenclature des métiers est réactualisée en fonction des besoins du marché du travail. «Les spécialités sont renouvelées tout le temps avec les secteurs d'activités et nous avons 440 spécialités dans le cadre du partenariat avec les entreprises. Il y a des besoins nouveaux de filières à prendre en charge », explique le ministre. Selon lui « c'est au secteur pédagogique de prendre en charge ces besoins », car «l'évolution des métiers se fait en adéquation avec les techniques utilisées en entreprise». En outre, le ministre rappelle que «l'élargissement de la nomenclature nationale des spécialités se fait à tout les niveaux, et cette évolution est prise en charge». M. Mebarki explique sur ce point que «c'est le réseau national d'ingénierie pédagogique qui définit le programme de formation en fonction des besoins de l'entreprise, et il est en rapport avec la réalité économique ». Sur les déficits en travailleurs qualifiés dans certains secteurs économiques, dont l'agriculture et le BTPH, M. Mebarki relève qu' «il y a décalage entre la formation et les besoins du marché, et cela est pris en charge par le secteur de la formation professionnelle». Selon les dernières analyses, il y a un déficit de 500.000 travailleurs dans le secteur agricole et 850.000 dans le BTPH. «S'il y a un manque d'engouement des
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jeunes vers ces spécialités, ce n'est pas du ressort du ministère, qui informe les jeunes et leurs parents sur les perspectives de ces spécialités», estime le ministre en citant une étude de l'ANEM selon laquelle « 80% des demandeurs d'emploi issus de la formation professionnelle trouvent un emploi dans les six mois». En outre, «60% de porteurs de projets de l'ANSEJ sont des diplômés de la formation professionnelle qui permet et facilite l'insertion professionnelle», explique le premier responsable du secteur. Pour autant, il a des regrets, notamment dans le manque d'orientation des jeunes exclus du système scolaire. Car 450.000 élèves quittent définitivement l'école chaque année, ce qui fait dire au ministre que «le problème est que le système d'orientation actuel ne dirige pas les élèves du système classique vers la formation professionnelle». Dès lors, «il faut une articulation entre l'Education nationale et la Formation professionnelle», préconise-t-il. Mais, sur le bac professionnel, il est resté évasif, expliquant que «nous sommes en train d'y réfléchir», ou qu'«il faut permettre à l'enseignement professionnel d'accéder à un enseignement professionnel supérieur». «Notre préoccupation est également la qualité de la formation pour que les jeunes formés soient compétitifs sur le marché du travail et répondent aux besoins des entreprises». Le ministre indique que «nous sommes en train d'adapter nos spécialités aux besoins réels du développement économique national qui va très vite. Il y a évolution des métiers et donc une formation des formateurs pour les nouveaux métiers». Cette politique passe ainsi par la mise en place actuellement de centres de formation d'excellence dans plusieurs secteurs d'activités économiques, notamment pour l'agriculture dans plusieurs régions du pays. «Cela se fait en partenariat avec les entreprises dans des filières et spécialités qui correspondent à l'évolution technologique», explique M. Mebarki, donnant en exemple du centre d'excellence développé avec Algérie Télécom à Bousmaïl «notamment pour les contenus numériques». «Nous sommes en relation avec le ministère de l'Agriculture et les entreprises agro-industrielles pour développer des centres d'excellence dans l'agriculture dans sept wilayas à vocation agricole», a-t-il dit soulignant en outre que «nous voulons développer des centres spécialisés dans le même style que les lycées spécialisés en France», car «c'est cette qualité de la formation, cette amélioration que nous sommes en train de rechercher» avec la mise en place de plusieurs centres de formation d'excellence.
Banque/bourse/Assurance
La Cnep Banque lance le crédit à la consommation: Un taux d’intérêt de 7% pour les épargnants (Algérie Eco)
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La CNEP-Banque annonce le lancement, à travers ses 215 agences, du crédit à la consommation «Confort » destiné à l´acquisition de véhicule particulier de tourisme, cycle et tricycle à moteur, et de biens mobiliers (équipement informatique, téléviseur, climatiseur, réfrigérateur, équipement de cuisine domestique, électroménager, mobilier à usage domestique, céramique sanitaire) produits ou assemblés en Algérie.
Pour bénéficier de ce crédit, la Cnep Banque exige de résider en Algérie, de justifier d´un revenu mensuel régulier et permanent (égal ou supérieur à 26 000 DA) et un apport personnel de 30% du montant sollicité. Les clients peuvent emprunter de 100 000 DA à 700 000 DA sur une période 06 à 36 mois. Pour le crédit véhicule, ils peuvent emprunter de 100 000 DA à 1 500 000 DA sur une période de 06 mois à 60 mois. La quotité de financement est fixée jusqu´à 70% du prix de vente en TTC d´un produit ou d´un ensemble de produits de la liste citée plus haut. Quant au taux d´intérêt appliqués, pour les épargnant LEL et LEP il est de 7 % alors que pour le non Epargnant il est de 8 %.
Rappelons que le crédit à la consommation a été réintroduit par l’article 88 de la loi de finances 2015, il est destiné exclusivement aux produits fabriqués ou assemblés localement. Son lancement effectif a été fait en janvier dernier suite à la publication d’un arrêté interministériel portant sur les conditions et modalités d’octroi du crédit à la consommation. Composé de cinq (5) articles, ce texte réglementaire fixe essentiellement la liste des produits industriels fabriqués ou assemblés localement éligibles au crédit à la consommation. La liste contient sept (7) catégories de produits tels les voitures, les ordinateurs, les produits électroménagers, les meubles et quelques matériaux de construction.
Commerce
Nouveau tarif douanier à 10 chiffres : Encadrer le commerce extérieur (El Moudjahid)
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Le nouveau tarif douanier à 10 chiffres est appliqué depuis hier par les services douaniers en remplacement de l’ancien tarif à 8 chiffres, a appris l’APS auprès de la Direction générale des douanes (DGD). L’administration douanière a récemment appelé les opérateurs économiques et les auxiliaires des douanes à prendre toutes leurs dispositions pour le respect de la date du 18 septembre. Selon les explications de la DGD, cette réforme vise un meilleur encadrement du commerce extérieur sans, toutefois, augmenter les taux appliqués. Le tarif douanier, qui est une nomenclature de marchandises à laquelle correspond des codes chiffrés, était codifié à 8 chiffres mais couvrant plusieurs produits à la fois. C’est ainsi que pour des besoins de précision, l’administration douanière a opté pour l’identification de plus de produits avec davantage de codifications en passant de 8 à 10 chiffres. La nouvelle structure compte ainsi 15.946 sous-positions tarifaires avec les 10 chiffres, contre 6.126 sous-positions tarifaires avec les 8 chiffres, selon la même source. A titre d’exemple, la catégorie des pièces automobiles avaient jusque-là deux ou trois pièces explicitement identifiées, alors que les autres pièces étaient codifiées sous le terme “autres”. Cette révision permet désormais de spécifier certains produits telles que les pièces de rechange pour permettre aux Douanes d’en connaître les statistiques, d’en changer la fiscalité ou d’y introduire une licence. Le répertoire des marchandises de la DGD devient donc plus détaillé avec des statistiques plus affinées avec la possibilité de moduler les droits et taxes de douanes selon la nature du produit. Ces mesures permettent, en outre, une meilleure visibilité dans le cadre des négociations que mène l’Algérie avec l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et pour la renégociation de l’Accord d’association avec l’Union européenne. “A la base, ces négociations se font sur le tarif douanier. Ce tarif à 10 chiffres va nous aider à renforcer notre capacité de négociations car quand nous avons plusieurs produits de la même sous-position tarifaire, nous avons un manque de visibilité et, par conséquent, la négociation est quelque peu affectée”, avait expliqué récemment le directeur général des Douanes, M. Keddour Bettahar.
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Parc automobile: Immenses besoins en pièces détachées en perspective (Algérie Eco)
Durant ces quinze dernières années l’Algérie a importé environ 5,5 millions de véhicules divers, dont une bonne partie a déjà plus de cinq ans, âge à partir duquel commencent les pannes en cascades. En raison des restrictions imposées aux concessionnaires automobiles, il y aura chaque année moins d’importations de véhicules neufs et par conséquents moins de chance pour les conducteurs de procéder au remplacement des véhicules qui leur causent, pour une raison ou une autre, des soucis de maintenance. Ayant peu de chance d’acquérir un véhicule neuf de remplacement pour cause d’indisponibilité et cherté, l’écrasante majorité des conducteurs devra donc se résoudre à entretenir du mieux possible leurs véhicules en faisant appel aux mécaniciens disponibles, avec tous les risques que pourrait leur faire encourir cette main d’oeuvre mal formée et, de surcroît, en position de force du fait de sa rareté. Les pièces de rechange importées par des agents agréés atteindront de ce fait des records de consommation avec toutes les nuisances induites en termes de pénuries, de flambées des prix et, plus grave encore, d’intrusion massive de pièces détachées contrefaites. « Il faudrait acheter chaque année l’équivalent d’un dixième de la valeur des véhicules neufs importés pour faire face à la maintenance ordinaire des véhicules ayant moins de 5 années d’âge », selon les propos d’un ancien cadre du ministère du Commerce que nous avons interrogé sur la question. C’est donc pas moins de 1 à 1,5 milliards de dollars que la Banque d’Algérie devra mobiliser chaque année pour régler les importations de pièces de rechange. Une charge qu’elle ne pourra, à l’évidence, pas assumer en cette période de crise financière qui voit nos réserves de change fondre comme de la neige au soleil. Les algériens qui ont vécu la crise des années 8O savent ce que les ruptures d’importations de pièces détachées signifient en termes de difficultés à maintenir son véhicule vieillissant en état de marche. La situation pourrait même être plus grave, pour la simple raison que le parc automobile disponible en cette période était au minimum dix fois moins important que l’actuel et qu’il existait malgré tout un embryon d’industrie locale de la pièce détachée (Alfrex et quelques très rares unités familiales) qui fournissait certains accessoires de premières nécessité (plaquettes de frein, disques d’embrayage, courroies, pare-brises etc.). Ces usines locales ont aujourd’hui presque toutes disparues, ouvrant la voie au « tout-importation » que l’Algérie ne pourra malheureusement plus se permettre du déclin du déclin de ses recettes d’hydrocarbures. La question qui se pose aujourd’hui est de savoir si les investisseurs algériens et, notamment les concessionnaires automobiles, sauront tirer avantage de ce vaste marché de la pièce de rechange et de la maintenance qui s’ouvre devant eux, pour réaliser dans leur pays les usines de pièces détachées et les ateliers de maintenance requis par l’impasse de nos finances publiques. L’investissement dans ces filières est en effet très rentable et les concessionnaires automobiles concernés en premier chef par la réalisation de ce genre de projets ne manquent pas.
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Une vingtaine de concessionnaires agréés par occupent ce créneaux particulièrement lucratif qui leur a permis d’engranger de fabuleux bénéfices sans pratiquement rien investir dans des activités industrielles liées à la profession, alors que la loi sur la monnaie et le crédit de 1991 leur faisait obligation de le faire dés la troisième année d’importation. Au moyen de l’article 52 de la loi de finance pour l’année 2014, l’État est revenu à la charge pour leur rappeler cette obligation légale à la quelle on souscrit tous les importateurs sans exception (médicaments, électronique, agroalimentaire etc.) sauf les concessionnaires automobiles. Menacés de retrait d’agrément, ces importateurs de véhicules ont commencé à y réfléchir sérieusement à travers des projets de montage avec l’aide de partenaires étranger, la construction d’ateliers de maintenance modernes et la réalisation d’usines de pièces et accessoires de rechanges de premières nécessité. Il faut dire que la conjoncture est favorable à ce type d’investissements : La demande intérieure est tout simplement colossale, les constructeurs automobiles soucieux de maintenir leurs parts de marché ne demandent qu’à accompagner leurs concessionnaires dans ce pari « gagnant-gagnant » à défaut d’être rapidement « court-circuités » par les contrefacteurs de pièces détachées. Parfaitement conscient de l’importance des enjeux le gouvernement algérien a, à maintes fois, ordonné aux concessionnaires automobiles d’entamer dés le début de l’année 2017 la réalisation d’unités industrielles et non industrielles centrées sur l’activité automobile, au risque de se voir retirer leurs agréments. Mais encore grisés par les super profits que leur procure la vente en l’état de véhicules importés, la plupart des concessionnaires en activité hésitent à mettre en oeuvre leurs projets. Si pratiquement tous les concessionnaires ont fait des déclarations d’intentions favorables à l’article 52 de la LF 2014, il n’y a, à notre connaissance, que quelques très rares opérateurs (Renault, Peugeot, Hyundai, Sovac et Cima Motors) qui ont fait des pas concrets dans ce sens. A moins d’une subite prise de conscience qui se traduirait par une rapide mise en chantier d’unités de montage, de production de pièces détachées et d’ateliers de maintenance, tout indique que les automobilistes algériens s’acheminent inéluctablement vers une grave crise de la maintenance automobile. Comme au temps de l’Algérie socialiste, la « débrouille » pour trouver la bonne pièce de rechange et le bon mécanicien constituera, sans doute d’ici peu, une de leurs principales préoccupations.
Coopération
Africa2016 à Paris : les entreprises au centre du jeu (Algérie Eco)
Plus de 1000 entreprises, dont près de la moitié africaines -et plus de 35 sociétés algériennes- se réunissent jeudi et vendredi à Paris pour le Forum Africa2016, organisé par les ministères français des affaires étrangères et de l’économie et par la Fondation AfricaFrance. C’est la plus importante manifestation économique jamais organisée en France sur l’Afrique, dans un effort de rénovation des liens franco-africains. Elle devrait se répéter
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tous les deux ans. Africa2016 a, pour ses promoteurs, deux objectifs principaux : promouvoir le rôle de « hub » économique que peut jouer la France entre l’Europe et l’Afrique, aider les entreprises françaises, européennes et africaines à nouer des contacts entre elles. C’est ainsi qu’en marge des conférences plénières et des colloques, l’accent a été mis sur les rendez-vous bilatéraux entre entrepreneurs. Les entreprises algériennes sont bien représentées. Plus de 35 sont inscrites (autant que le Maroc mais moins que la Tunisie, très présente) et le groupe Condor est l’un des partenaires officiels de l’événement. Le site d’Africa2016 a annoncé dimanche que le président du Forum des Chefs d’Entreprise (FCE), Ali Haddad, interviendra vendredi matin à la conférence plénière « La ville durable, enjeu de l'Afrique ». Les conférences plénières aborderont une dizaine de grands thèmes concernant l’avenir économique de l’Afrique : outre la ville durable, la numérisation, l’énergie, les financements, la formation, l’agriculture et l’agro-business, le rôle des PME. Abderrahmane Benhamadi, président de Condor, débattra sur le thème des partenariats d’entreprise et de la croissance partagée. Brahim Benabdeslem, président de l’Institut de management MDI et vice-président du FCE, interviendra aussi sur le développement des compétences et l’enjeu majeur de l’emploi. Slim Othmani, président de NCA Rouiba, parlera des divers modes de financement des projets d’entreprises.
Les rencontres B2B au coeur du Forum
A moins de 3 mois du « Rendez-vous d’Alger », le Forum d’investissements et d’affaires des 3-5 décembre à Alger, la délégation algérienne met l’accent sur les contacts avec les entreprises africaines et compte mettre à profit le Forum de Paris pour les multiplier. Une rencontre entre M. Haddad et des responsables et entrepreneurs africains sera notamment organisée.
Les contacts B2B sont « le coeur du réact

Revue Presse 18 septembre 2016 Publié le 18/09/2016 à 12:38


SOMMAIRE
A la une .................................................................................................................................................................. 3
 PARTENARIAT PUBLIC-PRIVÉ : Le FCE pointe du doigt des «pannes» administratives (Le Soir d’Algérie) ........................................................................... 3
 Entreprises/ Investissement : ....................................................................................... 4
 Le FCE fait l’éloge du partenariat public/privé (Reporters) ....................................... 4
 La gestion et la préservation des ressources en eau, nouveau cheval de bataille de l'Algérie (APS) ............................................................................................................ 5
 Réunion informelle de l'Opep à Alger : Une rencontre de concertation selon le SG (El Moudjahid) ............................................................................................................ 6
 Sonatrach : Entre performances et hausse de production en 2016 (Algérie Eco) ....... 7
 Hadjar donne le coup d’envoi de la rentrée universitaire à partir de Biskra : PLUS DE 1,6 MILLION D’ÉTUDIANTS ATTENDUS (Le Jeune indépendant) ............... 8
 Algérie Télécom : Vers la création d’une filiale en Espagne (El Watan) ................... 9
 Techno-parc d’Oran : 25 entreprises intéressées (El Moudjahid)............................. 10
 Usine de montage de camions à Mascara : Lancement des travaux (El Moudjahid) 11
 Département Afrique du FMI : L’éthiopien Abebe Sélassié, nommé directeur (El Moudjahid) ................................................................................................................ 12
 Air Algérie : Acquisition d'une quarantaine d'avions jusqu'à 2025 (APS) ............... 13
 Actualités : Réouverture de la ligne Alger-Budapest : Les ambitions mesurées de Talai (Le Soir d’Algérie)........................................................................................... 14
 Un nouveau PDG pour Sanofi Algérie (Le Quotidien d’Oran) ................................ 15
Banque/bourse/Assurance .................................................................................................................................. 16
 LA FRANCE PERD SES PARTS DE MARCHÉS EN ALGÉRIE (Le Jeune Indépendant) ............................................................................................................. 16
 Aïd El Adha : 32.850 commerçants sur un total de 32.955 ont assuré la permanence (APS) ......................................................................................................................... 17
Coopération ......................................................................................................................................................... 18
 Aménagement de terres agricoles salines à Relizane : Accord algéro-chinois (El Moudjahid) ................................................................................................................ 18
 Gestion de l'eau : Renouvellement du contrat avec Suez environnement (APS) ..... 19
 Taxe d'entrée en Tunisie : L'Algérie répond par la réciprocité (Le Quotidien d‘Oran) ................................................................................................................................... 19
Veille ..................................................................................................................................................................... 21
 Tebboune opère un mouvement dans son secteur (APS) .......................................... 21
 DU 19 AU 23 SEPTEMBRE À BLIDA : Grandes écoles et défis d'avenir au menu du Safem (L’expression) ........................................................................................... 22
 8es Journées Marketing Tourisme : Des thématiques pour répondre aux préoccupations (Le Soir d’Algérie)........................................................................... 22
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A la une
PARTENARIAT PUBLIC-PRIVÉ : Le FCE pointe du doigt des «pannes» administratives (Le Soir d’Algérie) Les lenteurs administratives et la bureaucratie continuent à constituer les principales entraves pour les opérations économiques. Pour la vice-présidente du FCE (Forum des chefs d’entreprises), la mise en oeuvre des décisions politiques et économiques prises par le gouvernement se heurte à des «pannes» administratives. Intervenant jeudi dernier sur les ondes de la radio Chaîne III, Mme Nacera Haddad affirme que la réunion du président du FCE avec le Premier ministre, le secrétaire général de l’UGTA et le représentant de la BEF est une simple rencontre de travail. «C’est une rencontre de travail entre des acteurs qui ont besoin régulièrement de poursuivre le dialogue et un partenariat de proximité pour faire face aux situations qu’exige le contexte économique national et international», précise-t-elle. Selon la vice-présidente du FCE, il ne s’agit point de revendications mais plutôt d’échanges et de transmettre le «vécu» et le «message» des opérateurs afin, dit-elle, «de pouvoir exploiter toutes les opportunités qu’offre aujourd’hui le gouvernement et donner un contenu réel au partenariat entre les partenaires sociaux et le gouvernement notamment dans le cadre du partenariat public-privé». D’ailleurs, poursuit-elle, le partenariat public-privé est l’une des opportunités à saisir pour construire et accélérer les réformes décidées par le gouvernement. Des réformes qui, souligne-t-elle, «tardent à trouver une application effective avec des résultats probants». L’invitée de la radio assure que toutes les opportunités qui peuvent s’offrir au partenariat entre le secteur public et le secteur privé et qui répondent aux intérêts stratégiques des opérateurs et aux intérêts économiques majeurs de l’Algérie seront saisies. Des partenariats dans lesquels il sera question, selon elle, de préserver l’emploi, de créer de nouveaux postes d’emploi et de construire de la compétitivité. Seulement, Mme Nacera Haddad déplore la lenteur administrative dans la mise en oeuvre des décisions politiques prises par le gouvernement. «Nous constatons qu’il y a une panne dans l’administration.» Pour elle, c’est l’instrumentation de la mise en oeuvre qui pose problème. «Aujourd’hui, nous devons travailler ensemble sur les plans d’action pour la mise en oeuvre des décisions du gouvernement. Nous ne pouvons pas aller vers la relance de la croissance et le redressement de notre économie sans que les mesures prises par le gouvernement ne soient accompagnées par une dynamique économique locale très forte et doter en priorité les autorités locales des prérogatives qui vont leur permettre de mettre en oeuvre la mission économique octroyée par le gouvernement en matière de dynamique économique locale», préconise-
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t-elle. Elle plaide aussi pour la «réintégration» des contrats d’objectif et des contrats de gestion au sein de l’administration particulièrement l’administration économique. Entreprises/ Investissement : Le FCE fait l’éloge du partenariat public/privé (Reporters) La conjoncture économique de notre pays est diffi cile. Libérer l’investissement, diversifi er notre économie, intensifi er et accentuer le rythme des réformes dans certains secteurs, à l’image de l’agriculture et l’industrie, sont, entre autres, les mesures que préconisent les spécialistes pour parer à la récente chute vertigineuse des prix du pétrole, laquelle ne manquera pas de se répercuter sur notre économie. Des mesures ont été prises pour libérer les initiatives, promouvoir l’investissement et améliorer le climat des aff aires et l’initiative entrepreneuriale par le gouvernement, toutefois, ces décisions « manquent d’eff ectivité et d’application sur le terrain » faute « de mécanismes durables permettant de donner du sens, de l’effi cacité et de l’eff ectivité aux décisions importantes prises par le gouvernement », estiment les spécialistes. C’est d’ailleurs, un avis partagé par Nacéra Haddad, vice-présidente du Forum des chefs d’entreprise (FCE), qui plaide pour un partenariat entre les entreprises publiques et privées (PPP). Lors de son intervention jeudi dernier, sur les ondes de la Chaîne III de la Radio nationale, la vice-présidente du FCE a estimé que ce partenariat est l’une des opportunités à saisir « pour construire et accélérer les réformes » décidées par le gouvernement, mais qui, « tardent à voir le jour » avec « des résultats probants sur le terrain ». Pour mettre en oeuvre ces réformes, Nacéra Haddad a insisté sur la création d’une industrie de la sous-traitance, « une occasion ratée par le passé », afi n, dit-elle, de substituer le pays à l’importation et intensifi er la création de petites et moyennes entreprises. Pour la représente du FCE, la crise économique représente une opportunité à ne pas rater pour, assure-t-elle, entrer de plain-pied dans le développement de l’investissement et du partenariat avec le secteur public, l’Etat ne pouvant continuer « avec la même gouvernance » pour renfl ouer continuellement ce dernier. Parmi les instruments permettant de réussir ce pari, il est surtout question de l’insertion des jeunes, en améliorant l’adéquation emploi-formation et en liant étroitement les actions de développement à la valorisation des potentialités économiques locales. Quand on lui demande si par partenariat secteur privé- secteur public, elle entend une intrusion dans toutes les entreprises et les infrastructures appartenant à ce dernier, elle répond que toutes les opportunités pouvant s’off rir à un partenariat « pour pouvoir créer et préserver l’emploi et développer la compétitivité sont à étudier ». Mme
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Haddad prend, toutefois, la précaution de préciser que le FCE respectera les secteurs « dits stratégiques » restant sous le contrôle de l’Etat sauf, appuie-telle, ceux répondant aux «intérêts stratégiques des opérateurs » et aux intérêts économiques majeurs de l’Algérie.
La gestion et la préservation des ressources en eau, nouveau cheval de bataille de l'Algérie (APS)
Le ministre des Ressources en eau et de l'environnement, Abdelkader Ouali, a indiqué samedi à Alger que la gestion et la préservation de l'eau était désormais la nouvelle bataille de l'Algérie après celle de la mobilisation de la ressource, qui a coûté à l'Etat plus de 50 milliards de dollars.
"Nous avons gagné la bataille de la mobilisation (de l'eau) et nous devons entamer la bataille de la gestion de cette ressource et la préservation des infrastructures", a indiqué M. Ouali lors d'un regroupement des cadres du secteur.
S'appuyant sur les principes du plan national de l'eau, le ministre a noté que "notre mission ne s'arrête pas à la réalisation des infrastructures", alors qu'il faut contrôler les réseaux et les infrastructures à partir du barrage jusqu'à la distribution.
Il a insisté sur la nécessité de combattre le branchement illicite et les fuites d'eau pour préserver la ressource, indiquant que les 3,6 milliards de m3 d'eau destinés annuellement à l'alimentation en eau potable (AEP) n'arrivent pas entièrement aux consommateurs, en raison des fuites et des déperditions.
En matière de branchement illicite, il a été recensé depuis six mois 13.000 cas, ce qui représente l'équivalent de deux (2) millions de m3, selon le ministre qui appelle les cadres et agents du secteur qui compte plus de 50.000 travailleurs à se mobiliser contre le phénomène du vol et des déperditions.
M. Ouali a cité le cas de projets stratégiques d'alimentation des populations en eau potable qui sont soit à l'arrêt soit non exécutés sans que les responsables locaux n'interviennent pour améliorer la situation.
Il a appelé, à ce titre, les directeurs des ressources en eau (DRE) à s'impliquer davantage dans la gestion du service de l'eau en privilégiant la proximité.
Selon un état des lieux établi par le secteur, l'Etat a consenti beaucoup d'efforts pour renforcer l'Aep des villes et localités à travers la réalisation
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de barrages, de système de transfert d'eaux superficielles, souterraine et d'eau de dessalement ainsi que la réhabilitation des réseaux d'alimentation en eau potable des grandes villes.
Réunion informelle de l'Opep à Alger : Une rencontre de concertation selon le SG (El Moudjahid)
D.R
La réunion informelle de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), prévue le 27 septembre à Alger en marge du 15e forum international de l'Energie, sera une « rencontre de concertation et non pas de prise de décisions », a affirmé hier le secrétaire général de l'Organisation, Muhammed Sanusi Barkindo, en visite à Alger. « C'est une réunion informelle, ce n'est pas une réunion de prise de décisions, à l'inverse de celle qu'a abritée Oran en 2008. La tenue de la rencontre a été proposée par le Qatar en juin dernier « pour permettre aux membres de l'Opep de se concerter et d'échanger leurs points de vues », a-t-il déclaré à la presse à son arrivée à Alger. « Nous (Opep) nous sommes réunis en juin, nous sommes en septembre aujourd'hui et il s'est passé beaucoup de choses entre les deux dates », a-t-il soutenu. M. Barkindo a avancé que « plusieurs réunions bilatérales entre les membres de l'Opep » allaient se tenir à l'occasion de cette réunion informelle. Pour ce qui du Forum international de l'énergie (IEF), prévu du 26 au 28 septembre en cours, il représente « une opportunité très importante pour les pays producteurs et consommateurs. Il va leur permettre de se concerter sur des questions liées à l'économie mondiale et à l'industrie mondiale du pétrole et du gaz », a-t-il souligné. « On va débattre de questions fondamentales qui impliquent à la fois les producteurs et les consommateurs», a-t-il ajouté. Il a enfin saisi l'occasion pour saluer l'Algérie pour le soutien qu'elle a apporté à sa candidature comme secrétaire général de l'Opep, en juin dernier. M. Barkindo a été accueilli par le gouverneur de l'Algérie au sein de l'Opep, M. Mohamed Hamel. Il sera reçu dimanche par le ministre de l'Energie M. Noureddine Bouterfa. En visite la semaine passée à Moscou, M. Bouterfa avait déclaré que la réunion informelle de l'Opep allait « offrir l'opportunité pour parvenir à un accord qui favorisera la stabilisation du marché du pétrole». « L'Algérie a une proposition qu'elle soumettra aux participants de la réunion d'Alger. Nos consultations menées auprès de nos partenaires montrent qu'il y a un
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consensus autour de la nécessité de stabiliser le marché. C'est déjà un point positif », a-t-il souligné.
Sonatrach : Entre performances et hausse de production en 2016 (Algérie Eco)
Durant les huit premiers mois de l’année en cours l’entreprise algérienne des hydrocarbures à réalisé une économie de 710 millions de dollars sur la facture d’importations des essences et du gasoil, ainsi que de grandes quantités de carburant, selon un communiqué de l’entreprise. Il s’agit effectivement d’un bond remarquable en matière d’exportation de l’ordre de 8% par rapport à 2015, indexé par des résultats positifs sur l’ensemble de ces produits « En matière d’exportations, tous produits confondus, SONATRACH a exporté 71,5 millions de tonnes équivalent pétrole TEP, à fin août contre 65,4 millions durant la même période de l’année 2015 ».
Par ailleurs, une autre performance viendra s’ajouter à ce constat, et explique aisément le recul 8% sur les exportations de pétrole brut, en comparaison avec la même période de l’année précédente. Il s’agit du traitement de grandes quantités dans les raffineries du nord. Une prouesse qui a permis au groupe d’atteindre un niveau d’exportations de produits raffinés à hauteur de 123%, soit une croissance de 2% par rapport à 2015.En ce qui concerne l’exportation de gaz via les gazoducs, une hausse de 43% a été enregistré au 31 aout, dépassant l’objectif fixé de 31%. Il s’agit précisément du traitement de 19,9 millions de tonnes de pétrole brut et de condensat, soit une augmentation de 1,26 million de tonnes par rapport à 2015.
Ceci étant, et suite à la reconstitution progressive du stock de matériel de l’exploitation, en fin juin, les volumes de production sont appelés à augmenter, entraînant la moyenne de production à 16,9 TEP à fin aout, alors qu’elle affichait une production moyenne de l’ordre 16,5 TEP le mois précédent.
Dans ce sens, il est prévu en matière d’activité de raffinage, en plus des partenariats étrangers avec les trois raffineries prévues à Hassi Messaoud, Tiaret et Biskra, il est actuellement question de la réalisation de trois autres raffineries. L’objectif porté par le programme de développement de cette activité, est d’atteindre une production de 60 millions de tonnes par an.
Il va sans dire, que de telles performances auront des impacts directs sur les revenus fiscaux et par voie de conséquence impacteront, bien que modestement, le niveau du FRR (fonds de régulation des recettes). Pour les experts, il est clair que la conjoncture économique actuelle, impose des reformes profondes pour atteindre un niveau acceptable d’indépendance des hydrocarbures, mais cela ne peut se faire sans une transition énergétique et économique. Dans ce sens, le temps est la première valeur
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inconnue de cette équation. A cet effet, le maintien du niveau du FRR a des seuils de survie est plus qu’indispensable, et représente la deuxième valeur inconnue de l’équation.
Hadjar donne le coup d’envoi de la rentrée universitaire à partir de Biskra : PLUS DE 1,6 MILLION D’ÉTUDIANTS ATTENDUS (Le Jeune indépendant)
Plus de 1,6 million étudiants sont attendus pour la rentrée universitaire 2016/2017, dont le coup d’envoi sera donné à partir de Biskra par le ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Tahar Hadjar.
Sur ce total, quelque 323.822 nouveaux bacheliers sont attendus à travers les universités du pays, où l’ouverture de la nouvelle année universitaire sera donnée par M. Hadjar à partir de l’université de Biskra, par un cours inaugural sous le thème du plagiat scientifique.
Entre temps, le dépôt des demandes de transfert des nouveaux bacheliers ont débuté mercredi dernier, et pour la première fois par voie électronique, mercredi dernier à travers le territoire national.
Cette opération, qui prendra ce samedi, a pour but de faciliter la tâche aux étudiants, à travers la mise en place d’une plateforme électronique leur permettant de faire entrer leurs noms et leurs mots de passe fournis lors des inscriptions.
Ainsi, les étudiants concernés par ce transfert et dont le nombre est « considérable » selon le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, recevront une réponse à leurs doléances à partir du 20 septembre. Dans le but de développer le secteur universitaire et d’assurer une meilleure prise en charge des étudiants, l’Etat a déployé de grands moyens humains et matériels.
A cet effet, le ministre de secteur avait affirmé que « 100.000 places pédagogiques seront réceptionnées à l’occasion de la rentrée universitaire 2016/2017 pour porter la capacité globale des places pédagogiques au niveau national, a-t-il dit, à prés de 1.400.000 ».
Dans le même cadre, « 55.000 nouveaux lits seront également livrés au secteur pour porter les capacités des oeuvres universitaires à plus de 700.000 lits », avait-il indiqué. Dans l’objectif de renforcer les capacités d’encadrement pédagogique et scientifique, M. Hadjar a précisé que « le secteur prévoit plus de 5.400 nouveaux postes budgétaires au recrutement des nouveaux enseignants chercheurs ».
L’amélioration du niveau des oeuvres universitaires n’est pas en reste, puisque le ministre avait affirmé qu’une conférence nationale dédiée aux oeuvres sociales devra être organisée « dans le cadre d’une vision réformatrice des modes de financement et de gestion ».
Il avait insisté, à cet égard, sur la nécessité de promouvoir et d’accompagner les initiatives de création de clubs scientifiques et culturels par les étudiants afin de leur permettre d’exprimer leur capacité et leur talent. A ce propos, M. Hadjar a appelé les directeurs des universités à
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veiller, notamment, au « prolongement de l’ouverture des bibliothèques universitaires jusqu’à 20h00 ou même jusqu’à 22h00 ».
Algérie Télécom : Vers la création d’une filiale en Espagne (El Watan)
Outre des économies en devises, cette entreprise qui sera basée à Madrid (Espagne) aura pour mission de prendre en charge l’exploitation du système du câble sous-marin Oran-Valence.
Le groupe public Algérie Télécom, unique fournisseur d’internet de téléphonie fixe, compte créer sa propre filiale à l’international l’année prochaine, a annoncé jeudi dernier, son président-directeur général par intérim, Tayeb Kebbal. «La location des liens à l’international coûte très cher. Aujourd’hui, nous louons des liens chez Telefonica (opérateur espagnol, ndlr) et différents opérateurs qui sont sur ce segment. Le fait d’avoir son propre lien permet de faire des économies très importantes, notamment en devises, pour l’entreprise et pour le pays», a affirmé Tayeb Kebbal dans une brève déclaration à la Chaîne 3 de la Radio nationale.
Outre des économies en devises, cette entreprise, qui sera basée à Madrid, en Espagne, aura pour mission de prendre en charge l’exploitation du système du câble sous-marin Oran-Valence qui sera mis en service début 2017, a ajouté le même responsable. Initié en 2009 mais bloqué pour des raisons de procédures administratives, le projet de réalisation d’un câble sous-marin Oran-Valence avec une extension Alger-Valence a nécessité un investissement de 36 millions d’euros.
Le ministère algérien de la Poste et des TIC avait désigné l’opérateur français Alcatel-Lucent pour le déploiement clés en main dudit câble sous-marin. Alcatel-Lucent se chargera du design et de la production du câble, en groupement avec IT Marine, qui sera responsable des opérations maritimes.
Cette infrastructure de plus de 560 km viendra renforcer la connexion internet internationale dont dispose déjà l’Algérie à travers les câbles Alger-Palma (Italie) et Annaba-Marseille (France) et surtout réduire la vulnérabilité du système de télécommunications du pays. D’une capacité de 100 Gbps, ce nouveau câble évitera au pays de se retrouver à nouveau avec une capacité internet réduite en cas d’incident sur l’un de ses autres câbles en fibre optique, comme cela a été le cas, en 2015, lors de la rupture du câble MWE4 reliant Annaba à Marseille provoquée accidentellement par un navire panaméen.
La rupture du câble avait privé l’Algérie d’internet, coupant le pays du reste du monde durant six jours. Cet accident avait fait perdre au pays 80% de sa capacité de connexion à la Toile. Selon des chiffres officiels, la coupure
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du câble en fibre optique Annaba-Marseille a causé à Algérie Télécom une perte financière de 100 millions de dinars/jour, soit 600 millions de dinars au total. Mais son impact restait limité en raison de la faible numérisation de l’économie nationale.
L’Algérie avait déjà connu des coupures en 2003 et en 2009. Mais elles n’avaient jamais eu un pareil impact en raison de la faiblesse du nombre d’abonnés à l’époque. A fin juin 2015, l’opérateur historique comptait plus de deux millions d’abonnés à son réseau ADSL contre 1,5 million en 2014.
Techno-parc d’Oran : 25 entreprises intéressées (El Moudjahid)
D.R
L’étude d’aménagement du techno-parc régional d’Oran a été validée, hier matin, par une commission technique présidée par le wali et a regroupé le secrétaire général de la wilaya, le directeur de l’urbanisme et de la construction, le représentant du bureau d’étude URBOR et le directeur de l’Agence nationale de promotion et de développement des parcs technologiques, M. Abdelhakim Bensaoula. Cet important projet qui a bénéficié d’un investissement initial de l’Etat de l’ordre d’un milliard de dinars, devra être opérationnel avant la tenue des Jeux méditerranéens de 2021, selon le calendrier établi par les concepteurs de ce projet et sauf imprévu majeur. Lancé il y a quatre ans, le futur techno-parc régional d’Oran est le quatrième du genre en Algérie après ceux de Sidi Abdallah à Alger, d’Annaba et d’Ouargla « le projet a rencontré de nombreuses difficultés et entraves, ce qui a freiné son lancement et c’est grâce aux efforts déployés par l’actuel wali, Abdelkader Zaalane, qu’il a pu être concrètement relancé », affirme le DG de l’ANTP. La future infrastructure est destinée aux opérateurs et investisseurs intervenant dans le domaine des TIC, explique notre interlocuteur. Dans un premier temps, le techno-parc accueillera un incubateur pour les jeunes entrepreneurs et étudiants porteurs de projets. Il abritera aussi des hôtels d’entreprise pour les start-up et les sociétés naissantes. « Notre rôle est de créer un écosystème en mesure d’assurer aux entreprises intéressées par les nouvelles technologies, les moyens nécessaires pour s’occuper du développement. Comme vous le savez, le défi actuel dans notre pays est la diversification de notre économie. C’est
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pourquoi, il faudra tout mettre en oeuvre pour que le secteur des TCI puisse se développer très rapidement », dira le même responsable. Pour les concepteurs du projet, l’Algérie regorge de grandes potentialités dans le domaine qu’il faudra exploiter au service du développement de l’économie nationale. Pour mieux comprendre et mesurer l’utilité et l’impact ce projet sur l’amélioration de l’environnement économique, M. Abdelhakim Bensaoula, citera l’exemple de la technologie 4G de téléphonie mobile qui vient d’être lancée et dont le contenu pourra être développé localement par les futures locataires du techno-parc « de nombreux jeunes Algériens ont les capacités leur permettant de développer les applications de cette nouvelles technologie. Cela nous permettra de consommer un contenu local de la 4G au lieu de l’importer d’ailleurs », dit-il. Ce dernier estime que les TIC, sont un domaine horizontal qui touche toutes les industries et les secteurs d’activités économiques d’où, ajoute-il, l’importance du rôle des techno-parcs, à savoir créer un écosystème permettant à toutes ces forces créatrices et innovatrices de travailler ici et non ailleurs. « Nous voulons que les enfants de l’Algérie restent en Algérie et développent des choses pour l’Algérie et le marché algérien, et pourquoi pas dans un avenir très proche, nous pourrons exporter des produits numériques à partir d’ici », indique le même responsable. Sur le choix d’Oran pour accueillir le parc technologique régional, le DG de l’ANTP explique que la wilaya dispose de nombreux avantages et atouts qui favorisent le développement de ce type de projets à l’exemple des nombreuses universités spécialisées dans les TIC. Le futur techno-parc sera érigé sur une assiette de 32 hectares située dans le nouveau pôle de Belgaïd, à proximité de l’université. A ce jour, 25 entreprises ont exprimé leur désire de s’installer dans le futur techno-parc d’Oran.
Usine de montage de camions à Mascara : Lancement des travaux (El Moudjahid)
Le premier camion de l’usine sortira dans un an après l'obtention de l'agrément.
Les travaux de construction d’une usine de montage de camions de marque Scania ont été lancés dernièrement dans la wilaya de Mascara, a-t-on appris hier du directeur de l’entreprise chargée du projet.
Le directeur de l’entreprise « Attifi «, Mohamed Mezoughi a souligné que le projet, qui s’inscrit dans le cadre d’un investissement conjoint entre le groupe « Mezoughi « et la entreprise « Scania Algérie « à travers sa société fondée par les deux partenaires, est entré en phase de réalisation après l’achèvement des études de génie et technique, l'acquisition du terrain propice dans la nouvelle zone industrielle de la commune de Oggaz et du permis de construire. Une demande d’agrément a été déposée à la première semaine de septembre au niveau du ministère de l’Industrie et des Mines. Le premier camion de l’usine sortira dans un an après l'obtention de
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l'agrément L’usine, nécessitant un montant de 1,5 milliard de dinars, prévoit la production de 1.200 camions dans les 1re et 2e années pour accroître, plus tard, la production suivant la demande locale et étrangère. L’entreprise devra exporter une partie de sa production vers des pays africains. Le groupe Mezoughi oeuvre, selon son directeur général, à bénéficier du réseau de sous-traitance créé actuellement au niveau de l'ouest du pays dans le cadre des projets d’industrie mécanique pour accroître progressivement le taux d’intégration nationale. Parallèlement avec le lancement des travaux, une session de formation de 105 employés, qui seront recrutés par l’usine, sera lancée et supervisée par des techniciens de la société mère en Suède qui encadreront des travailleurs et techniciens algériens dans les premières années de production. Pour rappel, le groupe Mezoughi compte huit filiales dans plusieurs domaines dont celui des travaux publics et bâtiment employant 2.300 travailleurs.
Département Afrique du FMI : L’éthiopien Abebe Sélassié, nommé directeur (El Moudjahid)
L’Ethiopien, Abebe Aemro Sélassié, sera nommé la semaine prochaine comme directeur du Département Afrique du FMI en remplacement d’Antoinette Sayeh, dont le départ avait été annoncé précédemment, a indiqué jeudi le FMI dans un communiqué. La nomination de Sélassié, annoncée jeudi par la Directrice générale du Fonds monétaire international, Christine Lagarde, est prévue pour le 19 septembre 2016, selon la même source. «Abebe apporte sa profonde connaissance des problèmes auxquels l’Afrique est confrontée, après avoir collaboré étroitement avec les dirigeants de l’ensemble de la région pendant une bonne partie de sa carrière», a indiqué Laguarde, citée dans le communiqué. M. Sélassié a travaillé au Département Afrique du FMI, où il a occupé le poste de chef de mission pour l’Afrique du Sud. Il a également dirigé les travaux relatifs aux perspectives économiques régionales et a joué divers rôles pour des pays comme la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Kenya, le Burkina Faso, la Guinée, le Libéria et la République de Sierra Leone, selon le communiqué du FMI. Plus récemment, M. Sélassié a supervisé l’effort déployé par le FMI pour aider les trois pays touchés par l’épidémie d'Ebola. Le nouveau directeur du Département Afrique cumule aussi une vaste expérience opérationnelle
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grâce à ses diverses affectations dans d’autres départements du FMI, y compris le Département de la stratégie, des politiques et de l’évaluation et le Département Europe. Entre 1999 et 2003, il a travaillé sur la Turquie et la Pologne, comme il a été sous-directeur et chef de mission pour le Portugal pendant la crise de la zone euro. Avant de rejoindre le FMI, M. Sélassié a travaillé pour l’entreprise Economist Intelligence Unit, où il s’est spécialisé dans les questions relatives au risque de crédit souverain, puis pour le gouvernement éthiopien en tant qu’économiste principal au Bureau du Président.
Air Algérie : Acquisition d'une quarantaine d'avions jusqu'à 2025 (APS)
La compagnie Air Algérie lancera entre 2018 et 2025 un nouveau programme d'acquisition d'une quarantaine d'avions pour renforcer essentiellement ses destinations long courrier, a confié à l'APS le P-dg de cette compagnie nationale, Mohamed Abdou Bouderbala.
Ces acquisitions seront effectuées sous différentes formes de financement tel que le leasing, avance-t-il.
La première partie de ce programme sera réalisée entre 2018 et 2020 durant laquelle quatre (4) appareils seront réceptionnés rien qu'en 2018, tandis que la seconde phase sera effectuée entre 2020 et 2025.
Ainsi, à travers ce programme, Air Algérie compte augmenter sa flotte à une centaine d'appareils contre une soixantaine actuellement dont 75% sont composés d'avions moyen courrier.
Interrogé sur un éventuel recours à des financements extérieurs pour la concrétisation de ce programme, le premier responsable d'Air Algérie considère que "la compagnie doit se débrouiller pour chercher des financements. Ce type de financement (extérieur) reste une possibilité que nous allons étudier".
Pour M. Bouderbala, "tous les moyens sont ouverts, le plus important est que ce soit rentable et abordable pour la compagnie".
Pour rappel, dans le cadre de la mise en oeuvre de son dernier plan de restructuration 2012-2017, cette compagnie aérienne avait lancé une opération d'acquisition de seize (16) avions.
En 2015, huit (8) appareils avaient été réceptionnés composés de trois (3) Airbus A330-200 (250 à 300 places), trois (3) ATR (66 places) pour desservir des lignes domestiques, et deux (2) Boeing 737-800.
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Le coût total de ces seize (16) acquisitions opérées sur 2015-2016 est estimé à 1,073 milliard de dollars (93,3 milliards DA).
En plus du renforcement de sa flotte, la livraison de la nouvelle aérogare internationale d'Alger en 2018 va permettre à cet aéroport de devenir un "hub" régional et continental de transit de voyageurs: "Nous envisageons de créer avec ces programmes un trait d'union entre l'Afrique, l'Europe, l'Amérique et d'autres destinations", avance le même responsable.
Dans l'attente de la réalisation de ces projets, Air Algérie compte ouvrir des lignes vers l'Afrique d'ici fin 2016 ou début 2017 avec des vols vers Libreville (Gabon) et Addis Abeba (Ethiopie).
Actuellement, les vols d'Air Algérie desservent 44 destinations à l'international dont la plus récente a été inaugurée jeudi dernier avec l'ouverture d'une ligne Alger-Budapest.
Evaluant le bilan d'activité de l'été de l'année en cours, M. Bouderbala se montre plutôt satisfait : "Nous l'avions passé de façon globalement positif. Nous avons même pu maîtriser les perturbations qu'avaient connues d'autres compagnies".
Actualités : Réouverture de la ligne Alger-Budapest : Les ambitions mesurées de Talai (Le Soir d’Algérie)
Vingt-quatre ans après son interruption, la ligne aérienne Alger-Budapest est à nouveau opérationnelle, la compagnie Air Algérie renoue avec Budapest comme destination directe. Au-delà de l’aspect commercial de ce nouveau pont aérien entre l’Algérie et la Hongrie, cette nouvelle ligne recèle plusieurs enjeux stratégiques. En chef de file de ce vol inaugural, le ministre des Transports, M. Boudjemaa Talai, a veillé en personne à la réussite de cet événement. Le ministre des Transports et des Travaux publics est en phase de concrétisation d’un grand projet fort rentable pour la compagnie nationale Air Algérie. L’inauguration de ce vol n’est donc qu’une étape dans la perspective de faire de l’Algérie une plaque tournante dans le monde de l’aviation civile avec la réception de la méga-extension de l’aéroport Houari-Boumediène. Ce jeudi jeudi 15 septembre, un Boeing 737-800 appartenant à la compagnie nationale Air Algérie s’est posé à 13h, heure hongroise, à l’aéroport international de Budapest (Ferenc Liszt) après un vol qui a duré 2h35 minutes. Le P-dg d'Air Algérie, Mohamed Abdou Bouderbala, et l’ambassadeur de Hongrie en Algérie, Mme Helga Katalin Pritz, ont pris part à ce vol, tout comme des hommes d'affaires ou de simples voyageurs. Des responsables hongrois, à leur tête le ministre des Relations économiques extérieures et des Affaires étrangères de Hongrie Szijjártó Péter et le commissaire du gouvernement de Hongrie pour le Tourisme Gustav Bienerth, ont accueilli la délégation algérienne pour inaugurer cette nouvelle desserte hebdomadaire qui connectera l’Afrique à l’Europe centrale, par deux vols réguliers fixés aux jeudi et dimanche. Cette ouverture encouragera sans aucun doute les échanges commerciaux,
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industriels et forcément touristiques entre les deux pays. Les passagers de cette nouvelle ligne n’ont pas manqué d’exprimer leur joie. «Je travaille en Hongrie, les déplacements Alger-Budapest sont un casse-tête pour moi et ma famille, avec une perte de temps dans les escales et transits, et des dépenses importantes pour l’achat des billets. Avec cette réouverture, les résidents algériens en Hongrie ne peuvent être que soulagés», nous dira Ahmed. L’ambassadeur de Hongrie à Alger a également affiché sa satisfaction quant à la concrétisation d’un projet qui, dira-t-elle, «lui tenait particulièrement à coeur». Boudjemaa Talai, ministre des transports : «L’Algérie sera un important hub» Evoquant une capitale géostratégique localisée au coeur de l’Europe centrale, en parlant de Budapest, le ministre des Transports Boudjemaa Talai s’est déjà projeté dans le devenir proche de la compagnie nationale Air Algérie. «On doit tirer profit de notre position géographique, la réouverture de cette ligne est un signe de rapprochement entre nos deux pays. Cette nouvelle liaison consolidera davantage les liens qui unissent les deux pays et ouvrira de nouvelles perspectives d’échanges économiques, culturels et touristiques», dira le ministre des Transport. Ce dernier a également souligné l’importance du rapprochement des entreprises hongroises et leurs homologues algériennes. «Des opportunités de travail et surtout de partenariats gagnant-gagnant entre les deux pays», a déclaré le ministre avant d’enchaîner : «Tous les investissements consentis par l'Etat algérien dans les domaines portuaire, routier et ferroviaire traduisent l’ambition de l’Algérie de devenir un hub régional et continental dans le domaine des transports.» Talai a également fait part de sa volonté d'améliorer la qualité de services d'Air Algérie.
M. Bouderbala, P-dg d'Air Algérie : «Air Algérie a une obligation de croissance»
L'ouverture de cette nouvelle desserte porte à 44 le nombre des vols d'Air Algérie à l'international. Le premier responsable de la compagnie nationale Air Algérie a rappelé que cette ligne existait dans la fin des années 1980 avant qu’elle ne soit interrompue en 1992 «pour des raisons propres aux deux pays», dira Bouderbala. «Il faut rappeler que l’intérêt que nous portons au marché hongrois n’est pas fortuit, cette belle région du monde a un potentiel de plusieurs centaines de milliers de voyageurs, et il en est de même du côté de l’Algérie. On pourra ainsi citer de nombreux avantages liés à cette ouverture», a ajouté M. Bouderbala avant de poursuivre : «Air Algérie a une obligation de croissance et de réussite, c’est une grande compagnie qui a une grande histoire, il nous appartient à tous d’assurer son avenir.»
Un nouveau PDG pour Sanofi Algérie (Le Quotidien d’Oran)
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Sanofi Algérie a annoncé la nomination de M. Haissam Chraiteh à la tête de la filiale algérienne comme Directeur Général Sanofi Algérie et Directeur Général Rx (médicaments de prescription), à compter du 1er octobre 2016. Il remplace M. Pierre Labbe en poste depuis quatre ans en Algérie et qui sera appelé à occuper d'autres fonctions. M. Haissam Chraiteh est pharmacien de formation, il a rejoint le groupe Sanofi en 1998. Il a occupé de nombreuses positions managériales dans différents pays en Europe de l'Est, en Afrique et en Asie Centrale. Depuis 2013, Haissam Chraiteh était Directeur Général Rx et Directeur Pays Maroc. Il a été l'un des architectes de la nouvelle organisation multi-pays réunissant le Maroc et la Tunisie dans une structure commune. L'Algérie n'est ainsi pas une découverte pour Haissam Chraiteh, il avait participé au lancement de la première présence de Sanofi dans le pays en coordonnant le marketing et les ventes et en développant des partenariats avec des acteurs locaux. L'Algérie tient une place primordiale dans la présence de Sanofi en Afrique et en est aujourd'hui le plus grand contributeur. Haissam Chraiteh apportera également tout son soutien aux équipes locales des affaires industrielles afin d'assurer l'ouverture de notre nouveau site industriel et centre de distribution de Sidi Abdallah, prévue en 2017. Sanofi Algérie est leader du marché pharmaceutique en Algérie et acteur industriel de premier plan : près de 50% des 150 produits et vaccins mis à disposition par Sanofi sont produits sur le territoire national. Deux usines de production, une située à Oued Smar spécialisée dans les formes sèches avec 185 collaborateurs et une autre à Aïn Bénian spécialisée dans diverses formes avec respectivement 90 employés. Une autre usine et un nouveau centre de distribution sont en voie de construction à Sidi Abdallah.
Banque/bourse/Assurance
Commerce
LA FRANCE PERD SES PARTS DE MARCHÉS EN ALGÉRIE (Le Jeune Indépendant)
En perdant sa place de premier producteur de blé de l’Union européenne, la France perd aussi sa traditionnelle position de premier fournisseur de l’Algérie.
« L’Algérie, troisième plus gros acheteur de blé au monde derrière l’Egypte et l’Indonésie, pourrait acheter deux fois moins de blé français cette année que l’an passé », prédit Paul Gaffet, analyste chez Offre & Demande Agricole (ODA), cité par Bloomberg.
Cette rétrogradation de la France sur le marché international, avec une chute drastique de ses ventes qui pourraient baisser de 45% cette saison, est liée à la baisse de sa production mais également aux problèmes de qualité. Cette conjoncture a laissé le champ libre à ses concurrents qui
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proposent aussi du blé de meilleure qualité et à des prix moins élevés. Ses clients, notamment l’Algérie et l’Egypte ont des exigences notamment en matière de qualité des grains.
Or les conditions météorologiques exécrables ce printemps dans les grandes régions céréalières de l’Hexagone, où les pluies n’avaient pas été aussi abondantes depuis 1959, ont bouleversé le développement des épis, donnant des blés de qualités hétérogènes », expliquent les analystes.
Après l’une des récoltes les plus catastrophiques que la France ait connue depuis trois décennies, il lui sera difficile de répondre à des cahiers des charges stricts, sur lesquels il n’y a pas de négociations possibles », admet Olivia Le Lamer, responsable de l’unité grandes cultures chez FranceAgriMer, dans une déclaration publiée par le site français lesechos.fr
Les débouchés en Afrique du Nord, notamment en Algérie et au Maroc, et au Moyen-Orient sont, selon elle, les premiers impactés. Les toute premières prévisions de FranceAgriMer se montent à 4,7 millions de tonnes sur 2016-2017, soit le volume le plus faible depuis 2003-2004. Les exportations de blé français vers ces pays tiers risquent donc de s’effondrer durant cette campagne de commercialisation de céréales qui s’achève le 30 juin 2017.
Selon Agritel, une société experte en stratégies des marchés agricoles et agro-industriels, la France ne dispose que de 5 millions de tonnes de blé disponibles pour l’exportation vers ses clients au Maghreb, principalement l’Algérie et le Maroc. Une quantité très faible comparativement à la campagne céréalière précédente où elle avait expédié près de 13 millions de tonnes.
Ces pays maghrébins, dont l’Algérie qui devrait importer, selon le CIC, plus de7,3 millions de tonnes durant cette campagne commerciale céréalière, se tourneront probablement vers le blé de la mer Noire, les Etats-Unis, le Canada mais également la Russie, revenue en force sur la scène internationale ces dernières années, avec 30 millions de tonnes destinés à l’exportation.
Aïd El Adha : 32.850 commerçants sur un total de 32.955 ont assuré la permanence (APS)
Quelque 32.850 commerçants sur un total de 32.955 réquisitionnés ont assuré la permanence durant l'Aïd El Adha (soit un taux de couverture de 99,68%), indique jeudi soir un communiqué du Ministère du Commerce.
"Seuls 105 commerçants (dont 24 à Alger, 24 également à Chlef et 22 à Batna) n'ont pas respecté leur obligation conformément à la législation en vigueur qui prévoit en cas de non justification une amende allant de 30.000 DA à 200.000 DA et la fermeture du local abritant l'activité commerciale pour une durée de 30 jours", ajoute le communiqué.
"Toutefois, une amende transactionnelle d'un montant de 100.000 DA est proposée au commerçant contrevenant", précise le communiqué.
Les services du Ministère du Commerce ont élaboré, à l'occasion de l'Aïd El Adha 2016, un programme de permanence des commerçants en vue de
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garantir un approvisionnement régulier des populations en produits et services de large consommation.
Dans ce cadre, 2059 agents de contrôle ont été mobilisés à travers l'ensemble du territoire national pour le suivi de la mise en oeuvre du programme des permanences.
Coopération
Aménagement de terres agricoles salines à Relizane : Accord algéro-chinois (El Moudjahid)
D.R
L'Algérie et la Chine ont signé jeudi à Alger un protocole d'accord pour l'exécution de la deuxième phase du projet pilote de l'aménagement des terres agricoles salines dans la région de Hmadnas (Relizane), indique un communiqué du ministère de l'Agriculture, du Développement rural et de la Pêche. Ce protocole d'accord a été signé par le Secrétaire général du ministère, Kamel Chadi, et l'ambassadeur de Chine en Algérie, Yang Guangyu. «Ce projet est d'un intérêt stratégique pour l'Algérie où l'on constate, depuis des décennies, une extension considérable de la salinisation des terres agricoles particulièrement dans les zones arides et semi-arides», précise le ministère. Actuellement, la superficie affectée par la salinisation à l'échelle nationale représente 600.000 hectares dont 18.000 ha dans la wilaya de Relizane, selon les chiffres du ministère. Le non traitement de ce phénomène entraîne une stérilisation définitive des sols affectés qui «risquent à moyen terme d'être définitivement perdues par le secteur agricole», explique la même source. Pour traiter les terres agricoles salines, «la recherche scientifique doit identifier les solutions techniques et les vulgariser ensuite auprès des agriculteurs des zones affectées». Ce projet pilote, dont la première phase a été initiée en 2012 par l'Institut national de la recherche agronomique d'Algérie (INRAA) en coopération avec l'entreprise «China agriculture international development», s'inscrit dans cette démarche. «Les résultats encourageants des expérimentations effectuées incitent à poursuivre les essais durant une seconde phase (2016-2018) avec l'appui de l'expertise chinoise», souligne le communiqué. La deuxième phase du projet devrait permettre aussi, selon la même source, de vulgariser les techniques d'aménagement des terres salines qui auront fait leurs preuves, auprès des agriculteurs de la région de Hmadnas. La première phase, rappelle-t-on, mise en oeuvre entre 2012 et 2015 à la station expérimentale de l'INRAA à Hmadnas, a permis de déclencher un protocole expérimental intégrant les nouvelles technologies mises au point
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en Chine concernant l'aménagement des terres agricoles salines. Ainsi, l'appui de l'expertise chinoise a permis aux chercheurs algériens de commencer à maîtriser les nouvelles techniques et de tester des méthodes innovantes spécifiques aux conditions agro-pédo-climatiques de la région de Relizane. En outre, souligne le communiqué, l'exécution de ce projet a permis l'acquisition d'une quantité importante d'équipements de laboratoire et d'expérimentation qui manquaient à l'INRAA et d'assurer des formations ciblées pour les chercheurs et le personnel de soutien à la recherche. Par ailleurs, le ministère note que le protocole signé entre l'Algérie et la Chine va ouvrir la voie au renforcement de la coopération scientifique et technique entre les deux pays dans le domaine de l'agriculture.
Gestion de l'eau : Renouvellement du contrat avec Suez environnement (APS)
Le gouvernement a décidé de renouveler le contrat de gestion déléguée des services de l'eau et d'assainissement des wilayas d'Alger et de Tipaza avec la société française Suez Environnement, a indiqué samedi le ministre des Ressources en eau et de l'environnement, Abdelkader Ouali.
Interrogé par la presse si le contrat, arrivé à expiration en août dernier, allait être renouvelé, le ministre a répondu par l'affirmative en précisant que la durée de ce partenariat sera de deux (2) années.
S'exprimant en marge d'une réunion avec des cadres de son secteur, M. Ouali s'est gardé de donner plus de détails sur ce contrat renouvelé qui est le troisième du genre à avoir été décroché par Suez Environnement en Algérie depuis plus de 10 ans.
Signé en 2005 sous forme de gré à gré, le contrat de gestion déléguée du réseau d'alimentation en eau potable (AEP) et celui d'assainissement de la capitale et de la wilaya de Tipaza avait été renouvelé en 2011 avec une date d'expiration prévue pour août 2016.
Ce contrat avait permis la création de la Société des eaux et d'assainissement d'Alger (Seaal) de droit algérien dont les actions sont réparties entre l'Algérienne des eaux (ADE), l'Office national de l'assainissement (ONA) et Suez Environnement.
Ces trois partenaires se sont associés pour fournir à Alger des services d'eau, d'assainissement et de gestion de la clientèle équivalents aux référentiels internationaux, avec un objectif consistant à offrir aux usagers un accès à l'eau potable 24h/24 sur 7j/7 et à améliorer significativement le service d'assainissement de la ville, ainsi que le transfert de savoir-faire de Suez Environnement aux équipes de Seaal.
Taxe d'entrée en Tunisie : L'Algérie répond par la réciprocité (Le Quotidien d‘Oran)
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Les Tunisiens non résidant devront désormais s'acquitter d'une taxe d'entrée sur le territoire algérien au niveau des postes frontières, ont indiqué hier des sources parlementaires reprises par des sites d'information en ligne. C'est le ministre des Affaires étrangères, lui-même, qui a annoncé la décision dans sa réponse écrite à une question posée par le député du parti El Adala, Lakhdar Benkhelaf. Rappelons que le sujet avait fait couler beaucoup d'encre principalement cet été où les Algériens, se sentant lésés par cette taxe de 30 dinars tunisiens, sont allés jusqu'à bloquer les principaux postes frontaliers entre les deux pays. L'Algérie a ainsi décidé, comme attendu dans pareilles circonstances, d'appliquer la réciprocité en réponse à ladite taxe instaurée par la Tunisie pour les touristes y compris les Algériens. Dans sa réponse, Ramtane Lamamra rappelle le caractère «non discriminatoire» de cette taxe instaurée par Tunis dans le cadre de la loi de finances complémentaire de 2014. « Cette taxe est imposée aux touristes qui voyagent en Tunisie par voie terrestre ou maritime ; elle n'est pas donc discriminatoire», explique le ministre qui précise que la porte du dialogue reste ouverte avec Tunis pour annuler cette taxe. En août dernier, et à l'apogée de cette crise naissante, la taxe d'entrée a pris des proportions insoupçonnées frôlant même le début d'une brouille diplomatique entre les deux Etats. Le chargé d'affaires de l'ambassade de Tunisie avait été convoqué aux Annassers, même si le terme n'a pas été utilisé par le communiqué officiel, où il a rencontré le secrétaire général des Affaires étrangères. Officiellement, et très diplomatiquement, les deux parties ont passé en revue les conditions de déplacement et de résidence des ressortissants algériens et tunisiens et les moyens de les améliorer. Tout un programme qui comprend également les conditions d'accueil des touristes algériens avec cette volonté de lever les obstacles entravant le mouvement de déplacement de personnes entre l'Algérie et la Tunisie. Le message est à peine codé et c'est des conditions de déplacement des Algériens dont il a été question lors de cette rencontre. Le choix même des représentants officiels, un chargé d'affaires au lieu de l'ambassadeur lui-même et le SG du ministère à la place du ministre en personne, sugg&egra

Revue de Presse 15 septembre 2016 Publié le 15/09/2016 à 15:47


SOMMAIRE
A la une .................................................................................................................................................................. 3
 Brahim Guendouzi. Professeur d’économie : «Le dossier le plus lourd à gérer est celui des subventions» (El Watan) .............................................................................. 3
 Subventions : pourquoi Ali Haddad a raison (TSA) ................................................... 5
 Hausse des prix mondiaux des produits alimentaires en août (APS) .......................... 6
 Facture d’importation de céréales : l’Algérie contrainte d’importer 700 000 tonnes de blé pour octobre (Algérie Eco) ............................................................................... 7
 Le prix du Brent très volatile à l’approche de la réunion d’Alger (Algérie Patriotique) .................................................................................................................. 8
 Investissement dans l'industrie automobile : Nouvelle mise en garde aux concessionnaires (Le quotidien d’Oran) ..................................................................... 9
Banque/bourse/Assurance .................................................................................................................................. 10
 Aïd El Adha : la permanence des commerçants assurée à plus de 99% (APS) ........ 10
 Mercuriale : Les prix à la hausse (Le quotidien d’Oran) .......................................... 11
 Rencontre gouvernement-partenaires sociaux : La politique d’austérité en débat (El Watan) ....................................................................................................................... 13
Coopération ......................................................................................................................................................... 14
 Les Italiens pour restaurer la capitale Algérienne (Algérie Eco) .............................. 14
 LA CHAMBRE ALGÉRIENNE DE COMMERCE EN FRANCE ABORDE LA QUESTION : L'Algérie est-elle une terre d'innovation dans le numérique ? (L’Expression) .......................................................................................................... 15
 Algérie-Chine : les opportunités de coopération bilatérale dans le secteur de l’eau évoquées (APS) ......................................................................................................... 16
Veille ..................................................................................................................................................................... 16
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A la une
Brahim Guendouzi. Professeur d’économie : «Le dossier le plus lourd à gérer est celui des subventions» (El Watan)
- Le Premier ministre tiendra aujourd’hui une réunion avec le FCE et l’UGTA pour examiner l’ensemble de l’avant-projet de loi de finances 2017. Il apparaît clairement que l’Exécutif cherche un consensus autour des dispositions de ladite loi. Pensez-vous que ce consensus soit possible ?
La concertation du gouvernement avec ses principaux partenaires que sont l’UGTA et le FCE en ce moment et autour de l’avant-projet de loi de finances 2017 revêt une grande importance du fait qu’il y a d’abord la conjoncture économique défavorable à laquelle il faudra faire face mais, également, nous sommes à la veille de deux échéances électorales (locales et législatives).
La prudence du gouvernement est donc de mise. Il existe en réalité un premier consensus, celui de faire changer le mode de fonctionnement de l’économie algérienne, depuis la chute brutale des revenus extérieurs en liaison avec la baisse des cours du pétrole brut, tant la dépendance vis-à-vis des exportations des hydrocarbures est très forte.
Un second consensus est apparu également sur la méthode à impulser à l’ajustement de l’économie : la méthode douce, car ne disposant pas suffisamment de moyens pour aller dans des réformes en profondeur susceptibles d’apporter une cassure au niveau de différents équilibres (politique, économique social et culturel), surtout que le contexte international et régional ne s’y prête pas.
La réunion prévue aujourd’hui cherchera probablement à contenir les effets de certaines mesures fiscales et non fiscales qui seront prises dans le cadre de la loi de finances 2017 par rapport aux salariés et chefs d’entreprises, et nécessitant l’adhésion de l’UGTA et du FCE. Il y a par contre un dossier lourd à gérer, celui des subventions, et dont les principaux contours ne sont pas encore précis. - Certaines dispositions prévoient déjà une pression fiscale sur les ménages et les entreprises alors que d’autres mesures instituent une nouvelle hausse des prix des produits énergétiques et de certains autres consommables. N’est-ce pas un coup dur à la fois pour le pouvoir d’achat des consommateurs et des producteurs ?
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La politique budgétaire est du ressort exclusif de l’Etat. Dans chaque loi de finances, de nouvelles mesures fiscales sont introduites pour permettre une certaine adéquation entre les recettes et les dépenses publiques. Le défi actuel pour le gouvernement est celui du lourd déficit budgétaire. Comment améliorer la fiscalité ordinaire pour pouvoir faire face à des dépenses que, pour certaines, les pouvoirs publics ne voudraient pas les voir diminuer ni annuler (particulièrement dans le budget d’équipement et surtout le dossier des subventions).
Il y a la volonté d’imposer pour 2017 une véritable austérité pour les administrations publiques, s’agissant du budget de fonctionnement, par rapport à ce qu’elles ont l’habitude de faire habituellement. Il est aussi question de revoir à la hausse les taux relatifs à la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) et la taxe intérieure de consommation (TIC) qui frappent les biens et services mis sur le marché. Il s’agit de taxes qui concernent directement la consommation. Avec un effet boule de neige, les prix seront appelés à aller rapidement à la hausse et entretenir les tensions inflationnistes déjà existantes.
Le risque est de voir l’inflation s’accélérer. Ce n’est pas bon pour l’économie nationale, car cela remettra en cause les équilibres macroéconomiques. Sinon, la hausse des quotités de TVA et TIC peut contribuer sensiblement à l’amélioration des recettes fiscales ordinaires, surtout si elles sont accompagnées d’un mécanisme de redistribution au profit des collectivités territoriales. Le problème sensible reste celui des subventions.
Récemment, un rapport du FMI a montré l’irrationalité d’un tel mécanisme pour l’économie dans son ensemble et aussi par rapport à son aspect inégalitaire même si, paradoxalement, la volonté d’éviter une fracture sociale y est pour beaucoup. Par quoi et comment remplacer le système de subventions. Les avis sont partagés et la difficulté existe réellement quant à l’application sur le terrain d’un autre dispositif.
- Le gouvernement qualifie la loi de finances 2017 de début de rééquilibrage économique et de premier acte de son nouveau modèle économique. Qu’en pensez-vous ?
Le nouveau modèle économique dont il est actuellement question touche essentiellement le mode de fonctionnement de l’économie nationale et sa réorientation par rapport à la mono-exportation. Il s’agit d’un nouveau mode de croissance économique qui devra être basé surtout sur la diversification des activités économiques et pas seulement sur la rente pétrolière. Vouloir réaliser, cela nécessite beaucoup de temps, car il s’agit d’opérer une véritable rupture avec le mode actuel de gouvernance de l’économie nationale.
La loi de finances concerne uniquement un aspect, celui de la dimension budgétaire et fiscale. Il existe par ailleurs d’autres aspects complexes à mettre en oeuvre qui se rapportent aux activités sectorielles, au climat des affaires, au commerce extérieur, aux banques, à la gouvernance d’entreprise, au secteur informel, etc. Un véritable défi !
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Subventions : pourquoi Ali Haddad a raison (TSA)
Le président du Forum des chefs d’entreprises (FCE), Ali Haddad a rappelé, samedi 10 septembre, les « dépenses abusives » de l’État pour les subventions généralisées. Le « patron des patrons » ne pouvait tenir de propos plus justes.
Des subventions qui profitent aux riches
Haddad a notamment pris l’exemple de la subvention au prix du pain. « J’achète le pain à 7 dinars au même titre qu’un nécessiteux. Ce n’est pas normal », s’est-il exclamé. Des propos qui illustrent un fait maintes fois rappelé par les économistes et le Fonds monétaire international (FMI) : les subventions profitent d’abord aux catégories les plus aisées.
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En effet, une analyse de FMI révèle que les quintiles supérieurs, soit les 2/5e de la population les plus riches, absorbent la majorité des subventions, à travers leur consommation des produits dont le prix est soutenu par l’État.
Un coût exorbitant
De manière globale, les subventions ont un coût exorbitant et grèvent fortement le budget de l’État. Reprenant des chiffres du FMI, Ali Haddad a signalé que le gouvernement dépense l’équivalent de 18% du PIB pour le soutien des prix, soit 30 milliards de dollars par an.
Les carburants coûtent, à eux seuls, environ 10,5% du PIB algérien, selon les chiffres du FMI. Avec un manque à gagner, généré par des prix de vente inférieurs à ceux du marché, l’État « perd » près de 1700 milliards de dinars par an, selon les chiffres du FMI.
Surconsommation et gaspillage
En plus de ce coût particulièrement lourd à supporter en ces temps de baisse des revenus – l’État accuse un déficit de près de 30 milliards de dollars en 2016 – cette politique a d’autres conséquences néfastes.
Les Algériens consomment des quantités astronomiques de ces produits subventionnés, notamment le pain et les carburants. Des comportements qui poussent au gaspillage, à travers la surconsommation observée sur plusieurs produits. Les quantités de pain jetées quotidiennement par les ménages algériens en sont une triste illustration.
Par ailleurs, la Banque d’Algérie a également pointé vers ces subventions pour expliquer une explosion des importations depuis plusieurs années. Avec la hausse des salaires décidés au début de la décennie, sans contrepartie de productivité, les ménages ont soudain disposé de revenus
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supplémentaires : avec les faibles prix des nombreux produits subventionnés et la hausse des salaires, les Algériens se sont orientés vers la consommation de produits importés.
Contrebande : des milliards de dollars perdus
Enfin, les subventions profitent également aux pays voisins. À travers la contrebande, des milliards de dollars de produits subventionnés s’écoulent de l’autre côté de nos frontières. Les prix faibles en Algérie permettent aux contrebandiers de les revendre beaucoup plus cher dans les pays voisins, où ces produits ne sont pas subventionnés.
Selon les estimations, cette contrebande, indirectement encouragée par la politique ruineuse du gouvernement, coûte entre 3 et 5 milliards de dollars par an. Pour y mettre un terme, l’Algérie a préféré construire des milliers de kilomètres de murs et tranchées, notamment à la frontière avec le Maroc, pour tenter d’endiguer cette pratique. Un procédé qui mobilise, lui aussi, des moyens humains et financiers considérables.
Hausse des prix mondiaux des produits alimentaires en août (APS)
Les prix mondiaux des produits alimentaires de base ont connu une hausse en août dernier, a indiqué l'Organisation des Nations Unis pour l'Alimentation et l'Agriculture (FAO), dans son dernier rapport publié sur son site web.
L'Indice FAO des prix des produits alimentaires affichait une hausse de 1,9% en août par rapport à juillet et de presque 7% par rapport à août 2015.
Cette hausse mensuelle s'explique en grande partie par "les cotations internationales du fromage et de l'huile de palme, tandis que celles du blé, du maïs et du riz ont baissé", selon la FAO.
L'indice des prix des céréales a chuté de 3% en août par rapport à juillet 2016 et a affiché une baisse de 7,4% par rapport à son niveau d'août 2015.
La FAO a considérablement revu en hausse ses prévisions concernant la production céréalière mondiale pour cette année pour atteindre 2.566 millions de tonnes, soit 22 millions de tonnes supplémentaires par rapport aux prévisions de juillet.
Selon le dernier bulletin de la FAO sur l'offre et la demande de céréales, cette hausse est principalement due à deux prévisions, à savoir une récolte mondiale de blé censée battre des records cette année et une forte révision à la hausse de la récolte annuelle de maïs aux Etats-Unis d'Amérique.
"Cette augmentation de la production céréalière devrait avoir effet de gonfler les stocks et de faire grimper le ratio stock-utilisation à 25,3%, et de créer, de ce fait, une situation (en termes d'offre et de demande), plus avantageuse que celle anticipée au début de la saison", indique la FAO.
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Pour ce qui est des produits laitiers, l'indice des prix a augmenté de 8,6%, au cours du mois, confirmant un changement notable sur l'humeur des marchés qui s'explique par une baisse de la production de lait dans l'Union européenne et un resserrement des perspectives d'exportation après un lancement plutôt moyen de l'année laitière en Océanie, observe l'organisation onusienne.
L'Indice FAO des prix de la viande est resté globalement stable, augmentant de 0,3% depuis juillet, malgré le déclin des cotations pour la viande bovine alors que l'abondance des céréales secondaires a contribué à relancer l'offre pour le boeuf américain.
L'Indice FAO des prix des huiles végétales a augmenté de 7,4% pendant le mois d'août, aidé par des prix de l'huile de palme plus élevés, en raison d'une production moins importante que prévue en Malaisie et d'une demande d'importation en hausse en provenance de la Chine, de l'Inde et de l'UE.
L'Indice FAO des prix du sucre, à son plus haut niveau depuis presque six ans, a augmenté de 2,5% entre juillet et août et affiche une hausse de 75 pour cent par rapport à son niveau de l'année dernière.
Ce gain s'explique notamment, souligne la rapport, par une monnaie plus forte au Brésil, de loin le plus grand producteur mondial de canne à sucre, qui a également eu pour effet de limiter les stocks destinés à l'exportation, tandis que les producteurs ont préféré, de leur côté, vendre sur les marchés locaux.
Facture d’importation de céréales : l’Algérie contrainte d’importer 700 000 tonnes de blé pour octobre (Algérie Eco)
En dépit de la batterie de mesures mis en places par les pouvoirs publics pour réduire la facture d’importation de blé et d’orge, il demeure actuellement un déficit de production contraignant l’Etat à importer près de 700 000 tonnes pour le mois prochain. Selon les producteurs européens, cela dépasse de loin la prévision annoncé par l’office professionnel algérien des céréales qui aurait selon l’agence Reuters payé la tonne à 197 dollars. A cela il faudra ajouter le fait que l’Algérie sera également contrainte d’importer ces céréales depuis plusieurs sources, tel que le Royaume Uni, l’Allemagne, et les USA. Il n’en demeure pas moins que jusqu’alors, la plus grosse part revenait à la France. Sur le même sillage, la facture d’importation de l’orge subira le même sort, et sera appelé à augmenter, sous le poids des dernières importations de la Mer Noire à hauteur de 110 000 tonnes facturé à 168 et 166 dollars la tonne, et dont la réception
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se fera également en septembre. Une situation qui semble contredire toutes les annonces faites au début de l’année, relatives à des partenariats à même d’impacter sensiblement et positivement les besoins du pays en céréales.
Pour sa part, le ministère de l’Agriculture fait état d’un recul important dans la production céréalière, notamment le blé tendre et dur et l’orge. Les chiffres parlent d’eux même et se passent de toute analyse. Il s’agit concrètement d’un recule de 11% par rapport à la saison précédente, soit 3,3 million de tonnes au lieu de 4 millions pour 2015.
Selon le ministère, les raisons qui ont induit une telle situation, reviennent inlassablement à l’élément climatique, en l’occurrence la sécheresse qui a frappé les wilayas grandes productrices de céréales, tel que Tiaret, Sidi Belabes, et Ain Temouchent. Un impact qui risque de voir non seulement la facture d’importation de ces produits augmenter et atteindre des cimes jamais atteint, il est craindre également une dépendance plus importante au fournisseur français, qui moyenne alimente le marché algérien à hauteur de 3,5 millions de tonnes annuellement.
Or, durant les six premiers mois de l’année l’importation des céréales avait enregistré une baisse de l’ordre de 17%, contre une hausse des quantités de 9%, dans ce sens, la FAO indique que cela est dû au recul des cours sur les marchés mondiaux, impactés par les surplus de productions et les récoltes abondantes. Comme elle indique que la production de blé pour 2016 dépassera sa consommation.
En somme, pour les observateurs, il s’agit d’un échec flagrant des médications enclenchés par l’Etat pour redresser la production des céréales, et ce malgré tous les dispositifs et les facilitations mises a dispositions des agriculteurs tel que, la mise à disposition des terres en concessions au bénéfice des agriculteurs, des transformateurs, des industriels de l'agroalimentaire, des coopératives agricoles, des multiplicateurs de semences et autres opérateurs spécialisés dans les différentes filières.
Le prix du Brent très volatile à l’approche de la réunion d’Alger (Algérie Patriotique)
Le prix du pétrole remonte après trois jours de dégringolade. En début d’après-midi, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en novembre valait 47,33 dollars sur l’Intercontinental Exchange (ICE) de Londres. Cela représente une hausse de 23 cents par rapport à la clôture de mardi.
Dans les échanges électroniques sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de «light sweet crude» pour le mois d’octobre s’adjugeait 26 cents à 45,16 dollars. Cette légère hausse ne compense certainement pas la baisse de près de 3 dollars enregistrés les trois dernières séances mais redonne l’espoir aux pays exportateurs qui aspirent à une remontée des prix à un niveau plus ou moins acceptable (60 dollars). La publication des premières estimations de réserves hebdomadaires aux Etats-Unis qui s’avèrent moins élevées qu’attendu semble avoir été à l’origine de cette légère hausse. «Avec une augmentation moins élevée que prévu des stocks hebdomadaires de 1,4 million de barils selon l’API, le
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marché reprend des couleurs», soulignent certains experts en énergie. Mais tout dépendra de la publication des chiffres officiels par l’EIA (Energy Information Administration), une antenne du département américain de l’Energie. La publication des chiffres officiels pourrait confirmer ou infirmer cette tendance haussière.
La réunion des pays membres de l’Opep en marge du Forum international de l’énergie à Alger pourrait contribuer à la stabilisation des prix à travers un éventuel accord sur le gel de la production. La toute puissante banque américaine Goldman Sachs table, dans son analyse du marché, sur un accord dans ce sens. C’est peut-être pour cette raison que l’Arabie saoudite et l’Iran ont augmenté leur production de pétrole avant ce sommet.
Cette banque estime que l’Arabie saoudite, qui a un nouveau ministre de l’Energie, semble être ouverte à la coopération. D’ailleurs, elle a déjà exprimé sa volonté d’aller vers des accords visant à stabiliser les prix. L’Arabie saoudite s’est même engagée à coopérer avec la Russiecpour faire grimper les prix de l’or noir.
Si les prix augmentent, ils ne risquent pas d’atteindre les niveaux d’avant 2014. Cela pour une raison principale que les Etats-Unis et la Chine disposent de plus de 1 milliard de barils de pétrole en stocks stratégiques. Ce qui s’ajoute à la surproduction de plus de 3 millions de barils par jour qui affecte le marché énergétique.
Investissement dans l'industrie automobile : Nouvelle mise en garde aux concessionnaires (Le quotidien d’Oran)
Comment interpréter les avertissements répétitifs du gouvernement adressés aux concessionnaires pour se mettre en adéquation avec l'article 52 de la loi de Finances 2014 ? Après Sellal et Bouchouareb, c'est au tour de la mise en garde de Belaib qui sonne comme un dernier rappel avant le tomber du couperet. Cette insistance trahit le peu de disposition enregistrée chez les concessionnaires demandeurs de plus de temps pour se lancer dans ce segment d'activité surtout en cette période de crise économique puisque et jusqu'à présent, seul Renault Algérie a réalisé un investissement dans le montage automobile, à Oued Tlelat, près d'Oran où il produit deux modèles. Trois autres concessionnaires Sovac (Volkswagen), Peugeot et Cima Motors de Tahkout (Hyundai) ont présenté au gouvernement des projets de montage de véhicules, en Algérie. Selon TSA, le ministre du Commerce a adressé un courrier aux concessionnaires leur rappelant l'obligation d'investir, dans l'industrie automobile, avant 2017 pour garder leur licence d'importation de véhicules neufs. «En application de l'article 52 de la loi de Finances 2014, j'ai l'honneur de vous rappeler que les concessionnaires automobiles, bénéficiant de l'agrément du ministère de l'Industrie et des Mines, sont tenus de réaliser un investissement industriel ou semi-industriel, lié à leur activité automobile», écrit le secrétaire générale du ministère du Commerce, dans le courrier adressé aux concessionnaires, début septembre. Le département de Bakhti Belaib rappelle également, que «cet investissement doit être réalisé, dans un délai maximum de 3 ans, à
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partir du 1er janvier 2014, pour les concessionnaires, en activité, et à partir de la date de l'agrément pour les autres concessionnaires». La sentence est claire pour les récalcitrants : «Les concessionnaires automobiles n'ayant pas réalisé une activité industrielle seront soumis au retrait d'agrément, et de ce fait, ne seront pas éligibles à l'octroi des licences d'importation des véhicules». En juillet dernier, le ministre de l'Industrie, Bouchouareb, avait indiqué, clairement, que le délai arrêté à début 2017 ne sera pas prorogé. «La loi de Finances 2014 fait obligation aux concessionnaires automobiles de créer une activité industrielle et leur a accordé un délai de trois années, à cette fin, le délai ne sera pas prolongé», a rappelé le ministre qui répondait à la presse sur une possible prolongation des délais. L'activité industrielle n'étant pas, automatiquement synonyme de la réalisation d'une usine de montage automobile, le concessionnaire pourrait toujours se lancer dans la sous-traitance, à travers la production de la pièce de rechange, une activité encouragée par Bouchouareb qui, selon lui, contribuera, grandement, au développement du tissu industriel algérien mais aussi à l'intégration et de la remontée de la chaîne des valeurs de la filière automobile. Le ministre de l'Industrie a, ainsi, invité les concessionnaires à examiner les possibilités de développer des activités autour du domaine de la sous-traitance. Avant lui, et de Tiaret, le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, avait déclaré avoir mis en garde les concessionnaires automobiles qui ne projetaient pas de se lancer, dans une activité industrielle. Ces derniers ne pourront plus obtenir de licence d'importation.
Banque/bourse/Assurance
Commerce
Aïd El Adha : la permanence des commerçants assurée à plus de 99% (APS)
Le programme de permanence arrêté pour le premier jour de l'Aïd El Adha a été assuré par 99% des commerçants réquisitionnés sur l'ensemble des wilayas du pays, a-t-on appris mardi auprès du ministère du Commerce.
Le taux national de suivi a atteint 99,48% durant le premier jour de l'Aïd El Adha, selon les précisions communiquées à l'APS par le directeur général de la Régulation et de l'organisation au ministère, Abdelaziz Ait Abderrahmane.
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Sur les 32.955 commerçants mobilisés pour assurer l'approvisionnement des citoyens en produits de base durant les deux jours de l'Aïd El Adha, près de 170 commerçants n'ont cependant pas suivi ce programme de permanence, selon le même responsable.
Par répartition régionale, la permanence a été respectée à 99,70% dans la région d'Alger et à 99,90% dans la région de Blida.
Le taux de suivi de cette permanence a atteint 99,51%% et 99,41% dans les régions d'Annaba et de Batna respectivement.
Dans l'Oranie, 99,60% des 3.531 commerçants mobilisés ont respecté la permanence, devenue obligatoire durant les fêtes nationales et religieuses depuis 2013.
Dans les régions de Bechar et d’Ouargla, la permanence a été assurée par tous les commerces mobilisés soit à 100% contre 98,92% dans la région de Saïda et 98,27% dans la région de Sétif.
Le nombre de commerçants réquisitionnés à l'échelle nationale (les 32.955 commerçants) représente près de 30% des commerces exerçant dans les secteurs d'activité ayant un rapport avec la production ou la commercialisation de produits de base au niveau de chaque commune.
Pour rappel, le ministère du Commerce avait mobilisé pour les jours de l'Aïd El-Adha près de 33.000 commerçants et 440 unités de production, une permanence dont la mise en oeuvre a été supervisée par 2.059 agents de contrôle à travers tout le pays.
Ainsi, sur les 32.955 commerçants réquisitionnés, 4.885 activent dans la boulangerie, 20.289 dans l'alimentation générale, fruits et légumes et 7.343 dans des activités diverses, indique un communiqué du ministère.
Pour ce qui est des 440 unités de production concernées par la permanence, il s'agit de 128 laiteries, de 272 minoteries et de 40 unités de production d'eau minérale et de source.
Le ministère avait rappelé la disponibilité des commerçants à approvisionner la population durant les fêtes nationales et religieuses, en les appelant à "demeurer mobilisés en vue de contribuer massivement à la réussite de cette opération".
Des sanctions seront prises à l'encontre des commerçants n'ayant pas respecté leur obligation conformément à la législation en vigueur, avertit le ministère.
Le programme des permanences des commerçants, qui vise à garantir un approvisionnement régulier des populations en biens et services de large consommation, est élaboré par les services du ministère du Commerce en application des dispositions de l'article 22 de la loi 04-08 du 14 août 2004 relative aux conditions d'exercice des activités commerciales, modifiées et complétées.
Mercuriale : Les prix à la hausse (Le quotidien d’Oran)
La mercuriale chauffe ces derniers jours à l'approche de l'Aïd El-Adha. Pratiquement tous les produits de base du couffin de la ménagère sont en hausse, avec des marges souvent exagérées pour certains fruits et légumes de saison. Il en est ainsi de la tomate fraîche, un produit de saison, dont la
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production cette année est bien meilleure que l'année dernière, avec une grande disponibilité pour la tomate industrielle, qui est vendue presque au même prix que la tomate de bouche : 40 DA/kg pour l'industrielle et entre 50 à 60 DA/kg pour la seconde catégorie. La tomate frôle même des pointes de 70-80 DA/kg dans certains marchés des villes du centre du pays. Même chose pour la pomme de terre, avec des prix en hausse, entre 40 et 50 DA/kg, alors que pour les haricots blancs, la cote est au-delà des limites du porte-monnaie de la ménagère: plus de 300 DA/kg, et entre 220 et 240 DA/kg, alors que les haricots verts sont à 120-140 DA/kg. La carotte à 60 DA/kg, le navet également à 60 DA/kg, le concombre à 80DA/kg, le choux-fleur à 80 DA/Kg, ce sont également les produits agricoles les plus communs qui sont en hausse en ces jours de préparatifs de l'Aïd El-Adha, la fête du sacrifice. Il est clair que le moment est propice pour des hausses injustifiées des prix des produits agricoles frais, hormis le poivron qui reste dans une fourchette moyenne de 70-80 DA/Kg. Par contre, les prix des fruits sont toujours ‘'hauts'', avec des moyennes de 200 DA/kg pour les poires, et entre 200 DA et 350 DA/kg respectivement pour les raisons ‘'Redglobe'' et ‘'Muscat'', entre 240 et 300 DA/kg pour les fruits à noyaux comme les nectarines, les brugnons et autres pêches, alors que la cote reste scotchée à 70-80 DA/Kg pour les melons, et 25 DA/Kg pour la pastèque. Mais c'est la courgette qui est en vogue ces derniers jours, avec des prix allant de 60 à 80 DA/kg affichés dans les marchés populaires, ce cucurbitacée étant incontournable pour le plat traditionnel du souper du premier jour de l'Aïd: ‘'bekbouka'', ou ‘'douara'' sinon les traditionnels ''osbanes'', un plat fait à base d'abats et tripes. Déjà, au mois de juillet dernier, juste après la fin du mois de ramadhan, la mercuriale affichait une hausse quasi généralisée des prix des produits agricoles frais et des principaux produits agro-industriels. Dans ses dernières évaluations pour les sept premiers mois de l'année 2016, l'Office national des statistiques (ONS) note une hausse quasi générale des prix par rapport aux sept premiers mois de 2015, à l'exception de la pomme de terre (-36,34%), la volaille et les oeufs (-8,04%). La plus forte hausse enregistrée en variation annuelle a été particulièrement constatée pour les fruits (+36,55%), les poissons frais (+14,46%), les boissons non alcoolisées (+8,99%), les pains et céréales (+6,70%) ainsi que les légumes (5,84%). Les signes précurseurs d'une inflation galopante sont bien réels, et les ‘'freins'' que devaient mettre en place les pouvoirs publics ont soit sauté, soit inefficaces, car les hausses successives et incontrôlés des produits agricoles frais durant les fêtes sont le signe évident d'un manque de contrôle, sinon de l'absence même de tout système de contrôle des prix à la base, c'est-à-dire aux marchés de gros. Quant aux viandes, elles restent, à la veille de l'Aïd, encore à la hausse avec en moyenne 1400 DA/kg pour la viande ovine et autour de 1200 DA/kg pour la viande bovine alors que pour le poulet, la moyenne tourne autour de 400 DA/Kg et les oeufs à presque 400 DA le plateau. Selon les derniers chiffres de l'ONS, l'inflation s'est établie à 5,5% en juillet
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2016, contre 5,2% au mois de juin. La variation annuelle des prix à la consommation entre juillet 2016 et juillet 2015 a bondi à 8,1%, contre 8% un mois auparavant.
Rencontre gouvernement-partenaires sociaux : La politique d’austérité en débat (El Watan)
La rencontre qui se tiendra aujourd’hui entre le gouvernement, l’UGTA et le Forum des chefs d’entreprise (FCE) devrait permettre de confronter les points de vue sur les principales dispositions prévues dans la loi de finances 2017.
Même si l’ordre du jour principal, établi par le Premier ministère, est officiellement centré sur «la question du partenariat public-privé», des avis recueillis hier auprès de responsables proches du patronat penchent plutôt pour l’option prise par le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, de réunir les partenaires sociaux pour une consultation «informelle» sur le projet de loi de finances 2017, dont une seconde lecture est programmée la semaine prochaine par le conseil du gouvernement.
La réunion devrait donc permettre d’exposer les principaux points contenus dans la mouture du budget 2017 dont, notamment, les probables augmentations de taxes et la révision des subventions, tel que préconisé d’ailleurs par le FCE. La difficulté pour le gouvernement réside, cependant, dans le fait de convaincre tous ses partenaires sur le bien-fondé de sa politique d’austérité dans un contexte économique difficile, et d’obtenir un aval pour prendre des mesures «douloureuses» tant elles pourraient grever encore plus les budgets des ménages.
Le gouvernement joue l’équilibriste en tentant de peaufiner sa politique d’austérité tout en rassurant sur son souci de préserver le pouvoir d’achat des citoyens. Dans cette démarche, il cherche l’appui de ses partenaires. Le Premier ministreavait indiqué il y a quelques jours que le projet de loi de finances 2017 «introduira quelques modifications pour améliorer la situation économique sans affecter le pouvoir d’achat des citoyens» et que «s’il devait y avoir une hausse des impôts, celle-ci serait minime et n’affecterait pas le pouvoir d’achat des citoyens».
Lors de la tripartite au mois de juin dernier, Abdelmalek Sellal avait expliqué également que le nouveau modèle économique intègre un cadrage budgétaire sur les court et moyen termes, réaménagé en fonction des éléments factuels de conjoncture, tout en maintenant les objectifs de croissance et d’édification d’une économie émergente fixés par l’autorité politique. L’objectif, selon lui, est d’arriver, en bout de cycle, à des niveaux soutenables en matière d’équilibres des finances publiques. Le modèle comprend également «des mesures visant à réformer la fiscalité et mettre le budget au service de la croissance».
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Coopération
Les Italiens pour restaurer la capitale Algérienne (Algérie Eco)
Les autorités Algériennes ont opté pour l’expertise Italienne pour restaurer la capitale Algérienne dont de nombreux quartiers tombent littéralement en ruine en dépit des milliards investis depuis des années par la collectivité locale. En effet une société mixte algéro-italienne sera créée entre l'Agence foncière de la ville d'Alger et la société italienne par actions de la ville de Milano (métropolitaine milanaise) pour "permettre à la capitale d'acquérir une expérience en matière de réhabilitation et de restauration des vieilles bâtisses", a fait savoir le secrétaire général de la wilaya d'Alger Djamel Brimi. Ce dernier, dans une déclaration à l'APS, a indqiué que tout est fin prêt pour la création de cette société mixte entre Alger (Agence foncière de la ville d'Alger) et Milano (métropolitaine milanaise) pour la réhabilitation et la restauration des vieilles bâtisses situées au coeur de la capitale, soulignant que "le dossier sera soumis au conseil des participations de l'Etat". Le même responsable a rappelé que la création de cette société mixte entre Alger et Milano intervient après la visite effectuée par le wali d'Alger Abdelkader Zoukh dans la ville italienne en octobre 2015 où il a signé avec le maire de Milano Juliano Bissabia "un accord de coopération dans divers domaines dont la réhabilitation des vieilles bâtisses d'Alger". Cette visite, a ajouté M. Brimi, a été suivie d'une visite similaire du maire de Milano à Alger en avril 2016. Une rencontre entre les hommes d'affaires algériens et italiens s'est tenue en mai 2016 à Milano, au cours de laquelle a été expliqué le plan stratégique d'Alger. En juin 2016, une délégation d'experts et d'élus de la ville de Milano s'est déplacée à Alger pour la signature d'un contrat de création d'une société mixte entre Alger et Milano pour la réhabilitation des vieilles bâtisses d'Alger. En marge de la signature de l'accord de coopération, le wali d'Alger a convenu avec le maire de Milano de l'organisation d'échanges culturels et sportifs entre les deux villes, a indiqué M. Brimi qui a annoncé l'organisation d'une semaine culturelle de la ville d'Alger à Milano au courant de ce mois. Brimi a souligné par ailleurs que la wilaya d'Alger coopère avec plusieurs villes du monde à l'instar de Milano pour la restauration du vieux bâti d'Alger, précisant que la wilaya prépare actuellement un grand projet de coopération avec la ville de Marseille (France) pour la réhabilitation de la "façade et des arcades de la pêcherie d'Alger". Il a rappelé que la wilaya d'Alger avait déjà signé un accord de coopération avec Paris pour la restauration du Jardin d'essais d'El Hamma (Alger), un projet qui a été couronnée de succès, a-t-il souligné. Il
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a en outre rappelé qu'une délégation de responsables de l'Opéra italien "La Scala" était venue à Alger à l'occasion de l'inauguration de l'Opéra d'Alger pour faire profiter les gérants algériens de leur expérience en matière de gestion de ce socle culturel.
LA CHAMBRE ALGÉRIENNE DE COMMERCE EN FRANCE ABORDE LA QUESTION : L'Algérie est-elle une terre d'innovation dans le numérique ? (L’Expression)
Les nouvelles frontières de la coopération entre l'Europe, la Méditerranée et l'Afrique seront débattues pour faire de la Méditerranée un hub.
La fiche de présentation de l'évènement qui se déroulera pendant la Semaine économique de la Méditerranée du 2 au 4 novembre 2016 à Marseille, souligne qu'à l'aube d'une nouvelle révolution industrielle qui consacre les technologies de l'information et de la communication, «l'Algérie a placé le numérique au coeur de sa stratégie de développement et de diversification de son économie. Avec près de 60% de sa population qui a moins de 30 ans, l'Algérie possède les ressources et le potentiel pour en faire une terre d'opportunités dans l'économie numérique». L'objectif de la rencontre est de réunir l'ensemble des acteurs concernés par l'essor du numérique et des nouvelles techniques de l'information et de la communication. Au programme, il y aura un état des lieux de l'économie numérique en Algérie et une présentation des acteurs du numérique en Algérie ainsi que celle des dispositifs et des opportunités qui mettent la start-up au coeur du développement économique. Un débat aura lieu avec de nombreux intervenants comme Kaci Aït Yala, président de la Caci France et du FCE international ainsi que Rafik Benhadj, délégué régional de la Caci France et Nazim Sini, délégué adjoint régional de la Caci France. Il y aura aussi la présence de Fella Gaouar, P-DG de la société Intelligent Network et membre du FCE. D'autres intervenants sont pressentis comme des chefs d'entreprises, des institutionnels, des porteurs de projets, des ingénieurs et des chercheurs. La présence de la ministre des Télécommunications et même d'un grand groupe de Télécoms est évoquée par les organisateurs sans être confirmée. Des start-up algériennes seront de l'assistance. Au total, plus de 3 000 participants et 300 intervenants sont attendus, 20 pays seront représentés pour cette nouvelle édition qui s'ouvrira pour la première fois vers l'Afrique subsaharienne. Durant trois jours, des sujets variés seront abordés comme la réalité des acteurs du numérique en Méditerranée et les enjeux du numérique qui est un outil indispensable au développement des entreprises et territoires méditerranéens. Les opportunités offertes par la révolution numérique et les nouvelles frontières de la coopération entre l'Europe, la Méditerranée et l'Afrique seront débattues pour faire de la Méditerranée un hub connecté vers l'Afrique grâce aux opportunités du marché des technologies digitales et des bonnes pratiques à partager. En 2016, un nouveau cap est franchi à travers une affirmation de la dimension business avec l'organisation d'ateliers sur les opportunités business offertes par le numérique dans les pays méditerranéens et un
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concours d'entreprises dans le cadre du premier Europe Middle East & Africa Business Forum. Des espaces de rencontres B to B seront aménagés au sein de la manifestation. Un des temps forts de la manifestation est la session d'introduction sur la transition numérique et la mutation des sociétés en Méditerranée organisée par l'Office de coopération économique pour la Méditerranée et l'Orient (Ocemo).
Algérie-Chine : les opportunités de coopération bilatérale dans le secteur de l’eau évoquées (APS)
Le ministre des Ressources en eau et de l'environnement, Abdelkader Ouali a évoqué mercredi à Alger avec l'ambassadeur de la Chine Yang Guangyu, les opportunités de coopération bilatérale dans le secteur de l'eau, indique un communiqué du ministère.
Lors de cette audience, les deux parties ont examiné la coopération algéro-chinoise notamment en matière d'amélioration du service public de l'eau via un partenariat entre les entreprises spécialisées des deux pays, selon la même source.
Il s'agit aussi l'amélioration de l'alimentation en eau potable, l'équipement des périmètres d'irrigation, le traitement des eaux usées et leur réutilisation, ainsi que la gestion des déchets et la protection du littoral.
M. Ouali a indiqué que la Chine reste "un partenaire stratégique pour l'Algérie", en soulignant "l'importance des projets dans lesquels sont engagées les entreprises chinoises en Algérie", notamment dans les ressources en eau et l'environnement, et plus particulièrement les projets d'études, de réalisation et d'équipement, selon le communiqué.
Veille

Revue de Presse 14 Septembre 2016 Publié le 14/09/2016 à 12:58


SOMMAIRE
A la une .................................................................................................................................................................. 3
 INVESTISSEMENTS DIRECTS ÉTRANGERS EN ALGÉRIE : Les 51/49% ne concerneront plus les banques (L’Expression) ........................................................... 3
 Elle vient d’être levée pour les investisseurs étrangers, A quand la suppression de l’autorisation préalable d’investir pour les algériens ? (Algérie Eco) ........................ 4
 LA PME, NOUVELLE CLÉ DE VOÛTE DE L'ÉCONOMIE NATIONALE : Le business plan du gouvernement (L’Expression) ......................................................... 6
 Zaim Bensaci, président du CNCpme à Algérie-Eco : « La nouvelle loi sur les PME permettra l’augmentation du nombre de ces dernières» (Algérie Eco) ...................... 8
 CONTRÔLE RIGOUREUX SUR LE COMMERCE EXTÉRIEUR : Le grand déclic ? (L’Expression) .......................................................................................................... 9
 Alexandre Kateb. Economiste en chef à Tell Group et professeur d’économie : «Les finances publiques sont dans une situation délicate» (El Watan) ............................. 11
 Parc national automobile : 5,6 millions de véhicules à fin 2015 (El Moudjahid)..... 16
 Produits alimentaires : L’indice des prix en hausse (APS) ....................................... 17
 Un programme d'études sur des périmètres irrigués jusqu'à 2017 (La nouvelle République) ............................................................................................................... 18
 Des infractions dans sa fabrication et sa commercialisation : Ce que cache le marché du café (Le quotidien d’Oran) ................................................................................... 19
 Le SG de l'OPEP : Les pays producteurs doivent agir pour la stabilité du marché (Le quotidien d’Oran) ...................................................................................................... 21
 L'OPEP ET LA RUSSIE PARLERONT D'UNE SEULE VOIX LE 27 SEPTEMBRE À ALGER : La botte secrète algérienne (L’Expression) .................. 22
 Demande mondiale en pétrole : L’AIE abaisse sa prévision de croissance (El Watan) ................................................................................................................................... 23
 Développement durable : 5.000 à 7.000 milliards de dollars/an sur 15 ans (APS) .. 24
Banque/bourse/Assurance .................................................................................................................................. 25
 Plus de 230 millions de dollars de droits de changes accordés par la Banque d'Algérie en 2014 (APS) ........................................................................................... 25
 Aïd El Adha : la permanence des commerçants assurée à plus de 99% (APS) ........ 25
 DE NOMBREUX COMMERÇANTS LES ONT SOLLICITÉS JEUDI : Les grossistes de Semmar font le plein (L’Expression) .................................................. 27
Coopération ......................................................................................................................................................... 29
 La Russie veut construire des centrales solaires en Algérie (Algérie Patriotique) ... 29
 Noureddine Bouterfa à Moscou : Le nucléaire civil au coeur des discussions (Le Soir d’Algérie) .................................................................................................................. 30
 Salon agro-alimentaire de Moscou : plus de 20 exportateurs algériens (APS) ......... 31
 Exportations de pétrole : L’Algérie renforce son approvisionnement vers Cuba (El Watan) ....................................................................................................................... 32
Veille ..................................................................................................................................................................... 33
 PROJET DE LOI SUR LA CIRCULATION ROUTIÈRE : Instauration du permis à points (L’Expression) ................................................................................................ 33
 La nationalité algérienne exclusive pour les postes sensibles (Algérie News) ......... 34
 Généralisation de la carte d'identité biométrique à toutes les wilayas à partir du 1er octobre (La nouvelle République)............................................................................. 36
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A la une
INVESTISSEMENTS DIRECTS ÉTRANGERS EN ALGÉRIE : Les 51/49% ne concerneront plus les banques (L’Expression)
Cette mesure constitue un mécanisme permettant aux banques déjà opérationnelles d'ouvrir leur capital aux partenaires étrangers
L'investissement étranger dans le secteur des banques obéira, après l'adoption de la LF 2017, à une nouvelle règle : les 66/34%.
La loi de finances 2017 contient, semble-t-il, des mesures peu orthodoxes compte tenu du climat de congélation dans lequel baigne la sphère économique et financière nationale. En effet, selon des indiscrétions, la règle des 51/49%, qui a fait couler beaucoup d'encre et qui, tout le temps, a été présentée comme un outil juridique de protection de l'économie nationale, sera révisée dans le cadre de la LF 2017 pour être désormais plus flexible et permettre d'attirer davantage d'investisseurs, notamment dans le secteur bancaire. Cette loi de finances prévoit dans ce sens de revoir à la hausse la part de participation des investisseurs étranges pour atteindre les 66%. Il est de ce fait possible, pour les banques étrangères désireuses de s'installer en Algérie dans le cadre d'un partenariat avec un investisseur algérien de prendre jusqu'à 66% du capital d'investissement. Cette mesure vise, selon ses promoteurs, à attirer des capitaux étrangers en Algérie, à moderniser le secteur bancaire national et à bénéficier des expériences des partenaires étrangers dans le secteur. Elle constitue aussi un mécanisme permettant aux banques déjà opérationnelles d'ouvrir leur capital aux partenaires étrangers. Cette même mesure concernera aussi, précise la même source, l'investissement lié à «la technologie de la connaissance». Néanmoins, les projets entrant dans ce cadre seront tous soumis à la validation du Conseil national d'investissements. Cette nouvelle mesure, perçue sans nul doute comme étant révolutionnaire par ses promoteurs, intervient dans un contexte marqué par le rétrécissement continu des recettes de l'Etat et la nécessité pour ce dernier de multiplier ses ressources pour faire face à la crise majeure qui s'annonce. Le gouvernement cherche à travers sa mise en oeuvre à attirer les capitaux étrangers. Néanmoins, la démarche peut s'avérer non concluante puisque, simultanément, deux banques étrangères de premier plan dans le système financier occidental et qui représentent une référence en matière d'études de marchés, à savoir Hsbc et Citibank, ont annoncé leur départ d'Algérie. De plus, la vétusté du système bancaire algérien et son inadaptabilité aux exigences de réactivité du système financier font que les banques algériennes sont organiquement inéligibles à des partenariats viables avec
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des gourous de la finance mondiale. La conjoncture est donc défavorable pour l'Algérie car, en plus de l'instabilité chronique de son système financier adossé à une banque Centrale capricieuse et versatile, la vétusté dans son système bancaire, elle verra son image davantage altérée par le départ de Hsbc et Citibank aux yeux des banques étrangères susceptibles de s'installer en Algérie.. Jusque-là, bien des banques ont exprimé leur souhait de s'installer en Afrique mais aucune n'a émis le voeu d'élire domicile en Algérie. C'est le cas par exemple des banques japonaises Sumitomo Mitsui Banking Corp, Mizuho Bank et Bank of Tokyo-Mitsubishi qui ont annoncé leur volonté de s'installer en Afrique et qui ont déjà signé des accords avec certains pays pour accompagner les investissements nippons dans le continent.Depuis sa généralisation à tous les secteurs dans le cadre de la loi de finances complémentaire de 2009, la règle des 51/49% n'a jamais cessé de susciter des débats, notamment dans le cadre des échanges internationaux. En effet, même si pour des considérations politiques, les partenaires étrangers refusent de dénoncer cette mesure, ils ne ratent aucune occasion d'en démontrer les effets néfastes dans les rencontres en aparté avec les responsables algériens, leurs partenaires économiques et les journalistes. Aujourd'hui, la crise aidant, l'Algérie est en position de faiblesse par rapport aux années précédentes et la décision du gouvernement de réviser partiellement la règle des 51/49% est de permettre aux étrangers d'acquérir 66% du capital des banques ne promet pas grand-chose en matière d'attractivité. Ce que l'Algérie conçoit comme étant une concession n'est pas forcément pris comme tel par ses partenaires, encore moins dans le domaine fort sensible de la finance.
Elle vient d’être levée pour les investisseurs étrangers, A quand la suppression de l’autorisation préalable d’investir pour les algériens ? (Algérie Eco)
Les organisations patronales et les investisseurs étrangers réclament depuis plusieurs années la suppression de l’autorisation préalable exigée par les pouvoirs publics aux promoteurs d’investissements et son remplacement par une simple déclaration d’existence identifiant le promoteur comme contribuable.
Si pour les non résidents l’autorisation préalable requise par le gouvernement vient d’être supprimée, les autorisations administratives préalables sont toujours requises promoteurs résidents en Algérie. Les pouvoirs publics sont restés sourds à leur doléance mais, pire encore, verrouillé davantage la promotion des investissements en créant des
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instances bureaucratiques (CNI, CPE, CALPI) qui donnent aux pouvoirs publics la possibilité d’écarter ou d’agréer les investissements au gré de pernicieux arrangements.
L’Algérie est restée de ce fait un des rares pays au monde où une personne qui veut créer de la richesse et de l’emploi doit d’abord solliciter, sans jamais être sûr de l’obtenir, l’autorisation de ces instances agissant pour le compte des autorités politiques. Une autorisation qui prendra, sauf proximité du promoteur avec ces autorités, plusieurs mois, voire même plusieurs années, avant d’être accordée ou refusée.
Pour lancer un projet industriel d’importance, un promoteur algérien doit d’abord informer le Conseil National de l’Investissement (CNI) s’agissant d’une affaire privée ou le Conseil des Participations de l’Etat (CPE) s’il relève du secteur public économique.
Ces deux Conseils initialement créés pour servir de régulateurs, mais aussi et surtout, de facilitateurs d’investissements sont devenus au fil du temps des barrages dressés à l’encontre de certains hommes d’affaires dont certains cercles influents du pouvoir, souhaitent, pour des raisons politiques, contrôler l’expansion économique et financière.
La crainte souvent mise en évidence par les autorités politiques est en effet d’être débordés par de des entrepreneurs devenus trop puissants et en mesure d’influer à terme sur les grandes décisions politiques et certaines prérogatives de puissance publique.
D’où ces instances de contrôle toutes composées de nombreux membres du gouvernement et exclusivement présidées par le premier ministre. Compte tenu du nombre élevé de ministres (environ une dizaine) et de leurs agendas chargés, il est, à l’évidence, très difficile de réunir ces Conseils dans des délais raisonnables. D’où le nombre très restreints de Conseils qui se tiennent dans l’année (A peine un CNI et 3 CPE en 2015).
Les dossiers en quête de visas s’accumulent contraignant bien souvent des promoteurs à abandonner leurs projets car les pertes de temps et d’argent sont souvent insoutenables, notamment pour les moins nantis. Un promoteur qui obtient l’accord d’investir au bout de deux années est en effet, obligé de reformuler son business plan, car de nombreuses données notamment économiques et financières, ont changé durant cette longue période d’attente.
La législation économique a en entre temps changé, le coût des équipements a augmenté, la main d’oeuvre est devenue plus chère et les débouchés marchands parfois moins sûrs. D’où l’abandon par certains promoteurs privés de projets qui ont perdu leur viabilité du fait d’avoir trop longtemps attendus le feu verts du CNI.
Ce n’est évidemment pas le cas pour les investissements des entreprises publiques pour qui la rigueur budgétaire ne compte pas, l’Etat étant constamment prêt à éponger leurs pertes à coups d’assainissements financiers.
Fréquemment interpellé par les investisseurs privés par le biais de leurs organisations patronales, le gouvernement ne veut malheureusement accéder à leur revendication car les enjeux, notamment politiques, sont trop importants. Il en a donné la preuve de sa détermination à ne contrôler que
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les hommes d’affaires algériens, en concédant uniquement aux investisseurs étrangers qui ne représente aucune menace sur son pouvoir, le droit de ne pas soumettre leurs projets à l’accord préalable du CNI.
Le gouvernement semble ainsi plus que jamais déterminé à contrôler la taille des entreprises, notamment privées, dans le but évident de « réguler » leur expansion au gré d’arrières pensées politiques. Il n’en demeure pas moins que le plus grand perdant est le pays dont cette bureaucratie étouffante fait perdre énormément de temps et d’argent.
Il faut, à titre d’exemple, savoir que la plupart des grands projets industriels (cimenteries, usines de médicaments, complexes électroménagers, agroalimentaires et autres) qui viennent d’entrer en production ont pratiquement perdu de longues années dans les méandres de la bureaucratie et de blocages surréalistes pour un pays qui clame à longueur de journée sa détermination à promouvoir l’investissement productif.
L’Algérie a dû entre temps importer les produits qui auraient normalement dû sortir de ces usines dont on a longtemps retardé la mise en service. Uniquement pour le ciment on estime que l’Algérie aurait pu éviter d’importer au minimum 8 millions de tonnes de divers ciments, si les nouvelles usines étaient, comme initialement prévu, opérationnelles au début de l’année 2014.
Il serait sans doute temps de faire le bilan des pertes intersectorielles que la bureaucratie et cette procédure d’autorisation préalable pour le moins anachronique, ont fait subir au pays.
La lourdeur des pertes auquel ce bilan conclurait très certainement, devrait alors contraindre les autorités algériennes à supprimer cette procédure aberrante qui compromet l’essor de l’industrie et la diversification de l'économie, à l’heure où l’Algérie en proie à un redoutable choc pétrolier, en a tout particulièrement besoin.
LA PME, NOUVELLE CLÉ DE VOÛTE DE L'ÉCONOMIE NATIONALE : Le business plan du gouvernement (L’Expression)
Autant de mesures qui permettent de favoriser et d'encourager le développement de la culture entrepreneuriale.
Il s'articule autour d'une série de mesures à même de booster le potentiel créateur et productif des petites et moyennes entreprises, des petites et moyennes industries.
Telles des étoiles, les PME naissent et s'éclipsent. Au cours de leur existence, notamment pour celles qui savent durer, elles séduisent les investisseurs, attirent les salariés et peuvent dans le meilleur des mondes, s'exporter. Ces entreprises qui constituent la clé de voûte de l'économie
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post-pétrole, figurent, désormais, parmi les priorités du gouvernement, à l'aune de cette rentrée sociale. L'Etat algérien leur consacre en effet un vrai business plan. Ce dernier s'articule autour d'une série de mesures à même de booster le potentiel créateur et productif des petites et moyennes entreprises, des petites et moyennes industries et voire même des très petites entreprises (TPE). Autant d'entités, dont le concept a fait ses preuves sous d'autres cieux, particulièrement en France, où elles passent pour être des pépites de l'économie hexagonale. Le projet de la loi d'orientation sur le développement de la PME, soumis à l'Assemblée populaire nationale au titre de la session 2016-2017, prévoit en effet plusieurs mesures de soutien en faveur de ce type d'entreprises en vue de leur impulser une nouvelle dynamique. Le texte rafraîchit la définition de la PME telle qu'adoptée en 2001 et apporte une nouvelle désignation et ce, afin de l'adapter au contexte actuel, tant national qu'international. Cette ultime mouture permet aux PME cotées en Bourse d'intégrer le champ d'application de cette loi, et aux PME en phase de création d'émarger aux programmes et mesures de soutien prévus par ce futur texte législatif. S'agissant des mesures de soutien aux PME, le texte prévoit plusieurs mesures, notamment dans le domaine de la création de ce genre d'entreprises, de la recherche-développement, l'innovation du développement de la sous-traitance, du financement d'actions de sauvetage et de reprise des activités des PME viables en difficultés. Prévues dans l'article 15, ces mesures d'aides et de soutien à la promotion de la PME ont pour objectif de promouvoir la diffusion de l'information à caractère industriel, commercial, juridique, économique, financier, professionnel, et technologique relative aux PME, et encourager tout action tendant à faciliter l'accès des PME au foncier. Elles visent également à impulser la mise en place de régimes fiscaux adaptés aux PME, de favoriser et d'encourager le développement de la culture entrepreneuriale, de faciliter l'accès des PME aux instruments et services financiers adaptés à leurs besoins, ainsi que l'encouragement des associations professionnelles, les bourses de sous-traitance et les groupements. Selon l'article 16 du projet de loi, les PME bénéficient de l'aide et du soutien de l'Etat, prévus par la même loi, en fonction de leur taille et des priorités définies par filières et territoires. Dans l'article 17, le texte érige l'Agence nationale de développement et de modernisation des PME (Andpme) en un instrument de l'Etat en matière de mise en oeuvre de la politique de développement de la PME et la renforce pour la réalisation de ses missions. L'agence assure, selon l'article 18, la mise en oeuvre de la politique de développement des PME en matière d'émergence, de croissance, et de pérennisation, y compris par l'amélioration de la qualité de la promotion de l'innovation, au renforcement des compétences et des capacités managériales. L'article 19 du texte, prévoit également des actions d'aide et de soutien à la PME financées du compte d'affectation spécial «Fonds national de mise à niveau des PME, d'appui à l'investissement et de promotion de la compétitivité industrielle». Enfin, l'autre nouveauté du texte est la mise en place de fonds d'amorçage pour encourager la création de start-up innovantes. Ces fonds sont destinés
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à financer les frais préalables devant permettre la conception du produit prototype (frais de recherche et de développement, prototypage, business plan, etc).
Zaim Bensaci, président du CNCpme à Algérie-Eco : « La nouvelle loi sur les PME permettra l’augmentation du nombre de ces dernières» (Algérie Eco)
Algérie-Eco : Le projet de révision de la Loi d’orientation sur le développement de la Petite et moyenne entreprise (PME) est programmé pour cette session de l’APN. Selon les dernières informations, le texte vise à revoir le dispositif de soutien à la PME, en prenant en compte les attentes des acteurs concernés et en réactualisant la définition de cette catégorie d’entreprises. Que pensez-vous de ce projet ?
Mr Bensaci : De toutes les manières, la loi sur les PME avait besoin d’être revue dans le cadre des réformes et avec le nouveau le projet de loi d'orientation sur le développement des PME, programmé pour cette session de l’APN, nous pensons que le ministre de l’Industrie et des mines est allé dans le bon sens en faisant adopter cette loi au Conseil des ministres et ce en renforçant la réglementation du secteur. Cette loi a apporté des aménagements indispensables pour la nouvelle politique économique qui repose sur l’augmentation du nombre des PME.
Quels sont les points essentiels que vous avez retenus de cette nouvelle loi ?
Nous ne connaissons pas encore les grands contours dans les détails mais ce que nous savons c’est que cette nouvelle loi va donner une place à l’ANDPME qui se voit confier de nouvelles tâches. il s’agira de mise en oeuvre de la politique de l’Etat en matière de promotion de la sous-traitance, lui permettant d’agir en coordination avec les bourses de sous-traitance qui continueront, en tant que structures associatives ainsi qu’à promouvoir l’implication et l’engagement des entreprises dans ce domaine.
Nous savons également que ce projet de loi procède à une adaptation de la définition de la PME par l’actualisation des seuils des chiffres d’affaires et des totaux des bilans par catégorie de PME, en rapport avec l’évolution de la réalité économique. Il y a aussi le soutien modulé aux PME, notamment dans les filières prioritaires, ainsi qu’un appui aux investissements de ces
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mêmes entreprises dans les domaines de la recherche, de l’innovation et de la sous-traitance. C’est une nouvelle approche en direction des PME.
Quel rôle du CNCpme dans ce sens ?
Il faut souligner le rôle du conseil national consultatif des PME qui a lancé le dialogue sur la promotion des PME à chaque fois qu’une occasion se présente. Le dialogue entre le gouvernement, le patronat et les associations professionnelles. De ce fait, l’on s’attend à ce que cette nouvelle loi soit appliquée sérieusement sur le terrain, et si cela se confirme, beaucoup de choses vont être réalisées à savoir l’augmentation du nombre de PME, qui induira automatiquement la réduction du taux de chômage.
Tout va dépendre donc de l’application de cette loi et le CNCpme aura un grand rôle à jouer dans le cadre de l’application de cette nouvelle loi.
CONTRÔLE RIGOUREUX SUR LE COMMERCE EXTÉRIEUR : Le grand déclic ? (L’Expression)
Réduire les importations peut créer des situations de pénurie dans un premier temps, mais provoquera sans nul doute un déclic qui permettra aux détenteurs de capitaux de retrousser leurs manches et de se mettre à «produire».
La restructuration du commerce extérieur constitue une priorité pour le gouvernement algérien ces derniers temps. Mais faute de pouvoir booster les exportations en diversifiant l'offre exportable et en faisant de sorte qu'elle soit compétitive sur le marché international, on s'attaque aux importations. La recette n'est pas la meilleure, mais pas la pire non plus. Le gouvernement, en décidant de limiter les importations vise, semble-t-il, à stopper la chute continue des réserves de changes. De ce fait, plus vite est la chute de ces dernières, plus brutale est le procédé de limitation des importations. C'est ainsi que, après l'annonce de l'affaissement des réserves de changes qui, selon certaines prévisions, seront inférieures à 100 milliards de dollars d'ici 2019, l'équipe Sellal a remis au goût du jour une mesure annoncée il y a quelque temps : l'interdiction de 2000 produits à l'importation. En effet, l'Algérie envisagerait d'interdire l'importation d'environ 2000 produits et, à cet effet, une liste serait déjà élaborée par le gouvernement pour l'adresser aux banques dans le but d'interdire les domiciliations bancaires de ces produits en attendant que la loi de finances 2017 soit adoptée. Impact sur les réserves de changes
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L'information n'est pas officielle et les accords signés par l'Algérie avec des institutions internationales, notamment le FMI et l'Union européenne, ne lui permettent pas d'agir unilatéralement dans ce sens. Mais la volonté politique de mettre fin aux importations tous azimuts étant là, la manière d'y arriver sera sans nul doute trouvée. Car, tout compte fait, l'Algérie dispose de la possibilité de mettre en place des barrières à l'entrée. Mais quels sont les produits concernés par les restrictions envisagées ? A bien analyser la structure des importations algériennes, on constate que les biens destinés à la consommation ne représentent pas, comme on le croirait, l'essentiel des importations. En effet, selon des statistiques du ministère du Commerce, les biens destinés à l'outil de production représentent la moyenne de 30% de la facture d'importation durant ces trois dernières années, et les biens d'équipement plus de 33%, tandis que les importations de produits représentent la moyenne de 18% et que les produits non alimentaires destinés à la consommation à peine 17%. De ce fait, si le gouvernement venait à imposer des restrictions sur les produits alimentaires ou non alimentaires destinés à la consommation, ce qui est fort probable, l'impact sur les réserves de changes ne sera pas très important car ces biens représentent au total la moyenne de 35% de la facture des importations et la liste de ces produits dépasse largement les 2000 même si les principaux produits sont relativement peu nombreux et que, de par leur nature élémentaire (blé, poudre de lait, etc.), il n'est pas possible de cesser leur importation. Ce sont fort probablement les produits de luxe (fruits exotiques, meubles...) qui seront touchés. Les restrictions peuvent éventuellement toucher les biens destinés à l'outil de production et les biens d'équipement comme c'est déjà le cas avec les licences imposées pour l'importation des véhicules. Mais de telles restrictions risquent d'impacter négativement la marche de l'industrie naissante du pays, ce qui est contraire aux objectifs proclamés par le gouvernement. Il est donc exclu qu'elles soient appliquées, à moins qu'on en envisage une application partielle. Impact sur l'économie
La restriction des importations, notamment des produits destinés à la consommation, va avoir un impact négligeable sur les réserves de changes, mais politiquement, elle constituera sans nul doute un déclic. Jusque-là, plusieurs détenteurs de capitaux informels que nous avons rencontrés justifient leur pérennité dans le «bazarisme» par l'impossibilité d'exister dans une jungle d'importateurs. «Je fais du commerce, je cherche des opportunités d'affaires dans le commerce parce qu'il est impossible de produire des biens compétitifs devant tous les produits importés sans taxes des quatre coins du monde. Il est nettement plus facile et plus lucratif de faire du commerce que de produire», nous a confié un «affairiste» coté dans les milieux algérois. Néanmoins, la décision du gouvernement de limiter les importations sonne chez lui comme une vraie volonté de pousser les Algériens à entreprendre et à investir dans la production car, estime-t-il, «ce sont les importations qui nous font peur». «J'aimerais bien avoir une
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unité de production, m'y consacrer et la développer tranquillement. Mais, tous les créneaux sont pratiquement saturés par les produits importés. Il faut être un gros boss et investir des tonnes d'argent pour réussir un projet. Le risque est trop grand, c'est pourquoi je préfèrerai commercer. Mais si le gouvernement limitait les importations, les choses changeaient. L'Algérie est un pays vierge. On ne produit presque rien. Tous les créneaux sont pratiquement vierges. Moi, je n'attends que ça», nous a-t-il indiqué. L'interdiction des importations, ou plus objectivement leur limitation, quel que soit le nombre des produits concernés, ne va pas avoir un impact notable sur les réserves de changes comme on pourrait s'y attendre, mais constituera un geste politique fort pour ceux qui ont toujours vu dans les importations anarchiques un obstacle à l'investissement.
Alexandre Kateb. Economiste en chef à Tell Group et professeur d’économie : «Les finances publiques sont dans une situation délicate» (El Watan)
- Vous avez fait partie de la Task force économique du Premier ministre ; pouvez-vous nous en dire davantage ?
J’ai, en effet, eu l’honneur de faire partie de la Task force économique mise en place au début de l’année 2016 par le Premier ministre. A l’issue des consultations et de discussions avec différents responsables ministériels, ainsi qu’avec la Banque d’Algérie et des dirigeants d’entreprises, nous avons remis un rapport portant sur la consolidation budgétaire pour la période 2016-2019, assorti de recommandations et de mesures à plus long terme pour faire évoluer le modèle économique algérien.
Ce premier travail d’analyse ne visait en aucune manière à être exhaustif. L’élaboration d’un programme holistique de réformes et d’une feuille de route associée aurait nécessité plus de travail et de concertation avec l’ensemble des parties. Nous avons d’ailleurs plaidé pour l’institutionnalisation de la Task force qui pourrait jouer le rôle d’une Delivery Unit, c’est-à-dire d’une cellule chargée de proposer les réformes prioritaires et de veiller à leur implémentation.
- Pouvez-vous analyser pour nous la situation économique qui prévaut aujourd’hui en Algérie ?
Il ne faut pas se voiler la face, la situation est difficile. Tous les indicateurs conjoncturels affichent une nette détérioration depuis le contre-choc pétrolier de 2014, que ce soit la balance commerciale, le solde budgétaire
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ou les réserves de change. La situation actuelle est néanmoins différente de celle de 1986, dans la mesure où la dette extérieure est aujourd’hui quasiment nulle et les réserves de change permettent de couvrir deux années d’importations. Mais le répit risque d’être de courte durée. En effet, la balance des paiements connaît un déséquilibre structurel qui se traduit par une érosion continue des réserves de change.
Ce que l’on appelle les effets de second tour commencent d’ailleurs à se manifester à travers la hausse des prix de certains produits et services, dans le sillage de la dépréciation du dinar et de la première réévaluation des prix des produits énergétiques. De manière plus inquiétante, on assiste à un durcissement des conditions de crédit, à un allongement des délais de paiement et à l’apparition de défaillances qui concernent au premier chef des entreprises du BTPH et du secteur du commerce et de la distribution, mais qui se diffusent par capillarité à l’ensemble de l’économie.
Les premiers effets du contre-choc pétrolier ont été amortis en puisant dans les réserves du Fonds de régulation des recettes et en introduisant des restrictions aux importations. Ces restrictions – contingentements tarifaires et quotas – traitent les symptômes et non les racines du problème. Elles permettent de limiter les décaissements de devises qui transitent par le circuit officiel, mais elles créent des rentes de situation au bénéfice de quelques acteurs privilégiés et peuvent induire des distorsions et des goulots dans la chaîne de production.
Les restrictions proposées par le gouvernement ont concerné, il est vrai, jusqu’à présent surtout des biens de consommation, comme les automobiles ou les produits de luxe, ainsi que les médicaments produits localement, préservant ainsi les biens d’équipement qui constituent un investissement productif indispensable. La solution la plus pérenne pour limiter la baisse des réserves de change consiste à laisser le dinar se déprécier davantage. Cela décourage mécaniquement les importations «across the board» et permet de stimuler la production nationale, en évitant de créer des distorsions et d’envoyer des signaux négatifs aux partenaires étrangers.
- Quel a été l’impact de la crise sur les finances publiques ?
Les finances publiques sont dans une situation délicate. Le Fonds de régulation des recettes a été quasiment épuisé, et avec un déficit prévisionnel de 15% du PIB en 2016 et supérieur à 10% du PIB en 2017 – selon les projections les plus optimistes –, l’Etat devra probablement recourir à l’endettement extérieur dans les prochaines années. Mais si cet endettement sert à financer des projets d’investissement, en y associant des partenaires stratégiques, ce n’est pas une mauvaise chose.
Il importe surtout de ne pas retomber dans le cycle vicieux de la dépendance et de la perte de souveraineté dans lequel l’Algérie s’était retrouvée suite au contre-choc pétrolier de 1986. C’est pour cela qu’il faut mettre en place un plan de consolidation budgétaire ambitieux, en évitant de casser les ressorts de la croissance et en protégeant les catégories sociales les plus vulnérables. L’équation est difficile à résoudre, mais elle n’est pas insoluble.
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- Quid de l’emprunt national ?
L’emprunt obligataire national a été un succès. Selon les derniers chiffres communiqués, il aurait permis de collecter plus de 460 milliards de dinars. Il faut s’en féliciter. Mais cet emprunt a consisté, en grande partie, à réorienter les liquidités disponibles des banques et des grandes entreprises vers les nouveaux titres d’Etat. Ce jeu de vases communicants a été encouragé par la Banque d’Algérie, qui a relaxé le taux des réserves obligatoires bancaires, passées de 12% à 8% des dépôts.
Cela correspond peu ou prou à la libération de 400 milliards de dinars de liquidités bancaires. Un tel succès ne pourra être reproduit à l’avenir sans faire appel à l’épargne considérable accumulée dans le secteur informel. Cette épargne rechigne à s’investir dans les titres publics en l’absence d’instruments adaptés, et en raison d’un manque de confiance des opérateurs de l’informel envers l’Etat.
La mesure de régularisation fiscale de 2015 n’a pas eu tous les effets escomptés, car elle n’avait pas intégré la création de nouveaux supports, sous la forme notamment de produits de finance islamique. En outre, l’absence de concurrence entre les banques ne les incite pas à proposer des produits innovants. Enfin, la législation bancaire nécessite d’être révisée afin d’y inclure les produits de finance islamique, qui requièrent une surveillance et une régulation particulières.
- Donc, on n’échappera pas à la consolidation budgétaire ?
Absolument. Cette dernière, introduite timidement en 2016, devra être poursuivie sur la période 2017-2019. Cela passe par l’accroissement des recettes fiscales. La hausse annoncée de deux points de la TVA dans le PLF 2017, ainsi que les diverses taxes et redevances proposées participent de cet objectif.
Il s’agit avant tout d’élargir la base fiscale, d’identifier des gisements de valeur inexploités et de donner des ressources plus importantes aux APC, tout en évitant d’alourdir la fiscalité directe sur les revenus, notamment ceux des salariés, qui sont déjà très sollicités. Ce n’est jamais plaisant d’annoncer plus d’impôts et de taxes, mais cela fait partie du changement de modèle économique. Mais si on veut faire une véritable rupture avec la rente pétrolière, on doit trouver des ressources alternatives.
En contrepartie, les citoyens ont droit à une plus grande transparence sur l’utilisation qui est faite de leur argent par l’Etat, au niveau central comme au niveau local. Dans le même temps, il faut contenir et rationaliser les dépenses publiques. Le poste des subventions et des transferts constitue à cet égard une priorité. En 2016, le gouvernement a procédé aux premières hausses du prix du carburant, de l’électricité et du gaz, après un gel des prix qui a duré une décennie. Des hausses supplémentaires sont annoncées pour 2017.
Il est impératif que ces hausses s’insèrent dans un calendrier pluriannuel, transparent et étalé sur les trois prochaines années (2017-2019). Cela permettra aux ménages et aux entreprises de s’adapter plus facilement à la nouvelle donne. A terme, cela conduira à réduire la pression fiscale, car
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il faut bien comprendre que toutes ces subventions doivent être financées. C’est quelque chose qui est souvent négligé : ce qu’on donne d’un côté avec les subventions, on doit le financer de l’autre côté avec des impôts supplémentaires ou de la dette.
Dans le second cas, c’est un fardeau qu’on fait porter sur les générations futures ! Toutefois, ces hausses seront mieux acceptées socialement, si elles sont couplées avec un mécanisme de transferts ciblés pour les ménages modestes, sous forme d’un complément de revenu, ou de chèques de services universels accessibles auprès des APC. L’expérience de certains pays d’Amérique latine (Brésil, Mexique) montre que le coût d’un mécanisme de transferts monétaires ciblés est beaucoup plus faible que celui des subventions généralisées.
Il s’agit aussi de rationaliser les dépenses fiscales, dont le montant est évalué à près d’un trillion (1000 milliards) de dinars par an. Ces dépenses consistent en diverses exonérations d’impôts et de taxes dont l’efficacité n’est pas toujours avérée. Certaines de ces dépenses sont justifiées. C’est le cas des projets d’investissements agricoles, industriels ou touristiques, ou pour les investissements réalisés dans les Haut-Plateaux et le Sud.
Mais les exonérations et niches fiscales accordées hors de ces secteurs prioritaires constituent des effets d’aubaines, sans contrepartie pour l’Etat et la société. De manière générale, il faut rompre avec une logique de dépenses pro-cycliques qui suivent les cours du pétrole, ce qui crée une grande volatilité pour l’économie. Le Fonds de régulation des recettes devait répondre à ce problème, mais il a été utilisé à partir de 2007 pour financer les déficits du Trésor, et à partir de 2013 son encours a commencé à baisser, jusqu’à son extinction programmée cette année.
C’est pourquoi nous avons préconisé l’introduction de règles budgétaires strictes, avec un objectif de couverture totale des dépenses courantes par la fiscalité non pétrolière. Pour changer les habitudes, il faut une certaine discipline, et l’Etat doit montrer l’exemple. Et, au-delà de cette consolidation budgétaire, il est important d’engager des réformes de fond pour corriger certains déséquilibres structurels qui entravent le potentiel de l’économie algérienne.
- Vous insistez sur les déséquilibres structurels... Qu’en est-il au juste ?
Ces déséquilibres et ces dysfonctionnements sont connus. Ils découlent en partie de la rente pétrolière et de ses conséquences. C’est ce qu’on appelle, de manière un peu abusive, le «syndrome hollandais», et qui n’est pas propre à l’Algérie. Mais à cela s’ajoute, dans le cas algérien, un certain nombre de caractéristiques héritées du passé. Parmi ces caractéristiques, on peut citer la dichotomie persistante entre le secteur public et le secteur privé.
Les gestionnaires des sociétés publiques qui ont survécu aux multiples plans de restructuration engagés depuis 1989 doivent composer avec un outil productif obsolète en raison d’un sous-investissement chronique, et de la disparition de segments entiers de la chaîne de la valeur industrielle dans les années 1990. Il en a résulté une désorganisation des circuits de
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production et une baisse de la valeur ajoutée industrielle, y compris dans des secteurs où l’Algérie disposait d’avantages compétitifs importants comme la sidérurgie ou la pétrochimie. Il y a aujourd’hui une volonté d’inverser le mouvement et il faut s’en réjouir, en souhaitant que les erreurs du passé aient été intégrées.
Pour ne pas reproduire des «éléphants blancs», il faut développer une capacité d’anticipation plus forte sur les évolutions de la demande nationale et mondiale. C’est la demande qui doit tirer l’offre et non l’inverse. Dans le même temps, on peut se féliciter de l’essor, ces dernières années, d’un secteur privé, porté par des groupes familiaux qui ont su mettre à niveau leur gouvernance, et se doter de véritables plans de développement stratégique.
Des organisations patronales comme le FCE, la CGEA et d’autres jouent un rôle-clé dans la mobilisation des acteurs du secteur privé. L’Etat doit les soutenir davantage en encourageant l’intégration des acteurs par filières et en faisant de l’administration un catalyseur et non un frein au développement du secteur privé. La logique des clusters de production et des chaînes de valeur commence à être intégrée par les responsables ministériels, mais toujours sous le prisme des «commandinghighs» du secteur public. L’Algérie a besoin de politiques industrielles 2.0 de nouvelle génération.
- Vous faites allusion à quoi exactement ?
Ce sont des politiques qui encouragent la création d’écosystèmes de production ouverts sur l’extérieur, la valorisation des compétences de la diaspora, et la création de plateformes virtuelles pour accélérer la diffusion d’informations sur les marchés et la coordination des acteurs privés. Les nouvelles technologies de l’information peuvent jouer un rôle-clé à cet égard. Ainsi, il faut souligner la nécessité d’investir dans les infrastructures du numérique, notamment pour le stockage des données.
En outre, pourquoi ne pas créer trois ou quatre grandes zones d’exportation prioritaires autour des complexes portuaires, destinées à accueillir des entreprises étrangères spécialisées dans l’industrie manufacturière. Dans ces zones franches orientées vers l’export, la règle du 51-49 ne s’appliquerait pas, de même que les restrictions sur les transferts de devises.
Les exemples ne manquent pas de pays qui ont mis en oeuvre avec succès ces zones d’exportation prioritaires, que ce soit la Chine, la Malaisie, le Mexique ou encore les Emirats arabes unis. Au titre des freins structurels, on doit aussi évoquer le secteur bancaire qui n’a pas réalisé sa mue. Il est vrai qu’avec l’afflux des revenus pétroliers, les liquidités semblaient illimitées. Les banques publiques s’étaient remises à fonctionner comme des machines à recycler les revenus de la rente en accordant des crédits bonifiés aux grands groupes publics et à quelques groupes privés.
La généralisation des bonifications d’intérêt et la prise en charge par le Trésor public des arriérés des débiteurs se sont traduites par un relâchement de la contrainte financière. Les questions liées à la gestion des risques et la solvabilité des projets ont été reléguées au second plan, et
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l’impact sur la productivité totale des facteurs s’en est fortement ressenti. Certaines banques publiques comme la BNA ou la BADR ont mis en place des programmes de modernisation.
Pour accélérer ce mouvement, l’Etat enverrait un signal fort en procédant à l’ouverture du capital d’une ou deux grandes banques publiques et en y associant des partenaires stratégiques étrangers. Prenons exemple sur l’Afrique du Sud, où l’une des plus importantes banques du pays, la Standard Bank, est détenue à hauteur de 20% par la banque chinoise ICBC. D’autres exemples existent. Ce qui est important, c’est de donner un signal.
Parc national automobile : 5,6 millions de véhicules à fin 2015 (El Moudjahid)
Le Parc national automobile (PNA) a totalisé 5.683.156 véhicules à fin 2015, en hausse de 4,75% (250.000 unités de plus) par rapport à l'année précédente, a appris l'APS auprès de l'Office national des statistiques (ONS). Cette augmentation du PNA s'explique par la hausse des immatriculations de véhicules neufs 2015 par rapport à 2014 de plus de 900.000 unités, soit 7,72%. Les immatriculations de véhicules neufs importés confirment leur mise en circulation effective alors que la ré-immatriculation consiste à établir une nouvelle carte grise suite à un changement de wilaya de résidence pour un véhicule circulant en Algérie. Le nombre des opérations d'immatriculation et ré-immatriculation est passé de 1.397.554 opérations en 2014 à 1.505.403 opérations en 2015. Il est observé, cependant, que le nombre des immatriculations des véhicules particuliers neufs a diminué, passant de 301.722 unités en 2014 à 257.589 en 2015, soit une baisse de 14,63 %, indiquent les chiffres consolidés de l'ONS. L'essentiel des immatriculations des véhicules automobiles neufs opérées en 2015 a été mené au cours du 2e semestre, soit 158.065, contre 99.524 immatriculations au cours du 1er semestre de la même année. Il est constaté que, contrairement aux années passées avant l'introduction des licences d'importation, la quasi totalité (91,3%) des véhicules neufs importés en 2015, qui était de l'ordre de 282.119 unités, a été immatriculée au cours de leur année d'importation. En 2014 par exemple, sur les 439.637 véhicules importés 301.722 unités avaient été immatriculées (68,6%), tandis que le reste (137.915 unités) avait été stocké. S'agissant des importations des véhicules neufs, l'ONS note que le nombre de véhicules importés dans le cadre commercial par les concessionnaires s'est établi à 282.119 unités, soit une forte baisse de 35,8% par rapport à 2014, de même que pour le nombre de véhicules importés par des particuliers qui a atteint 16.596 unités, soit une baisse de 24%. Le PNA a connu un «boom» dès l'année 2011 lors de laquelle plus de 1,04 million de véhicules ont été immatriculés et ré-immatriculés dont 234.889 véhicules neufs (22,46% du nombre total). Par catégorie de véhicules, le PNA est constitué essentiellement des véhicules de tourisme avec 3.655.033 unités (64,31% de la totalité), des camionnettes avec 1.140.565 (plus de 20%), des camions avec 402.189 (7,08%), des tracteurs agricoles avec 151.538
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(2,67%), des remorques avec 139.199 (2,45%), des autocars et autobus avec 83.682 (1,47%), des motos avec 23.436 (0,41%) et des véhicules spéciaux avec 5.255 (0,09%). La répartition du PNA selon les tranches d'âge des véhicules montre que le nombre des moins de 5 ans a atteint 1.368.549 unités (24,08 % de la totalité du parc à fin 2015), des 5 à 9 ans à 892.196 véhicules (15,70%), des 10 à 14 ans à 508.815 (8,95%), des 15 à 19 ans à 187.067 unités (3,29%), des 20 ans et plus à 2.7726.529 (47,98%). Concernant la répartition du PNA par wilaya, l'ONS relève que les cinq premières wilayas qui comptent le plus grand nombre de véhicules sont Alger, avec 1.496.561 unités (26,33% de la totalité), suivie de Blida avec 311.024 (5,47%), Oran avec 293.156 (5,16%), Constantine avec 204.843 (3,60%) et Tizi Ouzou avec 199.507 (3,51%). Quant aux types de carburants utilisés, l'organisme public des statistiques confirme que l'essence est la plus importante source d'énergie pour les véhicules avec une part de 65,67%, contre 34,33% pour le gasoil.
Produits alimentaires : L’indice des prix en hausse (APS)
Les cours mondiaux des produits alimentaires de base ont marqué, en août dernier, une hausse de près de 7% sur un an, soit son plus haut niveau depuis 15 mois, a indiqué, jeudi dernier, l’organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Ces hausses intervenues en dépit de la baisse des cours des céréales dont les perspectives mondiales en matière de production mondiale sont optimistes, en référence à l’indice FAO des prix alimentaires, publié le 8 septembre courant, ont affiché une moyenne de 165,6 points en août, soit une hausse de 1,9% par rapport à juillet et de presque 7% par rapport à l'année dernière. Cette augmentation mensuelle est imputable essentiellement aux «cotations du fromage et de l'huile de palme, tandis que celles du blé, du maïs et du riz ont baissé», indique l’analyse. Concernant la production céréalière mondiale, les prévisions de la FAO, pour 2016, sont estimées à 2.566 millions de tonnes, soit 22 millions de tonnes supplémentaires par rapport aux prévisions de juillet. Une perspective adossée à deux principaux éléments, «à savoir une récolte mondiale de blé censée battre des records, cette année, et une forte révision à la hausse de la récolte annuelle de maïs aux États-Unis d'Amérique». Aussi, «la production mondiale de céréales secondaires pour 2016 devrait avoisiner les 1.329 millions de tonnes, soit 2,1% de plus qu'en 2015, aidée par des prévisions de production pour le maïs plus élevées dans plusieurs pays, et en particulier aux États-Unis». Pour ce qui est du blé, les prévisions de production ont également été revues à la hausse, soit 741 millions de tonnes. «La Russie est appelée à devenir le plus grand exportateur de blé au monde en 2016/17, dépassant ainsi l'Union européenne», prévoit la FAO. «La production de riz devrait également battre un nouveau record, avec presque 496 millions de tonnes» favorisée par «les conditions météorologiques dans la plupart des pays d'Asie» et notamment «à la décision de nombreux agriculteurs américains de s'adonner à cette culture en raison de son prix relativement plus intéressant». Les perspectives émanant de cette institution restent inchangées en ce qui
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concerne l'utilisation mondiale de céréales pour 2017, qui devrait augmenter de 1,6% alors que le commerce de céréales, pour 2016/2017, devra évoluer avec la mise sur le marché mondial de 9 millions de tonnes supplémentaires.
Un programme d'études sur des périmètres irrigués jusqu'à 2017 (La nouvelle République)
Le Bureau national d'études pour le développement rural (Bneder) a effectué une série d'études dans le cadre d'un programme étalé entre 2011 et 2017, des périmètres agricoles irrigués habilitées à abriter des projets d'investissements sur une surface globale de 800.000 hectares.
Le directeur général du Bneder, Salah bey Aboud, a indiqué que sur cette superficie globale programmée, 200 000 hectares de surfaces irriguées ont fait l'objet d'une étude de faisabilité technico-économiques lancée depuis 2011 date de publication de la circulaire ministérielle sur la création de nouvelles exploitations agricoles et d'élevage. Pour les 600 000 hectares, le Bneder a lancé la mise en oeuvre du programme d'études en février dernier, a fait savoir le responsable. Selon les explications fournies par M. Aboud, ces terres se répartissent sur 188 nouveaux périmètres agricoles englobant 20 Wilaya. La première tranche de ces terres sera livrée durant les mois d'octobre et novembre prochains. La priorité sera accordée au Wilaya du sud notamment Biskra, Ghardaïa, Ouargla et El-Oued, a ajouté M. Aboud soulignant que les études sur la superficie restante seront livrés au courant de l'année 2017 comme stipulé dans le contrat soit après une durée de 18 mois. Nous prévoyons de parachever le nouveau programme portant sur 600 000 hectares au courant de l'année, a soutenu M. Aboud. Ces terres agricoles destinées à l'investissement dans le cadre de contrats de concession octroyés par le ministère de l'agriculture et du développement rural suscitent un grand intérêt auprès des investisseurs dans les filières stratégiques dans les 46 wilayas. Les périmètres irrigués destinés à la réalisation de projets agricoles font l'objet d'études englobant une expertise de terrain et des analyses pédologiques. Par la suite, leur dossier est visé et transmis à la wilaya concernée, puis au ministère de l'agriculture pour approbation finale. Dans le cadre des petites exploitations le Bneder a réalisé selon son premier responsable 2 500 études de faisabilité technico-économiques sur 5 000 demandes enregistrées à août 2016. 50% de ces études portent sur la filière élevage. Il s'agit d'un processus intégré encadré par les secteurs de l'agriculture, des ressources en eaux, du cadastre, des forets et les wilayas concernées qui, les premières procèdent à un diagnostic et une identification des périmètres proposés à l'investissement agricole.
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Des infractions dans sa fabrication et sa commercialisation : Ce que cache le marché du café (Le quotidien d’Oran)
Les nombreux amateurs de café «bien serré» doivent désormais faire très attention au liquide noirâtre qu'ils ingurgitent. C'est que tout baigne dans le noir chez plusieurs producteurs de café, qui ne s'accommodent pas des règles les plus élémentaires sur le plan de la qualité, selon une enquête menée par les services du ministère du Commerce. Les résultats de cette enquête font ressortir plusieurs infractions dans la production du café moulu, dont la plus grave relève de l'ajout de sucre dans la composition de ce produit qui donne un mélange du tonnerre, pour les malades diabétiques notamment. Ainsi, les résultats de cette enquête nationale, lancée par la direction générale de la Qualité et de la répression des fraudes du ministère, révèlent l'adjonction interdite de sucre, le goût amer, l'étiquetage frauduleux et la substitution par des ingrédients à bas coût. «L'objectif de cette enquête était de s'assurer que ce produit ne dégage aucune mauvaise odeur, ne re

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